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	<title>Film | Novastan France</title>
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	<description>L&#039;Asie centrale expliquée, avec Novastan</description>
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	<title>Film | Novastan France</title>
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		<title>En route vers l&#8217;au-delà : les comédies de science-fiction d&#8217;Asie centrale au Festival du film de Cottbus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Robin Roth]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 04:02:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/en-route-vers-lau-dela-les-comedies-de-science-fiction-dasie-centrale-au-festival-du-film-de-cottbus/">En route vers l&rsquo;au-delà : les comédies de science-fiction d&rsquo;Asie centrale au Festival du film de Cottbus</a></p>
<p>Avec « Kyrgyz on Mars » et « Sasyq », le festival allemand a fait figurer dans son programme deux comédies de science-fiction d&#8217;Asie centrale qui savent allier humour et critique sociale subtile. Le 35ème Festival du film de Cottbus s&#8217;est achevé le 9 novembre. Même si aucun film d&#8217;Asie centrale n&#8217;était en compétition cette [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avec « Kyrgyz on Mars » et « Sasyq », le festival allemand a fait figurer dans son programme deux comédies de science-fiction d&rsquo;Asie centrale qui savent allier humour et critique sociale subtile.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.filmfestivalcottbus.de/de/">35ème Festival du film de Cottbus</a> s&rsquo;est achevé le 9 novembre. Même si aucun film d&rsquo;Asie centrale n&rsquo;était en compétition cette année, certains ont néanmoins trouvé leur place dans le programme, notamment deux d&rsquo;entre eux : « Kyrgyz on Mars » de Nurlanbek Kamchybekov et « Sasyq » de Yerden Telemisso qui présentent plusieurs similitudes.  Premiers films de leurs réalisateurs respectifs, ils associent, chacun avec leur propre humour, les problèmes de l&rsquo;existence terrestre à l&rsquo;immensité de l&rsquo;espace.</p>


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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des femmes kirghizes sur Mars</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Stupeur à la NASA : un énorme météoroïde se dirige vers la Terre et menace de détruire toute vie sur la planète. La zone d&rsquo;impact prévue : l&rsquo;Asie centrale. C&rsquo;est précisément là que vit et travaille Jyldysbek, astronome amateur et enseignant dans l&rsquo;école d&rsquo;un petit village kirghize. Jyldyzbek a lui aussi pris conscience de la menace qui pèse sur la planète et subit donc une pression énorme : le lancement de sa fusée doit être une réussite !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fusée, qu&rsquo;il a construite dans la grange de son père, fait de Jyldyzbek la risée des autres villageois et le responsable de nuisances importantes. En effet, les tentatives de lancement répétées et infructueuses provoquent régulièrement des coupures de courant et sabotent ainsi les mariages qui se succèdent dans le village.  On aimerait le mettre à l&rsquo;asile, mais pour l&rsquo;instant, il est au chômage.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Seuls son père, ses deux copains —qui construisent la fusée avec lui— et la belle Aidai croient en lui. Il aimerait épouser cette dernière, il a même donné le nom de son amoureuse inaccessible à sa fusée. Mais le père d&rsquo;Aidai, maire de la ville, n&rsquo;envisage pas un seul instant d&rsquo;accepter un mariage avec Jyldyzbek. Au contraire, il tente sans cesse de marier sa fille à des fils de personnalités haut placées, comme le procureur du district.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;approche d&rsquo;un mariage particulièrement important, Jyldyzbek se voit même confronté à une coupure de courant. Mais, face à la menace du météore, il ne peut plus attendre. Il rétablit alors l&rsquo;approvisionnement en énergie par des moyens déloyaux et, avec l&rsquo;aide de son ami qui vient de fuir une dispute conjugale, tente un dernier lancement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les villageois et la NASA sont stupéfaits lorsque la fusée décolle et s&rsquo;envole vers Mars. Alors qu&rsquo;ils acquièrent le statut de héros sur Terre et que le maire souligne fièrement dans les médias que Jyldyzbek est son « futur gendre », les deux cosmonautes atterrissent sur la planète rouge, où l&rsquo;air est respirable et la connexion Internet excellente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur amitié est cependant mise à rude épreuve lorsque Jyldyzbek parle de la météorite qu&rsquo;il veut affronter lors de son voyage spatial. Une violente dispute entre les deux amis manque de faire échouer la mission de sauvetage avant qu&rsquo;ils ne se ressaissent et décident de tenter une dernière fois de sauver la situation en menant une opération kamikaze.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>E.T. en kazakh</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans « Sasyq », c&rsquo;est un extraterrestre qui arrive sur Terre. Après le crash de son vaisseau spatial, il atterrit pour ainsi dire dans les bras de Sasyq («le puant»). Sasyq, qui s&rsquo;appelle en réalité Sadyk Ospanovich, mais que tout le monde appelle par ce surnom péjoratif, était autrefois professeur à l&rsquo;université. Après la mort de sa femme des suites du Covid, il s&rsquo;est mis à boire. Quelques années plus tard, il a fait plusieurs tentatives de suicide et vit désormais sans domicile fixe le long d&rsquo;une autoroute dans la banlieue d&rsquo;Almaty.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Personne ne croit Sasyq, l&rsquo;ivrogne, lorsqu&rsquo;il affirme qu&rsquo;un extraterrestre se cache dans les profondeurs des toilettes publiques situées dans un parking : ni Nadia, qui vit ici avec sa petite-fille Amina et tient un petit kiosque, ni le policier local, un imbécile notoire qui croit d&rsquo;ailleurs que la Terre est plate. Même le vaisseau spatial accidenté s&rsquo;est désintégré. Sasyq s&rsquo;occupe donc seul de l&rsquo;extraterrestre et tente de trouver le métal qui lui permettra de réparer sa radio détruite afin d&rsquo;aller chercher de l&rsquo;aide.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/breve-histoire-du-cinema-kazakh-de-shaken-aimanov-a-emir-baigazin/">Brève histoire du cinéma kazakh, de Shaken Aimanov à Emir Baigazin</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais un autre problème survient : le cortège présidentiel. Il faudra certes encore attendre quelques jours avant que le président ne vienne réellement rouler à toute allure sur l&rsquo;autoroute, mais l&rsquo;événement jette déjà une ombre sur la ville. Il ne faut en aucun cas que le chef de l&rsquo;État aperçoive le kiosque minable de Nadia, ni même l&rsquo;ivrogne qui traîne dans les parages. Le maire, muté ici pour corruption, menace donc de détruire le kiosque de Nadia si elle ne le rénove pas immédiatement. Sasyq doit tout simplement disparaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre cet ennemi commun, c&rsquo;est surtout un accident qui rapproche Nadia et Sadyk Ospanovich (comme elle l&rsquo;appelle désormais) : leur petite-fille Amina tombe dans les toilettes extérieures et est sauvée par l&rsquo;extraterrestre. Comme Nadia pense que Sadyk Ospanovich est le sauveur, elle le laisse prendre une douche et lui prête des vêtements propres appartenant à son ex-mari. Elle l&rsquo;invite également à dîner. À la fin de la soirée, Amina et Sadyk Ospanovich lui présentent leur « nouvel ami ».</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="SASYQ | Trailer | English Subs | 2025" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/THEPTyyebcQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ensemble, les trois personnages finissent par former, pour eux-mêmes et pour l&rsquo;extraterrestre, la famille que celui-ci n&rsquo;a jamais eue. Malgré toutes leurs différences, le doux Sadyk Ospanovich et la résolue Nadia forment une équipe efficace, tant pour la rénovation du kiosque que pour le sauvetage de l&rsquo;extraterrestre. Cela montre une fois de plus que « Nadia » (diminutif de Nedeschda, qui signifie « espoir » en russe) est ici un nom évocateur. C&rsquo;est elle qui ramène Sadyk Ospanovich à la vie et qui donne un nouvel élan au sauvetage de l&rsquo;extraterrestre. Le fait que son kiosque s&rsquo;appelle « Ümit » (qui signifie « espoir » en kazakh) vient compléter le tableau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec « Sasyq », Yerden Telemissov crée une version kazakhe d&rsquo;E.T., même si son extraterrestre à la tête conique et aux yeux jaunes est moins mignon que le héros du classique de Steven Spielberg. Le réalisateur, connu au Kazakhstan comme acteur, créé ainsi un mélange de science-fiction et de comédie (tragique) familiale. Cependant, c&rsquo;est justement cette absence de genre qui est critiquée par le critique Dmitri Mostovoï dans le <a href="https://kz.kursiv.media/2025-05-17/lfst-dmmt-sasyq/">média kazakh Kursiv,</a> en plus de quelques erreurs logiques indéniables. Néanmoins, « Sasyq » est un film complexe qui vaut le détour, une « sorte de radiographie de la vie au Kazakhstan », d&rsquo;après Mostovoï.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Plus qu&rsquo;un simple divertissement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec « Kyrgyz on Mars » et « Sasyq », deux comédies en partie absurdes ont vu le jour et constituent bien plus qu&rsquo;un simple divertissement. Malgré leur intrigue littéralement déconnectée de la réalité, les deux films parviennent à mettre en lumière de manière parfois subtile des problèmes très terrestres. Les personnages évoluent dans des milieux modestes, en témoignent les pénuries d&rsquo;électricité dans « Kyrgyz on Mars », ou encore la vie difficile de Nadia et Sadyk Ospanovich et les toilettes rudimentaires que tous les Kazakhs reconnaissent, dans « Sasyq ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, « Kyrgyz on Mars », avec son récit sur le mariage d&rsquo;Aidai, tend un miroir à la société kirghize et à ses structures patriarcales. En comparaison, le fait que Nadia, dans « Sasyq », ait également été victime de violences domestiques de la part de son ex-mari pendant des années semble plutôt accessoire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="429" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/SASYQ-c-FFC-1536x644-1-1024x429.jpg" alt="Duliga Aqmolda dans le rôle du maire dans « Sasyq » (photo fournie par le festival du film de Cottbus)" class="wp-image-73124" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/SASYQ-c-FFC-1536x644-1-1024x429.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/SASYQ-c-FFC-1536x644-1-300x126.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/SASYQ-c-FFC-1536x644-1-768x322.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/SASYQ-c-FFC-1536x644-1-600x252.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/SASYQ-c-FFC-1536x644-1.jpg 1536w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Duliga Aqmolda dans le rôle du maire dans « Sasyq » (photo fournie par le festival du film de Cottbus)</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les représentants de la politique locale sont également malmenés dans les deux films. Le père d&rsquo;Aidai ne se montre pas seulement opportuniste lors du mariage de sa fille. Dans son rôle de maire, il parcourt le village dans une voiture de classe moyenne, accompagné d&rsquo;une escorte de voyous qui menacent quiconque se met en travers de leur chemin, et apparaît donc comme un personnage assez simpliste et prétentieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le personnage du maire dans « Sasyq » en rajoute encore et dépeint un homme de pouvoir corrompu et misogyne vêtu d&rsquo;un costume chic. Son excentricité et l&rsquo;aménagement ridicule de son bureau stérile complètent l&rsquo;image de cet antagoniste né : « <em>la concentration absolue de tout ce que le citoyen moyen déteste chez les dirigeants corrompus, repus et déconnectés de la réalité </em>», selon la formule de Dmitry Mostovoï dans <em>Kursiv</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/kazakhstan-ouzbekistan-kirghizstan-festival-cinema-heritage/">L&rsquo;Asie centrale à l&rsquo;honneur au Festival Cinema Heritage</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, « Sasyq » ne s&rsquo;arrête pas au maire dans sa critique des représentants de l&rsquo;État. Le policier est un imbécile fini, complètement sous la coupe du maire. De plus, il n&rsquo;est dans la police que parce que sa mère lui a dit qu&rsquo;un uniforme lui irait mieux. Il perd constamment son insigne de police, qu&rsquo;il porte avec fierté. À cela s&rsquo;ajoute le fait qu&rsquo;un cortège présidentiel passant à toute vitesse dans le village semble justifier toute ingérence dans la vie des citoyens.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Avec humour et charme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;idée d&rsquo;utiliser la science-fiction pour critiquer le monde réel n&rsquo;est pas nouvelle dans le cinéma (post-)soviétique. On se souvient ici de la satire spatiale <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kin-dza-dza!">Kin-Dza-Dza !</a> de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gueorgui_Danielia">Georgi Danelija</a>, sortie en 1986, qui est devenue un véritable film culte. En Asie centrale, <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Abdullajon">Abdullajon</a>, sorti en 1991, se distingue particulièrement, dans lequel l&rsquo;extraterrestre du même nom met sens dessus dessous un village ouzbek.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">« Kyrgyz on Mars » et « Sasyq » vivent également de la combinaison de la science-fiction et de l&rsquo;humour, même si ce dernier se manifeste différemment dans les deux films malgré leurs similitudes. Dans « Sasyq », mis à part un humour scatologique grossier dans certaines scènes autour des toilettes à la turque, critiqué entre autres par Jankeldy Omiraliev dans une critique pour<a href="https://orda.kz/film-sasyq-inoplanetjanin-i-vonjuchka-401607/"> le journal kazakh Orda</a>, l&rsquo;humour est généralement subtil et repose sur l&rsquo;excellent jeu de tous les acteurs impliqués.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans « Kyrgyz on Mars », le comique réside davantage dans les dialogues, mais il peut parfois sembler un peu plat. Une partie des blagues s&rsquo;adresse directement au public local, par exemple lorsque les deux cosmonautes, après avoir atterri sur Mars, se souviennent du célèbre <a href="https://novastan.org/fr/photo-du-jour/dans-le-ventre-du-dragon/">canyon des contes de fées</a> d<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yssyk_Koul">&lsquo;Issyk-Koul</a> au Kirghizstan (le lieu de tournage réel).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;ensemble, ces deux comédies de science-fiction valent vraiment le détour et offrent un bon aperçu de ce qui anime aujourd&rsquo;hui les sociétés d&rsquo;Asie centrale. Le fait d&rsquo;utiliser des histoires irrationnelles combinées à une bonne dose d&rsquo;humour ne nuit en rien à la compréhension du public international. Les festivaliers de Cottbus se sont en tout cas beaucoup amusés.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Robin Roth, <br>Rédacteur pour la version allemande de Novastan</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Corrigé par Anaïs Boulard </strong></p>


<p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>Au Festival des avant-premières du cinéma français en Asie centrale, échanges avec le réalisateur David Teboul</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Salomé Aldeguer-Roure]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 03:53:57 +0000</pubDate>
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<p>Au Festival des avant-premières du cinéma français en Asie centrale, le réalisateur français David Teboul est venu présenter son film “François Truffaut : Scénario de ma vie”. Une belle opportunité pour les spectateurs du Kazakhstan, d'Ouzbékistan et du Kirghizistan, qui en ont profité pour échanger sur le cinéma français. </p>
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<p>Au Festival des avant-premières du cinéma français en Asie centrale, le réalisateur français David Teboul est venu présenter son film “François Truffaut : Scénario de ma vie”. Une belle opportunité pour les spectateurs du Kazakhstan, d'Ouzbékistan et du Kirghizistan, qui en ont profité pour échanger sur le cinéma français . . .</p>

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		<title>The Song &#8211; Sustxotin : une histoire de puissance et d&#8217;impuissance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 15:58:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[Députés]]></category>
		<category><![CDATA[Droit des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
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		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
		<category><![CDATA[Violences familiales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/the-song-sustxotin-film-housnora-rozmatova/">The Song &#8211; Sustxotin : une histoire de puissance et d&rsquo;impuissance</a></p>
<p>Le 25 avril 2025, la 25ᵉ édition du festival goEast a accueilli la première européenne du film The Song – Sustxotin, réalisé par Housnora Rozmatova. La réalisatrice ouzbèke signe une œuvre riche et nuancée qui met en lumière plusieurs réalités sociales problématiques en Ouzbékistan. Par une mise en scène précise et une narration sensible, le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/the-song-sustxotin-film-housnora-rozmatova/">The Song &#8211; Sustxotin : une histoire de puissance et d&rsquo;impuissance</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 25 avril 2025, la 25ᵉ édition du festival goEast a accueilli la première européenne du film <em>The Song – Sustxotin</em>, réalisé par Housnora Rozmatova. La réalisatrice ouzbèke signe une œuvre riche et nuancée qui met en lumière plusieurs réalités sociales problématiques en Ouzbékistan. Par une mise en scène précise et une narration sensible, le film interroge les rapports de pouvoir et les sentiments d’impuissance ancrés dans la société contemporaine.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un nouveau regard cinématographique émerge d’Ouzbékistan. Le 25 avril 2025, <em>The Song &#8211; Sustxotin</em>, drame réalisé par Housnora Rozmatova, a été présenté en première européenne lors de la <a href="https://www.filmfestival-goeast.de/en/">25eme édition de goEast</a> – Festival du film d’Europe centrale et orientale. L’histoire se déroule dans un village isolé de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Province_de_Sourkhan-Daria">province de Sourkhan-Daria</a>, au sud du pays, frappé par une sécheresse extrême.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Cependant, la crise écologique ne constitue qu’un aspect du récit. Le film met en lumière un système profondément marqué par les mensonges et la corruption. Par une mise en scène précise et une tension maîtrisée, Housnora Rozmatova dénonce ces dérives de façon saisissante. Ce travail lui a valu deux récompenses lors du festival goEast.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un voyage initiatique dans un Ouzbékistan oublié</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre <em>Sustxotin</em> renvoie à une ancienne chanson ouzbèke dans laquelle un village sacrifie une jeune femme pour faire tomber la pluie. Housnora Rozmatova ouvre son film avec cette image forte : un groupe de villageois traverse un pays ravagé par la sécheresse en chantant cette chanson, pour sacrifier – selon la tradition – une poupée représentant la jeune femme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce paysage aride qu’arrive Ahbor. La veille, il a démissionné de son mandat de député à Tachkent. Il répond à l’appel de détresse de son vieil ami Ousmon. Connu dans le pays comme journaliste, Ousmon semble pourtant anonyme dans sa propre vallée natale.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Ahbor s’engage alors dans une quête où il croise des figures énigmatiques : un homme décidé à sacrifier un coq, un ancien soldat d’Afghanistan devenu paranoïaque, posté devant ce qu’il nomme une « zone de guerre », ou encore un homme et sa mère à qui il doit livrer une bouteille d’oxygène.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers les vitres et les rétroviseurs de sa voiture, le regard d’Ahbor glisse sur une terre qu’il découvre réellement pour la première fois : sa circonscription électorale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sacrifice et renoncements dans un système verrouillé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par des voies détournées, Ahbor parvient à retrouver Ousmon dans une cellule du poste de police local. Sa démission n’ayant pas encore été rendue publique, il parvient à obtenir la libération de son ami. Ancien journaliste, désormais enseignant dans l’école du village, Ousmon avait publié un article dénonçant le viol de Hojar, une adolescente de 16 ans. L’agresseur, un homme influent, a contraint la jeune fille à revenir sur sa déclaration. Ousmon a alors été inculpé pour diffamation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ahbor tente de rétablir l’honneur d’Ousmon et de Hojar. Mais il se heurte à un système qu’il a lui-même aidé à construire au fil de son mandat. Lorsque la nouvelle de sa démission arrive finalement au village, son autorité s’effondre. Ousmon est de nouveau arrêté. La tentative d’Ahbor menace d’échouer définitivement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan</strong> : <a href="https://novastan.org">Nouvelles voix : des courts métrages d’Asie centrale au festival du film goEast 2024</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un tournant décisif survient grâce à la grand-mère de Hojar. Ahbor l’avait rencontrée à son arrivée, lorsqu’il avait transporté dans sa voiture cette femme et son fils, le père de Hojar. La bouteille d’oxygène qu’il leur avait remise faisait partie de l’argent donné à la famille pour acheter leur silence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dévorée par le remords envers sa petite-fille et envers Ousmon, la vieille femme accepte finalement de témoigner pendant le procès. Ahbor réussit à la convaincre de dire la vérité, en dépit du prix à payer. Privée d’oxygène, elle meurt peu après son intervention. Son geste devient un symbole. Au moment de son enterrement, la pluie tant attendue commence à tomber.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une critique sociale aux multiples strates</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>The Song &#8211; Sustxotin</em>, Housnora Rozmatova porte un regard nuancé sur la population rurale d’Ouzbékistan. Elle entremêle plusieurs enjeux dans une critique sociale dense : sécheresse provoquée par l’activité humaine, pauvreté persistante, et surtout, cycle systémique de violences faites aux femmes. Hojar en est doublement victime : d’abord violée, puis enfermée par son père. Son honneur est troqué pour préserver celui du village.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Housnora Rozmatova parvient à articuler une narration profondément féministe depuis la perspective d’un homme, celle d’Ahbor. Cette approche reflète la structure patriarcale de la société ouzbèke. La réalisatrice a expliqué, à la fin de la projection du film à Wiesbaden le 25 avril 2025, que ce choix visait à rendre compte de la réalité locale. Les trajets en voiture d’Ahbor et les longues conversations filmées en face-à-face contribuent à cette mise en scène immersive.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan</strong> : <a href="https://novastan.org">« Bauryna Salu » – Coming of Age rencontre la tradition</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers Ahbor, Rozmatova critique également la caste politique. Élu officiellement par les habitants, ce député ne reçoit de la reconnaissance au mieux que de la part des fonctionnaires. Il ignore tout des réalités de sa propre circonscription. Son attachement rigide à la légalité l’empêche de saisir la brutalité du système qu’il a soutenu. Sa démission inattendue, bien qu’elle laisse deviner un doute intérieur, ne marque qu’un début de prise de conscience. Ce n’est qu’au fil de son voyage qu’il perçoit les failles profondes de son pays et de lui-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Face à lui, Ousmon Bozorov, journaliste déchu devenu professeur, incarne un contre-pouvoir. Son rôle critique fait écho à celui du journalisme libre. Lors d’un échange avec le média franco-allemand Novastan, Housnora Rozmatova a précisé qu’elle souhaitait, à travers ce personnage, soutenir les journalistes ouzbeks. L’homonymie avec Miraziz Bozorov, <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/ouzbekistan-un-blogueur-independant-condamne-a-trois-ans-dassignation-a-residence/?noredirect=fr-FR">blogueur poursuivi pour diffamation</a>, serait fortuite, selon ses propres mots.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un premier long métrage percutant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Grâce à des paysages saisissants, une intrigue centrée sur la violence, la corruption et le désarroi face à un système oppressif, <em>The Song &#8211; Sustxotin</em> rappelle, par certains aspects, <em><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/a-dark-dark-man-parcours-initiatique-dun-policier-solitaire/?noredirect=fr-FR">A Dark, Dark Man</a></em> du réalisateur kazakh Ädilhan Erjanov. Comme pour plusieurs œuvres d’Erjanov, le film de Housnora Rozmatova n’a pas pu être projeté en Ouzbékistan.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan</strong> : <a href="https://novastan.org">« Goliath » – une parabole du pouvoir</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rozmatova réussit à inscrire la condition des femmes au cœur d’un récit qui interroge aussi les mécanismes sociaux plus larges. Dans le contexte politique ouzbek, ce choix narratif constitue un geste rare et audacieux. Le film laisse entrevoir un regard neuf sur le pays et suscite l’envie de découvrir les futurs projets de la réalisatrice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce courage artistique a été reconnu au 25e festival goEast, organisé à Wiesbaden. <em>The Song &#8211; Sustxotin</em> a reçu deux distinctions. Bien que le « Lys d’or » ait été décerné au film géorgien <em>Holy Electricity</em>, réalisé par Basil Bakhia, le jury a accordé une mention spéciale à Rozmatova.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Dans le communiqué officiel, le jury appuie sa <a href="https://www.filmfestival-goeast.de/25-goeast-festival-des-mittel-und-osteuropaeischen-films-23-bis-29-april-2025-goeast-2025-gewinnerinnen-beim-festival-des-mittel-und-osteuropaeischen-films-hauptpreis-fuer-holy-ele/">décision</a>: « Dans son film, la violence envers les femmes apparaît comme un cycle difficile à briser. Il s’attaque à des traditions profondément ancrées et montre que des changements sociaux sont possibles grâce au cinéma. Nous sommes heureux de récompenser la réalisatrice de <em>The Song &#8211; Sustxotin</em>, Housnora Rozmatova. »</p>



<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/06/remise-prix-sustxotin-1024x681.jpg" alt="Housnora Rozmatova 25ème édition festival goEast" class="wp-image-71252" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/06/remise-prix-sustxotin-1024x681.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/06/remise-prix-sustxotin-300x200.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/06/remise-prix-sustxotin-768x511.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/06/remise-prix-sustxotin-600x399.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/06/remise-prix-sustxotin.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Housnora Rozmatova (à droite) pendant la cérémonie de remise des prix du festival goEast à Wiesbaden. Photo: goEast</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le film a également été sélectionné par la chaîne de télévision germano-suisse 3sat, partenaire officiel du festival, pour un achat en vue d’une diffusion. Dans sa note d’intention, 3sat <a href="https://www.filmfestival-goeast.de/25-goeast-festival-des-mittel-und-osteuropaeischen-films-23-bis-29-april-2025-goeast-2025-gewinnerinnen-beim-festival-des-mittel-und-osteuropaeischen-films-hauptpreis-fuer-holy-ele/">souligne </a>: « Housnora Rozmatova décrit les conditions de vie difficiles dans un pays menacé par la sécheresse. Elle met en lumière le statut social des femmes. L’histoire, d’abord rurale, devient peu à peu une observation lucide des dynamiques de pouvoir, de la corruption et des conflits moraux. Sa portée universelle surprend. »</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Rédigé par Robin Roth pour l&rsquo;édition de Novastan</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Traduit de l&rsquo;allemand par Alexandre Beisel</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Édité par Arnaud Behr</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Relu par Léna Marin</strong></p>


<p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>Le cinéma kazakh projeté à Paris en grande pompe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlayne Vilmer]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 06:31:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[L'Europe et l'Asie centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Festival du film kazakhstanais]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/le-cinema-kazakh-projete-a-paris-en-grande-pompe/">Le cinéma kazakh projeté à Paris en grande pompe</a></p>
<p>Le Festival du film kazakh se déroulera à Paris du 27 au 30 octobre prochain. L’occasion de renforcer les liens bilatéraux entre la France et le Kazakhstan et de promouvoir les coproductions internationales. Après trois années de projections, dont une qui s&#8217;est déroulée en ligne à cause de la crise sanitaire, le Festival du film [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/le-cinema-kazakh-projete-a-paris-en-grande-pompe/">Le cinéma kazakh projeté à Paris en grande pompe</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Festival du film kazakh se déroulera à Paris du 27 au 30 octobre prochain. L’occasion de renforcer les liens bilatéraux entre la France et le Kazakhstan et de promouvoir les coproductions internationales.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après trois années de projections, dont une qui s&rsquo;est déroulée en ligne à cause de la crise sanitaire, le Festival du film kazakh revient pour une nouvelle édition et se tiendra à Paris du 27 au 30 octobre prochain. L&rsquo;évènement aura lieu dans le cadre de l’automne kazakhstanais et du 3<span style="font-size: 13.3333px;">0ème </span>anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et le Kazakhstan. </p>



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<p class="wp-block-paragraph">

L’objectif de cette organisation est multiple : faire connaître le cinéma kazakh en France, développer la coopération entre la France et le Kazakhstan et promouvoir les films et leurs acteurs au niveau international pour favoriser la coproduction. Le festival se veut être un lieu de découvertes, d’échanges et d’enrichissements entre professionnels du cinéma et cinéphiles, selon son fondateur et principal animateur, Andreï Ivanov.
</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le bilan positif des premières éditions </strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"> Après le premier festival du film kazakh qui s’est tenu <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/paris-accueille-son-premier-festival-du-film-kazakh/">en septembre 2019</a>, l’évènement est revenu dès l’année suivante pour une deuxième édition qui, en raison de la pandémie du coronavirus, a dû s’adapter. Cette version dématérialisée qui s’est déroulée en ligne en décembre 2020 et janvier 2021, s’est transformée en une <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/le-festival-du-film-kazakh-organise-sa-seconde-edition-en-ligne/">rétrospective des classiques du cinéma kazakhstanais</a>, à l’occasion de la fête de l’indépendance du Kazakhstan. Elle a connu un franc succès selon ses organisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/ou-se-situe-lasie-centrale-sur-la-carte-du-cinema-mondial/">Où se situe l’Asie centrale sur la carte du cinéma mondial ?</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2021, <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/le-festival-du-film-kazakhstanais-se-tiendra-dans-trois-pays-francophones/">la troisième édition</a> a connu une internationalisation des projections, notamment à Bruxelles et au Luxembourg. Une preuve que les films kazakhs ont parcouru du chemin depuis la première édition et commencent à se faire une place dans le monde du cinéma. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une édition entre tradition et innovation </strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"> L’édition 2022 se déroulera sous le format traditionnel avec la participation de son ambassadrice, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Samal_Yeslyamova">Samal Yeslyamova</a>, actrice kazakhe récompensée par de nombreux prix et notamment celui de l’interprétation féminine au 71ème Festival de Cannes en 2018. La lauréate du prix <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nika">« Nika »</a> et du prix de l’Académie du cinéma asiatique pour son rôle dans le film <em><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm-264220/critiques/presse/">Aika</a></em> est la première actrice d’un ancien pays soviétique à avoir obtenu une telle récompense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival se déroulera également sous le patronage de son président, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sergue%C3%AF_Dvortsevo%C3%AF">Sergey Dvortsevoï</a>, réalisateur et lauréat du prix <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_certain_regard">«Un certain regard »</a> du festival du film international de Cannes pour son film <em><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=135786.html">Tulpan</a>.</em> Ils seront accompagnés de célèbres réalisateurs kazakhs, ont <a href="https://festival-film-kazakh.com/dossier-de-presse-du-4e-festival-du-film-kazakh/">annoncé</a> les organisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/tulpan-trouver-lamour-pour-devenir-berger-au-kazakhstan/">« Tulpan », trouver l’amour pour devenir berger au Kazakhstan</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;édition 2022 organisera pour la première fois un concours de projets de coproductions entre la France et le Kazakhstan avec la contribution du <a href="https://kazakhcinema.kz/en/home/">Centre national du soutien au cinéma national du Kazakhstan</a> (CNC kazakh) et du ministère français des Affaires étrangères. Le jury international sera composé de professionnels du cinéma de France et du Kazakhstan.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La place aux projections spéciales </strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"> Les films sont présentés sous plusieurs formats, mêlant des courts et longs métrages, comme l’annonce <a href="https://festival-film-kazakh.com/programme-du-4e-festival-du-film-kazakh-2022/">le programme</a> du festival. Il démarrera avec la projection du film dramatique engagé <em><a href="https://www.kinopoisk.ru/film/4921148/">Para-Athlète</a></em> du jeune réalisateur Aldiyar Bairakimov le 27 octobre prochain. L’Association française du cinéma kazakhstanais dédie cette projection aux <a href="https://www.paris2024.org/fr/sports-les-sports-paralympiques/">Jeux Paralympiques</a> qui auront lieu à Paris en 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des projections traditionnelles de réalisateurs de nouvelles générations sont également prévues : la première projection mondiale du film <em><a href="https://www.kinopoisk.ru/film/5089319/">Retour de Zoya</a> </em>d’Adilkhan Yerjanov, lauréat de nombreux prix cinématographiques, la première projection française du film Le Feu, réalisé par Aijan Kassymbek. Le film a été récompensé lors du festival du film international « One Sixth » du Grand Prix du film au premier long métrage, selon <a href="http://tel qu’annoncé dans le communiqué de Presse de l’évènement.">le média kazakh Baigenews</a>. L’évènement comprend également quelques projections spéciales et des coproductions entre le Kazakhstan et d’autres pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival diffusera notamment les deux premiers épisodes de la série franco-belge <em><a href="https://www.canalplus.com/series/infiniti/h/18404299_50001">Infiniti</a>,</em> une création originale Canal+, réalisée par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Poiraud">Thierry Poiraud</a> et tournée, en partie, au Kazakhstan. Le film <em><a href="https://kazakhcinema.kz/ru/nashi-proekty/nashiproekty/kkbozat.html">Tarlan,</a></em> coproduit entre le Kazakhstan et le Tatarstan sera également projeté. Le tournage a notamment été <a href="https://tatar-congress.org/ru/blog/tarlan-novyy-film-dlya-detey/">perturbé</a> par la pandémie mondiale du coronavirus, comme l&rsquo;a expliqué la réalisatrice Youlia Zakharova et la productrice du film, <span class="goog-text-highlight">Milyaucha Aytouganova, le 1er juillet dernier. </span></p>


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<p class="wp-block-paragraph">

Le planning du festival s’achèvera avec la diffusion du blockbuster historique <em><a href="https://www-kazakhfilm-kz.translate.goog/novosti/4901-rassvet-velikoj-stepi-akana-sataeva-uzhe-na-ivi.html?_x_tr_sl=ru&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc">À l’Aube de la Grande Steppe</a></em> du réalisateur kazakh émérite Akan Satayev, qui a fait appel à de nombreux experts pour reproduire une traversée dans le temps à l’époque des conquêtes de la steppe.
</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le renforcement de la coopération franco-kazakhe et l’ambition internationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"> Pour la deuxième année consécutive, le festival du film a prévu de dédier une journée de rencontre entre professionnels du cinéma, avec la participation du CNC kazakh, de producteurs et de distributeurs des deux pays, visant à renforcer les partenariats de coproduction entre le Kazakhstan et la France. Cette année le festival se tiendra dans un premier temps à Paris, puis à Strasbourg, Bruxelles, au Luxembourg et à Genève.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors du <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/paris-accueille-son-premier-festival-du-film-kazakh/">premier festival</a> du film kazakhstanais qui s’est tenu du 26 au 29 septembre 2019, Andreï Ivanov, directeur général et principal organisateur de l’évènement, avait pour objectif de pérenniser cette action <em>« à Paris, puis dans d’autres villes et plus largement créer d’autres coopérations de ce type avec les pays de l’Union européenne »,</em> confiait-il à Novastan. C’est un pari tenu puisque cette année encore l’évènement s’internationalise davantage et prévoit une projection supplémentaire à Genève.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/le-festival-du-film-kazakhstanais-se-tiendra-dans-trois-pays-francophones/">Le Festival du film kazakhstanais se tiendra dans trois pays francophones</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus généralement, le festival du film kazakh se pérennise et s’inscrit dans le temps et les mémoires, à l’image d’autres organisations cinématographiques. Sa présence suscite l’intérêt d’un public cinéphile en faveur du Kazakhstan et tend à mettre en valeur la région d’Asie centrale dans son ensemble.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Charlayne Vilmer</strong><br><strong>Rédactrice pour Novastan</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Relu par Charlotte Bonin</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>L&#8217;ange blessé : un portrait dramatique et saisissant des campagnes kazakhes dans les années 1990</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Tommy Hodgson]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 May 2022 10:06:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/lange-blesse-un-portrait-dramatique-et-saisissant-des-campagnes-kazakhes-dans-les-annees-1990/">L&rsquo;ange blessé : un portrait dramatique et saisissant des campagnes kazakhes dans les années 1990</a></p>
<p>Cinéma d’Asie centrale : le film L’ange blessé suit le parcours de quatre adolescents dans un petit village rural du Kazakhstan au milieu des années 1990. Face à l’injustice et au manque de perspectives, chacun tente de trouver le moyen d’avancer.Novastan reprend et traduit ici un article publié le 3 mars 2021 par notre version [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/lange-blesse-un-portrait-dramatique-et-saisissant-des-campagnes-kazakhes-dans-les-annees-1990/">L&rsquo;ange blessé : un portrait dramatique et saisissant des campagnes kazakhes dans les années 1990</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><b>Cinéma d’Asie centrale : le film <em>L’ange blessé</em> suit le parcours de quatre adolescents dans un petit village rural du Kazakhstan au milieu des années 1990. Face à l’injustice et au manque de perspectives, chacun tente de trouver le moyen d’avancer.</b><b>Novastan reprend et traduit ici un article publié le 3 mars 2021 par </b><a href="https://novastan.org/en/kazakhstan/the-wounded-angel-central-asian-cinema-kazakhstan/"><b>notre version anglaise</b></a><b>.</b><a href="https://novastan.org/en/tag/central-asian-cinema/"><span style="font-weight: 400">Central Asian Cinema</span></a><span style="font-weight: 400"> est une série d&rsquo;articles collaboratifs créée par Novastan. Plusieurs membres de l’équipe partagent leurs moments cinématographiques préférés sur l&rsquo;Asie centrale. Chaque article décrit un film produit ou tourné en Asie centrale et disponible sur Internet.</span></p>



<h5 class="wp-block-heading"><b>La vie dans les années 1990 au Kazakhstan</b></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><i><span style="font-weight: 400">L’ange blessé</span></i><span style="font-weight: 400"> est un film sobre et calme, sorti en 2016. L’action se déroule au Kazakhstan dans les années qui suivent la chute de l&rsquo;URSS, alors que l’économie du pays s&rsquo;enfonce profondément dans la crise. Le réalisateur, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Émir_Bayğazin">Emir Baïghazin</a>, tisse le récit de la vie de quatre jeunes hommes victimes </span><span style="font-weight: 400">des circonstances.</span></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">Ce long-métrage est magnifiquement tourné. Le réalisateur fait fréquemment usage de plans longs, dans des pièces vides et obscures ou dans les immensités de la steppe kazakhe. Cette indéniable qualité esthétique du film met ainsi en valeur les rebondissements de l’intrigue, la brièveté délibérée des dialogues et les scènes bouleversantes, par le contraste troublant avec le stoïcisme dont font preuve les personnages. </span><span style="font-weight: 400">Ces quatre jeunes hommes, soumis aux contraintes, entraînent les spectateurs dans leur désir d’affranchissement face à la vie monotone de leur village.&nbsp;</span><b>Lire aussi sur Novastan : </b><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/alitchour-un-film-en-photos-sur-les-difficultes-des-villages-du-pamir-touches-par-la-crise/"><b>« Alitchour », un film en photos sur les difficultés des villages du Pamir touchés par la crise</b></a><span style="font-weight: 400">Leurs histoires personnelles sont toutes liées à leur volonté de liberté au sein de la société kazakhe après l’effondrement de l’Union soviétique.&nbsp; La petite criminalité, un ancien détenu stigmatisé pour son passé, les petits boulots pour survivre : chaque personnage apporte un nouvel éclairage sur ce tableau. Ces intrigues laissent apparaître un cycle générationnel de mauvaises décisions, souvent prises à la va-vite, comme pour lancer un appel au secours.</span></p>



<h5 class="wp-block-heading"><b>La réalité face aux rêves</b></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">Chaque tableau, à sa manière, incite à la réflexion et propose une sorte de leçon morale, sans toutefois suggérer de solutions concrètes. En privilégiant les plans rapprochés et les scènes de longue durée, <em>L</em></span><i><span style="font-weight: 400">’ange blessé</span></i><span style="font-weight: 400"> est saisissant de réalisme et donne un aperçu des conditions de vie réelles prévalant en Asie centrale à cette époque. En fin de compte, le film aborde la résilience, la détresse et les difficultés face à ses propres rêves.</span></p>


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<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">Bien que parfois difficile à regarder en raison d&rsquo;un développement lent</span><span style="font-weight: 400">, </span><i><span style="font-weight: 400">L&rsquo;ange blessé</span></i><span style="font-weight: 400"> n’en constitue pas moins une contribution intéressante au cinéma kazakh. Ce film apporte une nouvelle lumière sur cette tragédie humaine dans un contexte de stagnation historique.</span><span style="font-weight: 400"><em>L’ange blessé</em> est disponible sur </span><a href="https://mubi.com/films/the-wounded-angel"><span style="font-weight: 400">MUBI</span></a><span style="font-weight: 400"> en version originale sous-titrée anglais.</span></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><b>Tommy Hodgson
</b><b>Rédacteur pour Novastan</b></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><b>Traduit de l’</b><a href="https://novastan.org/en/kazakhstan/the-wounded-angel-central-asian-cinema-kazakhstan/"><b>anglais</b></a><b> par </b><b>Bruno Cazauran</b></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><b>Édité par Johanna Regnaud</b></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Relu par Élise Piedfort</strong>
<p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p></p>
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		<title>La jeunesse centrasiatique sur grand écran au Festival de Vesoul</title>
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		<dc:creator><![CDATA[aboyartbienenfeld]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Mar 2022 16:22:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Tadjikistan]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Darejan Omirbaïev]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Festival international des cinémas d'Asie]]></category>
		<category><![CDATA[FICA]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Jamched Ousmonov]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/la-jeunesse-centrasiatique-sur-grand-ecran-au-festival-de-vesoul/">La jeunesse centrasiatique sur grand écran au Festival de Vesoul</a></p>
<p>A l’occasion de l’édition 2022 du Festival international des cinémas d’Asie de Vesoul, plusieurs documentaires et films de fiction portant sur l’Asie centrale ont été projetés. Les équipes de Novastan ont pu assister à plusieurs projections de ces films souvent rares. L’édition 2022 du Festival international des cinémas d’Asie de Vesoul (FICA), du 1er au [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/la-jeunesse-centrasiatique-sur-grand-ecran-au-festival-de-vesoul/">La jeunesse centrasiatique sur grand écran au Festival de Vesoul</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><b>A l’occasion de l’édition 2022 du Festival international des cinémas d’Asie de Vesoul, plusieurs documentaires et films de fiction portant sur l’Asie centrale ont été projetés. Les équipes de Novastan ont pu assister à plusieurs projections de ces films souvent rares.</b></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">L’édition 2022 du </span><a href="https://www.cinemas-asie.com/fr/"><span style="font-weight: 400">Festival international des cinémas d’Asie de Vesoul</span></a><span style="font-weight: 400"> (FICA), du 1er au 8 février dernier, a présenté de nombreux films centrasiatiques dans le cadre d’une programmation spéciale « Regard sur les cinémas des Routes de la soie ».&nbsp;</span></p>



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<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">Parmi les nombreuses réalisations centrasiatiques projetées dans le cadre du festival, celle de </span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jamshed_Usmonov"><span style="font-weight: 400">Jamched Ousmonov</span></a><i><span style="font-weight: 400"> Pour aller au ciel, il faut mourir</span></i><span style="font-weight: 400">, et </span><i><span style="font-weight: 400">L’Etudiant</span></i><span style="font-weight: 400"> de </span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Darezhan_Omirbaev"><span style="font-weight: 400">Darejan Omirbaïev</span></a><span style="font-weight: 400"> ont attiré le regard. Ces deux films, assez différents dans la forme, traitent de plusieurs thématiques communes, à commencer par celle d’une jeunesse provinciale en errance dans les grandes villes, en quête d’absolus qui ne peuvent être atteints que par la transgression.</span></p>



<h5 class="wp-block-heading"><b>Rencontres intéressées à Douchanbé</b></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">Dans son film sorti en salles en 2006 et projeté dans le cadre de la </span><a href="https://www.abusdecine.com/article_festival/cannes-2006-un-certain-regard-selection/"><span style="font-weight: 400">sélection Un certain regard au Festival de Cannes</span></a><span style="font-weight: 400"> cette même année, le réalisateur tadjik Jamched Ousmonov montre Kamal, un jeune homme de 20 ans tout juste marié mais qui n’arrive pas à avoir de relations sexuelles avec sa femme. Il se rend à Douchanbé, la capitale, pour y faire de nouvelles rencontres, dans l’espoir que l’une d’elle parviendra à lui faire connaître l’extase. Après plusieurs tentatives infructueuses, une femme croisée dans un bus changera effectivement le cours de son existence, mais pas forcément de la façon dont il l’avait envisagé.</span></p>


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<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">Troisième film du réalisateur et le dernier tourné dans son pays d’origine, le Tadjikistan, </span><i><span style="font-weight: 400">Pour aller au ciel, il faut mourir</span></i><span style="font-weight: 400"> est un film qui évoque de façon subtile la tension entre liberté des individus et chemins de vie tout tracés. Le film, tourné avec des acteurs non-professionnels, décrit également la façon dont liberté et destin s’entremêlent au gré des rencontres qui jalonnent la vie des personnages.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">Jamched Ousmonov avait déjà pu présenter son deuxième film, </span><i><span style="font-weight: 400">L’ange de l’épaule droite</span></i><span style="font-weight: 400">, dans le cadre du</span><a href="https://www.guimet.fr/event/rencontres-conferences-lectures-et-temoignages-une-journee-pour-decouvrir-le-tadjikistan/?fbclid=IwAR0ukR-e12jym5rTzjyv8o8JHaF9cC2eGR6pEhL_HiLqHSh33iE7D4s1KME"> <span style="font-weight: 400">week-end consacré au Tadjikistan au musée Guimet</span></a><span style="font-weight: 400"> le 28 novembre dernier. Entre cet événement et le FICA se reconstitue peu à peu l’œuvre importante de l’un des principaux réalisateurs tadjiks contemporains.</span></p>



<h5 class="wp-block-heading"><b>Crime et Châtiments au Kazakhstan</b></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">De son côté, </span><i><span style="font-weight: 400">L’Etudiant, </span></i><span style="font-weight: 400">le film du réalisateur kazakh Darejan Omirbaïev sorti en 2012, ambitionne de retranscrire dans </span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Almaty"><span style="font-weight: 400">l’Almaty</span></a><span style="font-weight: 400"> contemporain le roman </span><i><span style="font-weight: 400">Crime et Châtiments</span></i><span style="font-weight: 400"> de </span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Fiodor_Dosto%C3%AFevski"><span style="font-weight: 400">Fiodor Dostoïevski</span></a><span style="font-weight: 400">. Dans le film, le spectateur suit un jeune étudiant en philosophie qui n’est jamais nommé. Lui aussi originaire de province, le darwinisme social qui lui est présenté pendant ses cours l’inspire à sortir de l’isolement et de la précarité de sa vie grâce à la réalisation d’un geste perçu comme l’expression ultime de la domination, un meurtre. Loin de lui permettre la libération et l’élévation escomptées, cet acte va au contraire l’enfoncer encore un peu plus dans sa réclusion.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><i><span style="font-weight: 400">L’Etudiant</span></i><span style="font-weight: 400"> permet d’appréhender un Kazakhstan en pleine mutation, la ville d’Almaty avec ses gratte-ciels en construction constituant la toile de fond de ce drame silencieux. Le héros, lui, habite dans une chambre au sous-sol d’une maison ancienne, louée à une vieille dame. Ce film, le sixième long-métrage du réalisateur, a également été présenté dans la sélection </span><a href="https://www.abusdecine.com/article_festival/cannes-2012-selection-officielle-un-certain-regard/"><span style="font-weight: 400">Un certain regard au Festival de Cannes en 2012</span></a><span style="font-weight: 400">. La réalisation de ce film a fait l’objet d’un documentaire réalisé par Hervé Portanguen,</span> <a href="https://www.youtube.com/watch?v=3gmSKVZGRE0"><span style="font-weight: 400">visible en ligne</span></a><span style="font-weight: 400">. </span><i><span style="font-weight: 400">Poet</span></i><span style="font-weight: 400">, la nouvelle réalisation de Darejan Omirbaïev, a fait sa première internationale au</span><a href="https://2021.tiff-jp.net/en/lineup/film/3401CMP13"> <span style="font-weight: 400">festival de Tokyo</span></a><span style="font-weight: 400"> le 31 octobre dernier.</span></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Amelia Boyart-Bienenfeld<br>Responsable des évènements pour Novastan</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Relu par Emma Jerome</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>Le court-métrage kirghiz Ranger sélectionné par un festival italien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mélanie M]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Feb 2022 07:59:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kirghizstan]]></category>
		<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Climate Space]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[Mirlan Abdoulayev]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/le-court-metrage-kirghiz-ranger-selectionne-par-un-festival-italien/">Le court-métrage kirghiz Ranger sélectionné par un festival italien</a></p>
<p>Ranger, un court-métrage réalisé par Mirlan Abdoullaïev autour d’un garde forestier, a été nominé par le festival international italien Climate Space en décembre dernier. Une première pour le réalisateur, interrogé par Novastan.C’est une petite fierté. Comme le relaient l’agence de presse kirghize 24.kg et le site Kyrgyz Cinema, le documentaire Ranger, réalisé par Mirlan Abdoullaïev, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/le-court-metrage-kirghiz-ranger-selectionne-par-un-festival-italien/">Le court-métrage kirghiz Ranger sélectionné par un festival italien</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><b>Ranger, un court-métrage réalisé par Mirlan Abdoullaïev autour d’un garde forestier, a été nominé par le festival international italien Climate Space en décembre dernier. Une première pour le réalisateur, interrogé par Novastan.</b><span style="font-weight: 400">C’est une petite fierté. Comme le relaient l’agence de presse kirghize </span><a href="https://24.kg/obschestvo/217068_dokumentalnyiy_film_izkyirgyizstana_stal_finalistom_kinofestivalya_vitalii/"><span style="font-weight: 400">24.kg</span></a><span style="font-weight: 400"> et le site </span><a href="http://www.kyrgyzcinema.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=3732%3Athe-documentary-ranger-by-mirlan-abdulaev-included-to-final-list-of-iff-climate-space-in-italy&amp;catid=30%3Afilm-news&amp;Itemid=4&amp;lang=en"><span style="font-weight: 400">Kyrgyz Cinema</span></a><span style="font-weight: 400">, le documentaire Ranger, réalisé par Mirlan Abdoullaïev, a été sélectionné par le festival international </span><a href="https://www.climatespace.it/"><span style="font-weight: 400">Climate Space</span></a><span style="font-weight: 400">. C’est la première édition de l’évènement, qui a été organisé à Milan du 1er au 18 décembre dernier.&nbsp;</span><span style="font-weight: 400">Dans son film Ranger, Mirlan Abdoullaïev suit Nourjigit Mambetaliev, un garde forestier du </span><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Alatay_Nature_Park"><span style="font-weight: 400">parc naturel d&rsquo;Alatay</span></a><span style="font-weight: 400"> dans le district de Toktogoul, au centre du Kirghizstan. Chargé de parcourir des endroits parmi les plus isolés du pays, Nourjigit Mambetaliev a un quotidien rude et parfois dangereux.</span><span style="font-weight: 400">Climate Space est un projet imaginé par le compositeur et pianiste italien </span><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ludovico_Einaudi"><span style="font-weight: 400">Ludovico Einaudi</span></a><span style="font-weight: 400">, dans lequel les relations qu&rsquo;entretiennent les humains avec la nature sont abordées à travers des films, des musiques et des récits, mais aussi de la science et de l&rsquo;innovation. 17 films explorant l&rsquo;évolution de la relation qu&rsquo;entretient l&rsquo;humain avec son environnement ont été sélectionnés et projetés lors du festival.</span></p>



<h5 class="wp-block-heading"><b>Un garde forestier en vedette</b></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">C’est dans ce contexte qu’a été projeté le film kirghiz Ranger. Ce court-métrage a pour objectif de mettre en lumière le travail difficile mais nécessaire des gardes forestiers au Kirghizstan. Mirlan Abdoullaïev a pendant plusieurs années cherché le parfait personnage principal pour son film, avant de finalement rencontrer Nourjigit Mambetaliev, un garde forestier qui l&rsquo;a particulièrement marqué par sa dévotion pour son travail, et sa passion pour la préservation de la nature.</span><span style="font-weight: 400">Contacté par Novastan, Mirlan Abdoullaïev dit être entré dans le monde du cinéma kirghiz en tant qu&rsquo;acteur, mais a </span><i><span style="font-weight: 400">« toujours été attiré par la réalisation de films »</span></i><span style="font-weight: 400">. Le réalisateur n&rsquo;avait initialement pas de formation académique en cinématographie, et a acquis son expérience au fil du temps, </span><i><span style="font-weight: 400">« directement sur les plateaux de tournage »</span></i><span style="font-weight: 400">.&nbsp;</span><b>Lire aussi sur Novastan : </b><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/bref-apercu-du-cinema-kirghiz/"><b>Bref aperçu du cinéma kirghiz</b></a><span style="font-weight: 400">Mirlan Abdoullaïev avait cependant depuis longtemps la volonté d&rsquo;approfondir ses connaissances et c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;il a entamé des études à l&rsquo;Institut des Arts du Kirghizstan, dans la faculté de réalisation.</span></p>



<h5 class="wp-block-heading">Montrer la différence entre Kirghiz des villes et des campagnes</h5>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">En tant que réalisateur, Mirlan Abdoullaïev documente ses nombreux voyages sur </span><a href="https://www.youtube.com/channel/UCZI09Eq12V6BSxg0_ouPlQA"><span style="font-weight: 400">sa chaîne YouTube</span></a><span style="font-weight: 400">. Depuis plusieurs années, il visite le Kirghizstan et part à la rencontre des habitants des régions les plus reculées du pays. Des populations pour qui </span><i><span style="font-weight: 400">« prendre soin de la nature est une évidence »</span></i><span style="font-weight: 400">, décrit Mirlan Abdoullaïev. En tant que citadin, il a voulu explorer la dualité entre Kirghiz des villes, engagés dans le consumérisme et habitants des zones rurales du pays, engagés dans la préservation d&rsquo;un mode vie ancestral.</span><b>Lire aussi sur Novastan : </b><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/quel-miracle-kirghiz/"><b>Quel miracle kirghiz?</b></a><span style="font-weight: 400">Mirlan Abdoullaïev dit avoir été très touché et fier que son film soit sélectionné et projeté lors du Climate Space. Il espère que davantage de films kirghiz soient nominés dans le cadre de festivals internationaux car d&rsquo;après lui, </span><i><span style="font-weight: 400">« toute réalisation, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;art, de culture, de sport ou de science, a un impact positif sur le développement global du pays »</span></i><span style="font-weight: 400">.&nbsp;</span><span style="font-weight: 400">Pour le jeune réalisateur kirghiz, des films comme le sien peuvent contribuer à apporter des changements positifs dans la société et inspirer les générations futures du Kirghizstan à s&rsquo;engager plus concrètement dans la protection de l&rsquo;environnement.</span><span style="font-weight: 400">Plus largement, l&rsquo;industrie cinématographique kirghize reste encore méconnue du grand public. Ainsi, depuis 2016, le gouvernement a mis en place le programme de subvention « </span><a href="http://www.kyrgyzstanfilms.com/rebates.htm"><span style="font-weight: 400">Film in Kyrgyzstan</span></a><span style="font-weight: 400">« , qui prévoit une compensation couvrant 15 à 20 % des coûts de production des films réalisés au Kirghizstan. Ce programme, initié par le ministère de l&rsquo;Economie et par le ministère de la Culture, veut promouvoir le Kirghizstan dans le domaine du cinéma en Asie centrale et soutenir l&rsquo;industrie cinématographique kirghize en attirant davantage de producteurs internationaux dans le pays.&nbsp;</span><span style="font-weight: 400">Après cette nomination, Mirlan Abdoullaïev travaille actuellement sur un autre court métrage intitulé « Two Lines », abordant lui aussi l&rsquo;écologie, mais surtout les relations sociales parmi la jeunesse kirghize.&nbsp;</span></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><b>Mélanie Muhlmann</b><b>
</b><b>Rédactrice pour Novastan</b></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Relu par Emma Jerome</strong>
<p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p></p>
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		<title>L’amiral Tchoumakov, Don Quichotte kirghiz </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Côme Brunel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Oct 2021 07:33:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kirghizstan]]></category>
		<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Amiral]]></category>
		<category><![CDATA[Boris Vassilievitch Tchoumakov]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Issyk-Koul]]></category>
		<category><![CDATA[Laurier Fourniau]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/lamiral-tchoumakov-don-quichotte-kirghiz/">L’amiral Tchoumakov, Don Quichotte kirghiz </a></p>
<p>Le 23 septembre dernier, le réalisateur Laurier Fourniau a diffusé en ouverture du 9ème Festival du jeune cinéma à Bichkek son dernier documentaire, intitulé « L’amiral Tchoumakov ». A l’occasion de sa venue au festival bichkékois, Novastan s’est entretenu avec le réalisateur français.&#160;Un amiral kirghiz en haut de l’affiche. Le 23 septembre dernier, le documentaire [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/lamiral-tchoumakov-don-quichotte-kirghiz/">L’amiral Tchoumakov, Don Quichotte kirghiz </a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le 23 septembre dernier, le réalisateur Laurier Fourniau a diffusé en ouverture du 9<sup>ème</sup> Festival du jeune cinéma à Bichkek son dernier documentaire, intitulé « L’amiral Tchoumakov ». A l’occasion de sa venue au festival bichkékois, Novastan s’est entretenu avec le réalisateur français.</strong><strong>&nbsp;</strong>Un amiral kirghiz en haut de l’affiche. Le 23 septembre dernier, le documentaire «&nbsp;<a href="https://arnaudalberola.com/LAmiralChumakov">L’amiral Tchoumakov&nbsp;</a>» a été diffusé en ouverture du 9<sup>ème</sup> Festival du jeune cinéma à Bichkek, la capitale du Kirghizstan. Réalisé par le Français Laurier Fourniau, il dépeint la personnalité de Boris Vassilievitch Tchoumakov, ancien capitaine de la flotte soviétique <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yssyk_Koul">de l’Issyk-Koul</a>, le plus grand lac du Kirghizstan.

</p>



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<p class="wp-block-paragraph">

Après son précédent film documentaire « Astana, ville du futur ? » diffusé depuis 2019, Laurier Fourniau repart donc en Asie centrale pour signer une nouvelle œuvre imaginative et contemplative.
</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Le Kirghizstan, «&nbsp;un pays d’imaginaire&nbsp;» </strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">
«&nbsp;<em>Je connais le Kirghizstan depuis l’enfance, ayant passé 3 ans en tant qu’expatrié en Ouzbékistan, période pendant laquelle nous avions beaucoup&nbsp;voyagé dans la région avec mes parents. Ce coin du monde a toujours fait partie de mon imaginaire&nbsp;»&nbsp;</em>raconte à Novastan Laurier Fourniau. « Dans mes films, je développe des histoires dans des lieux qui m&rsquo;ont marqué et qui me sont familiers. Après avoir abordé Paris, Los Angeles où j&rsquo;ai étudié, ou encore la capitale du Kazakhstan, j’ai eu l’occasion de revenir une seconde fois dans la région pour ce documentaire sur l&rsquo;Amiral» ajoute-t-il.

<strong>Lire aussi sur Novastan&nbsp;:&nbsp;</strong><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/bref-apercu-du-cinema-kirghiz/"><strong>Bref aperçu du cinéma kirghiz</strong></a>

Cet imaginaire se retrouve grandement dans la forme du documentaire, avec une large place donnée aux mises en scène naturelles, laissant s’exprimer la beauté des paysages de la région d&rsquo;Issyk-Koul et la simplicité des activités humaines. Avec « L’amiral Tchoumakov », Laurier Fourniau laisse une grande place au non-verbal et permet au spectateur de disposer de sa propre vision du documentaire.

<em>«&nbsp;Ce documentaire part avant tout d’une rencontre. L’amiral fait partie de cet imaginaire, une légende entre réalité et fiction&nbsp;»</em>, note le réalisateur français.
</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Un personnage fantasque entre réalité et fiction </strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">
Au départ, Laurier Fourniau apprend l’existence de celui que l’on surnomme l’Amiral Tchoumakov dans un article de <a href="https://novastan.org/fr/photo-du-jour/lamiral-de-balyktchi/">Grégoire Domenach</a>. Lors d’un voyage avec Arnaud Alberola, coréalisateur du documentaire, se souvenant de cet article, Laurier Fourniau avait décidé de rencontrer « l’Amiral » Boris Vassilievitch Tchoumakov. Celui-ci est décrit comme un <em>« personnage fantasque, ouvert et cultivé. Toujours habillé de son reconnaissable uniforme de la marine soviétique; il est le pont entre différents instants. Il représente en même temps le symbole de l’URSS fier mais également d’un Kirghizstan qui veut se moderniser. »</em></p>


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<p class="wp-block-paragraph">

L’idée d’un amiral d’une flotte soviétique au milieu d’un lac n’ayant aucun lien avec un quelconque fleuve ou une mer peut paraître absurde. En même temps, cette idée montre toute l’ambivalence du personnage : fier mais également très touchant. La volonté de montrer l’homme, et l’amiral sous tous ses aspects, a nécessité de grandes tractations de la part des réalisateurs. <em>« L’amiral a tout de suite accepté de faire partie du documentaire mais il ne voulait pas tout montrer de lui. Il lui a été difficile de nous ouvrir la porte de son appartement et d&rsquo;afficher un personnage en proie à la solitude et à une grande simplicité de vie</em> », explique le réalisateur français.
</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>L’illustration d’un Kirghizstan en transition </strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">
Dans le détail, le documentaire aborde l’idée de la transition et érige l’amiral Tchoumakov en un pont entre deux univers, la nouvelle génération et l’ancienne, le souvenir et la modernité, l’URSS et le Kirghizstan indépendant. L’amiral Tchoumakov décrit avec fierté l’acheminement d’une barge immense de l’Ouest russe jusqu’à Issyk-Koul, comme pour montrer la démesure d’un passé soviétique encore très présent dans le pays.

Le film tente de renforcer ce contraste en abordant le démantèlement du port industriel d’Issyk-Koul devenu obsolète, qui sera remplacé par une cité balnéaire. En parallèle, l’immensité de la barge en question semble rendre inutile les petites machines de manutention kirghizes, peinant durant l’ensemble du film à en démonter ne serait-ce qu’une partie.

<strong>Lire aussi sur Novastan&nbsp;:&nbsp;</strong><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/kirghizistan-la-croisee-des-chemins-un-documentaire-poetique-sur-les-routes-de-lest-kirghiz/"><strong>« Kirghizistan, la croisée des chemins » : un documentaire poétique sur les routes de l’est kirghiz</strong></a>

« L’amiral Tchoumakov » permet de représenter une ancienne génération nostalgique de l’URSS, voyant la disparition du port comme une volonté d’effacer l’œuvre pour laquelle il a donné sa vie. Mais également un homme qui a la volonté de voir le pays évoluer, conseillant le réaménagement du port et profitant lui-même de son aspect balnéaire.

</p>



<figure class="wp-block-image alignnone size-full wp-image-51037"><img loading="lazy" decoding="async" width="720" height="720" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/10/2.jpg" alt="L'amiral Tchoumakov Kirghizstan Documentaire Laurier Fourniau Boris Vassilievitch Tchoumakov" class="wp-image-51037" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/10/2.jpg 720w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/10/2-300x300.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/10/2-150x150.jpg 150w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/10/2-550x550.jpg 550w" sizes="auto, (max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption class="wp-element-caption">Boris Vassilievitch Tchoumakov et Laurier Fourniau lors de la première du film à Bichkek, le 23 septembre 2021.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">

Par son documentaire, Laurier Fourniau souhaite monter la complexité de ce personnage qui peut parfois paraître absurde. Pour le réalisateur, il était donc important de voir la réaction des Kirghiz à son film, en particulier des jeunes générations actuellement désireuses de se démarquer de leur passé soviétique.  » C&rsquo;est intéressant de comparer les regards des différents publics sur le personnage. Pour ceux qui ne connaissent pas le Kirghizstan, l&rsquo;idée d&rsquo;une flotte sur l’un des points du globe les plus éloignés des océans, tend à faire de l&rsquo;Amiral un personnage de conte, une sorte de Don Quichotte » relate le réalisateur français. Mais pour les kirghizes, « le personnage de Tchoumakov n’a rien d’absurde. Il est un témoin vivant de leur passé soviétique qui n&rsquo;est pas si lointain. Les jeunes à qui j’ai pu en parler l’ont perçu comme un homme proche des Kirghiz, attentionné envers les enfants qui le voient comme un modèle, et que tout le monde arrive à comprendre »
</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Le film en compétition en festival</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">
Au-delà du Kirghizstan, le documentaire a déjà été projeté au festival d’Ischia en Italie, et il a reçu le prix du meilleur film dans la compétition Location Negata. Le fait de projeter le film dans l’univers marin de l&rsquo;île d’Ischia ravissait l’amiral Tchoumakov, qui y a vu un moyen de donner du sens à cette première.

En plus de l’ouverture du Festival du jeune cinéma à Bichkek, «&nbsp;L’amiral Tchoumakov&nbsp;» a été sélectionné <a href="https://www.filmfestivalcottbus.de/en/news-en/themenuebersicht-ffc-2021-en.html">au festival Cottbus</a> du Cinéma d’Europe de l’Est en Allemagne. En Belgique, il sera projeté au cinéma Flagey.

A l’avenir, Laurier Fourniau envisage tout aussi bien de revenir à la fiction que de refaire une œuvre documentaire, si une future rencontre forte du type de celle avec Boris V. Tchoumakov le porte à nouveau vers ce genre cinématographique. « <em>Ce qui m&rsquo;a amené à la forme documentaire est davantage la rencontre avec l’amiral qu’un projet de longue date. Finalement, c’est cette liberté d&rsquo;action qui donne toute sa forme à mes œuvres</em>&nbsp;», conclut Laurier Fourniau.
</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Côme Brunel
Rédacteur pour Novastan à Bichkek</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Relu par Jacqueline Ripart</strong></p>


<p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><b>Edition 18 octobre 2021</b>
Modification d&rsquo;erreurs grammaticales et clarification de certains éléments concernant la vie et les œuvres du réalisateur.</p>
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			</item>
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		<title>A la recherche des Rythmes du temps perdu au Tadjikistan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[zdenadai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Sep 2021 06:18:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Tadjikistan]]></category>
		<category><![CDATA[Anissa Sabiri]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
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		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Pamir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/a-la-recherche-des-rythmes-du-temps-perdu-au-tadjikistan/">A la recherche des Rythmes du temps perdu au Tadjikistan</a></p>
<p>Avec son dernier documentaire Les rythmes du temps perdu, Anissa Sabiri propose un voyage à travers les régions les plus reculées du Tadjikistan, derniers vestiges d&#8217;une culture ancienne. Novastan a eu l’occasion de voir en exclusivité le film de la jeune réalisatrice tadjike et de s’entretenir avec elle.&#160; «&#160;Quelqu&#8217;un a dit que les traditions sont [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><b>Avec son dernier documentaire <em>Les r</em><i>ythmes du temps perdu</i>, Anissa Sabiri propose un voyage à travers les régions les plus reculées du Tadjikistan, derniers vestiges d&rsquo;une culture ancienne. Novastan a eu l’occasion de voir en exclusivité le film de la jeune réalisatrice tadjike et de s’entretenir avec elle.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></b></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<i>Quelqu&rsquo;un a dit que les traditions sont comme un fil de vie porté à travers le temps, un lien avec nos ancêtres, une sorte de code pour communiquer entre les générations passées et futures</i> ». Cette phrase d&rsquo;ouverture situe d&#8217;emblée le documentaire <em>Les rythmes du temps perdu.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film de 45 minutes a été réalisé par Anissa Sabiri, une réalisatrice tadjike. Il se présente comme un travail ethnographique captant des instants de vie des contrées les plus reculées du Tadjikistan, «&nbsp;<i>un pays méconnu au fin fond duquel s&rsquo;éteignent les dernières braises d&rsquo;une culture ancienne</i> ». Le film a été finalisé durant les études de la réalisatrice, <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/un-documentaire-sur-la-musique-rituelle-tadjike-en-preparation-a-londres/">à Londres</a>.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">

Le court-métrage est présenté pour la deuxième édition du <a href="https://www.calvertjournal.com/filmfestival">festival du film du Calvert Journal</a>, qui se déroulera en ligne du 18 au 31 octobre prochain. Le festival cherche à explorer les questions contemporaines de l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, et des pays post-soviétiques à travers le regard de ses cinéastes indépendants.
</p>



<h5 class="wp-block-heading"><b>A la recherche de traditions ancestrales<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></b></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Le Tadjikistan abrite une culture riche et complexe, avec des pratiques traditionnelles remontant à l&rsquo;époque <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Zoroastrisme"><span class="s1">zoroastrienne</span></a>. Celles-ci ont évolué parfois naturellement mais aussi en s’adaptant tant bien que mal aux exigences changeantes de l&rsquo;influence soviétique, islamique et capitaliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mettant l&rsquo;accent sur les traditions musicales, des experts locaux et des habitants des régions les plus reculées du pays racontent leurs coutumes, qu’il s’agisse d’assister à un mariage, des cérémonies du feu ou bien même, des funérailles. La vie des anciens Tadjiks a semble-t-elle toujours été rythmée par la musique, et ce documentaire donne l&rsquo;occasion d&rsquo;entendre ce à quoi elle ressemblait autrefois.</p>


<p><iframe loading="lazy" title="Rhythms of Lost Time | trailer | 2021" src="https://player.vimeo.com/video/326313281?dnt=1&amp;app_id=122963" width="500" height="281" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write"></iframe></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span class="s2">Interrogée par Novastan, Anissa Sabiri décrit que la réalisation de ce film résulte de ses propres expériences. Avant d&rsquo;être cinéaste</span>, la jeune réalisatrice a travaillé comme guide touristique pendant sept ans, où elle a visité les régions les plus reculées du Tadjikistan et établi des liens avec la population locale. Ainsi, Anissa Sabiri a pu être le témoin de coutumes uniques et elle a été enthousiasmée par une philosophie profonde de cette culture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que citadine, Anissa Sabiri n&rsquo;est pas une habituée de ces villages isolés, mais elle est tombée sous le charme des rythmes de cette culture si puissante qui lui parlait sincèrement. Elle a alors commencé à lire et à explorer des documents ethnographiques pour mieux les comprendre. Attristée par le fait que ces traditions soient en danger, elle caressait l&rsquo;idée de les documenter, bien avant de se mettre au cinéma.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p>



<h5 class="wp-block-heading"><b>Des pratiques uniques et une approche ethnographique&nbsp;</b></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Le tournage a eu lieu en 2018, dans des régions qui ont conservé la plupart des anciennes traditions comme à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Zeravchan"><span class="s2">Zeravchan</span></a>, dans la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Vall%C3%A9e_de_Ferghana">vallée de Ferghana</a>, ainsi que dans le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Haut-Badakhchan">Haut-Badakhchan</a>. Compte tenu de la géographie montagneuse du pays, le voyage n&rsquo;a pas été facile, mais il était important pour la réalisatrice de <span class="s1">«&nbsp;</span><em>montrer que les traditions pratiquées au Badakhchan l&rsquo;étaient aussi dans la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sughd"><span class="s2">région de Soghd </span></a></em>», décrit Anissa Sabiri à Novastan.<strong>Lire aussi sur Novastan : </strong><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/comment-cinq-jeunes-se-battent-pour-la-preservation-des-langues-du-pamir/"><strong>Comment cinq jeunes se battent pour la préservation des langues du Pamir</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span class="s1">«&nbsp;</span><em>Malheureusement les traditions ont disparu dans cette région, car celle-ci est moins isolée et l&rsquo;influence d’autres cultures et de la mondialisation y est plus forte. Ce n&rsquo;est donc pas la culture qui diffère d&rsquo;une région à une autre, mais la manière dont elles peuvent réagir aux nouvelles tendances. Et comme la culture traditionnelle est confrontée à de nombreux dangers, les gens ne sont pas prêts à montrer certaines traditions </em>», estime-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour avoir accès aux cérémonies funéraires du Badakhchan, il lui a fallu nouer une relation de confiance avec les personnes âgées des communautés filmées. <span class="s1">«&nbsp;</span><em>Dans certains cas, le succès des tournages dépendait du soutien des autorités, de la communication avec la population locale et des relations personnelles que j&rsquo;avais grâce à mes antécédents de militante culturelle, d&rsquo;écrivaine et de guide touristique. Et quand les gens savaient qu&rsquo;il y avait de bonnes intentions, ils étaient très ouverts à participer. Mais, bien sûr, il y a toujours l&rsquo;étape suivante, qui consistait à se lier aux personnages et à leur faire confiance</em> », décrit Anissa Sabiri. La réalisatrice a du faire preuve d&rsquo;honnêteté dans son respect pour les villageois, tout en montrant sa passion absolue pour préserver leur mode de vie.</p>



<figure class="wp-block-image alignnone wp-image-50639 size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00044375-min-1024x576.jpg" alt="tadjikistan traditions culture musique rituelle funérailles pamir " class="wp-image-50639" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00044375-min-1024x576.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00044375-min-300x169.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00044375-min-768x432.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00044375-min-1536x864.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00044375-min-2048x1152.jpg 2048w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00044375-min-1300x731.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Rituel tadjik autour du feu, extrait du film « Les rythmes du temps perdu ».</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, en quête de traditions oubliées, la réalisatrice et son équipe transportent le public au sommet des montagnes tadjikes pour découvrir le maddo. Il s’agit d’une musique rituelle sur laquelle les Tadjiks des montagnes enterrent leurs proches. Les villageois dansent et chantent non seulement pendant les mariages, mais aussi pendant les funérailles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;une des scènes marquante du film représente des <span class="s1">funérailles à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pendjikent"><span class="s3">Pendjikent</span></a>, dans l&rsquo;ouest du pays. Avec sa caméra intimiste, Anissa Sabiri </span>décrit un moment très difficile à<span class="s1"> filmer. «&nbsp;<em>Ce qui était le plus difficile, c&rsquo;est que les deux caméramans étaient des hommes et que nous devions filmer la partie de la cérémonie réservée aux femmes, là où les hommes n&rsquo;étaient pas autorisés à se rendre. Mais la famille nous a laissé filmer, et au début, nous gardions nos distances. Puis, je pense que tout le monde a oublié notre présence</em>&nbsp;», explique la réalisatrice. Une situation qui aurait&nbsp;probablement été &nbsp;différente dans d&rsquo;autres régions du Tadjikistan, plus conservatrices, estime Anissa Sabiri.</span><strong>Lire aussi sur Novastan&nbsp;: <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/muhabbat-un-echange-musical-avec-le-tadjikistan/">« Muhabbat » : un échange musical avec le Tadjikistan</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Unique en son genre, cette musique<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span><span class="s1">funéraire transcendantale</span> fascine<span class="s1"> notamment le musicien britannique <a href="https://leoabrahams.com/">Leo Abrahams</a>, un autre protagoniste, qui en a entendu un enregistrement il y a de nombreuses années. Frappé par cette beauté inhabituelle, il s’est rendu au Tadjikistan à la recherche de cette musique envoûtante afin d’en être le témoin direct.&nbsp;</span></p>



<h5 class="wp-block-heading"><b>Un patrimoine précieux encadré par une loi restrictive</b></h5>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des propos de ce film est un message au monde : la survie de ces traditions est aujourd&rsquo;hui plus menacée que jamais. Les protagonistes du film, musiciens et historiens, le confirment. « <i>Nous avons presque tout perdu, nous avons perdu 90 % de tout le patrimoine&nbsp;</i>», affirme Goulomcho Safarov, l&rsquo;un des héros du film.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’URSS a sa part de responsabilités dans la disparition de ces traditions, ce sont aujourd’hui la mondialisation et la pression politico-religieuse qui font disparaître les derniers vestiges de cette culture traditionnelle. Depuis la fin de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_du_Tadjikistan">guerre civile</a> en 1997, la population locale navigue entre la montée de l’autoritarisme et le conservatisme culturel.</p>



<figure class="wp-block-image alignnone wp-image-50641 size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00033050-min-1024x576.jpg" alt="Tadjikistan traditions culture musique pamir documentaire " class="wp-image-50641" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00033050-min-1024x576.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00033050-min-300x169.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00033050-min-768x432.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00033050-min-1536x864.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00033050-min-2048x1152.jpg 2048w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00033050-min-1300x731.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Une jeune montagnarde étend des pommes sous un soleil de plomb pour les faire sécher, extrait du film « Les rythmes du temps perdu ».</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cela fait près de 15 ans que les Tadjiks ne sont plus autorisés à pleurer lors des funérailles d’un défunt ou à organiser une veillée, et encore moins à chanter et à danser. Depuis 2007, le gouvernement tadjik décide de ce que les gens peuvent ou ne peuvent pas faire lors des événements importants de leur vie. <a href="https://www.loc.gov/item/global-legal-monitor/2018-04-02/tajikistan-law-prescribes-observation-of-national-traditions/"><span class="s2">La loi sur la réglementation des traditions et des rituels</span></a> régit tous les rituels populaires. Bien que ces rites traditionnels lors des funérailles se faisaient de plus en plus rares avant l&rsquo;adoption de la loi, celle-ci joue un rôle important dans la disparition de cette tradition.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><b>Un certain regard sur l&rsquo;histoire du Tadjikistan&nbsp;</b></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Anissa Sabiri est née à Douchanbé, la capitale tadjike, en 1991, tout comme le Tadjikistan indépendant contemporain suite à l’éclatement de l’URSS. C’est ce qui lui donne une vision et une approche toute particulière de l&rsquo;histoire de son pays natal dont est ressorti la nécessité de capturer des traditions en voie de disparition qui pourraient ne pas être transmises à la prochaine génération.<strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/etoiles-tulipes-et-croix-que-signifient-les-ornements-de-la-tubeteika-la-coiffe-traditionnelle-tadjike/">Étoiles, tulipes et croix : que signifient les ornements de la tubeteïka, la coiffe traditionnelle tadjike ?</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En tant qu’autrice primée, militante culturelle et photographe, son regard jeune sur l’histoire et les traditions passées ne peut laisser indifférent. La première du film s&rsquo;est tenue dans la capitale tadjike en mai dernier, relaie le média tadjik <a href="https://asiaplustj.info/news/life/culture/20210520/anisa-sabiri-ob-unikalnom-proekte-pro-pohoronnuyu-muziku-maddo">Asia-Plus</a>. Cette projection était importante aux yeux de la réalisatrice, car l&rsquo;un des objectifs du film est de montrer la culture traditionnelle à la population locale. Le résultat a été saisissant puisque de nombreux spectateurs ont déclaré qu&rsquo;ils avaient eu <span class="s1">«&nbsp;</span><em>l&rsquo;impression d&rsquo;avoir voyagé dans un autre pays</em> »&nbsp;et <span class="s1">«&nbsp;</span><em>qu&rsquo;ils ne savaient pas que ces traditions existaient </em>», décrit la réalisatrice.</p>



<figure class="wp-block-image alignnone size-full wp-image-50643"><img loading="lazy" decoding="async" width="2560" height="1439" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/Anisa-Sabiri_portrait-min-scaled.jpg" alt="tadjikistan documentaire traditions culture musique anisa sabiri" class="wp-image-50643" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/Anisa-Sabiri_portrait-min-scaled.jpg 2560w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/Anisa-Sabiri_portrait-min-300x169.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/Anisa-Sabiri_portrait-min-1024x576.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/Anisa-Sabiri_portrait-min-768x432.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/Anisa-Sabiri_portrait-min-1536x864.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/Anisa-Sabiri_portrait-min-2048x1152.jpg 2048w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/Anisa-Sabiri_portrait-min-1300x731.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /><figcaption class="wp-element-caption">Anissa Sabiri, réalisatrice de « Les rythmes du temps perdu ».</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><span class="s1">Son film précédent,<a href="https://festagent.com/en/projects/tambur_crying"> <em>The Crying of Tanbur</em></a>, traitait de la guerre civile qui a façonné l&rsquo;identité des Tadjiks nés de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Perestro%C3%AFka">perestroïka</a> ou du début de le période post-soviétique. Elle y met en avant le son d&rsquo;un instrument de musique rituel le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tamb%C3%BBr">tanbur</a>, «&nbsp;<em>qui pleure les traumatismes de la nouvelle génération&nbsp;</em>». </span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span class="s1">Plus largement, le travail d&rsquo;Anissa Sabiri vise à mieux saisir l&rsquo;identité tadjike et dans <em>Les rythmes du temps perdu</em>, elle remonte plus loin dans le passé. La réalisatrice souhaite «&nbsp;<em>explorer le chemin parcouru par le peuple tadjik jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui pour perpétuer les traditions </em>». Pour elle, «&nbsp;<em>les traditions sont le langage corporel et mental de l&rsquo;expression de l&rsquo;identité. Et, comme nous le voyons dans le film, notre peuple a dû subir de nombreuses guerres culturelles, et chacune d&rsquo;entre elles a effectivement affecté notre identité&nbsp;</em>».</span><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/regards-sur-le-cinema-feminin-dasie-centrale/">Regards sur le cinéma féminin d’Asie centrale</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Concernant ses projets futurs, Anissa Sabiri aimerait continuer à exploiter les 30 heures de vidéo et d&rsquo;audio qu&rsquo;elle a collectés pour <em>Les rythmes du temps perdu</em>. Actuellement, elle travaille aussi sur un projet de long métrage dont l&rsquo;histoire se déroule dans les derniers jours de la dissolution de l&rsquo;Union soviétique, et met en scène une jeune femme originaire d&rsquo;un village, qui tente de s&rsquo;émanciper en ville, mais rencontre de nombreuses difficultés à cause de ses origines et de l&rsquo;époque chaotique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Anissa Sabiri reste très attachée aux questions des conflits d&rsquo;identité et des frontières. «&nbsp;<em>Je trouve ce thème fascinant, proche de mon cœur et très pertinent. En tant qu&rsquo;enfant du Tadjikistan post-soviétique, élevée dans une famille complètement russifiée, je ressens moi-même ce conflit intérieur&nbsp;</em><span class="s1">»</span>, décrit-elle.</p>



<figure class="wp-block-image alignnone wp-image-50645 size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00050000-min-1024x576.jpg" alt="tadjikistan musique culture traditions documentaire " class="wp-image-50645" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00050000-min-1024x576.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00050000-min-300x169.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00050000-min-768x432.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00050000-min-1536x864.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00050000-min-2048x1152.jpg 2048w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/09/ROLT00050000-min-1300x731.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Des femmes tadjikes autour d&rsquo;un repas traditionnel, extrait du film « Les rythmes du temps perdu ».</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Si Anissa Sabiri espère toucher le peuple tadjik avec <em>Les rythmes du temps perdu</em>, la réalisatrice cherche surtout une prise de conscience, et pourquoi pas la création d&rsquo;un nouveau modèle qui réintégrerait au monde moderne ce qui a été perdu. Une chose est certaine : au Tadjikistan, la musique et la danse accompagnent les gens dans la joie et la tristesse depuis des siècles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En attendant une sortie en salle au Tadjikistan, ce documentaire fait désormais le tour des festivals internationaux, comme le <a href="https://www.calvertjournal.com/filmfestival">festival du film du Calvert Journal.</a> Il semble pourtant que la principale reconnaissance attende la cinéaste chez elle, lorsque ses compatriotes seront plus nombreux à voir ce film.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Zoé De Nadaï
Rédactrice pour Novastan</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Relu par Charlotte Bonin</strong>
<p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p></p>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/a-la-recherche-des-rythmes-du-temps-perdu-au-tadjikistan/">A la recherche des Rythmes du temps perdu au Tadjikistan</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>« La Femme », un documentaire sur les violences domestiques au Kazakhstan</title>
		<link>https://novastan.org/fr/kazakhstan/la-femme-un-documentaire-sur-les-violences-domestiques-au-kazakhstan/</link>
					<comments>https://novastan.org/fr/kazakhstan/la-femme-un-documentaire-sur-les-violences-domestiques-au-kazakhstan/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tommy Hodgson]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jun 2021 09:55:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Loi]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
		<category><![CDATA[Violences familiales]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/la-femme-un-documentaire-sur-les-violences-domestiques-au-kazakhstan/">« La Femme », un documentaire sur les violences domestiques au Kazakhstan</a></p>
<p>Réalisé par Kana Beïsekeïev et produit par Kaïrat Nourmougambetov, en association avec la chaîne Qazaq TV, La Femme est un documentaire qui relate avec force le destin poignant de quatre femmes confrontées aux violences conjugales. Novastan reprend et traduit ici un article publié le 16 février 2021 par notre version anglaise. La Femme est un [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/la-femme-un-documentaire-sur-les-violences-domestiques-au-kazakhstan/">« La Femme », un documentaire sur les violences domestiques au Kazakhstan</a></p>

<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph"><strong>Réalisé par Kana Beïsekeïev et produit par Kaïrat Nourmougambetov, en association avec la chaîne Qazaq TV, <em>La Femme</em> est un documentaire qui relate avec force le destin poignant de quatre femmes confrontées aux violences conjugales.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Novastan reprend et traduit ici un article publié le 16 février 2021 par <a href="https://novastan.org/en/kazakhstan/the-wife-the-short-film-highlighting-domestic-violence-in-kazakhstan/">notre version anglaise</a>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Femme</em> est un documentaire sorti en 2021 qui traite de la violence domestique au Kazakhstan. Dans la société kazakhe, ce sujet n’est pas souvent discuté ni même reconnu alors qu’il en dit long sur les problèmes sociaux les plus importants auxquels le pays est confronté. Le scénario met en lumière les raisons psychologiques et systémiques de cette violence continue. Il indique aussi les solutions qui permettraient d&rsquo;y remédier.</p>


<p style="background-color: #d4d4d4;"><span style="color: #000000;">Novastan est le seul média européen (en français, en allemand et en anglais) spécialisé sur l'Asie centrale. Entièrement associatif, il fonctionne grâce à votre participation. Nous sommes indépendants et pour le rester, nous avons besoin de vous ! Vous pouvez nous soutenir <strong><a href="https://novastan.org/fr/sabonner/"> en vous abonnant</a></strong>, en réalisant <a href="https://www.okpal.com/soutenez-novastan-seul-media-francais-sur-l-asie/#/"> un don défiscalisé à 66 %</a>, ou en devenant membre actif<strong> <strong><a href="https://novastan.org/fr/novastan-france/devenez-membre-devenez-novastan/">par ici</a></strong>.</strong></span></p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Ce film est <a href="https://www.youtube.com/watch?v=NrpCts9jyNs&amp;t=368s">disponible</a> gratuitement sur YouTube, sous-titré en anglais. Novastan a demandé au réalisateur <a href="https://www.facebook.com/beisekeyev">Kana Beïsekeïev</a> quelles étaient ses intentions en le tournant et comment le public a réagi. Voici ses réponses.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Novastan : pourquoi vous êtes-vous penché sur le sujet des violences domestiques au Kazakhstan ?</strong></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph"><strong>Kana Beïsekeïev :</strong> L&rsquo;année dernière, de nombreux journaux ont commencé à parler des violences domestiques, et c&rsquo;est pourquoi il m&rsquo;a semblé intéressant de travailler sur la question. On imagine souvent que ces violences constituent un cas de brutalité extrême, et pourtant, c’est bien une réalité au Kazakhstan.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" class="wp-image-48085" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/06/Capture-décran-2021-06-04-à-20.13.12-1024x725.png" alt="La Femme Documentaire Kana Beïsekeïev" />
<figcaption>Le réalisateur Kana Beïsekeïev dans son film La Femme.</figcaption>
</figure>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Je ne pense pas qu’il y ait déjà eu un tel documentaire à ce sujet dans notre pays. C&rsquo;est au printemps dernier que mon équipe et moi avons décidé de réaliser ce film, mais le tournage a dû être reporté en raison du confinement. Nous avons appris par la suite que les cas de violences domestiques s&rsquo;étaient multipliés durant cette période où les gens étaient enfermés chez eux. Nous nous sommes alors rendus compte qu&rsquo;il était temps de traiter ce sujet difficile.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">J&rsquo;ai réfléchi à la façon d&rsquo;aborder le sujet auprès des gens de mon âge, la jeune génération. Honnêtement, cela n&rsquo;a pas été facile car, de par mon éducation, cette problématique m&rsquo;était totalement étrangère. Avant, je n’en avais jamais véritablement entendu parler. Mais j&rsquo;ai une sœur aînée et j&rsquo;ai été quelque peu surpris d&rsquo;apprendre combien dans notre culture, il est très difficile d&rsquo;être une femme.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Pourtant, quand les hommes abordent le sujet avec leur petite amie, ils entendent de nombreuses histoires de violence. Celles-ci se produisent dans la rue et au travail ou bien à la maison et sont parfois même le fait de frères, de membres de la même famille. Vu de l&rsquo;extérieur, tout semble peut-être aller pour le mieux, mais en réalité il n&rsquo;en est rien.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph"><strong>Votre documentaire montre comment les rôles assignés à l&rsquo;homme et à la femme sont fixés de façon rigide au Kazakhstan. Il y a autour de la femme toute une culture du blâme : on lui reproche souvent des peccadilles, par exemple quand les enfants font des bêtises ou bien quand un plat est brûlé. Et après, ça dégénère. Comment expliquer cela ?</strong></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Ce problème lié au genre découle de notre culture et de notre conception de la famille. Dans notre pays, la naissance d&rsquo;un fils est considérée comme un plus grand privilège pour la famille que celle d&rsquo;une fille. Et cela vaut non seulement pour le Kazakhstan mais aussi pour la plupart des cultures d&rsquo;Asie centrale, et même du Caucase et de Russie.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" class="wp-image-48087" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/06/Capture-décran-2021-06-03-à-20.10.47-1-1024x651.png" alt="La Femme Documentaire" />
<figcaption>Plan du film La Femme.</figcaption>
</figure>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">La majorité des pays qui nous entourent partagent les mêmes préjugés en faveur des garçons. Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;équilibre entre les sexes, les parents seront probablement plus heureux si leur enfant est un garçon. Cela semble être une mauvaise plaisanterie, mais c&rsquo;est la réalité.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Ces préjugés sont omniprésents, on les retrouve dans les romans, dans les films. Dans notre culture, les femmes elles-mêmes pensent qu&rsquo;il est dans leur intérêt d&rsquo;avoir un fils plutôt qu&rsquo;une fille. Ce sont là des opinions largement partagées et il y a vraiment chez nous un abîme entre les sexes. Dans notre société, les femmes, si elles veulent réussir, doivent montrer « qu’elles ont des couilles ».</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan: </strong><a href="un documentaire s'interroge sur les prénoms féminins pour faire naître un garçon."><strong>Kazakhstan: un documentaire s&rsquo;interroge sur les prénoms féminins pour faire naître un garçon</strong></a></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Vous n’êtes pas seulement une femme, il vous faut en plus assumer des responsabilités et satisfaire des attentes. Entre les sexes, la partie n&rsquo;est pas équitable.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph"><strong>Vous pensez donc que, puisqu&rsquo;elle part dans la vie avec un handicap, une femme est plus dans l’obligation de faire ses preuves ?</strong></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">La pression commence en fait dès l&rsquo;entrée à l&rsquo;école. Dans les petites classes, le garçon pourra se permettre de mauvaises notes, il aura le temps de se rattraper plus tard. La fille, elle, se doit d&rsquo;obtenir seulement d&rsquo;excellents résultats. Même si elle poursuit ses études jusqu&rsquo;au baccalauréat, prouvant ainsi son potentiel, les membres plus âgés de sa famille lui demanderont : « A quoi bon ce diplôme ? Tu ferais mieux de te trouver un mari ».</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">La fille est censée à la fois apprendre à être une « bonne épouse » et à réussir dans son métier. De nombreuses familles se comportent ainsi, surtout dans les petits villages. Bien sûr, tout le monde n&rsquo;est pas comme ça. Il n&rsquo;en reste pas moins que cette opinion existe dans notre société, ce qui génère des problèmes plus importants.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph"><strong>Le film aborde le sujet de l&rsquo;alcool comme facteur déclencheur des violences domestiques. L&rsquo;alcoolisme est-il considéré au Kazakhstan comme un problème important ?</strong></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Oui, surtout en dehors des grandes villes. Dans les plus petites villes, si vous allez au magasin local, vous y verrez probablement un grand nombre de bouteilles d&rsquo;alcool en vente. Principalement de la vodka. On se croirait encore dans les années 1990, en URSS ou en Russie. Ici, quand les gens boivent, c&rsquo;est pour se saouler, et ils sont très portés sur la boisson. Or, l&rsquo;alcoolisme est un phénomène essentiellement masculin.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" class="wp-image-48083" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/06/Capture-décran-2021-06-03-à-20.10.05-1024x611.png" alt="La Femme Documentaire" />
<figcaption>Le film montre l&rsquo;inégalité des chances entre les femmes et les hommes (illustration).</figcaption>
</figure>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Mais ceci est aussi un problème d&rsquo;argent : beaucoup d&rsquo;hommes n’ont pas de travail. Sans revenus, il est très difficile de survivre, et cela entraîne beaucoup de dépressions. La dépression les mène à boire, en compagnie de ceux qui leur ressemblent, ces amis qui ne peuvent pas trouver de travail. C&rsquo;est toujours le même problème, sans cesse répété.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Les hommes parlent de la dureté de la vie, des problèmes avec leurs épouses. Les femmes, elles, qui s&rsquo;occupent des enfants à la maison, demandent à leur mari pourquoi il se comporte ainsi. « On n&rsquo;a pas d&rsquo;argent pour de l&rsquo;alcool, il faut que tu trouves du travail pour prendre soin de nous ». L&rsquo;homme réplique : « Je suis l’homme de la maison, ne me parle pas ainsi ». Et de telles disputes peuvent rapidement dégénérer.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Concernant les violences domestiques, un des plus grands problèmes du Kazakhstan est que beaucoup de parents n&rsquo;apprennent pas à leurs enfants comment devenir de bons maris ou de bonnes épouses qui sauront prendre soin de leur famille quand ils seront adultes. L&rsquo;ignorance concernant ces questions est grande. La vie de famille, ce n’est pas un jeu, et beaucoup n&rsquo;ont pas été préparés à assumer cette responsabilité.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Les femmes commencent à se marier très tôt, à 18 ou 19 ans dans les petites villes. Et après 25 ans, elles commencent à être considérées comme trop vieilles pour le mariage, même dans les grandes villes. Dans notre société, on vous force à assumer très tôt des responsabilités. Or, sortis tout juste de l&rsquo;enfance, les jeunes gens ne savent pas se comporter réellement en adultes. Nos problèmes découlent de ce manque de culture et d&rsquo;éducation qui conduit à des situations dangereuses.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph"><strong>Une des phrases les plus marquantes du film est celle-ci : « Le système permet que cela arrive ». Si les violences domestiques se produisent, c&rsquo;est que la police et les législateurs ne prennent pas les choses au sérieux. Un facteur aggravant étant la corruption ambiante, ce que souligne un autre protagoniste : « Ici tout s&rsquo;achète ». Espériez-vous avec ce film ouvrir la discussion sur d&rsquo;autres sujets relatifs à ces violences dans la société kazakhe, comme la corruption ou l’organisation des pouvoirs ?</strong></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agissait plutôt pour moi d&rsquo;atteindre les gens ordinaires, de les conduire à s&rsquo;interroger : pourquoi n&rsquo;aborde-t-on pas ces problèmes plus ouvertement ? J&rsquo;ai fait ce film pour le peuple, il doit être informé de ce qu&rsquo;il se passe dans notre pays. Il faut que les gens prennent conscience de ce qui devrait être fait et sachent comment réagir au cas où ils seraient confrontés à la même situation.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" class="wp-image-48084" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/06/Capture-décran-2021-06-03-à-20.20.41-1024x677.png" alt="La Femme Documentaire" />
<figcaption>Le réalisateur veut faire réfléchir sur les violences conjugales (illustration).</figcaption>
</figure>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Cela pourrait impliquer de changer nos lois pour sauver des vies humaines. Mais pour cela, il faut lutter contre les questions culturelles qui ont plus de poids que les lois.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Quand les femmes vont au commissariat après avoir été victimes de violences conjugales, elles se trouvent devant des hommes qui connaissent leur mari et ne prennent pas leur plainte au sérieux.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">L&rsquo;affaire est alors traitée comme une petite dispute de famille et l&rsquo;on conseille à la femme de retourner dans son foyer et d&rsquo;essayer de reprendre une vie normale. On la rassure, on lui dit que tout va rentrer dans l&rsquo;ordre. Peut-être le cas sera-t-il consigné dans un procès-verbal, mais si vous essayez de consulter le rapport deux jours après, il est possible qu’il n’existe plus. C&rsquo;est précisément ce contre quoi s&rsquo;insurgent beaucoup de gens.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph"><strong>Quel a été l’effet d’avoir un humoriste faisant des commentaires et des blagues sur une scène vide ? Quel but recherchiez-vous ?</strong></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit d&rsquo;un vrai humoriste qui a écrit ses propres blagues pour le film. J&rsquo;avais entendu auparavant ses plaisanteries sur les violences domestiques et je lui ai demandé pourquoi il faisait de l&rsquo;humour sur un tel sujet. Il m&rsquo;a répondu que c&rsquo;était justement parce qu&rsquo;il avait vécu une expérience semblable dans sa propre famille.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" class="wp-image-48086" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/06/Capture-décran-2021-06-04-à-20.11.47-1024x658.png" alt="La Femme Documentaire" />
<figcaption>L&rsquo;humoriste dans le film La Femme.</figcaption>
</figure>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce qui m&rsquo;a donné l&rsquo;idée de faire ce documentaire du point de vue d’un humoriste. Au moins, sous le biais de l&rsquo;humour, il aborde le problème. Et lorsqu’il plaisante, il donne vie au débat.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph"><strong>Quelles ont été les réactions à ce documentaire au Kazakhstan ? A-t-il fait l&rsquo;objet de critiques ?</strong></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Ça a été très intéressant. Certaines réactions ont été bonnes, mais pas toutes. Quelques-uns nous ont critiqués parce que, selon eux, nous allons trop loin en nous attaquant à un tel sujet et que nous sommes en faveur d’une modification des lois concernant les violences domestiques. Certaines voix issues de la <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/paroles-de-feministes-et-militants-lgbt-au-kazakhstan/">communauté féministe</a> n’ont pas aimé le film, lui reprochant de ne donner la parole qu&rsquo;aux hommes pour parler des violences.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Vous savez, ça n&rsquo;a pas été facile de traiter ce sujet. Mon objectif était simplement de dénoncer les violences domestiques et de donner la parole à un petit nombre de personnes. Dans le film, il y a des conversations entre hommes et certains des participants nous ont demandé pourquoi nous n&rsquo;avons pas inclus les femmes dans ces discussions.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" class="wp-image-48082" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/06/Capture-décran-2021-06-03-à-20.08.52-1024x615.png" alt="La Femme Documentaire" />
<figcaption>Les réactions face au film sont diverses (illustration).</figcaption>
</figure>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Il y a eu parfois aussi des réactions violentes de la part de petits groupes, de cellules familiales, ce qui nous a surpris. Mais nous avons bel et bien donné la parole aux femmes, puisque ce film parle des relations homme-femme. Le sujet est cette culture qui inculque aux garçons et aux filles dès leur plus jeune âge à penser différemment, ce qui affecte leur comportement quand ils grandissent.</p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph"><strong>A la fin, le documentaire indique qu&rsquo;une nouvelle loi contre les violences domestiques devra entrer en vigueur au printemps 2021. Qu&rsquo;en attendez-vous?</strong></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">J&rsquo;espère qu&rsquo;elle changera les choses et qu&rsquo;il sera moins facile pour les auteurs de violences domestiques d&rsquo;échapper à la justice. Pour l&rsquo;instant, les procédures sont très lentes, même dans le cas d&rsquo;une simple amende.</p>


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<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Je pense donc que la <a href="https://www.hrw.org/news/2020/12/22/kazakhstans-domestic-violence-survivors-push-legal-protections">nouvelle loi</a> devrait protéger davantage les femmes. Mais il nous faut aussi travailler avec les hommes là où c’est possible. Je ne suis pas juriste et je ne sais pas exactement quelles seront les répercussions de cette loi, je pense en tout cas que c&rsquo;est un pas dans la bonne direction.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avez-vous d&rsquo;autres projets après celui-ci ?</strong></p>



<p class="has-text-align-left wp-block-paragraph">Je viens d&rsquo;achever un documentaire sur les <a href="https://novastan.org/fr/region-ouighoure/surveillance-totale-segregation-et-internement-au-xinjiang-discret-reportage-sur-le-quotidien-des-ouighours/">camps</a> de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ou%C3%AFghours">Ouïghours</a> au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Xinjiang">Xinjiang</a>, ce qui m&rsquo;a amené à interroger également des Kazakhs. J&rsquo;ai rencontré plusieurs personnes qui ont été internées dans ces camps et qui vivent maintenant à Washington. Le film est actuellement au stade du montage, et j&rsquo;espère donc que d&rsquo;ici un mois ou deux je pourrai le mettre sur YouTube.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Femme</em> est disponible sur <a href="https://www.youtube.com/watch?v=NrpCts9jyNs&amp;t=368s">YouTube</a></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Tommy Hodgson</strong><br /><strong>Auteur pour Novastan</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Traduit de <a href="https://novastan.org/en/kazakhstan/the-wife-the-short-film-highlighting-domestic-violence-in-kazakhstan/">l&rsquo;anglais</a> par Bruno Cazauran </strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Édité par Gulafiya Chatayeva</strong></p>
<p><strong>Relu par Charlotte Bonin</strong></p>


<p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>« Alitchour », un film en photos sur les difficultés des villages du Pamir touchés par la crise</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Asia Plus]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Feb 2021 10:54:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Tadjikistan]]></category>
		<category><![CDATA[Alitchour]]></category>
		<category><![CDATA[Coronavirus]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
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		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Pamir]]></category>
		<category><![CDATA[Photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/alitchour-un-film-en-photos-sur-les-difficultes-des-villages-du-pamir-touches-par-la-crise/">« Alitchour », un film en photos sur les difficultés des villages du Pamir touchés par la crise</a></p>
<p>La société de production 180 degrés a publié une vidéo sur la vie éprouvante dans la campagne tadjike. Il s’agit du premier film en photos qui raconte les problèmes économiques des habitants d’Alitchour, devenus presque impossibles à résoudre suite à la pandémie de coronavirus. Novastan reprend et traduit ici un article publié le 19 octobre [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/alitchour-un-film-en-photos-sur-les-difficultes-des-villages-du-pamir-touches-par-la-crise/">« Alitchour », un film en photos sur les difficultés des villages du Pamir touchés par la crise</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>La société de production 180 degrés a publié une vidéo sur la vie éprouvante dans la campagne tadjike. Il s’agit du premier film en photos qui raconte les problèmes économiques des habitants d’Alitchour, devenus presque impossibles à résoudre suite à la pandémie de coronavirus.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Novastan reprend et traduit ici un article publié le 19 octobre 2020 par le média tadjik indépendant </strong><a href="https://asiaplustj.info/ru/news/tajikistan/society/20201019/bogom-zabitie-mesta-kak-snimalsya-fotofilm-alichor-o-zhizni-tadzhikskih-gortsev?tg_rhash=4ad06923c19fc6"><strong>Asia-Plus</strong></a><strong>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Tadjikistan, la pandémie de coronavirus a largement touché les habitants des campagnes. Alors que ces derniers faisaient déjà face à des problèmes importants avant le Covid-19, comme se <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/chasse-chauffage-et-protection-de-la-faune-et-de-la-flore-lequilibre-delicat-du-pamir/">chauffer</a> ou avoir <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/dans-le-sud-du-tadjikistan-72-villages-prives-delectricite/">de l’électricité</a>, leur situation a empiré. Cela a notamment été le cas à <a href="https://tg.wikipedia.org/wiki/%D0%90%D0%BB%D0%B8%D1%87%D1%83%D1%80*">Alitchour</a>, un petit village situé dans le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Haut-Badakhchan">Haut-Badakhchan</a>, dans l’est du Tadjikistan. Pour l’évoquer, la société de production <a href="https://www.facebook.com/dgr180/?ref=page_internal">180 degrés</a> a réalisé un film en photos, nommé d’après le village.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Makhpora Kiromova, autrice et productrice du film <em>Alitchour</em>, a évoqué ce nouveau projet et d’autres films à venir auprès d’Asia-Plus. <em>«&nbsp;L’idée de faire un film en photos m’est venue récemment, il y a six mois environ. C’est un format assez compliqué, mais très intéressant à exploiter où l’on cherche à atteindre l’effet de présence via la beauté des photos et le bruit de fond. Et avec cela, il faut raconter une histoire. Une histoire importante, une histoire entière »</em>, décrit Makhpora Kiromova.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des habitants qui n’ont «&nbsp;jamais connu une vie facile&nbsp;»</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Makhpora Kiromova, le seul problème rencontré lors la réalisation de cette idée a été celui du financement du trajet. Pour le tournage du film, il fallait aller dans une des régions les plus éloignées de Douchanbé, la capitale tadjike. Le projet, décrit par la productrice comme <em>«&nbsp;extrêmement lourd&nbsp;financièrement »,</em> a pu se réaliser grâce au soutien de l’Institut Société Ouverte, une fondation tadjike.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan&nbsp;: </strong><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/voru-le-ciel-et-la-montagne-comme-seuls-reconforts/"><strong>Voru, le ciel et la montagne comme seuls réconforts</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« J’ai laissé mon cœur dans les montagnes de </em><a href="https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Pamir"><em>Pamir</em></a><em> il y a cinq ans environ, et j’avais envie de retourner voir ces gens généreux et toujours prêts à aider qui, comme on le sait bien, n’ont jamais connu une vie facile et à l’ère de la pandémie ont davantage de problèmes »</em>, confie l’autrice<em>. « Je suis revenue de là-bas avec deux histoires composées avec le photographe Nozim Kalandarov, dont les œuvres, j’en étais certaine, étaient capables d’embellir le projet : une histoire vient d&rsquo;Alitchour, l&rsquo;autre de <a href="https://en.m.wikipedia.org/wiki/Bulunkul">Boulounkoul</a> », </em>ajoute Makhpora Kiromova.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La pandémie vécue différemment dans les montagnes et dans la capitale</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les deux endroits se trouvent à plus de 4 000 mètres d’altitude, le chômage s’y élève d’habitude à 60 %. En 2020 cependant, suite à la pandémie qui a privé la population du tourisme, soit l’un des seuls moyens de gagner sa vie, le taux est passé à 90 % »</em>, décrit la productrice<em>.</em> <em>« Et ne pas en parler serait un crime »</em>, lance-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan&nbsp;: </strong><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/malgre-le-coronavirus-le-tadjikistan-construit-un-nouveau-parlement-et-un-complexe-gouvernemental/"><strong>Malgré le coronavirus,&nbsp; le Tadjikistan construit un nouveau parlement et un complexe gouvernemental</strong></a></p>


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<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ici, dans la capitale, nous continuons toujours malgré cette « catastrophe » à célébrer les fêtes autour de différents légumes et des baies, il y a eu récemment un concours de mangeurs de plov. Et là-haut, dans les montagnes, les gens peinent à joindre les deux bouts. Et ces conséquences économiques de la pandémie, comme on le suppose, vont nous ébranler encore et encore. Et nous vivons de façon peu sérieuse »,</em> considère Makhpora Karimova.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>D&rsquo;autres films à venir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bientôt, selon la productrice, l’histoire de Boulounkoul sera publiée sur Internet. Celle-ci, avoue -t-elle, l’a particulièrement émue. « <em>J’ai découvert qu’il existait, dans notre pays, des endroits où il n’y avait aucune trace de civilisation. Vous direz probablement que je suis naïve et stupide, mais vers mes 33 ans, je croyais honnêtement qu’il n’y avait plus d’endroit sauvage. Je me trompais », </em>décrit Makhpora Kiromova<em>. « Bientôt, on ira à Gornaya Matcha et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yaghnob">Yaghnob</a>, d’où nos médias rapportent également peu d’histoires. J’aimerais y parler de la mentalité et du mode de vie propres aux habitants de ces deux endroits que peu de Tadjiks connaissent d’ailleurs »</em>, décrit-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan&nbsp;:</strong><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/au-tadjikistan-certains-villages-sont-retombes-au-moyen-age/"><strong>Au Tadjikistan,&nbsp; certains villages sont retombés au Moyen-Age</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film en photos « Alitchour » est en tadjik avec sous-titres tadjiks. Les sous-titres en russe et anglais sont également accessibles.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Аличор | Қаҳтсолӣ дар як рустои Бадахшон ҳангоми пандемия" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/eedZjhnJDfw?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Écrit par Chirine Rakhmanova<br>Journaliste pour Asia-Plus</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Traduit <a href="https://asiaplustj.info/ru/news/tajikistan/society/20201019/bogom-zabitie-mesta-kak-snimalsya-fotofilm-alichor-o-zhizni-tadzhikskih-gortsev?tg_rhash=4ad06923c19fc6">du russe</a> par Ariadna Goulevskaya</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Édité par Christine Wystup</strong> </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Relu par Anne Marvau</strong></p>


<p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>Kin-dza-dza ! Un film légendaire tourné dans le désert de Karakoum</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elizabeth Lallier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Dec 2020 11:04:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Turkménistan]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Désert]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Gueorgui Danielia]]></category>
		<category><![CDATA[Karakoum]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/turkmenistan/kin-dza-dza-un-film-legendaire-tourne-dans-le-desert-de-karakoum/">Kin-dza-dza ! Un film légendaire tourné dans le désert de Karakoum</a></p>
<p>Tournée dans la chaleur intense du désert de Karakoum, la tragicomédie Kin-dza-dza !, chef-d’œuvre du réalisateur Gueorgui Danielia, aura laissé des souvenirs aux populations locales tant par les anecdotes de tournage que par le florilège d’expressions et de mots inventés encore entendus aujourd’hui au Turkménistan. Novastan reprend et traduit ici un article publié le 6 juillet [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/turkmenistan/kin-dza-dza-un-film-legendaire-tourne-dans-le-desert-de-karakoum/">Kin-dza-dza ! Un film légendaire tourné dans le désert de Karakoum</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tournée dans la chaleur intense du désert de Karakoum, la tragicomédie <em>Kin-dza-dza !</em>, chef-d’œuvre du réalisateur Gueorgui Danielia, aura laissé des souvenirs aux populations locales tant par les anecdotes de tournage que par le florilège d’expressions et de mots inventés encore entendus aujourd’hui au Turkménistan.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Novastan reprend et traduit ici un article publié le 6 juillet 2020 par le média turkmène <a href="https://orient.tm/kin-dza-dza-legendarnyj-film-snyatyj-v-karakumah/">Orient.tm</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Durant l’été 2020, l’incroyable réalisateur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gueorgui_Danielia">Gueorgui Danielia</a>, génie de son époque, aurait eu 90 ans. Aujourd’hui, en plus d’avoir réalisé l&rsquo;un des classiques du cinéma soviétique, ses chefs-d’œuvre impérissables sont également célébrés au Turkménistan, parmi lesquels <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Afonia">Afonia</a> </em>(1975), <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mimino">Mimino</a> </em>(1977),<em> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Marathon_d%27automne">Le Marathon d’Automne</a> </em>(1979) ainsi que la plus fantastique des tragicomédies : <em> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kin-dza-dza!">Kin-dza-dza !</a> </em>(1986).</p>


<p style="background-color: #d4d4d4;"><span style="color: #000000;">Novastan est le seul média européen (en français, en allemand et en anglais) spécialisé sur l'Asie centrale. Entièrement associatif, il fonctionne grâce à votre participation. Nous sommes indépendants et pour le rester, nous avons besoin de vous ! Vous pouvez nous soutenir <strong><a href="https://novastan.org/fr/sabonner/"> en vous abonnant</a></strong>, en réalisant <a href="https://www.okpal.com/soutenez-novastan-seul-media-francais-sur-l-asie/#/"> un don défiscalisé à 66 %</a>, ou en devenant membre actif<strong> <strong><a href="https://novastan.org/fr/novastan-france/devenez-membre-devenez-novastan/">par ici</a></strong>.</strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nombreux sont ceux parmi les doyens du Turkménistan qui se souviennent que le tournage de cette <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dystopie">dystopie</a> de science-fiction s’est déroulé dans la chaleur intense du désert de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9sert_du_Karakoum">Karakoum</a>, non loin de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Balkanabat">Balkanabat</a>, ou Nebit Dag à l’époque. Les populations locales s’étaient liées avec l’équipe de tournage et avaient invité chez eux les acteurs et le réalisateur pour boire un bol de thé vert désaltérant. Les photos souvenirs prises lors du tournage par les habitants sont innombrables.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="417" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2020/12/FOTO-2-6.jpg" alt="Kin-dza-dza Film Turkménistan Tournage Gueorgui Danielia Evgueni Leonov" class="wp-image-41895" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2020/12/FOTO-2-6.jpg 1000w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2020/12/FOTO-2-6-300x125.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2020/12/FOTO-2-6-768x320.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption>L&rsquo;acteur principal du film, Evgueni Leonov, en compagnie de Turkmènes de la région.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Particulièrement populaire parmi les fans de <em>Kin-dza-dza !,</em> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Evgueni_Leonov">Evgueni Leonov</a> était l’interprète du personnage de Ouaf dans le film. Son langage regorge de mots incompréhensibles, et c’est bien ce qui fait toute sa singularité. Le film a d’ailleurs exercé une forte influence sur le russe de l’époque, ajoutant à l’argot de ses contemporains un florilège d’expressions et de mots inventés, que l’on entend encore aujourd’hui, et pas seulement chez les cinéphiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’origine du titre du film</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre du film relève de « l’abracadabra » et presque tous les spectateurs se sont demandé ce que pouvait bien signifier « Kin-dza-dza ». La tragicomédie fantastique s’appelait au départ <em>La poussière cosmique</em> jusqu’à ce que Gueorgui Danielia entende la chansonnette que fredonnait Evgueni Leonov en attendant le début du tournage, répétant trois fois la dernière syllabe du dernier mot prononcé, ce qui donne : <em>« dans mon cartable-table-table j’ai de la coriandre-andre-andre… »,</em> coriandre qui se dit <em>kinza</em> en russe : <em>kin-dza-dza-dza</em>…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/turkmenistan/le-soleil-blanc-du-desert-le-western-sovietique-par-excellence-dans-le-desert-turkmene/">“Le Soleil blanc du désert”, le western soviétique par excellence dans le désert turkmène</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ayant gardé en mémoire ces étranges paroles, Gueorgui Danielia a rapidement modifié le nom, semant ainsi le mystère jusque dans le titre du film. Dès le début, les prises de cette dystopie se déroulant dans la galaxie fictive de Kin-dza-dza ont été accompagnées de situations curieuses, de telle sorte que l’on pourrait tout à fait tourner une comédie sur le tournage de cette tragicomédie, qui serait tout aussi drôle et divertissante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un tournage épique dans le désert</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le tournage lui-même s’est déroulé dans des conditions très particulières. <em>« Notre groupe est arrivé à </em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%BCrkmenba%C5%9Fy_(ville)"><em>Krasnovodsk</em></a><em>, au Turkménistan, tandis que les décors sont partis pour </em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Krasno%C3%AFarsk"><em>Krasnoïarsk</em></a><em>, en Sibérie. L’équipe s’est retrouvée dans le désert, dans lequel on a erré pendant deux semaines en attendant les décors. Puis ils sont arrivés, on a commencé à tourner, on a travaillé d’arrache-pied »</em>, se souvient <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Stanislav_Lyubshin">Stanislav Lioubchin</a>, qui a joué le rôle du contremaître Diadia Vova, l&rsquo;un des personnages principaux du film.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/turkmenistan/letape-decisive-la-guerre-civile-russe-vue-sous-langle-dune-histoire-damour-turkmene/">“L’étape décisive”, la guerre civile russe vue sous l’angle d’une histoire d’amour turkmène</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres problèmes sont également apparus avec les costumes. Lorsque l’actrice <a href="https://www.imdb.com/name/nm0794603/">Irina Schmeljowa</a> a atterri à Balkanabat, il s’est avéré qu’il n’y avait pas du tout de costume pour elle. Heureusement, grâce à l’ingéniosité des costumiers, ce problème a été vite résolu.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Tourner dans le désert, sous 60° C, a été éprouvant pour les acteurs. Il aurait été difficile de survivre sans thé vert. Il n’a pas non plus été possible de filmer toutes les scènes essentielles en une seule expédition à Karakoum. C’est pourquoi plusieurs allers-retours ont été nécessaires pour apporter les dernières finitions aux décors, ainsi qu’aux effets spéciaux. L’apparition d’une grande roue dans le décor du film a été très remarquée.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="338" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2020/12/FOTO-3-2.jpg" alt="Kin-dza-dza Film Turkménistan Tournage Gueorgui Danielia Evgueni Leonov" class="wp-image-41896" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2020/12/FOTO-3-2.jpg 1000w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2020/12/FOTO-3-2-300x101.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2020/12/FOTO-3-2-768x260.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption>Le tournage du film de science-fiction a été dantesque.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le tournage a été long mais il aura apporté à l’équipe, outre la sympathie du public, de nombreux prix, dont le prix spécial du jury du Festival international du film de Rio de Janeiro, en 1987, pour « la conception la plus originale ». Bien plus tard, en 2002, c’est au réalisateur lui-même, Gueorgui Danielia, que sera décerné le prix Wanderer (« Strannik », en russe), qui récompense chaque année la littérature fantastique en Russie, avec la mention « légende du cinéma fantastique ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/abdullajon-une-critique-de-la-societe-ouzbeke-par-la-science-fiction-comique/">« Abdullajon », une critique de la société ouzbèke par la science-fiction comique</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2013 un long-métrage d’animation fantastique, <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ku!_Kin-dza-dza">Kou! Kin-dza-dza</a></em> a été produit. Il est adapté du scénario de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Revaz_Gabriadze">Rezo Gabriadzé</a> et de Gueorgui Danielia, dont ce sera le dernier film.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>&nbsp;</em><strong>Selbi Tcharyeva<br>Journaliste pour Orient.tm</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Traduit du <a href="https://orient.tm/kin-dza-dza-legendarnyj-film-snyatyj-v-karakumah/">russe</a> par Elizabeth Lallier</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Édité par Carole Pontais</strong> </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Relu par Anne Marvau</strong></p>


<p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>Tadjikistan : le festival du film français organisé malgré le Covid-19</title>
		<link>https://novastan.org/fr/tadjikistan/tadjikistan-la-semaine-du-film-francais-organisee-malgre-le-covid-19/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Zenon Bekdouche]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Dec 2020 15:53:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Tadjikistan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/tadjikistan-la-semaine-du-film-francais-organisee-malgre-le-covid-19/">Tadjikistan : le festival du film français organisé malgré le Covid-19</a></p>
<p>Pour la troisième année consécutive, le festival du film français a été organisé à Douchanbé, la capitale tadjike. L’évènement a permis la diffusion de plusieurs films français à une quarantaine de personnes chaque soir, approchant la limite fixée par le gouvernement en ces temps de coronavirus. Le cinéma français malgré le Covid-19. Comme l’a rapporté [&#8230;]</p>
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<p><strong>Pour la troisième année consécutive, le festival du film français a été organisé à Douchanbé, la capitale tadjike. L’évènement a permis la diffusion de plusieurs films français à une quarantaine de personnes chaque soir, approchant la limite fixée par le gouvernement en ces temps de coronavirus.</strong></p>
<p>Le cinéma français malgré le Covid-19. Comme l’a rapporté le média tadjik <a href="https://asiaplustj.info/ru/news/life/culture/20201122/v-dushanbe-zavtra-startuet-festival-frantsuzskogo-kino">Asia-Plus</a>, le festival du film français de Douchanbé s’est tenu tout au long de la semaine du 23 au 27 novembre, pour la troisième année consécutive. Ce festival est une occasion opportune de faire découvrir au public de Douchanbé une sélection de films divers, parfois plus contemporains et moins familiers à la population tadjike.</p>
<p>Ce festival du film a été initié par l’ancienne ambassadrice de France, <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/du . . .
</p>

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		<title>« A Dark, Dark man » : le parcours initiatique d&#8217;un policier solitaire</title>
		<link>https://novastan.org/fr/kazakhstan/a-dark-dark-man-parcours-initiatique-dun-policier-solitaire/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[evulpillieres]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 14:28:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Accès abonné]]></category>
		<category><![CDATA[Adilkhan Yerzhanov]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/a-dark-dark-man-parcours-initiatique-dun-policier-solitaire/">« A Dark, Dark man » : le parcours initiatique d&rsquo;un policier solitaire</a></p>
<p>Le septième film du cinéaste kazakh Adilkhan Yerzhanov, A Dark, Dark man, est sorti le 14 octobre dans les salles françaises. Il narre le retournement progressif d'un policier corrompu contre l'injustice, dans un paysage austère aux couleurs hivernales. Dans la campagne du Kazakhstan, un enfant, orphelin, a été violé et tué. La police mène l'enquête, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/a-dark-dark-man-parcours-initiatique-dun-policier-solitaire/">« A Dark, Dark man » : le parcours initiatique d&rsquo;un policier solitaire</a></p>
<p><strong>Le septième film du cinéaste kazakh Adilkhan Yerzhanov, <em>A Dark, Dark man</em>, est sorti le 14 octobre dans les salles françaises. Il narre le retournement progressif d'un policier corrompu contre l'injustice, dans un paysage austère aux couleurs hivernales.</strong></p>
<p>Dans la campagne du Kazakhstan, un enfant, orphelin, a été violé et tué. La police mène l'enquête, ou plutôt, fait semblant de la mener. Le coupable est tout trouvé&nbsp;: on choisira le simplet du village, Pukuar (Teoman Khos) pour le charger d'un crime qu'il n'a pas commis. Pourquoi ne pas tout simplement inculper les vrais responsables du drame&nbsp;? Le spectateur de <em>A Dark, Dark man</em> découvre, notamment grâce à la parole d'un enfant témoin, que le meurtrier est une figure politique locale, qui exerce le pouvoir de façon autoritaire.</p>
<p>Pour son septième film depuis 2011, dans les salles françaises depuis le 14 octobre dernier, le réalisateur kazakh <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Adilkhan_Yerzhanov">Adilkhan Yerzhanov</a> a voulu entrer dans le quotidien des villages au Kazakhstan. Le film connaît de nombreux changements de rythme, oscillant entre des scènes lentes et . . .</p>

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		<title>La Route, un road movie féminin au Tadjikistan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Asia Plus]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2020 15:02:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tadjikistan]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Nossir Saïdov]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/la-route-un-road-movie-feminin-au-tadjikistan/">La Route, un road movie féminin au Tadjikistan</a></p>
<p>Le nouveau film du réalisateur tadjik Nossir Saïdov retrace l&#8217;histoire de trois femmes qui sortent de prison. À travers les péripéties de ses héroïnes, La Route dresse le portrait d&#8217;une société tadjike face à l&#8217;affranchissement par les femmes des normes sociales. Novastan reprend et traduit ici un article publié le 17 mars 2020 par le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/la-route-un-road-movie-feminin-au-tadjikistan/">La Route, un road movie féminin au Tadjikistan</a></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Le nouveau film du réalisateur tadjik Nossir Saïdov retrace l&rsquo;histoire de trois femmes qui sortent de prison. À travers les péripéties de ses héroïnes, <em>La Route</em> dresse le portrait d&rsquo;une société tadjike face à l&rsquo;affranchissement par les femmes des normes sociales. </strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Novastan reprend et traduit ici un article publié le 17 mars 2020 par <a href="https://asiaplustj.info/ru/news/tajikistan/society/20200317/vsyo-kak-bilo-prinyato-v-sssr-v-tadzhikistane-snyali-film-ob-amnistirovannih-zhentshinah?tg_rhash=4ad06923c19fc6">le média tadjik Asia-Plus</a>.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Le 16 mars dernier, le réalisateur tadjik Nossir Saïdov présentait <em>La Route</em> en avant-première à Douchanbé, la capitale du Tadjikistan. Le film raconte le parcours de trois femmes tadjikes de leur sortie de prison jusqu&rsquo;à la capitale, comme l’a rapporté <a href="https://newreporter.org/2020/03/17/novyj-tadzhikskij-film-doroga-prishyol-uvidel-pozhalel/">le média kazakh New Reporter</a>. Le chemin est semé de belles rencontres mais aussi de mésaventures. Loin des archétypes féminins du pays, les trois héroïnes apparaissent comme des femmes libres et entreprenantes. Le film fait écho aux difficultés que rencontrent certaines femmes dans leur volonté d&rsquo;émancipation et aux réactions de la société.</p>
<p>
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		</div>

		</p>
<p style="text-align: justify">Nossir Saïdov est l’un des rares réalisateurs tadjiks dont les films sont un évènement dès leur sortie dans le pays. Il a collaboré sur les meilleurs films des réalisateurs tadjiko-russes, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bakhtiar_Khudojnazarov">Bakhtiar Khoudojnazarov</a> et <a href="https://ru.wikipedia.org/wiki/%D0%90%D1%85%D0%B0%D0%B4%D0%BE%D0%B2,_%D0%92%D0%B0%D0%BB%D0%B5%D1%80%D0%B8%D0%B9_%D0%91%D0%B0%D0%BA%D0%B8%D0%B5%D0%B2%D0%B8%D1%87">Valeryi Akhadov</a>. En 2009, il a réalisé son premier long métrage, <em>Véritable midi,</em> avec, dans le premier rôle, l’acteur russe Iouri Nazarov. Il a ensuite réalisé <em>Le Miroir sans reflet</em>, puis <em>Le Professeur</em>, avec la star du cinéma soviétique, <a href="https://www.imdb.com/name/nm7162276/">Marat Oripov</a>, et l’actrice iranienne <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mahnaz_Afshar">Mahnaz Afshar</a>, qui a reçu de multiples récompenses internationales. Il sort le film <em>La Route</em>, sans star internationale à l’affiche, mais avec des acteurs connus au Tadjikistan qui font des apparitions récurrentes dans ses films.</p>
<p style="text-align: justify">Les héroïnes de ce road-movie sont trois femmes tadjikes, Nadya (interprétée par Nisso Moukhamadjonova), Saïokhat (Zoulfiya Sodikova) et Manija (Mavlona Najmiddinova). Tout juste sorties de la prison de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Khodjent">Khodjent</a>, dans le nord du pays, elles cherchent à rejoindre la capitale. Elles rencontrent un chauffeur de pick-up, qui se révèle un homme d’une grande bonté. Alors qu’ils arrivent au marché, Manija lui fait du charme et flirte avec lui, si bien que d’abord morose, Nouriddine – appelé Nourik par sa nouvelle connaissance – commence à s’éprendre. Après le marché, il invite tout le monde à dîner. Au menu : du poisson frit, et toute une table recouverte de mets et d’un vase rempli de fruits. Il offre à Manija un nouveau téléphone portable Samsung avec deux cartes SIM et une tablette de chocolat. Cependant, il convie ensuite imprudemment deux amis. L’un d’eux se soûle et rappelle aux femmes qu’elles viennent de sortir de prison, ce pour quoi Saïokhat lui jette une assiette de salade au visage. Il se fait congédier et les femmes poursuivent leur voyage, non sans péripéties, évidemment.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Des femmes libres et entreprenantes, loin des archétypes féminins du pays</strong></p>
<p style="text-align: justify">Dans le Tadjikistan d’aujourd’hui, faire de reprises de justice les héroïnes d’un film est un choix audacieux. Dans les films de Nossir Saïdov, les femmes ne se comportent pas comme il le faudrait, elles divorcent de leurs maris (<em>Le Professeur</em>, 2014) ou travaillent dans une station météorologique (<em>Véritable midi</em>, 2009), ce qui est plausible, mais pas pour la majorité de la société tadjike. Dans le pays où une femme sur cinq subit des violences conjugales, il est d’usage de représenter la femme dans l’art comme la gardienne discrète du foyer, belle, de préférence jeune et, surtout, obéissante. Une reprise de justice, même en robe grise, qui flirte avec des étrangers, jette des assiettes de salade au visage d’un agresseur et boit de la vodka, n’est pas un personnage que l’on peut aimer ou respecter, même si on la laisse vivre en paix. Au Tadjikistan, les femmes qui sortent de prison se heurtent au mépris de la société et de leurs proches, si bien qu’elles sont prêtes à retourner derrière les barreaux pourvu qu’on les laisse tranquilles. De véritables femmes reprises de justice témoignent de cette situation dans le film documentaire sorti l’année dernière<em>, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=dlYqNFNlUfY">Je crois, je vis, j’aime</a></em>.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/quel-avenir-pour-le-cinema-tadjik/">Quel avenir pour le cinéma tadjik ?</a></strong></p>
<p style="text-align: justify">Dans le film <em>La Route</em>, les héroïnes ne parlent pas de ces problèmes. Le sujet n’est pas abordé : la plupart des hommes qui croisent le chemin de Nadya, Saïokhat et Manija sont relativement bienveillants. Il y a bien sûr quelques exceptions : les enfants des héroïnes ne sont pas contents de revoir leurs mères, un ami de Nourik les injurie. Ils sont cependant minoritaires, les autres personnages aiment et comprennent ces femmes.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Susciter la pitié et montrer l&rsquo;impuissance</strong></p>
<p style="text-align: justify">Alors que les spectateurs tadjiks pourraient ne pas partager ces sentiments, le film les invite à prendre les trois héroïnes en pitié. Pour ce faire, Nadya, Saïokhat et Manija sont sans cesse en train de pleurer et de raconter leurs malheurs. Elles font face à de nombreuses mésaventures, tant et si bien qu’à la fin, elles deviennent véritablement pathétiques. Il s’agit d’ailleurs d’une technique courante au Tadjikistan : si vous présentez au public un personnage qui ne correspond pas à ses attentes, rendez-le pathétique pour qu’il soit pris en pitié. Il est toujours plus facile de s’apitoyer sur un individu, le plus désagréable soit-il, que de le laisser vivre sa vie comme il l’entend.</p>
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<p style="text-align: justify">Il est donc possible d&rsquo;avoir de la compassion pour les femmes qui ne correspondent pas aux normes de la société, mais pas encore de les respecter. Par exemple, le 13 mars dernier, lorsque de jeunes femmes sûres d’elles, belles mais peu obéissantes ont organisé une sorte de meeting féministe, elles ont été dispersées par la police et injuriées sur les réseaux sociaux. Si elles s’étaient rendues à ce meeting en pleurant à chaudes larmes, l’attitude à leur égard se serait probablement limitée à de la condescendance.</p>
<p><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/un-documentaire-sur-la-musique-rituelle-tadjike-en-preparation-a-londres/">Un documentaire sur la musique rituelle tadjike en préparation à Londres</a></strong></p>
<p style="text-align: justify">Seulement, les féministes tadjikes ont bien compris que, si la société se mettait à les prendre en pitié, elles n’obtiendraient jamais l’égalité. Il faut montrer son impuissance. Par exemple, si Manija s’était muée en militante et qu’elle était allée défendre ses droits, elle aurait rapidement été remise à sa place. Dans le film, il est donc impossible pour les héroïnes de lutter contre l’injustice puisqu’il n’y a, en fait, pas de problèmes. La plus grande faute d’un agent de circulation, qui apparaît dans l’une des péripéties, est d’accepter de ne pas rédiger de procès-verbal pour violation du code de la route parce que Manija lui propose de lui donner son numéro de téléphone. Nourik, le chauffeur de pick-up, est assez riche pour payer à tout le monde un repas luxueux et des cadeaux à Manija et Nadya a suffisamment d’argent à sa sortie de prison pour s’acheter un billet – certes de train – pour la Russie.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Tout est bien qui finit bien ?</strong></p>
<p style="text-align: justify">À un moment, <em>La Route</em> ressemble en tous points à un film de l’époque soviétique, et ce d’autant plus que le travail de prise de vue est solide (le cadreur du film est Gueorgui Dzalaïev), tout comme l’est la musique (composée par Daler Nazarov), bref tout ça a comme un goût d’Union soviétique. Les personnages plaisantent agréablement les uns avec les autres et utilisent une langue tadjike simple, que tout le monde comprend, sans mots compliqués ni branchés. Et même si, à la fin du voyage, les trois héroïnes ne sont pas dans la meilleure des situations, le spectateur est comme apaisé. Comme si tout allait bien se passer pour elles.</p>
<p style="text-align: justify">En fin de compte, aucune des héroïnes ne réclame quoi que ce soit, la société ne semble pas coupable de leurs malheurs, on peut donc les prendre en pitié et poursuivre son chemin, serein, en fredonnant la célèbre mélodie soviétique « <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=MULAt2mtWEY">Nouri man</a> </em>».</p>
<p style="text-align: right"><strong>Traduit <a href="https://newreporter.org/2020/03/17/novyj-tadzhikskij-film-doroga-prishyol-uvidel-pozhalel/">du russe</a> par Camille Calandre</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Edité par Priscilla Parard </strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Relu par Anne Marvau<br />
</strong></p>
<p><p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p></p>
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		<item>
		<title>Un documentaire sur la musique rituelle tadjike en préparation à Londres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Asia Plus]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2020 07:14:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tadjikistan]]></category>
		<category><![CDATA[Anissa Sabiri]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre civile]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Tradition]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/un-documentaire-sur-la-musique-rituelle-tadjike-en-preparation-a-londres/">Un documentaire sur la musique rituelle tadjike en préparation à Londres</a></p>
<p>Anissa Sabiri travaille sur un nouveau documentaire sur le thème de la musique rituelle du Tadjikistan et intitulé Rythmes du temps perdu. Actuellement étudiante à la London film school, la jeune réalisatrice tadjike apporte une touche finale à ce film dans le cadre de ses études. Anissa Sabiri explique son travail, mais aussi les approches [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/un-documentaire-sur-la-musique-rituelle-tadjike-en-preparation-a-londres/">Un documentaire sur la musique rituelle tadjike en préparation à Londres</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Anissa Sabiri travaille sur un nouveau documentaire sur le thème de la musique rituelle du Tadjikistan et intitulé <em>Rythmes du temps perdu</em>. Actuellement étudiante à la London film school, la jeune réalisatrice tadjike apporte une touche finale à ce film dans le cadre de ses études. Anissa Sabiri explique son travail, mais aussi les approches pédagogiques et conceptuelles différentes de l’Occident, du Tadjikistan et, plus globalement, de l’Asie centrale. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Novastan traduit et reprend ici un article publié le 30 mars 2020 par le média tadjik <a href="https://asiaplustj.info/ru/news/life/culture/20200330/rezhisser-anisa-sabiri-rasskazhet-londonu-o-tadzhikskoi-ritualnoi-muzike?tg_rhash=59df260525b319">Asia-Plus</a>.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est un documentaire pour le moins singulier en préparation. <em>Rythmes du temps perdu</em>, réalisé par Anissa Sabiri, est en cours de montage. La jeune réalisatrice tadjike, actuellement étudiante à la prestigieuse London film school, veut évoquer la musique rituelle du Tadjikistan. <em>« Ce film a une valeur ethnographique et historique, puisqu’il raconte les rites musicaux que notre peuple a su préserver et conserver jusqu’à ce jour »,</em> affirme Anissa Sabiri au média tadjik <a href="https://asiaplustj.info/ru/news/life/culture/20200330/rezhisser-anisa-sabiri-rasskazhet-londonu-o-tadzhikskoi-ritualnoi-muzike?tg_rhash=59df260525b319">Asia-Plus</a>. Elle constate aussi, tristement, que ces rites sont au bord de l’extinction.</p>
<p>
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		</p>
<p style="text-align: justify;">La première partie du film ne parle que des mélodies des régions du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Haut-Badakhchan">Haut-Badakhchan</a>, dans l’est du pays, et de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sughd">Soughd</a>, dans le nord. Une seconde partie est prévue, où les spectateurs pourront se familiariser avec le patrimoine musical d’autres régions du Tadjikistan.</p>
<p><iframe loading="lazy" title="Rhythms of Lost Time | trailer | 2021" src="https://player.vimeo.com/video/326313281?dnt=1&amp;app_id=122963" width="500" height="281" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture; clipboard-write"></iframe></p>
<p style="text-align: justify;"><em> « Dans la première partie, qui a été réalisée avec le soutien de l’ambassade d’Allemagne au Tadjikistan et le centre culturel « Bactria », c’est une équipe internationale qui a travaillé à transmettre l’esprit à la fois original et mystique de la culture tadjike. Le film a été tourné en un mois par le caméraman russe Aleksei Venzos ; Razvan Barceti, réalisateur roumain de talent, travaille sur le montage et Leo Abrahams, producteur anglais réputé, a produit le film »,</em> explique Anissa Sabiri.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/muhabbat-un-echange-musical-avec-le-tadjikistan/">« Muhabbat » : un échange musical avec le Tadjikistan</a>.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La réalisatrice ajoute que ce film aura une valeur particulière pour l’industrie cinématographique du pays, en particulier pour le documentaire contemporain. <em>« D&rsquo;habitude, les documentaires tadjiks sont tournés au format TV, avec la voix des témoins et experts qui commentent les images. Dans mon film, on entendra aussi parfois des voix, mais cela restera un élément mineur du récit dramatique ! »,</em> assure Anissa Sabiri.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une pédagogie très différente</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em>La réalisatrice explique ces différences par son enseignement à la London film school. <em>« Ici, la situation diffère beaucoup des écoles de cinéma post-soviétiques traditionnelles auxquelles nous sommes habitués au Tadjikistan. Cela se ressent notamment au niveau des approches méthodologiques et de la liberté artistique. L’enseignement occidental est destiné aux « adultes » »</em>, précise Anissa Sabiri.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/quel-avenir-pour-le-cinema-tadjik/">Quel avenir pour le cinéma tadjik ?</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Ici pas de hiérarchie, chacun a sa propre opinion, et même lors de l’évaluation de l’ouvrage, l’étudiant reste libre d&rsquo;affirmer son point de vue. Le travail se fait en petits groupes où les uns étudient les travaux des autres et chacun donne son analyse. On apprend à formuler une critique saine. Ensuite, après avoir évalué le travail, le professeur ne cherche jamais à le dévaloriser, mais au contraire pose des questions à l’étudiant et le pousse à réfléchir aux points faibles »</em>, ajoute la réalisatrice.</p>
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<p style="text-align: justify;">Anissa Sabiri note également qu’il n’existe pas de déférence pour le rang. L’étudiant est libre de quitter la salle lorsqu’il n’aime pas la conférence, même si c&rsquo;est celle du lauréat d’un Oscar, ou de partir lorsque le professeur retient sa classe hors des heures d’études, et tout cela sans réprimande.</p>
<p style="text-align: justify;"><em> « Je pense que cela est très important de mettre à la disposition de chacun l’opportunité d’étudier, mais aussi celle de faire son propre choix. À mon avis, la méthode tadjike, et, plus largement centrasiatique, d’établir une hiérarchie entre l’étudiant et le professeur, est dangereuse. Cela contredit la véritable approche orientale où le professeur n’enseigne pas, mais en revanche indique la voie vers le savoir », </em>estime Anissa Sabiri<em>.  « En fait, il semble que l’Occident a emprunté cette méthode alors que nous l’avions perdue ; et maintenant, en Asie centrale, tout est devenu règlements, conventions et hiérarchie. Cela a enlevé à l’étudiant-artiste sa part de liberté. Pourtant, l’art c’est la liberté »,</em> souligne la jeune réalisatrice.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Un film en préparation sur la guerre civile</strong></p>
<p style="text-align: justify;">À la fin de ses études de cinéma, Anissa Sabiri regagnera son pays avec un autre film, aussi important pour le peuple tadjik. <em>« Je me concentre actuellement sur la rédaction du scénario d’un long métrage, </em>Zahhok<em>, basé sur </em>Chakhnamé,<em> et qui sera étroitement lié aux évènements de la guerre civile au Tadjikistan. Ça sera mon travail de thèse »,</em> annonce la jeune réalisatrice. La guerre civile, qui a sévi<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_du_Tadjikistan"> de 1992 à 1997</a>, continue de marquer le Tadjikistan et notamment sa politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Anissa Sabiri rédige le scénario du film sous le regard des maîtres de l’école, ce qui, selon elle, est une opportunité unique. <em>« Je pense que si ce qui est prévu se réalise, ça sera une œuvre expérimentale où se mêleront genres, évènements, langues et caractères – une sorte de « Tour de Babel », de théâtre de l’absurde », </em>explique Anissa Sabiri.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Propos recueillis par Zarnigor Dadabaïeva<br />
Journaliste pour Asia-Plus</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Traduit <a href="https://asiaplustj.info/ru/news/life/culture/20200330/rezhisser-anisa-sabiri-rasskazhet-londonu-o-tadzhikskoi-ritualnoi-muzike?tg_rhash=59df260525b319">du russe</a> par Saidov Yuldoshbek</strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Edité par Christine Wystup </strong></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Relu par Anne Marvau<br />
</strong></p>
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		<title>Capitalisme, mythe et folklore : dans les coulisses d&#8217;un documentaire spécial sur le Kazakhstan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Valentine Baldassari]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2020 11:55:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Accès abonné]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/capitalisme-mythe-et-folklore-dans-les-coulisses-dun-documentaire-special-sur-le-kazakhstan/">Capitalisme, mythe et folklore : dans les coulisses d&rsquo;un documentaire spécial sur le Kazakhstan</a></p>
<p>Le festival suisse Visions du Réel propose sur son site un nouveau documentaire sur le Kazakhstan, On a Clear Day You Can See the Revolution from Here. À cette occasion, Novastan a rencontré les réalisateurs pour en savoir plus sur leur projet. Drôle d’idée que d’utiliser une ligne électrique comme point de départ d’un film. C’est pourtant [&#8230;]</p>
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<p style="text-align: justify"><strong>Le festival suisse Visions du Réel propose sur son site un nouveau documentaire sur le Kazakhstan, </strong><em><strong>On a Clear Day You Can See the Revolution from </strong></em><strong><em>Here</em>. À cette occasion, Novastan a rencontré les réalisateurs pour en savoir plus sur leur projet.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Drôle d’idée que d’utiliser une ligne électrique comme point de départ d’un film. C’est pourtant ce qu’on fait Emma Charles et Ben Evans James, réalisateurs <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/kazakhstan-la-ligne-a-haute-tension-ekibastouz-kokchetaou-objet-dun-film-sur-lidentite-kazakhe/">du documentaire</a> <em>On A Clear Day You Can See the Revolution from Here</em>, structurant leur film autour de la <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Ekibastuz%E2%80%93Kokshetau_high-voltage_line">ligne à haute tension Ekibastouz-Kokchetaou</a>, au Kazakhstan. Construite à la fin de l’ère soviétique, elle faisait partie d’un ambitieux projet allant de la Sibérie à l'Oural, dont une ligne d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ekibastouz">Ekibastouz</a> à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tambov">Tambov</a>, en Russie, qui ne fut jamais achevée. Les cinéastes y ont vu une évocation du passé soviétique, mais aussi un symbole de la richesse minérale du Kazakhstan et donc de l'importance de sa géologie.</p>
<p><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/kazakhstan-la-ligne-a-haute-tension-ekibastouz-kokchetaou-objet-dun-film-sur-lidentite-kazakhe/">Kazakhstan : la ligne à haute-tension Ekibastouz-Kokchetaou objet d’un film sur l’identité kazakhe</a></strong></p>
<p style="text-align: justify">La première de <em>On A Clear Day You Can See the Revolution from Here</em> devait avoir lieu lors du festival suisse Visions du Réel. Ce dernier s'est déroulé en ligne, distanciation sociale oblige. L’occasion de parler à Ben Evans James et Emma Charles du tournage et de leur démarche cinématographique. Leurs réponses ont été éditées et condensées.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Novastan : Pourquoi avez-vous choisi de tourner un film sur le Kazakhstan ?</strong . . .
</p>

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		<title>« Manastchy » : l&#8217;âme kirghize dans toute sa poésie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2020 07:03:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kirghizstan]]></category>
		<category><![CDATA[Bolotbek Chamchiev]]></category>
		<category><![CDATA[Ciné centrasiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Manas]]></category>
		<category><![CDATA[Manastchi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/manastchy-lame-kirghize-dans-toute-sa-poesie/">« Manastchy » : l&rsquo;âme kirghize dans toute sa poésie</a></p>
<p>CINÉ CENTRASIATIQUE. Manastchy présente avec beauté et poésie l&#8217;un des principaux conteur kirghiz, Sayakbay Karalayev, et l&#8217;épopée mythique de Manas. Ce court-métrage est en plus l&#8217;un des premiers travaux de Bolotbek Chamchiev, l&#8217;un des plus grands réalisateurs kirghiz. « Ciné centrasiatique » est une série d’articles collaboratifs rédigés par différents membres des associations de Novastan pour partager leurs [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/manastchy-lame-kirghize-dans-toute-sa-poesie/">« Manastchy » : l&rsquo;âme kirghize dans toute sa poésie</a></p>
<p style="text-align: justify"><strong><b>CINÉ</b> CENTRASIATIQUE. <em>Manastchy</em> présente avec beauté et poésie l&rsquo;un des principaux conteur kirghiz, Sayakbay Karalayev, et l&rsquo;épopée mythique de Manas. Ce court-métrage est en plus l&rsquo;un des premiers travaux de Bolotbek Chamchiev, l&rsquo;un des plus grands réalisateurs kirghiz.</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em><strong>« Ciné centrasiatique »</strong> est <a href="https://novastan.org/fr/tag/cine-centrasiatique/">une série d’articles</a> collaboratifs rédigés par différents membres des associations de Novastan pour partager leurs meilleurs moments cinématographiques sur l’Asie centrale. Chaque article de cette série décrit un film produit ou tourné en Asie centrale, disponible en ligne.</em></p>
<p style="text-align: justify">
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<p style="text-align: justify"><span style="font-weight: 400">Le court-métrage <em>Manastchy</em> (1965) est le projet de diplôme du réalisateur kirghiz <a href="http://www.kyrgyzcinema.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=77%3Abolot-shamshiev&amp;catid=3%3Adirector-&amp;Itemid=55&amp;lang=en">Bolotbek Chamchiev</a> (1941-2019), alors fraîchement diplômé de l&rsquo;école de cinéma de Moscou VGIK. Le film documentaire porte sur <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Sayakbay_Karalaev">Sayakbay Karalayev</a>, probablement le plus célèbre « manastchi » au Kirghizstan. Les <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/le-mystere-des-manastchis/">manastchis</a> sont les narrateurs de l&rsquo;épopée populaire kirghize orale de <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/lepopee-de-manas-encyclopedie-de-lhistoire-et-des-murs-kirghizes/">Manas</a>, le héros kirghiz.</span></p>
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<p style="text-align: justify"><span style="font-weight: 400">Le film contient ainsi des enregistrements uniques de cette poésie quasi-mystique. À l&rsquo;heure où Manas est devenu un symbole fondateur de la culture officielle kirghize, le film ne perd pas de son actualité. Pour ce travail, Bolotbek Chamchiev a reçu le prix principal du Festival international du court-métrage d&rsquo;Oberhausen et est devenu par la suite l&rsquo;un des réalisateurs les plus importants de l&rsquo;époque dite « dorée » <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/bref-apercu-du-cinema-kirghiz/">du cinéma kirghiz.</a></span></p>
<p style="text-align: justify"><b>Le film est disponible sur YouTube avec des sous-titres en anglais:</b></p>
<p><iframe loading="lazy" title="MANASCHI, 1965 // KYRGYZFILM" width="500" height="375" src="https://www.youtube.com/embed/kXjB5gGKdCs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></p>
<p style="text-align: justify"><strong><em>Partagez vos films d’Asie centrale</em></strong><em> : Vous voulez réagir à cet article, ajouter quelque chose sur ce film (un lien avec ou sans sous-titres), ou partager avec Novastan et ses lecteurs un autre film centrasiatique ? Envoyez-nous votre critique du film (sur un format similaire à cet article) à <a href="mailto:info@novastan.org">info@novastan.org.</a> Merci à toutes et à tous !</em></p>
<p style="text-align: right"><strong>La rédaction</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Relu par Anne Marvau</strong></p>
<p style="text-align: justify"><p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p></p>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/manastchy-lame-kirghize-dans-toute-sa-poesie/">« Manastchy » : l&rsquo;âme kirghize dans toute sa poésie</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>Kazakhstan : la ligne à haute-tension Ekibastouz-Kokchetaou objet d&#8217;un film sur l&#8217;identité kazakhe</title>
		<link>https://novastan.org/fr/kazakhstan/kazakhstan-la-ligne-a-haute-tension-ekibastouz-kokchetaou-objet-dun-film-sur-lidentite-kazakhe/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Valentine Baldassari]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2020 08:36:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Ciné centrasiatique]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Identité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/kazakhstan-la-ligne-a-haute-tension-ekibastouz-kokchetaou-objet-dun-film-sur-lidentite-kazakhe/">Kazakhstan : la ligne à haute-tension Ekibastouz-Kokchetaou objet d&rsquo;un film sur l&rsquo;identité kazakhe</a></p>
<p>CINÉ CENTRASIATIQUE. Le documentaire “On a Clear Day You Can See the Revolution From Here” emmène le spectateur le long de la ligne électrique Ekibastouz-Kokchetaou au Kazakhstan. Un film intelligent qui parvient à évoquer et interroger l’identité kazakhstanaise sans raccourcis simplistes.   « Ciné centrasiatique » est une série d’articles collaboratifs rédigés par différents membres des associations [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/kazakhstan-la-ligne-a-haute-tension-ekibastouz-kokchetaou-objet-dun-film-sur-lidentite-kazakhe/">Kazakhstan : la ligne à haute-tension Ekibastouz-Kokchetaou objet d&rsquo;un film sur l&rsquo;identité kazakhe</a></p>
<p style="text-align: justify;"><b>CINÉ CENTRASIATIQUE. Le documentaire “On a Clear Day You Can See the Revolution From Here” emmène le spectateur le long de la ligne électrique Ekibastouz-Kokchetaou au Kazakhstan. Un film intelligent qui parvient à évoquer et interroger l’identité kazakhstanaise sans raccourcis simplistes.  </b></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>« Ciné centrasiatique »</strong> est <a href="https://novastan.org/fr/tag/cine-centrasiatique/">une série d’articles</a> collaboratifs rédigés par différents membres des associations de Novastan pour partager leurs meilleurs moments cinématographiques sur l’Asie centrale. Chaque article de cette série décrit un film produit ou tourné en Asie centrale, disponible en ligne.</em></p>
<p style="text-align: justify;">
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<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Un homme raconte une légende. Une guide touristique explique comment un essai nucléaire a créé le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_Chagan">lac Chagan</a>. Des jeunes joueuses de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dombra">dombra</a> se plaignent de ne pas assez bien jouer. <em>“On a Clear Day You Can See the Revolution From Here”</em> (“Par temps clair, on peut voir la révolution d’ici”), nouveau documentaire des Britanniques Ben Evans James et Emma Charles, présente ces scènes parmi toute une série de vignettes tournées au Kazakhstan. Le seul fil conducteur est on ne peut plus littéral : les cinéastes suivent plus ou moins la ligne à haute tension d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ekibastouz">Ekibastouz</a>&#8211;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/K%C3%B6k%C5%9Fetaw">Kokchetaou</a>, ambitieux projet soviétique qui devait se prolonger jusqu’à Tambov en Russie mais dont seule une partie a été achevée.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Cependant, il ne s’agit ni de l’histoire de cette ligne électrique ni d’un récit de voyage. L’ancrage géographique permet surtout de faire ressortir l’importance de l’industrie (réelle ou imaginée) au Kazakhstan et son rapport à la nation. Mais les réalisateur.ice.s ne prétendent pour autant pas détenir une vérité et c’est là tout l’intérêt du film. En effet, ils mêlent scènes d’observation et séquences scriptées et révèlent à plusieurs reprises leur propre présence. En résulte un film parfois un peu obscur qui aborde des sujets certes assez habituels pour le Kazakhstan, comme le nucléaire, le passé soviétique, la culture nomade… mais évite les clichés.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: 400;">Disponible gratuitement sur le site du festival </span><a href="https://online.visionsdureel.ch/film/on-a-clear-day-you-can-see-the-revolution-from-here/"><span style="font-weight: 400;">Visions du Réel</span></a><span style="font-weight: 400;"> jusqu’au 2 mai 2020.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Partagez vos films d’Asie centrale</em></strong><em> : Vous voulez réagir à cet article, ajouter quelque chose sur ce film (un lien avec ou sans sous-titres), ou partager avec Novastan et ses lecteurs un autre film centrasiatique ? Envoyez-nous votre critique du film (sur un format similaire à cet article) à <a href="mailto:info@novastan.org">info@novastan.org.</a> Merci à toutes et à tous !</em></p>
<p style="text-align: right;"><strong>La rédaction</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p></p>
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		<title>L&#8217;écrivain voyageur Cédric Gras sur les traces de l&#8217;alpinisme soviétique en Asie centrale</title>
		<link>https://novastan.org/fr/kirghizstan/lecrivain-voyageur-cedric-gras-sur-les-traces-de-lalpinisme-sovietique-en-asie-centrale/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[hgirolet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2020 04:00:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kirghizstan]]></category>
		<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[Accès abonné]]></category>
		<category><![CDATA[Alpinisme]]></category>
		<category><![CDATA[Asie centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Cédric Gras]]></category>
		<category><![CDATA[Evgueni Abalakov]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Livre]]></category>
		<category><![CDATA[URSS]]></category>
		<category><![CDATA[Vitali Abalakov]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/lecrivain-voyageur-cedric-gras-sur-les-traces-de-lalpinisme-sovietique-en-asie-centrale/">L&rsquo;écrivain voyageur Cédric Gras sur les traces de l&rsquo;alpinisme soviétique en Asie centrale</a></p>
<p>Avec un film, Vers les Monts célestes, et un livre, Alpinistes de Staline, l’écrivain voyageur Cédric Gras emmène le spectateur et le lecteur de Boukhara, en Ouzbékistan, au cœur des montagnes du Kirghizstan. Son fil rouge : les traces de l’alpinisme soviétique à travers l’expédition de 1936 des frères Abalakov, dans le Tian Chan, la chaîne de montagnes [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/lecrivain-voyageur-cedric-gras-sur-les-traces-de-lalpinisme-sovietique-en-asie-centrale/">L&rsquo;écrivain voyageur Cédric Gras sur les traces de l&rsquo;alpinisme soviétique en Asie centrale</a></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Avec un film, <em>Vers les Monts célestes, </em>et un livre, <em>Alpinistes de Staline</em>, l’écrivain voyageur Cédric Gras emmène le spectateur et le lecteur de Boukhara, en Ouzbékistan, au cœur des montagnes du Kirghizstan. Son fil rouge : les traces de l’alpinisme soviétique à travers l’expédition de 1936 des frères Abalakov, dans le Tian Chan, la chaîne de montagnes traversant l'Asie centrale.</strong></p>
<p style="text-align: justify">C'est un petit évènement pour l'alpinisme en Asie centrale. L'écrivain voyageur français <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9dric_Gras">Cédric Gras</a> s'est lancé dans une double aventure culturelle, avec un livre et un film sur une expédition de deux maîtres de l'alpinisme soviétique, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Vitali_Abalakov">Vitali Abalakov</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Evgueni_Abalakov">Evgueni Abalakov</a>. Les deux frères, qui ont donné leur nom à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Abalakov_(escalade)">une technique d'escalade glaciaire</a>, sont les héros du livre <em>Alpinistes de Staline</em>, qui paraîtra le 27 mai prochain aux éditions Stock, et du film <em>Vers les Monts célestes</em>.</p>
<p>https://vimeo.com/384982109</p>
<p style="text-align: justify">Tant dans le livre que le film, Cédric Gras suit les traces des frères Abalakov, de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Boukhara">Boukhara</a>, en Ouzbékistan, jusqu'aux montagnes du <a href="https://fr.wikipedia . . .
</p>

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