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Economie, culture, tourisme : entre l’Ouzbékistan et la France, des collaborations multiples

Depuis l’arrivée au pouvoir en Ouzbékistan de Chavkat Mirzioïev en 2016, les relations franco-ouzbèkes se sont développées sur de nombreux plans, de l’énergie en passant par la culture jusqu’aux projets touristiques et agricoles. Sardor Roustambaïev, ambassadeur ouzbek en France, a fait le point sur les relations entre les deux pays.

Novastan traduit et reprend cet article initialement publié le 8 octobre 2019 par le média économique ouzbek Economicheskii Vestnik Ouzbekistana.

C’est une relation qui commence à devenir importante. Depuis l’arrivée au pouvoir en Ouzbékistan de Chavkat Mirzioïev, en décembre 2016, les relations franco-ouzbèkes ont trouvé un nouveau point de départ. Investissements, partenariats et discussions ont émergé dans de nombreux domaines, principalement économiques mais pas uniquement.

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La relation franco-ouzbèke a été lancée le 27 décembre 1993, avec la ratification du traité sur l’amitié et la coopération entre l’Ouzbékistan et la France, confirmant l’aspiration des deux parties à développer des relations d’amitié et de coopération fondées sur la confiance et les principes des valeurs universelles, la liberté, la démocratie et la justice. La France est l’un des principaux partenaires d’Ouzbékistan en Europe et dans le monde, avec des coopérations dans les domaines politique, économique, culturel et d’échanges humanitaires.

Durant l’été 2019, l’ambassadeur ouzbek en France, Sardor Roustambaïev, a reçu Chokhrur Azamov, rédacteur en chef du média économique ouzbek Economicheskii Vestnik Ouzbekistana. Au cours de leur conversation, l’ambassadeur a décrit en détails les relations entre les deux pays.

Chokhrur Azamov : Que représente la France pour l’Ouzbékistan ?

Sardor Roustambaïev : Premièrement, je veux particulièrement noter que nous apprécions beaucoup les multiples relations traditionnelles et amicales ouzbèko-françaises, enracinées dans les profondeurs des siècles pendant les règnes de nos grands ancêtres Amir Timour (ou Tamerlan, NDLR) et le roi Charles VI, lorsque les premiers contacts diplomatiques ont été établis entre nos peuples. Dans l’histoire moderne, les relations entre les deux pays ont acquis une nouvelle dynamique sur la base d’un dialogue ouvert et constructif visant à élargir une coopération mutuellement bénéfique. L’Ouzbékistan considère la France comme un partenaire fiable et de long terme, doté d’une autorité politique importante, d’un énorme potentiel économique et intellectuel et d’un patrimoine culturel mondial.

Nos États ont des opportunités pour la mise en place d’une coopération mutuellement bénéfique dans tous les domaines d’intérêt mutuel. L’Ouzbékistan continuera de maintenir et de renforcer ses relations de confiance et multiformes avec la Ve République.

Dans le cadre de la visite officielle du président de l’Ouzbékistan en France à l’automne 2018, plus de 10 documents intergouvernementaux et interministériels ont été signés. Comment se passe la mise en œuvre des accords conclus avec la partie française ?

La visite officielle du président de la République d’Ouzbékistan Chavkat Miromonovich Mirzioïev, en France, les 8 et 9 octobre 2018, a également été sa première visite en Europe. En outre, ce fut le premier sommet bilatéral au cours des 20 dernières années et plus, qui est devenu, sans aucun doute, un événement historique qui a non seulement ouvert une page fondamentalement nouvelle dans les relations entre les deux pays amis, mais a également établi un nouveau vecteur pour leur développement pendant de nombreuses années à venir.

L’événement clé de la visite a été la rencontre entre Chavkat Mirzioïev et Emmanuel Macron au palais de l’Élysée, au cours de laquelle un dialogue confidentiel et amical a eu lieu, révélant la volonté ferme et les aspirations mutuelles d’activer et de développer progressivement un partenariat global et durable. Les mêmes réunions significatives et productives ont eu lieu au Sénat et à l’Unesco, avec les dirigeants des grandes entreprises en France. Il convient de noter que partout dans le monde, il y avait une hospitalité exceptionnelle, un dialogue constructif et amical.

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En conséquence, suite à la visite, 11 documents ont été signés, ainsi que des accords et contrats d’une valeur de plus de 3,4 milliards d’euros. Dès novembre 2018, le décret de notre chef d’État « Mesures visant à élargir et à renforcer la coopération bilatérale entre la République d’Ouzbékistan et la République française » et “les feuilles de route” pour la mise en œuvre des accords conclus pour 2018-2019 ont été approuvés. En réponse, le président Emmanuel Macron a envoyé les 16 et 17 avril 2019 une délégation représentative en Ouzbékistan dirigée par le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires européennes et étrangères de la France, Jean-Baptiste Lemoyne, spécifiquement habilité à suivre la mise en œuvre des accords conclus. Également coprésident de la Commission intergouvernementale ouzbèko-française sur la coopération commerciale et économique, le diplomate français de haut niveau a tenu des réunions fructueuses au sein du gouvernement et du parlement, de divers ministères et départements de notre pays, a ouvert le premier consulat honoraire de France à Samarcande en Asie centrale et s’est familiarisé avec des projets prometteurs dans la région de Tachkent (la capitale ouzbèke NDLR).

Jean-Baptiste Lemoyne a réaffirmé la volonté de Paris d’approfondir le partenariat mutuellement bénéfique avec l’Ouzbékistan. Il convient de noter que les consultations politiques entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays constituent un mécanisme important de coopération bilatérale. À ce jour, dix séries de consultations politiques ont eu lieu et un accord a été conclu sur l’organisation de la prochaine série de consultations en novembre 2019 à Paris.

Selon vous, quels domaines sont perçus par l’Ouzbékistan comme la priorité absolue dans les relations bilatérales avec la France ?

Conformément à la stratégie d’action pour les cinq domaines prioritaires de développement en 2017-2021, des réformes économiques à grande échelle sont en cours en Ouzbékistan, une coopération commerciale, économique et d’investissement se développe activement, principalement avec les pays développés, dont la France. Une stratégie similaire visant à approfondir les relations commerciales, économiques et d’investissement avec les pays étrangers est une priorité pour l’administration du président Emmanuel Macron.

À cet égard, il est tout à fait logique qu’aujourd’hui les parties accordent une attention particulière à l’expansion et à l’approfondissement de la coopération commerciale et économique. La France devient l’un des partenaires commerciaux les plus importants de l’Ouzbékistan parmi les pays de l’UE. Par exemple, le commerce bilatéral en 2018 s’est élevé à plus de 306 millions de dollars (263 millions d’euros), soit une augmentation de plus de 19 % avec un excédent en faveur de la partie ouzbèke. De janvier à juin 2019, il s’est élevé à 163,5 millions de dollars (143,9 millions d’euros). Une maison de commerce franco-ouzbèke UzFranceTrade a été ouverte à Paris, ce qui a facilité l’exportation de produits ouzbeks sur le marché français, en particulier le grenat. En mai 2019, un grand forum d’affaires bilatéral a été organisé à Tachkent avec la participation d’une délégation représentative du MEDEF International. Il existe une interaction étroite avec des entreprises françaises de premier plan telles qu’Airbus, Total Eren, Eiffage, Thales, Vinci, Rungis, Orano, Suez, Leroy Merlin, Sanofi, Fives, ainsi que les banques Natixis, Credit Agricole, Bpifrance et bien d’autres.

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En particulier, un accord a été conclu avec Total Eren, l’un des leaders dans le domaine des énergies alternatives, pour la construction de la première centrale solaire en Ouzbékistan. Il est également question de plans futurs pour organiser des centrales solaires mobiles dans les colonies isolées de la république centrasiatique. Les sociétés Suez et Veolia participent à la réalisation de projets dans le pays pour l’approvisionnement en eau potable, la modernisation et l’exploitation des systèmes d’approvisionnement en chaleur. La question de l’organisation de la production de voitures en Ouzbékistan en lien avec Renault est à l’étude. Il existe un accord entre Orano et le Comité d’État de Géologie et des ressources minières et avec le NMMC (Combinat Minier et Métallurgique de Navoï) sur l’exploitation géologique et le développement des gisements d’uranium. Aujourd’hui, les parties française et ouzbèke traitent des aspects techniques et organisationnels du projet commun.

Comme vous le savez, la France est un leader mondial reconnu dans le domaine de l’énergie atomique – environ 75 % de l’électricité française est nucléaire. À cet égard, notre mission diplomatique travaille activement à attirer une expérience et une technologie françaises avancées dans le développement de l’énergie atomique en Ouzbékistan. Ainsi, en mai 2019, un accord a été conclu avec la société française Assystem pour ouvrir une filiale à Tachkent afin de fournir des services d’ingénierie et de conseil dans toutes les phases du projet de construction d’une centrale nucléaire en Ouzbékistan. La question de l’organisation d’une visite de la direction de l’Agence d’Uzatom en France pour étudier l’expérience dans ce domaine, ainsi que d’impliquer des entreprises françaises dans le processus de construction d’une centrale nucléaire en Ouzbékistan, est actuellement à l’étude.

Il y a de grandes perspectives de coopération bilatérale dans le domaine spatial, compte tenu de l’expérience unique de la France dans ce domaine. Un accord-cadre a été signé entre le Ministère du développement des technologies de l’information et des communications de l’Ouzbékistan et le Centre national français de recherche spatiale pour la coopération spatiale. Des négociations sont en cours avec Thales Alenia Space sur l’utilisation de la ressource d’information satellite.

Un projet historique, dont la mise en œuvre est prévue dans la région de Tachkent, consiste à créer une station balnéaire internationale « Beldersay – Chimgan – Nanai ». Ce projet sera réalisé par un consortium d’entreprises françaises : Orex Loisirs, Compagnie des Alpes, Geode, Egis et autres. En juin 2019, l’ambassade, conjointement avec le ministère français de l’économie et des Finances, a organisé une table ronde avec les participants à ce projet. Il existe déjà des accords pour attirer des investissements français et des prêts à taux préférentiels afin d’accélérer la mise en œuvre de cette initiative.

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La participation de grandes entreprises françaises comme Eiffage et Vinci à la mise en œuvre de projets de construction de complexes hôteliers en Ouzbékistan est à l’étude. La France est le premier producteur agricole d’Europe occidentale. En 2018, l’agriculture représentait environ 6,7% du Produit intérieur brut (PIB) et les revenus agricoles s’élevaient à 73 milliards d’euros. Nous menons des travaux ciblés à cet égard, pour attirer des investisseurs français dans la mise en œuvre de projets agricoles. Un accord a été conclu sur la fourniture de races d’élite françaises de bétail à l’Ouzbékistan, le développement de la vinification et de la viticulture, la pisciculture, l’élevage et d’autres secteurs agricoles. La plus grande entreprise laitière du monde, la société française Lactalis, a décidé d’entrer sur le marché ouzbek. Par ailleurs, conformément à l’ordonnance du président de la République d’Ouzbékistan sur la création de complexes agronomiques dans le pays, des travaux sont en cours pour attirer la plus grande entreprise d’Europe, Rungis-Semmaris, dans la construction et la gestion de centres agronomiques à Tachkent et dans d’autres régions de la République.

Parallèlement, il y a bien sûr un grand potentiel, encore non exploité, dans les relations commerciales et économiques bilatérales qui doit être comblé par de la pratique. Nous souhaitons augmenter le volume de l’ensemble des relations commerciales, économiques et d’investissement. Cet objectif peut être atteint en attirant les investissements français dans les secteurs prioritaires de l’économie, ainsi qu’en exportant vers la France des produits textiles, de soie, chimiques, pétrochimiques, électriques, agricoles et autres. La mise en œuvre de mesures globales pour accroître l’attrait des investissements et les notations mondiales de l’Ouzbékistan revêt une importance particulière. Actuellement, des travaux ciblés sont en cours pour améliorer la cote de crédit de notre pays selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), ce qui aura pour effet d’augmenter le niveau de confiance des principales agences de crédit à l’exportation et des acteurs professionnels du marché des capitaux. Il est encourageant de noter que, grâce aux mesures prises en février 2019, l’OCDE a amélioré la position de l’Ouzbékistan à la cinquième catégorie dans la classification du degré de risque de crédit par pays.

En 2018, un bureau de représentation de l’Agence française de développement (AFD) a été ouvert en Ouzbékistan. Comment évaluez-vous les activités des AFD dans le domaine de la coopération financière et technique avec l’Ouzbékistan ?

L’Ouzbékistan apprécie hautement la participation de la France à la mise en œuvre de projets d’importance sociale dans le cadre de la coopération financière et technique. Nous voyons de bonnes perspectives d’élargissement dans le partenariat réussi avec l’Agence française de développement, avec lequel a été signé en octobre de l’année dernière un accord sur la mise en œuvre du Programme de coopération pour 2018-2020 pour la réalisation de projets communs en gestion financière et économique, dans le domaine de l’agriculture, la modernisation des systèmes d’approvisionnement en eau et de chauffage, l’hydroélectricité, le tourisme et autres.

Avec la participation de l’AFD, des projets importants tels que ceux de « Modernisation de la gestion des déchets solides à Samarcande », « Appui aux réformes de la gestion économique et financière », « Amélioration du fonctionnement sécuritaire de la centrale hydroélectrique de Charvak » et d’autres sont en cours d’exécution.

Le président ouzbek a confié des objectifs aux missions diplomatiques à l’étranger afin d’attirer les investissements étrangers, notamment pour le développement des régions. Quel travail est effectué par votre ambassade dans ce sens ?

En particulier, notre ambassade travaille en étroite collaboration avec les hokimiyats (administrations, ndlr) de Jizzakh, Namangan et d’autres régions. Mes collègues de la mission diplomatique et moi-même visitons régulièrement ces régions afin de nous familiariser avec les opportunités locales et de suivre l’avancement des projets d’investissement. En janvier 2019, une visite a été organisée en France par la délégation de l’Ouzbékistan, dirigée par A. Akhmedkhodjaev, le président adjoint (hokim, ndlr) de la région de Jizzakh, dans le cadre de laquelle un certain nombre d’événements et de réunions productives ont été organisés, ainsi qu’un business forum avec la participation des milieux socio-politiques et des affaires français.

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Jean-Baptiste Lemoyne a conclu lors de la visite en Ouzbékistan en avril de cette année un protocole entre le hokimiyat de la région de Jizzakh et la société Fives sur la réalisation d’un projet de construction d’usine de production de verre architectural sur le territoire de la zone économique libre de Jizzakh.

La participation de grandes entreprises françaises au forum «Invest» à Namangan en juin 2019 a été assurée. Comme je l’ai déjà mentionné, les négociations avec la plus grande entreprise française, Lactalis, s’achèvent pour moderniser et développer la production de produits laitiers et d’eau dans la région de Namangan. Par ailleurs, plus récemment, le 29 août 2019, un business forum s’est tenu à Jizzakh avec la participation d’une délégation représentative des entreprises françaises.

Quelles opportunités l’Ouzbékistan et la France ont-ils en matière de coopération dans le domaine du tourisme, compte tenu du fait que la France occupe une position de leader mondial en termes d’attractivité touristique ?

Les échanges touristiques jouent un rôle important dans le renforcement de la compréhension mutuelle et du dialogue entre les peuples. La France reste la destination touristique la plus prisée au monde avec plus de 90 millions de personnes par an et dispose d’une expérience unique pour accompagner le développement de cette industrie. À son tour, l’Ouzbékistan, en tant que pays à fort potentiel touristique, attire chaque année un flux croissant de touristes étrangers, dans lequel les Français occupent une place de premier plan parmi tous les Européens.

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Pour stimuler davantage ce processus, à partir du 5 octobre 2018, à l’initiative des dirigeants du pays, un régime sans visa a été mis en place pour les résidents de la France pour une durée pouvant aller jusqu’à 30 jours. Cette mesure eu un effet positif. Ainsi, si l’année dernière, le nombre de touristes en provenance de France s’élevait à environ 14 000 personnes, au premier semestre 2019 le nombre de touristes français visitant l’Ouzbékistan a augmenté de 53 %, soit plus de 10 000 personnes.

La coopération ouzbeko-française dans le domaine de la culture, de l’éducation et de la santé se développe avec succès. Que pouvez-vous dire sur ce sujet ?

L’Ouzbékistan et la France sont des pays aux riches patrimoines culturel, historique et spirituel qui ont apporté une contribution unique à la diversité civilisationnelle du monde moderne. Sans aucun doute, l’approfondissement de la coopération entre les universités, les centres de recherche, les musées et les institutions culturelles contribuera au développement du dialogue et des échanges culturels entre nos peuples.

Un événement brillant dans la vie culturelle et scientifique devrait être l’organisation et la tenue de l’exposition nationale de l’Ouzbékistan en 2021 dans l’un des musées les plus grands et les plus populaires au monde, le Louvre.

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Nous soutenons également le développement de partenariats entre les villes jumelles de Boukhara et Rueil-Malmaison, et de Samarcande et Lyon. En guise de démonstration d’intentions pratiques, le 17 avril 2019, le premier et unique « Jardin ouzbek » a été inauguré dans le parc central de l’Amitié à Rueil-Malmaison, au sein duquel un monument a été érigé en l’honneur du grand scientifique, médecin et encyclopédiste mondialement connu Abu Ali Ibn Sino (ou Avicenne, ndlr).

Du 10 au 16 avril 2019 à Tachkent, Samarcande et Boukhara, le 30ème anniversaire de l’Association pour l’étude de l’histoire et de l’art des Timourides a été largement célébré avec le spectacle « Ulugbek » et un défilé de mode sur le thème: « Ikat traditionnel et vêtements nationaux ouzbèks », ainsi que des  conférences internationales sur le thème « Science et culture à l’ère d’Amir Timour et des Timourides ». Il convient également de noter qu’en septembre 2018, l’école numéro 43 à Samarcande a été nommée d’après le professeur-théologien français Lucien Kehren, le fondateur de cette association.

En prévision d’une visite au sommet à Paris, la présidente de l’Association pour l’étude de l’histoire et de l’art des Timourides Frédérique Beaupertuis-Bressand, ainsi que l’archéologue et expert en histoire de l’Asie centrale Frantz Grenet, et l’auteur du célèbre livre « Samarcande » Amin Maalouf ont reçu le titre de « citoyen d’honneur de Samarcande ».

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Nos deux pays sont très intéressés par la coopération dans le domaine de l’éducation. Les projets couronnés de succès en 2019 incluent l’ouverture d’une succursale de la principale université française de tourisme et de gestion : Vatel, à Boukhara, et une faculté commune de la Paris Fashion Academy, à l’Institut Tachkent de l’industrie textile et de l’industrie légère.

Une coopération très productive a été établie avec l’Académie de Paris, l’Université de la Sorbonne et l’Institut de recherche pour l’enseignement supérieur dans le domaine du tourisme. L’une des réalisations exceptionnelles dans le cadre de la coopération avec cet institut, est la signature en juillet 2019 d’un accord de coopération de cinq ans avec l’Université internationale de tourisme « Route de la Soie » à Samarcande, qui prévoit la formation d’un personnel hautement qualifié dans le domaine du tourisme.

En outre, en 2020, nous prévoyons d’organiser à Tachkent le premier forum ouzbek-français de recteurs universitaires de nos pays. Les questions de la mise en place d’une interaction avec les grandes universités françaises telles que la Sorbonne ou celles de Strasbourg, Nantes, Tours et d’autres encore, sont à l’étude.

Nous soutenons également pleinement les activités de l’Alliance française de Tachkent, qui est un mécanisme efficace d’interaction dans le domaine culturel et humanitaire. Avec l’aide de l’ambassade, une branche de l’Alliance a ouvert dans l’école Ibrath à Namangan en juin 2019.

Dans le cadre de la coopération dans le domaine de la santé, en particulier de la chirurgie cardiaque pédiatrique, un travail actif est en cours pour poursuivre l’interaction avec l’association française « La Chaîne de l’Espoir ». Avec le soutien de cette association, 5 missions humanitaires de médecins français ont été réalisées grâce auxquelles 32 enfants atteints de cardiopathie congénitale ont été opérés et plus de 100 enfants ont été examinés.

Chokhrur Azamov
Rédacteur en chef d’Economicheskii Vestnik Ouzbekistana

Traduit du russe par Lorraine Lavollay

Édité par Etienne Combier

Relu par Aline Cordier Simonneau

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