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[Newsletter] Une fake news sur le Turkménistan fait le tour du monde

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Les 3 infos à ne pas manquer

Reporters sans frontières a affirmé, à tort, que le Turkménistan avait “banni” le mot coronavirus. Cette fake news, publiée le 31 mars, a fait le tour du monde extrêmement rapidement. Après la publication de notre article et d’autres éléments de fact-checking, RSF est revenu sur ses affirmations tout en maintenant des contre-vérités.

L’Ouzbékistan débloque près d’un milliard d’euros pour soutenir son économie, durement touchée par le coronavirus. L’Ouzbékistan, comme la plupart des pays émergents, s’engage sur le chemin de l’endettement massif à coup de milliards de dollars pour maintenir à flots son économie, tout en naviguant à vue.

Au Kazakhstan, les cours en ligne prévus pour la période de confinement ont été annulés, du fait d’un Internet défaillant. Le passage à l’enseignement à distance a été officiellement annulé car l’Internet du plus grand pays d’Asie centrale “n’est pas adapté”.

Le décryptage de Novastan

Pourquoi le Turkménistan est-il la cible de tant de fake news ?

La nouvelle a fait le tour du monde : selon Reporters sans Frontières, pour éviter de parler du coronavirus, le Turkménistan a “banni” le mot de ses médias. Léger problème : cette affirmation est fausse. Comme nous l’avons démontré, une simple recherche Google aurait permis à l’ONG de voir que les médias officiels turkmènes ont parlé de la pandémie depuis la fin janvier.

Alors que cette fake news est largement diffusée, plusieurs questions se posent : le Turkménistan est-il une cible rêvée pour ce genre d’informations ? Y a-t-il une spécificité turkmène qui donnerait toute licence aux médias étrangers pour dire tout et n’importe quoi sur le pays le plus fermé d’Asie centrale ? A l’aide de chercheurs, d’hommes d’affaires et de journalistes suivant le pays, Novastan tente de prendre un pas de recul.

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Nos décryptages des semaines précédentes : 

Dans la crise du coronavirus, l’Asie centrale regarde vers Beijing

L’Ouzbékistan met en place sa “taxe Google”

Les engrais au cœur d’une relation naissante entre Maroc et Turkménistan 

Notre photo de la semaine

Kachgar Xinjiang Ouïghours

Un commerçant dégustant du thé devant sa boutique à Kachgar, dans le Xinjiang. Plus d’infos par ici.

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Dans le reste de l’actu

Le FMI aide le Kirghizstan pour lutter contre le coronavirus. L’institution a débloqué un prêt de 120 millions de dollars le 26 mars. Le Kirghizstan est le premier pays au monde à bénéficier de l’aide du Fonds monétaire international.

Le Turkménistan interdit les retraits en devises étrangères. Depuis le 1er avril dernier, la Banque centrale du Turkménistan interdit aux salariés rémunérés en devises de les retirer. Ils doivent désormais les retirer en manat, au taux officiel. Une décision prise sans consulter les entreprises étrangères présentes dans le pays.

Au Kirghizstan, le combat contre les violences domestiques n’avance pas. Malgré les nombreux efforts de la part du gouvernement kirghiz actuel et de ceux qui l’ont précédé, la situation reste très compliquée pour les femmes kirghizes.

L’Ouzbékistan autorise le chanvre à des fins industrielles. L’Ouzbékistan espère profiter d’une opportunité économique dans plusieurs secteurs d’activité. Le gouvernement maintient néanmoins un contrôle strict sur le cannabis.

Cette semaine, dans notre série “Ciné centrasiatique”, nous vous proposons trois films : « La Fiancée de Vuadil »« Tulpan » et « Le Soleil blanc du désert ». Au choix : deux histoires d’amour, l’une en Ouzbékistan, l’autre au Kazakhstan, et un “western soviétique”, aussi appelé Eastern. Bon visionnage.

Le renouvellement des présidents peut-il entraîner une transformation de toute l’Asie centrale ? Plus de 3 ans après l’arrivée au pouvoir de Chavkat Mirzioïev en Ouzbékistan et près d’un an après celle de Kassym-Jomart Tokaïev au Kazakhstan, des experts centrasiatiques ont tenté de savoir si la région avait changé. Spoiler : pas vraiment.

Goulchara Abdykalikova devient la première femme à gouverner une région au Kazakhstan. Son investiture illustre l’importance grandissante donnée aux femmes dans la politique centrasiatique.

Pourquoi deux partis d’opposition n’ont pas pu se présenter aux élections législatives ouzbèkes. Malgré tous leurs efforts, Erk et Birlik n’ont pu s’enregistrer au ministère de la Justice pour y prendre part. Le politologue ouzbek Kamoliddine Rabbimov tente d’analyser la situation.

1971 : le réveil de la variole noire au Kazakhstan. Cette année-là, la ville d’Aralsk, 30 000 habitants, fait face à une maladie mortelle. La ville a été coupée du monde pendant un mois. Un précédent lointain à l’épidémie actuelle.

…chez Novastan France

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La rédaction

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