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	<title>Ouzbékistan | Novastan France</title>
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	<description>L&#039;Asie centrale expliquée, avec Novastan</description>
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	<title>Ouzbékistan | Novastan France</title>
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		<title>Navbakhor Boudot : de Khiva à Lyon, l’insertion par la soie </title>
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		<dc:creator><![CDATA[lsimondet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2026 11:23:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/navbahor-boudot-de-khiva-a-lyon-linsertion-par-la-soie/">Navbakhor Boudot : de Khiva à Lyon, l’insertion par la soie </a></p>
<p>De la soie ouzbèke. Navbakhor Boudot utilise cette précieuse matière provenant de son pays d’origine pour son atelier de couture solidaire, basé à Lyon, en France. Cette structure permet à des femmes issues des quartiers populaires de se réinsérer professionnellement. Rencontre avec cette passionnée. Des bouts de tissu immaculés. A quelques kilomètres de Khiva, en [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/navbahor-boudot-de-khiva-a-lyon-linsertion-par-la-soie/">Navbakhor Boudot : de Khiva à Lyon, l’insertion par la soie </a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>De la soie ouzbèke. Navbakhor Boudot utilise cette précieuse matière provenant de son pays d’origine pour son atelier de couture solidaire, basé à Lyon, en France. Cette structure permet à des femmes issues des quartiers populaires de se réinsérer professionnellement. Rencontre avec cette passionnée.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des bouts de tissu immaculés. A quelques kilomètres de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Khiva">Khiva</a>, en plein cœur de la région du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Province_de_Khorezm">Khorezm</a> en Ouzbékistan, Navbakhor Boudot, 43 ans, s’affaire. Elle récupère de grands ballots de soie blanche d’une quarantaine de mètres. Puis, délicatement la jeune femme les dépose dans son véhicule. Deux fois par an, elle se rend chez&nbsp;<em>KHIVA Silk</em>, une fabrique de soie, pour chercher cette précieuse matière. Celle-ci est ensuite transportée en avion&nbsp;: direction Lyon et son atelier situé en plein cœur du quartier des Etats-Unis.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">A quelques kilomètres de la colline de Fourvière, dans cet endroit dédié à la couture, chaque jour, près d’une dizaine de femmes confectionnent des créations au son du cliquetis des machines à coudre. Entre tissus revalorisés et rouleaux de soie,&nbsp;<em><a href="https://bahor.fr/ecocouture">Eco Couture</a></em>&nbsp;a tout d’un atelier ordinaire. Pourtant, ici, cette structure est avant tout dédiée à la formation de femmes dans la précarité. Grâce à la couture, celles-ci apprennent un métier tout en créant des vêtements et des accessoires durables.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une histoire familiale sous le signe de la couture</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">À l’initiative de ce projet&nbsp;: Navbakhor Boudot, originaire du Khorezm. Là-bas en hiver, le souffle du vent sec venu de Sibérie accapare l’atmosphère. C’est près de Khiva et de sa citadelle, à Vazir, dans le district de Gourlan, que la jeune femme grandit. Fille d’un pêcheur et d’une couturière, Navbakhor découvre très tôt le poids du travail manuel.&nbsp;<em>«&nbsp;J’ai toujours en tête cette image de ma mère, en plein air au village, avec la machine à coudre à pédale sans électricité. Très tôt, elle m’a montré son fonctionnement. C’est un objet qui m’est familier&nbsp;»</em>, raconte-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son enfance est à la fois ponctuée du souvenir des champs de coton mais aussi des élevages de vers à soie. Parfois, elle se remémore encore les longues journées passées sous un soleil de plomb à ramasser l’or blanc à la main, tout en rêvant de voyages et d’un ailleurs. A cette époque, le pays de la langue de Molière la fascine déjà.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="739" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/11/Unknown-3-1024x739.jpeg" alt="Navbahor Boudot entourée de sa famille dans le district de Gourlan en Ouzbékistan, durant la période soviétique. 
© Navbahor Boudot" class="wp-image-76377" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/11/Unknown-3-1024x739.jpeg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/11/Unknown-3-300x216.jpeg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/11/Unknown-3-768x554.jpeg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/11/Unknown-3.jpeg 1170w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Navbakhor Boudot entourée de sa famille dans le district de Gourlan en Ouzbékistan, durant la période soviétique.</em> © Navbakhor Boudot</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à l’école, sous l’ère soviétique, qu’elle en apprendra les rudiments.<em>&nbsp;«&nbsp;Durant cette période, la seule chose que j’aimais vraiment, c’était le français à l’école. Dans le village où j’ai grandi, c’était la langue qu’on apprenait. J’étais bonne élève. Dans les champs, malgré le travail forcé, c’est la littérature française qui m’a sauvé la vie. J’ai pu m’évader avec la lecture&nbsp;».&nbsp;</em>Victor Hugo, Alexandre Dumas… autant de grands classiques dont elle a dévoré les pages.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis direction Tachkent. C’est dans la capitale ouzbèke qu’elle s’attèle à des études dédiées aux langues étrangères.&nbsp;<em>«&nbsp;J’étais habituée à l’ambiance de mon village. Je suis tombée dans un autre monde&nbsp;»,&nbsp;</em>murmure-t-elle. Ses conditions de vie sont précaires. La jeune femme multiplie les petits boulots pour financer son avenir. Son ambition principale : devenir indépendante dans une société où l’éducation des filles reste parfois secondaire.&nbsp;<em>«&nbsp;Ma mère a eu un mariage arrangé. Elle ne voulait pas la même vie pour moi. Elle m’a toujours dit que si je voulais étudier, quitte à tout vendre, elle me soutiendrait. La seule chose qu’elle me demandait c’était de ne pas la déshonorer&nbsp;»</em>, insiste Navbakhor, 43 ans. Pour payer ses études, elle se lance alors dans l’apprentissage de la couture, perpétuant ainsi le métier de sa mère.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2007, portée justement par le soutien de celle-ci, elle quitte finalement l’Ouzbékistan pour la France.&nbsp;<em>«&nbsp;Je n’avais que quelques économies en poche et un objectif&nbsp;: construire ma propre vie&nbsp;»</em>, rapporte-t-elle avec conviction.&nbsp;Pour payer son billet d’avion, sa famille fera le sacrifice de vendre leur dernière vache.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les retrouvailles avec la couture à Lyon</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par Internet, la jeune femme s’était renseignée pour trouver une famille d’accueil afin de devenir jeune fille au pair.&nbsp;<em>«&nbsp;C’est comme ça que je suis arrivée dans la capitale de la soie&nbsp;».&nbsp;</em>Mais les débuts à Lyon sont difficiles et loin des rêves et des idéaux qu’elle avait en tête.&nbsp;<em>«&nbsp;Je n’ai pas choisi de venir dans cette ville. Comme la plupart des Ouzbeks je ne connaissais que Paris, via les écrivains du XVIIIème siècle que je lisais. Et en arrivant ici, la France n’était pas ce que j’avais imaginé dans les livres. Ma mère me manquait et mon pays aussi.&nbsp;»</em></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="920" height="1024" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/11/IMG_0129-920x1024.jpg" alt="Navbahor Boudot dans son atelier de couture à Lyon. © Navbahor Boudot" class="wp-image-76372" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/11/IMG_0129-920x1024.jpg 920w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/11/IMG_0129-270x300.jpg 270w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/11/IMG_0129-768x855.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/11/IMG_0129.jpg 1011w" sizes="(max-width: 920px) 100vw, 920px" /><figcaption class="wp-element-caption">Navbakhor Boudot dans son atelier de couture à Lyon.<br>© Navbakhor Boudot</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le déracinement, la solitude et les différences culturelles marquent ses premières années françaises : <em>« Tout était assez sombre. J’avais du mal à imaginer mes lendemains. Pourtant, je n’ai jamais pensé faire marche arrière. J’avais fait une promesse à ma mère : je vais devenir quelqu’un »</em>, se souvient-elle. Et c’est finalement grâce à la couture qu’elle trouvera sa voie : <em>« J’ai acheté une petite machine à coudre à Saint Didier au Mont d&rsquo;Or. La couture, c’était tout pour moi. Cela me permettait aussi de parler avec ma mère de son métier par téléphone ».</em> Et c’est dans cette ville française connue pour ses usines de soie que l’aventure a commencé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un atelier dédié à l’insertion sociale&nbsp;</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2018, elle fonde l’association <em><a href="https://bahor.fr/ecocouture">Eco Couture</a> </em>dans le 8ème arrondissement de Lyon, qui accompagne des femmes et des habitants issus des quartiers populaires. <em>« Nous utilisons de la soie venue de mon pays »</em>, explique Navbakhor Boudot.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Ouzbékistan est actuellement le 3ème&nbsp;producteur mondial de cette matière, derrière la Chine et l’Inde.<em>&nbsp;«&nbsp;Après la pandémie, j’ai visité des usines de soie en Ouzbékistan qui étaient en train de s’industrialiser. A cette époque, mon pays ne tissait que 10 % de sa production artisanale. Le reste, la matière première, ce que l’on appelle «&nbsp;la soie grège&nbsp;» était exportée. Mais aujourd’hui, sa stratégie a changé, l’objectif est d’aller jusqu’à la dernière étape&nbsp;: le produit fini.&nbsp;»</em> C’est suite à ce constat qu’elle décide d’acheter de la soie, fabriquée à Khiva en Ouzbékistan.&nbsp;<em>«&nbsp;Je souhaitais réaliser des taies d’oreiller et des couettes avec celle-ci »</em>, précise-t-elle fièrement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-KHIVA-1-1024x768.jpg" alt="Usine de vers à soie à Khiva en Ouzbékistan. © Novastan" class="wp-image-76342" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-KHIVA-1-1024x768.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-KHIVA-1-300x225.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-KHIVA-1-768x576.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-KHIVA-1.jpg 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Usine de vers à soie à Khiva en Ouzbékistan</em>. © Novastan</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-KHIVA-2-1024x768.jpg" alt="Vers à soie d’une usine de Khiva en Ouzbékistan.© Novastan" class="wp-image-76344" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-KHIVA-2-1024x768.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-KHIVA-2-300x225.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-KHIVA-2-768x576.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-KHIVA-2.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Vers à soie d’une usine de Khiva en Ouzbékistan.</em>© Novastan</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-USINE-SOIE-1-1024x768.jpg" alt="Navbahor Boudot visitant une usine de fabrication de soie dans la ville de Khiva en Ouzbékistan.
© Novastan
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<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Dans mon atelier à Lyon, mon objectif principal est de sortir les femmes de la précarité. C’est un atelier d’insertion sociale&nbsp;»</em>, souligne la fondatrice de la structure. Ici, elles y apprennent un savoir-faire, d’autres retrouvent confiance en elles, et parfois même apprennent les bases de la langue française.&nbsp;<em>«&nbsp;Certaines ne le parlent pas en arrivant. J’ai des bénévoles qui leur apprennent individuellement cette langue.&nbsp;A côté de cela, le but est aussi de tisser des liens sociaux. C’est très important. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les personnes qui viennent s’essayer à la couture, on trouve différents profils&nbsp;: des jeunes femmes de 20 à 25 ans, mais aussi des mères de famille dont l’âge varie.&nbsp;<em>«&nbsp;Ce sont souvent des femmes abandonnées qui ont subi des violences familiales, conjugales et qui vivent dans une situation précaire, voir quelquefois d’urgence.&nbsp;»</em>&nbsp;Dans l’atelier, elles sont prises en charge financièrement durant leur formation par la région lyonnaise.&nbsp;<em>«&nbsp;Ici, elles peuvent tester tout type de travail de couture. Il y en a beaucoup qui deviennent ensuite retoucheuses, créent même leur propre atelier et deviennent entrepreneuses.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le cas de Luiza, 53 ans, réfugiée politique en France, originaire du Daghestan, une république de la Fédération de Russie. Pendant 13 ans, elle s’est consacrée à son métier de professeur de sport à l’université, dans la ville de Makhatchkala, avant de suivre la route de l’exil vers Lyon.&nbsp;<em>«&nbsp;Lorsque je suis arrivée à l’atelier de Lyon, je ne parlais pas bien français. Et niveau couture&nbsp;: je ne savais rien faire. Ma mère était pourtant couturière. Mais je ne m’étais jamais intéressée à ce métier. C’est en pratiquant que j’ai retrouvé confiance en moi et en l’avenir.&nbsp;»</em>&nbsp;Elle a depuis ouvert son propre atelier de retouches, pas très loin d’<em>Eco Couture</em>, dans le même arrondissement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-LUIZA-COUTURE-768x1024.jpg" alt="Luiza, 53 ans, d’origine daghestanaise, dans son atelier de retouches à Lyon.© Novastan" class="wp-image-76352" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-LUIZA-COUTURE-768x1024.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-LUIZA-COUTURE-225x300.jpg 225w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-LUIZA-COUTURE-1152x1536.jpg 1152w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-LUIZA-COUTURE.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Luiza, 53 ans, d’origine daghestanaise, dans son atelier de retouches à Lyon.</em>© Novastan</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ibtisam El Merabet, 26 ans, a aussi franchi la porte de cette association. C’était il y a deux ans. La mission locale de la ville lui avait alors proposé de faire un stage dans l’association de Navbahor. Elle y restera deux mois.&nbsp;<em>« Cette formation m’a aidé à réfléchir à ce que je souhaitais vraiment faire »</em>, raconte-t-elle. <em>« Cela m’a permis de reprendre confiance en moi. Et finalement j’ai pris une autre direction artistique&nbsp;: celle de la photographie. »</em>&nbsp;Aujourd’hui, cela fait un an qu’elle vit de son travail de photographe. Elle a même investi dans un studio situé à Vichy et réalise des shootings dans les environs.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-IBTISAM-COUTURE-1024x682.jpg" alt="Ibtisam El Merabet en train de faire de la couture dans l’atelier de l’association Eco Couture.© Novastan" class="wp-image-76353" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-IBTISAM-COUTURE-1024x682.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-IBTISAM-COUTURE-300x200.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-IBTISAM-COUTURE-768x512.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-IBTISAM-COUTURE-1536x1023.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/PHOTO-IBTISAM-COUTURE.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Ibtisam El Merabet en train de faire de la couture dans l’atelier de l’association Eco Couture.©</em> Novastan</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La création de sa marque&nbsp;<em>BAHOR</em></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une belle aventure qui a demandé beaucoup d’investissement personnel pour Navbabhor et des heures de réflexion. A l’époque, lorsqu’elle envisage de créer son projet, la jeune femme étudie les différents modes de financement.<em>&nbsp;« J’ai choisi un business modèle autonome, basé sur l&rsquo;auto-financement »</em>, précise-t-elle.&nbsp;<em>« Nos actions à destination des femmes sont financées par de l’écotourisme que j’ai mis en place dans ma ville natale, au bord du fleuve Amou-Darya en Ouzbékistan. Je ne vais pas chercher de subventions pour financer mes projets. Je me débrouille toute seule. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la lancée de la création de son atelier, elle fonde ensuite sa marque&nbsp;:&nbsp;<em><a href="https://bahor.fr" data-type="link" data-id="https://bahor.fr">BAHOR</a></em>, qui signifie&nbsp;<em>«&nbsp;printemps&nbsp;»</em>&nbsp;en langue ouzbèke. On y retrouve sa philosophie : relier les cultures et donner une seconde vie aux matières.&nbsp;<em>«&nbsp;BAHOR, c’est tout un projet. C’est d’abord mon histoire, mon expérience. C’est un témoignage pour toutes les femmes qui veulent s’en sortir&nbsp;»</em>, précise-t-elle.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Chez&nbsp;<em><a href="https://bahor.fr">BAHOR</a></em>, la couture n’est jamais dissociée du récit humain. Les robes de mariée sur mesure racontent autant une esthétique qu’un héritage culturel.&nbsp;<em>« Les champs de coton ouzbeks rencontrent l’excellence artisanale lyonnaise »</em>, résume la créatrice.&nbsp;C’est aussi une histoire familiale. Son mari Nicolas Boudot, 50 ans, s’est aussi investi dans ce projet en lui apportant ses talents de comptable&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Je la soutiens dans son travail. Je suis fier d’elle.&nbsp;»</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lauréate du concours&nbsp;<em><a href="https://talents-des-cites.wiin.io/fr">«&nbsp;Talents des cités&nbsp;»</a></em>&nbsp;en 2018 dans la catégorie&nbsp;innovation sociale, Navbakhor Boudot est devenue au fil des années une figure du dialogue franco-ouzbek. Grâce à son association&nbsp;<em>Eco Couture</em>, une dizaine de femmes sont devenues maintenant entrepreneurs.&nbsp;<em>« Le fil de soie »,</em>&nbsp;aime-t-elle à répéter,<em> « c’est le pont entre la France et l’Ouzbékistan. Il m’a permis de devenir ce que je suis aujourd’hui, tout en aidant les autres. »</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Louise Simondet </strong><br><strong>Rédactrice en chef et correspondante en Ouzbékistan pour Novastan</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>« 2330 » : Viner transforme les sons d&#8217;Asie centrale en musique de club</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Lemoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Oct 2026 09:03:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'Europe et l'Asie centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[Société et cultures]]></category>
		<category><![CDATA[Tadjikistan]]></category>
		<category><![CDATA[musique de club]]></category>
		<category><![CDATA[musique électronique]]></category>
		<category><![CDATA[shashmaqam]]></category>
		<category><![CDATA[Viner Khaiitov]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/viner-2330-asie-centrale-musique-electronique/">« 2330 » : Viner transforme les sons d&rsquo;Asie centrale en musique de club</a></p>
<p>Le DJ et producteur Viner Khaiitov publie « 2330 », un EP construit à partir d'enregistrements réalisés en Asie centrale en 2022. Entre Tachkent, Moynaq, Patar, Barcelone et Marseille, le disque mêle musique de club, exil et quête d'identité.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/viner-2330-asie-centrale-musique-electronique/">« 2330 » : Viner transforme les sons d&rsquo;Asie centrale en musique de club</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le DJ et producteur Viner Khaiitov publiera le 18 novembre « 2330 », un EP électronique composé à partir d&rsquo;enregistrements réalisés en Ouzbékistan et ailleurs en Asie centrale en 2022. Derrière les cinq morceaux se dessinent aussi une histoire d&rsquo;exil, des racines familiales entre Tadjikistan, Ouzbékistan et région Volga-Oural, et un refus des identités trop facilement assignées.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque Viner Khaiitov arrive à Tachkent le 6 mars 2022, il ne vient pas en Asie centrale pour enregistrer un disque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Ce n&rsquo;était pas un voyage, c&rsquo;était une fuite », raconte aujourd&rsquo;hui le DJ et producteur, installé entre Marseille et Barcelone. Quelques jours plus tôt, après le début de l&rsquo;invasion à grande échelle de l&rsquo;Ukraine par la Russie, il avait participé à des manifestations contre la guerre et avait été interpellé. Lorsque la police est revenue chez lui une seconde fois, il a quitté la Russie avec deux sacs à dos.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;Ouzbékistan était alors « la destination la moins chère ». Viner n&rsquo;y avait encore jamais vécu. Son rapport à la région était pourtant ancien : son père est ouzbek et tatar mishar, sa mère bachkire et tatare, tandis qu&rsquo;une partie de sa famille avait vécu à Patar, dans le nord du Tadjikistan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quatre ans plus tard, les sons recueillis pendant cette période forment la matière première de <em>2330</em>, un EP de cinq morceaux que Viner publiera le 18 novembre sur son propre label, PATAR.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais <em>2330</em> n&rsquo;est ni un disque d&rsquo;archives sonores, ni une tentative de faire entrer quelques instruments « traditionnels » dans de la musique électronique occidentale. Les voix, percussions, bruits de rue et fragments musicaux enregistrés en Asie centrale y sont découpés, répétés et transformés jusqu&rsquo;à devenir la structure même des morceaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan</strong>: <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/waiting-for-the-sea-un-documentaire-entre-musique-electronique-et-folklorique-en-ouzbekistan/" data-type="link" data-id="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/waiting-for-the-sea-un-documentaire-entre-musique-electronique-et-folklorique-en-ouzbekistan/">«&nbsp;Waiting for the Sea&nbsp;» : un documentaire entre musique électronique et folklorique en Ouzbékistan</a><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je n&rsquo;ai pas besoin que l&rsquo;auditeur entende « l&rsquo;Asie centrale ». J&rsquo;ai besoin qu&rsquo;il entende un morceau », résume Viner.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">De Tachkent à Moynaq</h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Son premier séjour ouzbek commence au moment où les abricotiers fleurissent à Tachkent. Deux semaines plus tard arrive Navrouz, la fête du printemps célébrée dans toute l&rsquo;Asie centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viner parcourt alors la vieille ville avec un enregistreur prêté par Josef Tumari, un musicien de Tachkent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une partie importante de <em>2330</em> vient de ces journées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Une bonne partie de l&rsquo;EP vient de Navrouz à Tachkent : des musiciens de rue, des gens en fête », explique-t-il. Une nuit en particulier lui reste en mémoire. Du sumalak, cette préparation de blé germé traditionnellement cuite pendant de longues heures à l&rsquo;occasion de Navrouz, était préparé pendant que jouait de la musique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il enregistre l&rsquo;atmosphère, avant d&rsquo;en fragmenter les sons plusieurs années plus tard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« J&rsquo;ai enregistré toute cette atmosphère, puis je l&rsquo;ai émiettée en petits morceaux pour en faire des percussions. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques semaines plus tard, il rejoint Moynaq, dans la république autonome du Karakalpakstan, où il travaille comme directeur technique du festival Stihia, organisé près de l&rsquo;ancienne mer d&rsquo;Aral.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan</strong>: <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/le-festival-de-musique-electronique-stihia-naura-pas-lieu-au-karakalpakstan/" data-type="link" data-id="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/le-festival-de-musique-electronique-stihia-naura-pas-lieu-au-karakalpakstan/">Le festival de musique électronique Stihia n’aura pas lieu au Karakalpakstan</a><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">Juste avant l&rsquo;ouverture, une tempête de sable frappe le site.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Une grande partie des structures, toits compris », est emportée, se souvient-il. Puis arrive un orage, avec des éclairs « sur tout le ciel ». L&rsquo;équipe répare les installations et le festival ouvre dès le lendemain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, l&rsquo;un des épisodes les plus spectaculaires de son séjour ne produira aucun enregistrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Si je n&rsquo;avais pas été responsable du site, j&rsquo;aurais sans doute été simplement heureux. Je n&rsquo;ai enregistré ni la tempête ni l&rsquo;orage : j&rsquo;avais autre chose à faire. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au retour, il traverse Khiva, Boukhara et Samarcande en voiture, enregistrant au passage des fragments sonores. D&rsquo;autres prises viennent de la route vers Moynaq, de sons industriels, de la nature et, plus tard, d&rsquo;une résidence musicale organisée par le Goethe-Institut près d&rsquo;Ulugbek.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le morceau <em>1629</em> conserve ainsi la trace d&rsquo;une scène presque banale à Boukhara.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Il y a une musique que j&rsquo;ai enregistrée à Boukhara. Elle sortait à plein volume d&rsquo;une fenêtre, et je l&rsquo;ai captée avec mon enregistreur. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">La ville devient percussion</h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cinq pistes de <em>2330</em> portent uniquement des nombres : <em>1233</em>, <em>1619</em>, <em>1629</em>, <em>1516</em> et <em>1317</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viner refuse d&rsquo;en expliquer la signification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Tout titre est une étiquette, comme celles contre lesquelles cet EP a été fait. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce refus de nommer traverse tout le projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>1619</em>, par exemple, la base rythmique est constituée de frappes de doira, de différents tambourins, de kayrok &#8211; des percussions formées de pierres plates &#8211; mais aussi de bruits urbains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je tape sur des clôtures et sur tout ce qui me tombe sous la main ; quelque part, on entend un klaxon. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces sons sont ensuite transformés en polyrythmies et en syncopes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Si l&rsquo;on tend l&rsquo;oreille, on entend la ville presque partout dans le morceau. Juste une ville, ordinaire et bien urbaine. »</p>



<a href="https://viner.bandcamp.com/album/2330">2330 by Viner</a>



<p class="wp-block-paragraph">Cette manière de travailler éloigne <em>2330</em> d&rsquo;une utilisation décorative des musiques traditionnelles centrasiatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Viner, l&rsquo;exotisation commence précisément lorsqu&rsquo;un son devient un raccourci géographique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Une voix, un doira, donc l&rsquo;Asie centrale. Un tel son est posé par-dessus : on l&rsquo;enlève, et le morceau tient toujours. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>2330</em>, dit-il, c&rsquo;est l&rsquo;inverse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Les enregistrements ne sont pas posés sur le beat, ils sont le beat. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les fragments utilisés sont d&rsquo;ailleurs extrêmement courts, généralement inférieurs à une seconde. Une voix, un coup de percussion ou un bruit de rue cesse progressivement d&rsquo;être identifiable comme élément « traditionnel » pour devenir une texture.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Mes morceaux sont construits comme une mosaïque. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche a également retenu l&rsquo;attention de Theodore Levin, professeur au Dartmouth College et spécialiste des musiques d&rsquo;Asie centrale, à qui Viner a fait écouter l&rsquo;EP. Selon le chercheur, la musique évite « les clichés musicaux orientalistes longtemps utilisés pour stéréotyper l&rsquo;Orient ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il souligne également la façon dont Viner transforme ses enregistrements d&rsquo;origine jusqu&rsquo;à les rendre pratiquement méconnaissables, pour en faire une œuvre musicale nouvelle. Une démarche qui, selon lui, dépasse la simple incorporation de sonorités traditionnelles dans une composition électronique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une région présente « dans la pièce d&rsquo;à côté »</h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si Viner n&rsquo;avait jamais vécu en Ouzbékistan avant 2022, l&rsquo;Asie centrale était pourtant omniprésente dans son enfance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« L&rsquo;Asie centrale a toujours été chez nous, mais comme dans la pièce d&rsquo;à côté », raconte-t-il.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses parents parlaient entre eux tatar, bachkir, ouzbek et tadjik. Avec leurs enfants, en revanche, ils n&rsquo;utilisaient que le russe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Ils avaient peur que l&rsquo;accent nous trahisse. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La région était ailleurs : dans les repas, les objets, les souvenirs familiaux. Dans la maison se trouvaient des objets venus d&rsquo;Asie centrale et les cornes d&rsquo;un bouquetin abattu par son grand-père maternel dans le Pamir. Sa famille mangeait plov, manty ou chourpa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La branche maternelle avait vécu dans le Pamir et à Oura-Tioubé, aujourd&rsquo;hui Istaravchan, au Tadjikistan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté paternel, le point d&rsquo;ancrage est Patar, un village situé près de Konibodom, dans la vallée de Ferghana. Ses grands-parents y vivaient et son frère et sa sœur aînés y sont nés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viner n&rsquo;y est retourné que deux fois dans son enfance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Patar a toujours été pour moi une maison qui n&rsquo;existe pas, mais qui se trouve quelque part, tout près. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ce nom qu&rsquo;il a choisi pour son label.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;idée de PATAR existait avant 2022, mais l&rsquo;exil lui donne une autre signification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À son arrivée en Europe, Viner dit avoir eu du mal à trouver sa place. Il parlait imparfaitement les langues locales et ressentait le besoin de reconstruire une forme de foyer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je me suis dit alors que Patar pouvait devenir une maison, pour moi et pour quiconque voudrait la considérer comme la sienne. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fondé au printemps 2025, PATAR est aujourd&rsquo;hui un label et laboratoire artistique basé à Barcelone.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">« Russe », et puis plus rien</h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette question du lieu et de l&rsquo;appartenance constitue l&rsquo;autre versant de <em>2330</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Europe, explique Viner, il est presque systématiquement présenté comme « russe ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n&rsquo;est pas le terme lui-même qui l&rsquo;irrite le plus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« C&rsquo;est qu&rsquo;après lui la conversation s&rsquo;arrête. On a dit « russe », et tout semble réglé : la langue, la culture, d&rsquo;où je viens, ce qui me parle. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="859" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/viner-khaiitov-paola-idrontino-1128-1024x859.jpg" alt="" class="wp-image-76110" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/viner-khaiitov-paola-idrontino-1128-1024x859.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/viner-khaiitov-paola-idrontino-1128-300x252.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/viner-khaiitov-paola-idrontino-1128-768x644.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/viner-khaiitov-paola-idrontino-1128-1536x1289.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/viner-khaiitov-paola-idrontino-1128.jpg 1800w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Viner Khaiitov. Photo : Paola Idrontino.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous cette définition disparaissent selon lui les trajectoires de sa famille : ouzbèke, tatare mishar, bachkire, tadjike par les lieux de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Viner fait également une distinction importante entre les termes russes <em>russkiy</em>, qui renvoie généralement à l&rsquo;appartenance ethnique russe, et <em>rossiyanin</em>, qui désigne un citoyen de la Fédération de Russie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Même en Russie, je ne me suis jamais dit <em>russkiy</em> ; je disais <em>rossiyanin</em>. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette nuance se perd presque entièrement en français ou en anglais, où « russe » ou <em>Russian</em> peuvent désigner les deux réalités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour lui, la question a aussi une dimension politique depuis 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Quand un État range parmi « les siens » tous ceux qui parlent russe, c&rsquo;est une revendication sur les pays voisins. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne cherche cependant pas à effacer la Russie de sa propre histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le russe est ma première langue, j&rsquo;ai grandi en Russie. Mes racines ouzbèkes, tatares et bachkires ne m&rsquo;exonèrent pas de cette question, elles la rendent plus complexe. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2330</em> devient ainsi moins une affirmation d&rsquo;identité définitive qu&rsquo;une manière de résister à sa simplification.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Ni folklore, ni continuité</h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Viner refuse également de présenter son travail comme la continuation naturelle d&rsquo;une tradition centrasiatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Je ne suis pas un héritier du shashmaqam et je ne cherche pas à en avoir l&rsquo;air : je dialogue avec cette tradition. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ses références musicales sont elles-mêmes géographiquement éclatées : la rave britannique et The Prodigy, le footwork de Chicago de RP Boo, le producteur kényan Slikback, l&rsquo;Égyptien Abadir ou encore Muslimgauze, musicien mancunien dont la pratique du collage et du montage l&rsquo;a marqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« La musique de club n&rsquo;a plus de centre depuis longtemps, et elle n&rsquo;appartient pas à l&rsquo;Europe. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la question de savoir où situer <em>2330</em> sur une carte musicale, il répond donc par une autre carte, biographique celle-ci.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Oulianovsk, où je suis né, Kazan, où je suis devenu musicien, Patar, Tachkent, Moynaq, Marseille et Barcelone. C&rsquo;est ça, ma réponse. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Retourner à Patar</h2>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il reste pourtant des lieux où Viner aimerait revenir avec un enregistreur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le premier est Patar, où il n&rsquo;est pas retourné depuis l&rsquo;enfance. Le second est le Pamir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/viner-khaiitov-irene-lapin-3799-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-76111" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/viner-khaiitov-irene-lapin-3799-683x1024.jpg 683w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/viner-khaiitov-irene-lapin-3799-200x300.jpg 200w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/viner-khaiitov-irene-lapin-3799-768x1152.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/viner-khaiitov-irene-lapin-3799-1024x1536.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/viner-khaiitov-irene-lapin-3799.jpg 1365w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">Viner Khaiitov. Photo : Irène Lapin.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis viendrait la région Volga-Oural, liée à l&rsquo;autre moitié de son histoire familiale et aux traditions tatares et bachkires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce voyage-là reste pour l&rsquo;instant impossible : Viner dit ne pas pouvoir rentrer en Russie, où sa famille vit toujours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-être est-ce aussi pour cela que <em>2330</em> ressemble moins à un retour qu&rsquo;à une circulation permanente entre plusieurs lieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sons enregistrés en 2022 n&rsquo;ont pas été conservés intacts. Ils ont voyagé avec lui, ont été découpés, déformés et réassemblés quatre ans plus tard entre Barcelone et Marseille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/viner-khaiitov-tatita-zhiliaeva-0184-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-76112" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/viner-khaiitov-tatita-zhiliaeva-0184-1024x683.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/viner-khaiitov-tatita-zhiliaeva-0184-300x200-1.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/viner-khaiitov-tatita-zhiliaeva-0184-768x512.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/viner-khaiitov-tatita-zhiliaeva-0184-1536x1024.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/viner-khaiitov-tatita-zhiliaeva-0184.jpg 1800w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Viner Khaiitov. Photo : Tatita Zhiliaeva.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme Patar, ils renvoient à un endroit réel tout en désignant quelque chose de plus difficile à situer : une maison reconstruite à partir de fragments.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>2330</em>, dont le mastering a été réalisé par A. Fruit, sortira le 18 novembre 2026 sur le label PATAR. L’EP est disponible en précommande sur <a href="https://viner.bandcamp.com/album/2330" data-type="link" data-id="https://viner.bandcamp.com/album/2330">Bandcamp</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Par Mathieu Lemoine, président de Novastan France.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>Bayram Balcı : « La Turquie gagne en influence en Asie centrale, mais ne remplace ni la Russie ni la Chine »</title>
		<link>https://novastan.org/fr/kirghizstan/influence-turquie-asie-centrale-bayram-balci/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Lemoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 09:57:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/influence-turquie-asie-centrale-bayram-balci/">Bayram Balcı : « La Turquie gagne en influence en Asie centrale, mais ne remplace ni la Russie ni la Chine »</a></p>
<p>La Turquie gagne en visibilité et en influence en Asie centrale, sans pour autant remplacer la Russie ou la Chine. Le chercheur Bayram Balcı analyse pour Novastan les ressorts et les limites de ce rapprochement.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/influence-turquie-asie-centrale-bayram-balci/">Bayram Balcı : « La Turquie gagne en influence en Asie centrale, mais ne remplace ni la Russie ni la Chine »</a></p>
<p>La Turquie gagne en visibilité et en influence en Asie centrale, sans pour autant remplacer la Russie ou la Chine. Le chercheur Bayram Balcı analyse pour Novastan les ressorts et les limites de ce rapprochement . . .</p>

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		<title>En Asie centrale, l&#8217;eau rapproche aussi les États</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Lemoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 18:43:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/eau-asie-centrale-cooperation/">En Asie centrale, l&rsquo;eau rapproche aussi les États</a></p>
<p>Souvent présentée comme une source potentielle de conflits en Asie centrale, l'eau est aussi au cœur d'une coopération régionale ancienne et en pleine évolution. Après 25 années passées à travailler dans la région, dont près de 20 sur les questions d'eau et d'assainissement, Olivier Normand observe une transformation profonde des relations entre les États d'Asie [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/eau-asie-centrale-cooperation/">En Asie centrale, l&rsquo;eau rapproche aussi les États</a></p>
<p><strong>Souvent présentée comme une source potentielle de conflits en Asie centrale, l'eau est aussi au cœur d'une coopération régionale ancienne et en pleine évolution. Après 25 années passées à travailler dans la région, dont près de 20 sur les questions d'eau et d'assainissement, Olivier Normand observe une transformation profonde des relations entre les États d'Asie centrale. Des héritages soviétiques au rapprochement récent entre le Kirghizstan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan, la gestion de l'eau raconte une autre histoire de la région.</strong></p>
<p>Lorsqu'Olivier Normand arrive pour la première fois en Asie centrale, en juin 2000, la région ne ressemble guère à celle d'aujourd'hui. Son premier contact avec l'Ouzbékistan est presque fortuit : une rencontre avec un Ouzbek à Moscou le conduit à participer à un projet consacré à de nouvelles techniques agricoles.</p>
<p>Il traverse alors le pays, de Namangan à Ourguentch, en passant par Boukhara, Samarcande, Termez et Tachkent. À partir de 2003, il dirige depuis Termez un projet d'appui au ministère du Travail, avant de travailler sur différents projets sociaux. Depuis 2007, ses activités sont principalement consacrées à l'eau et à l'assainissement, notamment dans le bassin du Syr-Daria et la vallée de Ferghana.</p>
</p>
<p>Ce qui l'a retenu en Asie centrale ? <em>« Le sentiment d'être au centre du monde et d'assister à l'Histoire en marche », </em>répond-il<em>.</em></p>
<p>25 ans plus tard, cette histoire a considérablement changé.</p>
<p>Parmi les transformations qu'il aurait difficilement imaginées au début des années 2000, Normand cite l'ouverture des frontières, une plus grande liberté de circulation à l'intérieur de l'Ouzbékistan, la simplification du système bancaire et des taux de change, le développement d'Internet, la modernisation des infrastructures et la transformation des villes.</p>
<p>Mais il insiste surtout sur le rapprochement entre les pays d'Asie centrale, et notamment entre ceux qui se partagent la vallée de Ferghana.</p>
<p>Le 31 mars 2025, les présidents du Kirghizstan, du Tadjikistan et de l'Ouzbékistan se sont retrouvés à Khodjent, au Tadjikistan, pour signer un traité fixant le point de jonction de leurs trois frontières ainsi que la Déclaration de Khodjent sur l'amitié éternelle. Cette rencontre venait consacrer le règlement de différends frontaliers qui avaient longtemps empoisonné les relations régionales. Elle a également ouvert de nouvelles perspectives de coopération dans des domaines allant des transports et du commerce à l'énergie, l'environnement et l'eau.</p>
<p>Pour Normand, le 31 mars 2025 constitue ainsi moins un accord spécifiquement consacré à l'eau qu'un symbole d'une évolution beaucoup plus large : la région apprend progressivement . . .</p>

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		<item>
		<title>En Ouzbékistan, le Centre de la civilisation islamique, nouveau temple du patrimoine religieux</title>
		<link>https://novastan.org/fr/ouzbekistan/le-centre-de-la-civilisation-islamique-vitrine-du-patrimoine-reigieux-en-ouzbekistan/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2026 04:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/le-centre-de-la-civilisation-islamique-vitrine-du-patrimoine-reigieux-en-ouzbekistan/">En Ouzbékistan, le Centre de la civilisation islamique, nouveau temple du patrimoine religieux</a></p>
<p>Sept ans après la pose de la première pierre le 15 juin 2018, jour de l’Aïd al-Fitr, le Centre de la civilisation islamique en Ouzbékistan a enfin ouvert ses portes cette année au grand public. Le résultat est un complexe hybride mêlant religion et histoire, conçu comme une vitrine de l’identité ouzbèke à l’échelle internationale [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/le-centre-de-la-civilisation-islamique-vitrine-du-patrimoine-reigieux-en-ouzbekistan/">En Ouzbékistan, le Centre de la civilisation islamique, nouveau temple du patrimoine religieux</a></p>
<p><strong>Sept ans après la pose de la première pierre le 15 juin 2018, jour de l’Aïd al-Fitr, le Centre de la civilisation islamique en Ouzbékistan a enfin ouvert ses portes cette année au grand public. Le résultat est un complexe hybride mêlant religion et histoire, conçu comme une vitrine de l’identité ouzbèke à l’échelle internationale et un instrument de soft power pour le pays. </strong></p>
<p>Au mois de mars, Tachkent a inauguré bien plus qu’un musée. Avec l’ouverture officielle du Centre de la civilisation islamique en Ouzbékistan, le pouvoir a offert à la capitale un monument de prestige, de mémoire et de projection internationale. La cérémonie s’est tenue en présence du président Chavkat Mirzioïev, qui a présenté dans son <a href="https://president.uz/ru/lists/view/9018">discours</a> l’édifice comme une « <em>véritable célébration de la science, de la spiritualité et du savoir</em> », une formule qui résume l’ambition du projet : raconter le passé pour projeter l’Ouzbékistan dans le futur.</p>
<p>"<em>La création d'une institution consacrée à la civilisation islamique en Ouzbékistan répond à plusieurs enjeux historiques, culturels, scientifiques et contemporains</em>, explique avec enthousiasme le directeur adjoint du musée, Izzatbek Ibragimov, auprès de Novastan<strong><em>. </em></strong>"<em>L<strong>'</strong>Ouzbékistan occupe une place majeure dans l'histoire de la civilisation islamique. Des villes comme Samarcande, Boukhara et Khiva ont été, pendant des siècles, des centres d'enseignement, de commerce et de production intellectuelle. Elles ont vu naître ou travailler des savants dont les contributions ont dépassé le monde musulman, notamment Muhammad al-Khwarizmi, Abu Rayhan al-Biruni, Ibn Sina et Imam al-Bukhari</em>..." explique M. Ibragimov.</p>
<p>La mission du Centre est également de préserver le patrimoine national. "<em>L'Ouzbékistan possède des milliers de manuscrits anciens, d'objets d'art et . . .</p>

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		<item>
		<title>Qui sont les travailleurs migrants en Ouzbékistan ? </title>
		<link>https://novastan.org/fr/ouzbekistan/qui-sont-les-travailleurs-migrants-en-ouzbekistan/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 07:59:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/qui-sont-les-travailleurs-migrants-en-ouzbekistan/">Qui sont les travailleurs migrants en Ouzbékistan ? </a></p>
<p>Pays d'émigration, l'Ouzbékistan fait pourtant aussi appel à des travailleurs étrangers dans certains secteurs, notamment la construction. Ces derniers se mobilisent parfois pour faire valoir leurs revendications, mettant ainsi en lumière des conditions de travail souvent précaires. En janvier dernier, 1 500 travailleurs indiens ont manifesté devant les bureaux de l’entreprise ouzbèke Enter Engineering en [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/qui-sont-les-travailleurs-migrants-en-ouzbekistan/">Qui sont les travailleurs migrants en Ouzbékistan ? </a></p>
<p><strong>Pays d'émigration, l'Ouzbékistan fait pourtant aussi appel à des travailleurs étrangers dans certains secteurs, notamment la construction. Ces derniers se mobilisent parfois pour faire valoir leurs revendications, mettant ainsi en lumière des conditions de travail souvent précaires.</strong></p>
<p>En janvier dernier, 1 500 travailleurs indiens <a href="https://uz.kursiv.media/en/2026-01-08/around-1500-indian-workers-protest-in-uzbekistan-over-unpaid-wages/?utm_campaign=endless_feed">ont manifesté</a> devant les bureaux de l’entreprise ouzbèke Enter Engineering en raison de salaires impayés et d’une dégradation de leurs conditions de travail. </p>
<p>Cette main d’œuvre étrangère présente en Ouzbékistan est nettement moins documentée que l’émigration ouzbèke : il est alors difficile de trouver des chiffres fiables sur le nombre de travailleurs étrangers dans le pays, bien que ces derniers participent pourtant à des constructions majeures de la deuxième plus grande économie d’Asie centrale. </p>
<p>Un rapport de l’OIM (International Organisation for Migration) pointe que le Comité national des statistiques ouzbèkes ne publie pas . . .</p>

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		<item>
		<title>L’Ouzbékistan est à court d’eau et ce n’est pas une théorie du complot</title>
		<link>https://novastan.org/fr/ouzbekistan/louzbekistan-a-court-deau-pas-theorie-complot/</link>
					<comments>https://novastan.org/fr/ouzbekistan/louzbekistan-a-court-deau-pas-theorie-complot/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 15:42:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Amou Daria]]></category>
		<category><![CDATA[Eau]]></category>
		<category><![CDATA[Mer d'Aral]]></category>
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		<category><![CDATA[Syr Daria]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://novastan.org/fr/?p=75715</guid>

					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/louzbekistan-a-court-deau-pas-theorie-complot/">L’Ouzbékistan est à court d’eau et ce n’est pas une théorie du complot</a></p>
<p>Le média ouzbek Hook décrypte la situation des ressources en eau du pays et les raisons pour lesquelles l’Ouzbékistan est particulièrement exposé aux risques. Les données publiques sur la consommation d’eau en Ouzbékistan sont assez limitées. Selon le site Woldometer, le pays se classe au quatrième rang mondial pour la consommation d’eau quotidienne par habitant, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/louzbekistan-a-court-deau-pas-theorie-complot/">L’Ouzbékistan est à court d’eau et ce n’est pas une théorie du complot</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le média ouzbek Hook décrypte la situation des ressources en eau du pays et les raisons pour lesquelles l’Ouzbékistan est particulièrement exposé aux risques.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les données publiques sur la consommation d’eau en Ouzbékistan sont assez limitées. Selon le site Woldometer, le pays <a href="https://www.worldometers.info/water/">se classe</a> au quatrième rang mondial pour la consommation d’eau quotidienne par habitant, avec 4 778&nbsp;litres par jour. Au total, l’Ouzbékistan enregistre une consommation de plus de 54,5&nbsp;milliards de mètres cubes d’eau par an.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_des_Nations_unies_pour_l%27alimentation_et_l%27agriculture">Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture</a> (FAO) analyse l’utilisation des ressources en eau dans le monde et <a href="https://data.apps.fao.org/aquastat/?lang=en">publie</a> ses données sur la plateforme AQUASTAT. Selon les statistiques, la majeure partie de la consommation d’eau est due au secteur agricole. En 2020, l’Ouzbékistan consacrait jusqu’à 96,5 % de sa consommation totale d’eau à l’irrigation des terres. Ce chiffre était retombé à 83,9 % en 2022.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">La consommation d’eau est élevée dans l’ensemble des pays d’Asie centrale. Le Turkménistan arrive en tête, suivi de l’Ouzbékistan, du Tadjikistan, du Kirghizstan, du Kazakhstan et de l’Afghanistan. Cette situation s’explique notamment par la dépendance de la région à l’égard de ses deux principaux fleuves, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Amou-Daria">l’Amou-Daria</a> et le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Syr-Daria">Syr-Daria</a>, ainsi que par les tensions liées à l’utilisation de l’eau de ces fleuves.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Qu’en est-il de l’Ouzbékistan ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La crise de l’eau en Ouzbékistan est <a href="https://sarpa.media/%D1%83%D0%B7%D0%B1%D0%B5%D0%BA%D0%B8%D1%81%D1%82%D0%B0%D0%BD-%D0%BE%D0%B4%D0%BD%D0%B0-%D0%B8%D0%B7-%D0%B4%D0%B2%D1%83%D1%85-%D1%81%D1%82%D1%80%D0%B0%D0%BD-%D0%BC%D0%B8%D1%80%D0%B0/">liée</a> à son double enclavement et aux particularités géographiques de la région&nbsp;: tout comme ses voisins, l’Ouzbékistan ne dispose pas d’un accès direct à l’océan. La situation de l’eau s’est aggravée avec la catastrophe de la <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/aral-comment-transformer-une-mer-en-desert/">mer d’Aral</a>&nbsp;: les autorités ont construit de nouveaux canaux et ont épuisé les fleuves qui se jetaient dans la mer, dans le but de cultiver du coton.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/aral-comment-transformer-une-mer-en-desert/">Aral : comment transformer une mer en désert ?</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui encore, certaines régions utilisent des canaux construits à l’époque soviétique. Une partie de l’eau se perd ainsi avant même d’atteindre les champs, tandis qu’une autre partie s’évapore à cause de la chaleur. <a href="https://hook.report/2024/05/yousup-kamalov/">Selon</a> le chercheur Yousoup Kamalov, l’Ouzbékistan perd chaque année jusqu’à 37&nbsp;% des eaux destinées à l’irrigation faute de revêtement en béton des canaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Y aura-t-il une guerre pour l’eau ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions sur un éventuel conflit militaire autour des ressources en eau dans la région ne datent pas d’hier. L’Asie centrale ne dispose pas de grandes réserves d’eau, et la croissance démographique rapide, l’urbanisation et le climat aride ne font qu’aggraver la situation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kaboul <a href="https://uzsuv.uz/oz/posts/4722">pourrait devenir</a> un facteur déclencheur d’une crise de l’eau en Asie centrale. La capitale afghane connaît déjà une grave pénurie d’eau potable. En effet, les puits forés s’épuisent progressivement, et une partie de l’eau est contaminée par les eaux usées et les métaux lourds.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mars 2025, le ministre de l’Eau de l’Ouzbékistan, Chavkat Khamraïev, s’est <a href="https://politik.uz/novosti/afganistan-imeet-pravo-brat-vodu-iz-amudari-ministr-vodnogo-hozyajstva-uzbekistana-o-kanale-koshtepa">exprimé</a> au sujet de la construction par l’Afghanistan du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Canal_de_Qosh_Tepa">canal de Qoch Tepa</a>, dérivé de l’Amou-Daria, qui pourrait fortement restreindre l’accès à l’eau du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan. Le ministre a toutefois précisé que son pays n’envisageait pas de recourir à la force, privilégiant la négociation et le maintien de relations de bon voisinage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/environnement/one-water-summit-reponse-internationale-efficacite-incertaine/">One Water Summit : une réponse internationale à l’efficacité incertaine en Asie centrale</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les chercheurs soulignent que ces tensions tiennent notamment au fait que les principaux fleuves prennent leur source dans les montagnes du Tadjikistan et du Kirghizstan. Ces pays utilisent l’eau, entre autres, pour produire de l’électricité grâce à des centrales hydroélectriques. Situé en aval, l’Ouzbékistan doit s’adapter aux exigences de ses voisins en matière de gestion des ressources hydriques. Les tensions resurgissent chaque année. Par exemple, en 2022, la cession du <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Andijan_Reservoir">réservoir de Kempir-Abad</a> du Kirghizstan à l’Ouzbékistan a conduit à l’ouverture de <a href="https://kaktus.media/doc/543206_kempir_abadskoe_delo._bishkekskiy_gorsyd_vynes_prigovor_video_i_foto.html">poursuites pénales</a> contre plus de 20&nbsp;citoyens. Quatre ans plus tard, le tribunal municipal de Bichkek a définitivement acquitté l’ensemble des accusés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une crise de l’eau peut-elle être évitée ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Ouzbékistan s’efforce de préserver ses ressources en eau en faisant évoluer sa législation et en modernisant ses infrastructures hydrauliques. En 2020, le pays a <a href="https://lex.uz/ru/docs/4892946">adopté</a> le décret présidentiel n°UP-6024, relatif à l’approbation du Concept de développement du secteur de l’eau de la République d’Ouzbékistan pour la période&nbsp;2020-2030. Selon ce texte, l’État prévoit notamment de numériser le suivi et la comptabilisation de la consommation d’eau et d’améliorer la gestion des ressources hydrauliques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, l’Ouzbékistan a <a href="https://www.worldbank.org/en/news/press-release/2025/05/21/uzbekistan-to-modernize-its-irrigation-infrastructure-with-world-bank-support">obtenu</a> un prêt de 200&nbsp;millions de dollars (175 millions d&rsquo;euros) de la Banque mondiale pour moderniser son système d’irrigation. Ces fonds doivent notamment servir à bétonner 259&nbsp;kilomètres de canaux alimentés par l’Amou-Daria et le Syr-Daria, ainsi qu’à réaménager et à rehausser le lit des canaux afin de permettre, lorsque cela est possible, l’écoulement gravitaire de l’eau et de réduire le recours au pompage. D’autres technologies doivent également être mises en place.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Début&nbsp;2026, dans un rapport présenté au président de l’Ouzbékistan, les autorités ont indiqué que l’irrigation goutte à goutte avait déjà été mise en place sur 60&nbsp;% des terres agricoles, permettant d’économiser jusqu’à 2,5&nbsp;milliards de mètres cubes d’eau par an. D’ici à 2028, cette proportion devrait atteindre 80&nbsp;%. Ce système sera notamment utilisé pour irriguer les cultures de coton et de riz, parmi les plus gourmandes en eau du pays.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des décisions controversées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le même temps, certaines décisions suscitent la controverse. En mars 2026, il a été <a href="https://podrobno.uz/cat/obchestvo/v-novom-tashkente-postroyat-fontan-strelyayushchiy-vodoy-na-232-metra/">annoncé</a> qu’une immense fontaine serait construite dans la « Nouvelle Tachkent », avec un jet d’eau pouvant atteindre 230&nbsp;mètres de hauteur. Le projet doit voir le jour sur un bassin de huit hectares, dont 1,5&nbsp;hectare sera occupé par la fontaine elle-même et par un spectacle son et lumière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce stade, il est impossible d’estimer précisément la quantité d’eau qui sera perdue sous l’effet de l’évaporation et du vent, faute d’informations sur les technologies qui seront utilisées pour la fontaine et ses jets. Sur une telle superficie, l’évaporation naturelle pourrait représenter jusqu’à 2 000&nbsp;mètres cubes d’eau, voire davantage en été. Cette estimation ne tient pas non plus compte du renouvellement complet de l’eau de la fontaine, comme cela se fait généralement après la saison hivernale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/jeunesse-ouzbeke-sensibilisee-problematiques-liees-a-leau/">La jeunesse ouzbèke est-elle assez sensibilisée aux problématiques liées à l’eau ?</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La fontaine exercera également une pression supplémentaire sur le réseau électrique du quartier&nbsp;: la circulation de l’eau nécessite des pompes qui devront fonctionner en continu pendant toute la durée du spectacle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Est-il possible de réduire la consommation d’eau ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En Ouzbékistan, la consommation d’eau des particuliers représente à peine 10&nbsp;% de la consommation totale d’eau. Certes, couper le robinet pendant le brossage des dents peut sembler dérisoire au regard des quantités d’eau utilisées par les agriculteurs. Il est néanmoins possible, à l’échelle individuelle, de réduire sa consommation d’eau, tout en réalisant des économies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est notamment recommandé d’arroser les potagers et les espaces verts autour des habitations uniquement la nuit, ou tôt le matin. Un <a href="https://hook.report/2024/07/polivay-ne-polivay/">guide</a> consacré aux bonnes pratiques et aux règles à respecter en matière d’arrosage revient plus en détail sur le sujet. Il est également possible de se concerter avec la copropriété pour installer, aux abords de l’immeuble, un système d’irrigation goutte à goutte relié à un compteur séparé. Une telle installation permet de réduire la consommation d’eau destinée à l’arrosage sans risquer de voir les arbres et les arbustes dépérir.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Le choix des plantations peut aussi contribuer à limiter les besoins en eau&nbsp;: il est préférable de privilégier des variétés d’arbres et d’arbustes résistantes à la sécheresse et aux températures élevées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les canaux et les rivières ne devraient pas être utilisés pour laver les véhicules ou à des fins domestiques. Lors des fortes chaleurs estivales, il n’est pas rare de voir des automobilistes conduire leur véhicule au bord d’un canal afin d’économiser le prix d’un lavage et de le débarrasser de la poussière. Malheureusement, l’eau chargée de produits chimiques est ensuite souvent rejetée dans les canaux, polluant l’eau et les sols et entraînant la mort de végétaux et d’espèces aquatiques.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Yana Modelova<br>Journaliste pour Hook</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Traduit du <a href="https://hook.report/2026/04/water-crisis/">russe</a> par&nbsp;Martin Algrain</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Corrigé par Anaïs Boulard </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/louzbekistan-a-court-deau-pas-theorie-complot/">L’Ouzbékistan est à court d’eau et ce n’est pas une théorie du complot</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
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		<title>« Nouvelle vague » : une pièce de théâtre franco-ouzbèke s’invite au Festival d’Avignon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[lsimondet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Jul 2026 06:18:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Coopération culturelle]]></category>
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		<category><![CDATA[Festival d'Avignon]]></category>
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		<category><![CDATA[L'Europe et l'Asie centrale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/nouvelle-vague-une-piece-de-theatre-franco-ouzbeke-sinvite-au-festival-davignon/">« Nouvelle vague » : une pièce de théâtre franco-ouzbèke s’invite au Festival d’Avignon</a></p>
<p>Écrite en Ouzbékistan fin 2024, la pièce Nouvelle vague, inspirée du film Pierrot le fou de Jean-Luc Godard, sera présentée au Festival OFF d&#8217;Avignon du 16 au 25 juillet dans le cadre des « Journées de l&#8217;Asie centrale 2026 ». Une consécration pour les artistes à l&#8217;origine de ce projet franco-ouzbek, qui pourrait aussi servir [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Écrite en Ouzbékistan fin 2024, la pièce <em>Nouvelle vague</em>, inspirée du film <em>Pierrot le fou</em> de Jean-Luc Godard, sera présentée au Festival OFF d&rsquo;Avignon du 16 au 25 juillet dans le cadre des « Journées de l&rsquo;Asie centrale 2026 ». Une consécration pour les artistes à l&rsquo;origine de ce projet franco-ouzbek, qui pourrait aussi servir de tremplin international à la troupe.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une lumière tamisée. Un décor minimaliste. La pièce «&nbsp;Nouvelle vague&nbsp;» s’ouvre sur une tirade de Ferdinand, alias «&nbsp;Pierrot&nbsp;», joué par le comédien français Adrien Houguet, qui vit à Tachkent, la capitale ouzbèke. <em>«&nbsp;J’ai toujours voulu savoir ce que c’était le cinéma. <em>A film is like a battleground : love, hate, action, violence, death. In one word : emotion</em></em> <em>»</em>, lance-t-il, reprenant la célèbre réplique du film <em>Pierrot le fou</em> de Jean-Luc Godard, dont la pièce s&rsquo;inspire.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Dans cette oeuvre théâtrale présentée en français, les sentiments tissent leur toile progressivement : une métaphore de la vie et de ce que peut être l’amour. Quelques instants plus tard, le comédien Adrien Houguet est rejoint sur scène par sa coéquipière Maria Tikhomolova, d’origine ouzbèke.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dialogues très directs, rythme effréné, tension palpable, silences bruyants… Les deux acteurs nous entraînent à leurs côtés dans un road movie intense. Ce jeudi 26 juin, une trentaine de personnes se sont déplacées dans le centre-ville de Tachkent, pour venir les découvrir. Regroupés au rez-de-chaussée d’une grande bâtisse transformée en théâtre, ils contemplent avec parfois un peu d’appréhension le drame qui se déroule sous leurs yeux</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan :</strong> <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/cinema-kirghiz-black-red-yellow-histoire-damour/"><strong>Un film kirghiz poétique et sensible présenté au festival goEast</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">On retrouve d’ailleurs dans cette pièce toute l’ambiance du film de 1965 de Jean-Luc Godard, « Pierrot le fou ». A l’époque, celui-ci fait partie des chefs d’œuvres du cinéma français du mouvement de la « Nouvelle vague », né à la fin des années 1950 &#8211; d&rsquo;où le nom de cette création franco-ouzbèke. Dans le film, c’est Jean-Paul Belmondo qui se glisse dans le rôle de Ferdinand Griffon, surnommé Pierrot. Quant au personnage féminin de Marianne Renoir, il est confié à l’actrice Anna Karina.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/PHOTO-1-UNE--1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-75700" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/PHOTO-1-UNE--1024x768.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/PHOTO-1-UNE--300x225.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/PHOTO-1-UNE--768x576.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/PHOTO-1-UNE--1536x1152.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/PHOTO-1-UNE--2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La pièce «&nbsp;Nouvelle vague&nbsp;» est inspirée du film «&nbsp;Pierrot le fou&nbsp;», réalisé par Jean-Luc Godard en 1965. © Louise Simondet</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">On y découvre l’histoire d’un homme marié, cultivé mais lassé de sa vie bourgeoise. Lorsque celui-ci retrouve Marianne Renoir, son ancienne amante, il décide de tout quitter pour partir avec elle. Leur fuite les entraîne sur les routes de France, dans un road-movie mêlant romance, cavale, trafic d’armes, violences et réflexions philosophiques. Au fil de leur voyage, leur relation se détériore… jusqu’au drame.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une adaptation franco-ouzbèke moderne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Je n’avais jamais vu le film </em>», raconte Adrien Houguet, l’interprète de Ferdinand. Dans cette pièce la mise en scène repose sur une lecture contemporaine de l’œuvre cinématographique. « <em>Marianne a été pensée comme un personnage ambigu, une femme fatale</em> », précise la metteuse en scène et actrice qui porte le rôle de Marianne Renoir. <em>« Elle joue, elle manipule, puis finit effrayée par la folie de Pierrot/Ferdinand ». « L’autodestruction, c’est vraiment au centre de la pièce, </em>ajoute Adrien Houguet.<em> Ferdinand, c’est quelqu’un qui a une double personnalité. Au fil de la pièce, il sombre dans la folie ».</em></p>


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<p class="wp-block-paragraph">A l’origine du projet, une équipe artistique franco-ouzbèke : la troupe <em>«&nbsp;Les autres fauves&nbsp;»</em>, composée d’une quinzaine de comédiens<em>.</em> Au départ, la pièce ne devait durer qu&rsquo;une d’une dizaine de minutes, puis elle s’est transformée en une version longue d’une heure. <em>«&nbsp;Il s’agit d’une succession de collages de scènes, </em>explique Adrien Houguet. <em>La pièce se divise en trois grandes phases</em> : <em>celle d&rsquo;un road movie</em> <em>au début, tandis que le milieu peut être comparé à la phase amoureuse du couple, d’où l’image d’être sur une île. Et puis, à la fin, c’est le basculement</em> <em>: la transformation en une relation amoureuse en une relation toxique&nbsp;». </em>L&rsquo;acteur interprète d’ailleurs cette pièce comme le portrait d&rsquo;un <em>«&nbsp;féminicide&nbsp;»</em>, du fait de la tragédie finale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/PHOTO-3-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-75701" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/PHOTO-3-1024x768.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/PHOTO-3-300x225.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/PHOTO-3-768x576.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/PHOTO-3-1536x1152.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/PHOTO-3-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">A l’origine de cette création franco-ouzbèke&nbsp;: la troupe «&nbsp;Les autres fauves&nbsp;», qui a apporté une lecture contemporaine du film ©Louise Simondet</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’adaptation du film a demandé un énorme travail de réécriture pour la metteuse en scène et comédienne Maria Tikhomolova, mais aussi de prise en compte de contraintes à la fois techniques et artistiques. <em>«&nbsp;Nous ne devions être que deux comédiens sur scène. Pas plus. L’écriture a été faite autour des deux personnages&nbsp;»</em>, souligne la jeune femme. <em>«&nbsp;Il fallait aussi trouver notre propre musique car nous ne pouvions pas réutiliser celle du film, qui n’était pas libre de droits.&nbsp;»</em> En parallèle, l&rsquo;actrice de 38 ans a dû s’adapter <em>«&nbsp;au manque d’espace pour les décors&nbsp;»</em> et enfin ajuster les différents éclairages pour <em>«&nbsp;donner l’ambiance que l’on souhaitait à cette pièce&nbsp;»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre difficulté&nbsp;: reproduire l’effet «&nbsp;<em>road movie du film, avec les scènes en voiture&nbsp;»</em>, mais cette fois au théâtre.<em> «&nbsp;C’était un véritable défi&nbsp;!&nbsp;»</em>, s&rsquo;exclame Maria Tikhomolova. Ce sont d’ailleurs toutes ces exigences qui ont motivé le recours <em>«&nbsp;aux effets visuels et à la danse comme solution scénographique&nbsp;»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une création où la danse tient une place essentielle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif n’était pas de <em>«&nbsp;copier le film&nbsp;»</em>, mais de proposer <em>«&nbsp;une appropriation scénique en ajoutant des jeux de lumière, des éléments chorégraphiques et des moments de danse&nbsp;»</em>, pour créer une autre forme de poésie scénique, selon Maria Tikhomolova. <em>«&nbsp;Il s’agissait pour moi de privilégier l’impression et l’expérience que j’avais eue en regardant le film, plutôt que de réaliser une reproduction fidèle&nbsp;». </em>Pour elle, l’apport de la danse est central dans cette réalisation. Elle véhicule à la fois <em>«&nbsp;de la poésie, l’expressivité corporelle et visuelle&nbsp;» </em>et donne aussi <em>«&nbsp;une certaine forme de confiance&nbsp;»</em>, souligne cette ancienne ballerine. <em>«&nbsp;La danse a toujours fait partie de ma vie. C’était important pour moi de l’inclure dans cette pièce&nbsp;»</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : </strong><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/louzbekistan-a-la-conquete-du-marche-international-du-cinema/"><strong>L’Ouzbékistan à la conquête du marché international du cinéma</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">La musique, la danse, le jeu des acteurs et le langage… Autant d’éléments qui occupent une place importante dans ce spectacle. On y explore aussi les thèmes de la liberté, de l’amour, et de la destruction. L’esthétique tient un rôle majeur dans cette œuvre. Elle repose sur le fait de mêler traditions scéniques avec une écriture moderne et un langage universel, capable de «&nbsp;<em>toucher les publics bien au-delà des frontières linguistiques&nbsp;»</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des heures de répétition</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour y parvenir, il a fallu des heures de travail et de répétitions. <em>«&nbsp;On a passé énormément de temps sur le texte</em>, précise Maria Tikhomolova. <em>Nous répétions au début une à deux fois par semaine pendant deux mois, de manière intensive. Puis sur la fin, c’était pratiquement tous les jours</em>.<em> Adrien ne s’attendait pas à ce qu’il y en ait autant&nbsp;».</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/ouzbekistan-le-theatre-ilkhom-sauve-mais-pousse-a-demenager-temporairement/">En Ouzbékistan, le célèbre théâtre « Ilkhom » sauvé mais poussé à déménager  temporairement</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La cuisine et le salon de l’appartement de la famille de Maria Tikhomolova ont d’ailleurs fait office, de nombreuses fois, de salle de répétition. Entre les casseroles et les théières au neuvième étage de son immeuble soviétique, les deux comédiens ont passé des heures&nbsp;à prononcer inlassablement les mêmes phrases. A les décortiquer. Les savourer. Les verbaliser. Parfois, cela se transformait même en «&nbsp;débriefing&nbsp;» intense, le tout dans une ambiance chaleureuse de travail.<em> «&nbsp;Cela nous a demandé beaucoup d’énergie. Mais aujourd&rsquo;hui, nous sommes fiers du résultat »</em>, insiste Adrien Houguet.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/PHOTO-6-ECRITURE-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-75702" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/PHOTO-6-ECRITURE-1024x768.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/PHOTO-6-ECRITURE-300x225.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/PHOTO-6-ECRITURE-768x576.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/PHOTO-6-ECRITURE-1536x1152.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/PHOTO-6-ECRITURE-2048x1536.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Séance d&rsquo;écriture et de répétition pour Adrien Houguet et Maria Tikholomova dans l’appartement de cette dernière, en centre-ville de  Tachkent. © Louise Simondet</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">A côté de ces répétitions improvisées, d’autres plus formelles étaient organisées dans la salle principale du théâtre, parfois en présence de réalisateurs venus donner des conseils.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La participation au festival d’Avignon&nbsp;: <em>«&nbsp;une consécration inattendue&nbsp;»</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le travail des acteurs semble avoir payé, puisque leur pièce a été sélectionnée pour être présentée au Festival OFF d&rsquo;Avignon, du 16 au 25 juillet prochain. <em>«</em> <em>C&rsquo;est pour nous une consécration inattendue et très importante. Jamais je n’aurais imaginé jouer à Avignon !&nbsp;»,</em> explique Adrien Houguet avec fierté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En décembre dernier, une délégation du festival s&rsquo;était rendue en Asie centrale avec l&rsquo;objectif de choisir des spectacles pour «&nbsp;les journées de l’Asie centrale 2026&nbsp;», qui se tiennent dans l’ancienne cité des Papes, depuis 2025. Si l’année dernière le Kazakhstan était à l’honneur, cette année le choix s’est porté sur le Kirghizstan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nathalie Thauvin faisait partie de la visite lors de la venue du comité en Ouzbékistan. C’est elle qui est d’ailleurs l’organisatrice de cet évènement au Festival OFF d’Avignon. <em>«&nbsp;Nous avons vu de nombreuses représentations, </em>explique-t-elle. <em>Puis on en a sélectionné certaines, dont</em> <em>«&nbsp;Nouvelle vague&nbsp;». On l’a trouvée très adaptée au Festival d’Avignon, dans son format, dans sa poésie. On a apprécié aussi le fait que ce soit une troupe indépendante »</em>. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Je pense que ce qui leur a plu c’est la combinaison chant, danse et la mise en scène&nbsp;»</em>, ajoute Maria Tikhomolova<em>.</em> Pour Adrien Houguet, au-delà de cette reconnaissance pour le travail accompli, il s’agit aussi de «&nbsp;<em>mettre en valeur ce pays d’Asie centrale en présentant cette adaptation en France&nbsp;»</em>.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Chaque année, ce festival accueille des centaines de compagnies venues du monde entier. Son objectif avant tout est de faire découvrir un panel d’œuvres. Et pour les créations contemporaines, c’est une véritable vitrine. <em>«&nbsp;Chaque jour, près de 1 250 représentations sont proposées au public durant l’évènement&nbsp;», </em>souligne Nathalie Thauvin. Et sur l’ensemble du festival, près de 1 800 spectacles sont prévus cette année. Pour la troupe «&nbsp;Les autres fauves&nbsp;», cette présence leur offre l’occasion de rencontrer des programmateurs internationaux, des critiques et un large public de passionnés de théâtre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du spectacle en lui-même, cette participation s’inscrit dans une dynamique plus large de rapprochement culturel entre la France et l’Ouzbékistan. Depuis quelques années, les deux pays multiplient les projets de coopération artistiques, à l&rsquo;instar de l’opéra « Tamerlano » de Haendel, présenté pour la première fois le 30 juin dernier en France, sous les dorures du château de Versailles. Il s’agit d’une production ouzbèke composée de l’Orchestre symphonique national d’Ouzbékistan ainsi que du choeur national de la République d’Ouzbékistan. Quant à la pièce franco-ouzbèke « Nouvelle vague », instrument elle aussi de dialogue interculturel, elle promet de marquer les esprits lors de son passage à Avignon.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Louise Simondet, <br>Correspondante de Novastan en Ouzbékistan</strong></p>


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		<title>Tachkent-Ardèche à vélo : « Il faut apprendre à voyager moins vite »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mathieu Lemoine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jul 2026 13:11:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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		<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/tachkent-france-velo-justin-peraud/">Tachkent-Ardèche à vélo : « Il faut apprendre à voyager moins vite »</a></p>
<p>Après deux années passées en Ouzbékistan, l&#8217;ardéchois Justin Péraud a décidé de rentrer en France à vélo. En 130 jours, il a parcouru plus de 10 000 kilomètres à travers l’Asie centrale, le Caucase, la Turquie et les Balkans. Il raconte à Novastan un voyage guidé par l’engagement écologique, le goût de l’aventure et le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/tachkent-france-velo-justin-peraud/">Tachkent-Ardèche à vélo : « Il faut apprendre à voyager moins vite »</a></p>

<p class="wp-block-paragraph">Après deux années passées en Ouzbékistan, l&rsquo;ardéchois Justin Péraud a décidé de rentrer en France à vélo. En 130 jours, il a parcouru plus de 10 000 kilomètres à travers l’Asie centrale, le Caucase, la Turquie et les Balkans. Il raconte à Novastan un voyage guidé par l’engagement écologique, le goût de l’aventure et le désir de retrouver le sens des distances.</p>


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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Novastan: Pour commencer, pouvez-vous vous présenter et expliquer ce qui vous a conduit à partir en VIE à Tachkent ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Justin Péraud</strong>: Je m’appelle Justin, nouvellement dans la trentaine, et depuis une année d’échange universitaire en Russie (2015-2016) pendant laquelle j’étais parti deux semaines au Tadjikistan et Ouzbékistan je rêvais de revenir travailler dans cette région. Pour être honnête, je ne connaissais pas vraiment ces pays avant ce premier séjour. C’est une fantastique découverte que je dois à mes colocs centrasiatiques de ma résidence étudiante à Saint-Pétersbourg. L’opportunité d’un VIA à Tachkent est arrivée au moment idéal, alors que je terminais une mission en Moldavie et cherchais à tracer ma route vers l’Asie Centrale. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan&nbsp;:</strong> <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/un-francais-a-velo-de-rennes-jusquau-kazakhstan-on-ma-trouve-exotique/" data-type="link" data-id="https://novastan.org/fr/kazakhstan/un-francais-a-velo-de-rennes-jusquau-kazakhstan-on-ma-trouve-exotique/">Un Français à vélo de Rennes jusqu’au Kazakhstan&nbsp;: « On m’a trouvé exotique »</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avant votre arrivée en Ouzbékistan, quelle image aviez-vous du pays et de l’Asie centrale ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si mon VIA en Ouzbékistan a commencé en juin 2022, ce n’était donc pas ma première expérience en Asie Centrale. J’ai pour la première fois mis les pieds au Tadjikistan et en Ouzbékistan en mars 2016. J’avais d’ailleurs passé la frontière entre les deux pays en marchant, frontière que j’ai repassé dans l’autre sens à vélo 8 ans plus tard. Pour mon premier voyage, je me rappelle surtout d’une sorte de saut dans l’inconnu avec quelques notions historiques, des images de Samarcande en tête, le russe comme langue commune et beaucoup de points d’interrogations. Autant dire que cette première déambulation sur la Route de la Soie n’avait pas grand-chose à voir avec mon expérience de 2022-2024. Dans ce laps de temps, le premier président d’Ouzbékistan (<em>Islom Karimov, 1938-2016</em>) est décédé en laissant la place à son premier ministre légèrement plus progressiste. Dès lors, le tourisme est devenu une priorité portée par des politiques d’ouverture (régime de visas, taux de change, transports, procédures d’enregistrement, etc.). Je suis donc arrivé en 2022 dans un pays que je connaissais beaucoup mieux, ayant suivi son actualité depuis mon premier voyage, en sachant qu’il serait encore plus simple d’y évoluer.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="769" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098865-1024x769.jpg" alt="" class="wp-image-75724" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098865-1024x769.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098865-300x225.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098865-768x577.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098865.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le vélo de Justin devant la place du Régistan à Samarcande. Crédits: Justin Péraud.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment décririez-vous Tachkent à quelqu’un qui n’y est jamais allé ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut déjà avoir en tête que Tachkent était la 4ème plus grande ville d’URSS, quelque chose qu’on sait peu mais qui donne une première mesure de cette immense capitale. Je pense avoir rarement vécu dans une ville marquée par tant de contrastes&nbsp;: il faut être prêt à affronter des canicules terribles et un froid glacial, assister à l’éclosion de tours en verre du quartier d’affaires et au retour d’une approche religieuse plus conservatrice, flâner dans le calme de certains quartiers et la verdure des parcs avant de tomber sur des routes à 8 voies, etc. Si par bien des aspects, Tachkent peut sembler hostile aux visiteurs (pollution, circulation, climat, etc.) c’est aussi probablement parce qu’il s’agit plus d’une ville à vivre qu’à visiter. Quelques monuments valent évidemment le détour, mais sans faire concurrence aux villes de la Route de la Soie, alors qu’habiter Tachkent c’est profiter d’une intéressante vie culturelle, sportive, culinaire et historique.</p>


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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans la vie quotidienne à Tachkent ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un élément très conjoncturel et lié à l’ouverture du pays depuis 2017, mais c’est sans aucun doute la rapidité des évolutions de la ville. En deux ans de présence, près d’une demi-douzaine de tours en verre sont sorties de terre dans le quartier d’affaires, les véhicules électriques ont envahi les routes dans un temps record, toute une flotte de bus a été remplacée, des équipements sportifs et centres commerciaux ultra-modernes sont apparus, des restaurants se sont succédé à une vitesse impressionnante sans parler de nos interlocuteur·rices·s au gouvernement dont l’espérance de vie en poste était souvent très limitée. Les choses vont si vite qu’une «&nbsp;nouvelle Tachkent&nbsp;» est même en construction en banlieue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tachkent est une ville en pleine transformation. Comment avez-vous perçu cette modernisation au quotidien ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au quotidien, la rapidité de ces transformations ne m’a pas semblé trop difficile à appréhender pour un·e européen·ne. C’est même probablement l’inverse tant ces changements visent à inscrire Tachkent dans un courant de mondialisation ayant tendance à uniformiser certains quartiers de grandes villes. Toutefois, tout est loin d’être aussi évident. Cette ouverture rapide a aussi pu provoquer une réaction de repli chez certaines communautés, marquée par une redynamisation du fait conservateur et religieux dans un pays prônant un islam modéré. Par ailleurs, l’évolution de Tachkent a aussi pour conséquence d’effacer certaines spécificités et traces de sa riche histoire, notamment des périodes impériales russes et soviétiques qui n’ont plus très bonne presse. Enfin, cette modernisation à marche forcée pose d’importantes questions sur le respect de l’environnement et l’adaptation de la ville aux dérèglements du climat. Si la lutte contre la pollution de l’air permet certains progrès, je ne suis pas certain que le «&nbsp;tout climatisation&nbsp;», les façades d’immeuble en verre et la réduction des espaces verts soient une bonne réponse face à l’intensification des vagues de froid ou des canicules.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan :</strong> <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/ouzbekistan-restaurer-les-mahallahs-et-monetiser-plutot-que-detruire-un-imperatif-pour-le-tourisme/" data-type="link" data-id="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/ouzbekistan-restaurer-les-mahallahs-et-monetiser-plutot-que-detruire-un-imperatif-pour-le-tourisme/">Ouzbékistan : restaurer les mahallas et monétiser plutôt que détruire, un impératif pour le tourisme</a><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À quel moment avez-vous décidé de rentrer en France à vélo ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une drôle d’idée en effet&nbsp;! Motivée par plusieurs éléments sans qu’il y ait un moment précis de grande révélation éclairée. D’abord, c’est un engagement pour le climat, je fais tout pour ne pas prendre l’avion et je savais donc en arrivant sur place que je rentrerai en France par voie terrestre. Mon prédécesseur en poste à Tachkent était lui rentré en voiture (une Lada Jigouli de 1977&nbsp;!), c’était donc possible mais restait à choisir mon moyen de transport. Ayant un peu de temps devant moi et étant plutôt voyageur et sportif dans l’âme, l’idée du vélo a fait son chemin petit à petit pendant 2 ans. Même si ça faisait bien 4-5 ans que je n’avais pas pédalé, en se renseignant et lisant des récits de voyage les choses se sont petit à petit mises en place dans mon esprit. J’ai commencé à en parler autour de moi pour me «&nbsp;piéger&nbsp;» si jamais j’avais la tentation de renoncer et l’achat d’un vélo à Almaty 3 mois avant le départ m’a définitivement lancé dans l’aventure.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098868-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-75725" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098868-1024x768.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098868-300x225.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098868-768x576.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098868.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le vélo de Justin dans le désert. Crédits: Justin Péraud. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi avoir choisi le vélo plutôt que l’avion ou un autre mode de transport ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a donc, bien entendu, la motivation écologique en tout premier argument. Au-delà d’une réflexion personnelle qui me conduit régulièrement à changer mes pratiques et habitudes, j’avais précédemment travaillé pour une ONG spécialiste de l’énergie et du climat. Le genre de poste qui aide à y voir clair sur les causes et conséquences du dérèglement climatique, et donc sur tous les moyens d’agir collectivement comme individuellement pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre. L’intensité carbone du transport aérien étant particulièrement préoccupante aujourd’hui, je fais en sorte de l’éviter bien que ce soit parfois impossible comme la suite de mon voyage retour me l’apprendra. Mais le vélo c’est aussi voyager très différemment qu’en voiture, bus ou train. C’est une autre façon de voir le temps et les paysages défiler, le tout amplifié par l’effort qui décuple les émotions positives comme négatives. C’est aussi choisir son itinéraire comme bon nous semble, s’octroyer du temps à des endroits qu’on n’aurait jamais vu autrement et provoquer des discussions plus qu’intéressantes en chemin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment prépare-t-on concrètement un trajet aussi long depuis l’Ouzbékistan jusqu’à la France ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Aucune recette magique évidemment, j’imagine que chaque voyageur·se à vélo s’y prend à sa manière mais il y a quand même quelques essentiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, bien choisir la période de l’année sur laquelle s’étendra le voyage, et donc estimer aussi la durée du trajet. Peu de marge de manœuvre dans mon cas puisqu’il s’agissait d’éviter les trop fortes chaleurs de l’Asie centrale en été après la fin de ma mission sur place ainsi qu’un hiver trop rude en arrivant en Europe. Une fenêtre de tir de 5 mois entre août et décembre suffisante pour ce trajet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, s’assurer d’avoir tout le nécessaire pour être en sécurité et pouvoir régler les problèmes mécaniques ou de santé en autonomie. Une quête un peu délicate à réaliser depuis l’Asie centrale, puisque je voulais tout trouver sur place. Mais l’essentiel y était (vélo, sacoches, matériel d’entretien et réparation, tente, matelas, duvet, réchaud, filtre à eau, etc.) hormis quelques pièces de rechange essentielles pour le vélo dont je n’avais même pas conscience à l’époque (patte de dérailleur, rayons de rechange, etc.).</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="1024" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098878-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-75726" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098878-768x1024.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098878-225x300.jpg 225w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098878.jpg 960w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le vélo de Justin dans le désert. Crédits: Justin Péraud. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il est aussi indispensable de tester son équipement en amont, ce que j’ai pu faire notamment sur les impitoyables routes du Pamir au Tadjikistan. Si tout se passe bien là-haut (haut-plateaux avec des cols à plus de 4000m) alors les choses se présentent bien pour une plus longue aventure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, avoir une première idée de son itinéraire est indispensable pour ne pas se faire surprendre par certaines procédures au passage de frontières, estimer le temps de parcours et connaître ses possibilités de repli en cas de problème. Pour ça, lire les récits de voyages et échanger avec d’autres cyclistes est très précieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : </strong><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/la-france-mise-sur-les-energies-vertes-en-ouzbekistan/" data-type="link" data-id="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/la-france-mise-sur-les-energies-vertes-en-ouzbekistan/">La France mise sur les énergies vertes en Ouzbékistan</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel a été votre itinéraire entre Tachkent et la France ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On attaque ici la grande question, celle qui obsède pendant des mois avant le départ et presque chaque jour sur la route. Tout dépend déjà de ses capacités physiques et du temps à disposition. Dans mon cas, je pensais être en mesure de parcourir 80 à 100km par jour sur un itinéraire de 7500km environ, soit un peu plus de 3 mois en comptant des pauses. La géopolitique joue aussi un rôle non négligeable malheureusement… Bon courage pour passer de l’autre côté de la Mer Caspienne de nos jours avec la Russie au Nord, l’Iran au Sud et les frontières maritimes fermées de l’Azerbaïdjan… Il faut ensuite trouver le bon équilibre entre petites routes calmes, les lieux d’intérêt et limiter les détours pour avancer efficacement sans frustration. Enfin, toujours avoir un filet de sécurité en cas de problème et une marge de manœuvre pour laisser passer des maladies ou météos capricieuses.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Finalement, mon itinéraire a dépassé les 10 000km pour environ 130 jours de voyage et 120km par jour de vélo, il peut se décomposer de la sorte&nbsp;:</p>



<p class="wp-block-paragraph">Asie centrale&nbsp;: Départ de Tachkent mi-août, détour par la 2ème ville du Tadjikistan (Khoudjand) et des zones plus fraîches en altitude avant de retourner sur le cagnard de la route de la Soie par Samarcande, Boukhara, Khiva et Noukous. Traversée du désert du Mangystau ensuite pour entrer au Kazakhstan et rejoindre Aqtau afin de traverser la mer Caspienne en ferry. Le tout en environ 1 mois comprenant de nombreuses pauses touristiques en route.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098867-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-75727" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098867-1024x768.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098867-300x225.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098867-768x576.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098867.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Justin et une rencontre sur la route. Crédits: Justin Péraud. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Caucase-Turquie : Un des grands objectifs du voyage, malheureusement en faisant l’impasse sur l’Azerbaïdjan qui ne m’a pas autorisé à entrer dans le pays en ferry ce qui m’a contraint à prendre l’avion de Aktau à Tbilissi. Une première boucle en Géorgie pour retrouver des collègues dans la capitale, avant une dizaine de jour en Arménie et un retour en Géorgie jusqu’à Batoumi et la mer Noire. Ce fut ensuite la longue et rectiligne traversée jusqu’à Istanbul en arrivant autour du 20 septembre sans prendre le temps de visiter en route malheureusement…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Europe&nbsp;: Il restait ensuite 2 mois d’Istanbul pour arriver à la maison pour Noël, le tout en visitant chaque pays des Balkans et (presque) chaque capitale en évitant les premiers assauts de l’hiver. Le sprint final a commencé par la traversée aussi rapide que possible du Nord de l’Italie puis des retrouvailles chaque jour en France le long de la Méditerranée et en remontant la vallée du Rhône jusqu’en Ardèche.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel a été le moment où vous avez vraiment réalisé l’ampleur du voyage ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Excellente question, je pense à 3 moments en particulier. Tout d’abord, les tous premiers kilomètres pour sortir de Tachkent, à me demander dans quelle galère je m’étais lancé et réalisant que j’allais partager ma vie avec un vélo pendant plus de 4 mois. L’arrivée en Europe, directement dans l’UE par la Bulgarie, a aussi été un moment particulier pour réaliser tout le chemin parcouru et ce qu’il restait encore à faire. Enfin, le <em>passo del Turchino</em> en Italie et revoir la Méditerranée à son sommet m’a fait comprendre que j’allais réussir mon pari en me faisant me sentir à la maison pour la première fois en 2 ans et demi.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098863-1-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-75733" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098863-1-1024x768.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098863-1-300x225.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098863-1-768x576.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098863-1.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Justin devant le monument dédié à Lénine. Crédits: Justin Péraud. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelles ont été les plus grandes difficultés rencontrées sur la route ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Là-dessus, il faut bien avouer que j’ai eu beaucoup de chance. Une seule frayeur avec un chauffard, peu de chiens méchants, des gens curieux et attentionnés, des nuits calmes en tente et une météo plutôt clémente. Certes, j’ai dû attendre très longtemps à Aktau pour me faire finalement refuser l’entrée en Azerbaïdjan, la grippe ne m’a pas épargnée dans le Caucase, la route s’est parfois transformée en autoroute terrifiante ou chemin de terre impraticable, la pluie m’a légèrement agacé en Turquie et j’ai dû rebrousser chemin en Bosnie à cause d’un dérailleur gelé et de la neige. Mais en 4 mois d’aventure, c’est finalement très raisonnable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À l’inverse, quels ont été les plus beaux moments du périple, peut-être des paysages magnifiques dont vous vous souviendrez toute votre vie, ou des rencontres magiques ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Impossible de lister ici tous les paysages incroyables traversés&nbsp;! De la vallée du Zeravshan au Tadjikistan à la presqu’île de Giens chez nous, en passant par les villes de la route de la soie, les formations du désert du Mangystau, les vignobles de Kakhetie, les monastères de Géorgie, les gorges du Debed et ses bâtiments violets désaffectés, le lac Sevan, le havre de paix de Borjomi, la voie Atatürk au départ de Samsun, l’incroyable Istanbul, les gorges de Rugova, les petites routes de campagne albanaises, la baie de Kotor, Dubrovnik la perle de l’Adriatique, le Ciro trail vers Mostar, suivre la Save en Slovénie, plonger dans l’histoire des centres villes italiens et suivre la voie cyclable du littoral méditerranéen d’Italie jusqu’à Toulon.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098885-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-75728" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098885-1024x768.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098885-300x225.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098885-768x576.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098885.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le vélo de Justin devant la cathédrale Saint Alexandre Nevski de Sofia. Crédits: Justin Péraud. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le moment le plus incroyable, c’est une rencontre dans le désert kazakh, pendant une pause à rêver d’une bouteille fraîche d’ice-tea et de beignets à la pomme de terre. Un camion s’arrête soudainement à ma hauteur, le chauffeur en descend pour me donner exactement ce que j’avais en tête et en me disant que c’était de la part de dieu avant de partir immédiatement sans demander son reste. Je suis resté sidéré un petit moment.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment les gens réagissaient-ils lorsque vous expliquiez que vous rentriez de Tachkent en France à vélo ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’était toujours très différent en fonction des personnes et des régions mais toujours avec de la curiosité bienveillante. En Asie Centrale, j’ai rencontré beaucoup d’incompréhension avec des chauffeurs qui insistaient pour mettre mon vélo dans leur voiture et m’avancer jusqu’à la prochaine ville. Mais aussi énormément de soutien en me donnant à boire et manger, comme en Arménie et en Turquie notamment. Puis, à partir d’Istanbul, mon point de départ était de moins en moins connu des gens qui n’avaient pas vraiment le trajet en tête et étaient plus habituées à rencontrer des voyageurs à vélo. Dans tous les cas, j’étais souvent pris pour un fou, on m’a même donné de l’argent un jour en Croatie&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : </strong><a href="https://novastan.org/fr/environnement/ecrivain-geographe-cedric-gras-routes-soif/" data-type="link" data-id="https://novastan.org/fr/environnement/ecrivain-geographe-cedric-gras-routes-soif/">L’écrivain et géographe Cédric Gras sur les routes de la soif</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre choix de rentrer à vélo avait-il une dimension écologique dès le départ ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui bien sûr, comme expliqué plus tôt c’était la motivation principale pour faire ce voyage en 130 jours sur terre plutôt que 8 heures dans les airs. Malheureusement, j’ai été coincé à Aktau et me suis vu refuser l’entrée par ferry en Azerbaïdjan, donc sans autre choix que de me mettre dans un avion pour traverser la mer Caspienne… L’écologie n’est pas vraiment une grande priorité de l’Azerbaïdjan puisqu’il était seulement possible d’entrer dans le pays en avion ce qui m’a conduit à revoir mes plans et directement voler jusqu’en Géorgie pour rattraper le temps perdu. Au-delà de ce cas particulier, il faut aussi bien admettre que les trajectoires privilégiées dans chacun des pays que j’ai traversés ne vont pas dans le bon sens&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels signes du changement climatique ou de la pression environnementale avez-vous observés sur la route ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y en a beaucoup, à commencer par la gestion de la ressource en eau en Ouzbékistan où le fleuve Amu-Darya a été trop ponctionné dans la période soviétique pour la culture du coton et du riz notamment. Tout le monde en connaît le résultat avec la disparition de la Mer d’Aral, mais aujourd’hui le fleuve est aussi menacé par la fonte des glaciers en amont si bien qu’il n’atteint presque plus les dernières régions peuplées sur son cours provoquant de premières migrations de la sécheresse… Mais au-delà, c’est tout le climat de la région qui est bouleversé entre canicules, vagues de froid et perturbations des précipitations. Sinon, les pressions sur l’environnement sont pléthores tout au long du trajet avec les exemples de nouvelles autoroutes construites en Géorgie, usines soviétiques abandonnées d’Arménie, pollutions de l’air à Sarajevo, automne trop doux le long de l’Adriatique, sans parler des difficultés de l’agriculture un peu partout, des déchets malheureusement éparpillés le long des routes et de tous les animaux sauvages victimes de la circulation&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À Tachkent, comment perceviez-vous les enjeux environnementaux au quotidien : pollution, chaleur, voitures, espaces verts, gestion de l’eau ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ma perception, Tachkent est une ville qui a malheureusement trop tourné le dos à son environnement pour laisser place aux grands axes de circulation et à de vastes édifices. C’était une ville qui offrait une large place aux arbres et aux canaux pour rafraîchir les quartiers pendant les étés, mais qui fait de plus en plus le choix de la climatisation bien que la population tente de se mobiliser pour éviter que trop d’arbres soient coupés lors de travaux. De plus, la voiture reste au cœur de la ville et là encore le passage à l’électrique ne fait qu’augmenter la tension sur le réseau et la pollution. C’est en effet contre-intuitif, mais la production d’électricité se fait encore largement dans des centrales thermiques au gaz donc l’électrification des usages n’aide pas Tachkent à sortir de la tête du classement des villes les plus polluées au monde actuellement&#8230;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="769" height="1024" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098890-769x1024.jpg" alt="" class="wp-image-75729" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098890-769x1024.jpg 769w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098890-225x300.jpg 225w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098890-768x1023.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098890.jpg 961w" sizes="auto, (max-width: 769px) 100vw, 769px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le vélo de Justin à Skopje. Crédits: Justin Péraud. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Est-ce facile de se déplacer à vélo à Tachkent ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a, sur les trottoirs de certaines des artères principales, des «&nbsp;pistes cyclables&nbsp;» identifiées en rouge mais c’est souvent une belle aventure&nbsp;! Elles sont de plus en plus accaparées par les trottinettes électriques qui ont fait une arrivée fracassante en ville, ou simplement par les piétons autour desquels il faut savoir slalomer. Et ça, c’est quand l’itinéraire est plat sans obstacle, parce qu’il n’est pas rare de voir ces voies vélo basculer en descente raide, être percées de crevasses ou terminer dans une barrière. Je me suis retrouvé par terre un soir après m’être aperçu un brin trop tard que la piste cyclable fonçait dans un trottoir trop haut pour être franchi à vélo… En dehors de ces quelques zones privilégiées, il faut apprendre à cohabiter avec les autres véhicules parfois imprévisibles sur la route, ce qui peut-être très intimidant sur des immenses routes à 6 voies quand on n’a pas l’habitude. Un chauffeur de taxi m’a dit un jour que son métier était exactement comme jouer aux échecs&nbsp;: il faut toujours anticiper 5 coups en avance ce que vont faire les autres voitures. Une leçon encore plus valable à vélo.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le vélo a-t-il changé votre rapport à la distance entre l’Asie centrale et l’Europe ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une question assez difficile, tant parcourir cette distance à vélo ou en avion n’a rien à voir. Étrangement, et avec le recul évidemment, ces 10 000 km à pédaler n’ont pas paru si long étant donné que chaque jour était une nouvelle aventure. A l’inverse, un vol de 8h ou une longue escale peut paraître sans fin. Ce genre de voyage remet justement de la distance là où l’avion la fait disparaître en gommant toutes les nuances entre une point A et B. Le vélo permet en effet de saisir toute la subtilité, la complexité et l’intrication des langues, cultures, croyances et tout autre élément qui se moque des frontières et des distances. Le monde se révèle beaucoup plus comme un dégradé progressif entre territoires et populations qu’une fragmentation de groupes humains sans points communs. En réalité, c’est plus le rapport au temps qui change plutôt qu’à la distance (même si regarder sa localisation sur une carte en plein voyage peut donner le vertige).</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="769" height="1024" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098903-769x1024.jpg" alt="" class="wp-image-75730" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098903-769x1024.jpg 769w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098903-225x300.jpg 225w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098903-768x1023.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098903.jpg 961w" sizes="auto, (max-width: 769px) 100vw, 769px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le vélo de Justin devant la Présidence de Bosnie-Herzégovine à Sarajevo. Crédits: Justin Péraud. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan&nbsp;:</strong> <a href="https://novastan.org/fr/environnement/comment-le-barrage-de-kok-aral-veut-ressusciter-la-mer-d-aral/" data-type="link" data-id="https://novastan.org/fr/environnement/comment-le-barrage-de-kok-aral-veut-ressusciter-la-mer-d-aral/">Au Kazakhstan, comment le barrage de Kok Aral veut ressusciter la mer d’Aral</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’est-ce que les Français comprennent mal, selon vous, de l’Ouzbékistan ou de l’Asie centrale ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Difficile d’en vouloir à mes compatriotes occidentaux (au-delà de la France même) de ne pas bien comprendre les dynamiques et enjeux en cours en Asie Centrale, sans même parler spécifiquement de l’Ouzbékistan. Il s’agit probablement d’une zone floue sur la carte du monde que tout le monde a en tête, elle n’est jamais abordée dans les parcours scolaires et extrêmement rarement dans l’actualité. Pour beaucoup, la période soviétique alimente encore des clichés de fermeture au monde, d’austérité et de culture du secret. Pire encore peut-être, l’Asie Centrale pâtit de la mauvaise réputation des «&nbsp;pays en -stan&nbsp;», alimentée par les conflits réguliers, le terrorisme et les courants religieux radicaux liés à l’Afghanistan et au Pakistan. Pourtant, les pays d’Asie Centrale sont très différents de ces voisins aujourd’hui, beaucoup plus stables, sécurisés, modérés et ouverts aux visiteurs (au prix d’un fort autoritarisme…). Et d’ailleurs, la dynamique touristique sur les routes de la Soie en Ouzbékistan ou sur les treks au Kirghizstan montre un progressif intérêt renouvelé pour la légendaire hospitalité de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’est-ce que ce voyage vous a appris sur vous-même ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme beaucoup sûrement, je pensais partir pour un long voyage d’introspection qui répondrait à toutes les grandes questions sur la vie, l’avenir et l’univers. Je dois bien avouer que ça n’a pas été le cas et que le cerveau, dans tous ses mystères, préfère se perdre dans des souvenir d’enfance parfois honteux (<em>qu’est-ce qu’on est bête en 5ème quand même</em>), des réflexions prosaïques (<em>quelle barre je vais manger à la prochaine pause</em>) et des observations sur l’environnement (<em>finalement, y a pas tant de différence entre la campagne ardéchoise et les villages géorgiens</em>). En fait, ce fut plutôt un approfondissement de capacités d’adaptation aux imprévus, de résilience face aux difficultés répétées et de tolérance à la solitude. C’est aussi le moment de voir l’écoulement du temps autrement et de repenser notre manière d’être dans le monde (<em>que font les autres pendant que je pédale&nbsp;? Où et pourquoi?</em>). Enfin, ce voyage a confirmé que toutes les autres manières de voyager seront désormais un peu plus fades en comparaison.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098880-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-75731" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098880-1024x768.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098880-300x225.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098880-768x576.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098880.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les aventures de Justin, arrivant à Gorizia en Italie. Crédits: Justin Péraud. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Faut-il apprendre à voyager moins vite ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne pourrai jamais assez insister sur ce point, en mettant les deux pieds dans le cliché du «&nbsp;ce qui compte dans le voyage, c’est le trajet, pas la destination&nbsp;». En fait, tout dépend probablement de ce que l’on cherche dans un voyage, entre une simple visite et un moment de détente ou une meilleure compréhension du monde et une immersion dans l’altérité. De mon point de vue, la seconde approche est beaucoup plus enrichissante en permettant d’élargir sa zone de confort, de remettre en question ses certitudes et de s’ouvrir à d’autres visions du monde. Elle permet de sortir des sentiers battus tracés pour les touristes et de voir ce qu’il se passe derrière les grandes vitrines proposées par chaque pays ou les discours des chefs d’Etat. Je ne connais pas beaucoup d’autres moyens de réaliser à quel point nous nous ressemblons plus que ce que nous pensons partout sur Terre, malgré nos différences. Il faut apprendre à voyager moins vite, et surtout à déambuler en chemin plutôt qu’à viser une seule destination.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098895-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-75732" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098895-1024x768.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098895-300x225.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098895-768x576.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/07/5379605959296098895.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Justin enfin arrivé à Privas dans l&rsquo;Ardèche! Crédits: Justin Péraud. </figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Finalement, ce voyage était-il un retour, un départ, ou une transition entre deux vies ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une transition, sans aucun doute. Beaucoup d’expatrié.e.s, de retour à la maison après un certain temps à l’étranger, témoignent des difficultés à fermer une parenthèse souvent très stimulante et à reprendre des habitudes. Un «&nbsp;mal du retour&nbsp;» que j’avais expérimenté en revenant d’une année d’échange à Saint-Pétersbourg et qui me semblait lié à la trop rapide transition d’un monde à l’autre par avion. Choisir de voyager à vélo, c’était aussi un moyen de rendre le retour plus progressif et de faciliter cette transition. Cela étant, je ne suis pas non plus le premier néo-trentenaire à se lancer dans une aventure une peu folle pour s’assurer d’être encore un peu jeune&nbsp;!</p>


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<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Interview réalisée avec Justin Péraud par</strong> <strong>Mathieu Lemoine, <br>Président de Novastan-France</strong></p>


<p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>
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		<title>Walid Fouque, ambassadeur de France en Ouzbékistan : « Nous souhaitons recentrer l’Asie centrale dans nos relations »</title>
		<link>https://novastan.org/fr/ouzbekistan/entretien-avec-l-ambassadeur-de-france-en-ouzbekistan/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Emma Collet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Jun 2026 08:36:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[Ambassade de France]]></category>
		<category><![CDATA[Chavkat Mirzioïev]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/entretien-avec-l-ambassadeur-de-france-en-ouzbekistan/">Walid Fouque, ambassadeur de France en Ouzbékistan : « Nous souhaitons recentrer l’Asie centrale dans nos relations »</a></p>
<p>Dans un entretien exclusif accordé à Novastan, Walid Fouque, ambassadeur de France à Tachkent, détaille les priorités françaises en Ouzbékistan, et pourquoi le pays occupe désormais une place stratégique pour Paris en Asie centrale. Assis dans le grand salon aux tonalités rouge de l’ambassade de France en Ouzbékistan, Walid Fouque, 39 ans, incarne une nouvelle [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/entretien-avec-l-ambassadeur-de-france-en-ouzbekistan/">Walid Fouque, ambassadeur de France en Ouzbékistan : « Nous souhaitons recentrer l’Asie centrale dans nos relations »</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans un entretien exclusif accordé à Novastan, Walid Fouque, ambassadeur de France à Tachkent, détaille les priorités françaises en Ouzbékistan,</strong> <strong>et pourquoi le pays occupe désormais une place stratégique pour Paris en Asie centrale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Assis dans le grand salon aux tonalités rouge de l’ambassade de France en Ouzbékistan, Walid Fouque, 39 ans, incarne une nouvelle génération de diplomates français&nbsp;: internationaux, polyvalents et profondément tournés vers l’Asie.</p>


<p style="background-color: #d4d4d4; text-align: center;"><a href="https://www.helloasso.com/associations/novastan/formulaires/2"><strong>Faites un don à Novastan</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en juillet 2025 qu’il est nommé ambassadeur de France dans le pays du grand conquérant Amir Timur par décret en conseil des ministres. Direction Tachkent, la capitale ouzbèke, pour le diplômé de Sciences Po Paris, lauréat du&nbsp;concours d’Orient et fonctionnaire au Quai d&rsquo;Orsay. S’ensuivent pour lui un poste de conseiller politique à l’ambassade de France en Chine, puis à la représentation permanente de la France auprès des Nations Unies à New York. Après ces affectations, il revient dans la capitale française et poursuit son chemin professionnel à l’Élysée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa nomination à Tachkent intervient alors que les relations entre la France et l’Ouzbékistan connaissent une dynamique particulièrement favorable. Ce poste, il l’a choisi, attiré par « <em>l’attrait géographique, l’imaginaire des routes de la soie, ainsi que par le dynamisme des réformes en cours dans le pays </em>». Pour Novastan, il a accordé une interview exclusive.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Novastan : Quel rôle joue la diplomatie aujourd’hui à l’heure des réseaux sociaux, de l’intelligence artificielle (IA), du numérique et plus particulièrement en Ouzbékistan&nbsp;? Quelle est votre mission en tant qu’ambassadeur de France dans ce pays ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Walid Fouque&nbsp;: </strong>Aujourd’hui, la diplomatie utilise ce type de moyens de communication pour parvenir à ses objectifs, à savoir expliquer la position de la France et convaincre nos partenaires qu’il est important de travailler avec nous afin de lancer de nouveaux projets. C’est via ces outils que nous pouvons lutter activement contre la désinformation et toute forme de manipulation. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà, c’est le rôle des diplomates à l’étranger de porter cette parole, de défendre nos principes, nos valeurs et nos intérêts, ainsi que d’expliquer tout le potentiel de la relation entre la France et l’Ouzbékistan. C’est pour cette raison d’ailleurs que je me déplace dans les différentes provinces du pays. Depuis mon arrivée, j’ai visité toutes les régions de l’Ouzbékistan afin de rencontrer, entre autres, la jeunesse ouzbèke.</p>


<p style="background-color: #d4d4d4;"><span style="color: #000000;">Novastan est le seul média européen (en français, en allemand et en anglais) spécialisé sur l'Asie centrale. Entièrement associatif, il fonctionne grâce à votre participation. Nous sommes indépendants et pour le rester, nous avons besoin de vous ! Vous pouvez nous soutenir <strong><a href="https://novastan.org/fr/sabonner/"> en vous abonnant</a></strong>, en réalisant <a href="https://www.okpal.com/soutenez-novastan-seul-media-francais-sur-l-asie/#/"> un don défiscalisé à 66 %</a>, ou en devenant membre actif<strong> <strong><a href="https://novastan.org/fr/novastan-france/devenez-membre-devenez-novastan/">par ici</a></strong>.</strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, j’essaye aussi d’être actif sur les réseaux sociaux, car c’est le principal vecteur d’informations en Ouzbékistan. C’est une nouvelle manière de communiquer au niveau des ambassades.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous vous exprimez en ouzbek pour communiquer sur les réseaux sociaux&nbsp;? Pourquoi ce choix&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je communique en ouzbek car l’immense majorité de la population ouzbèke ne parle que cette langue. Je trouve que c’est important de pouvoir être en communication directe avec cette population. </p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, c&rsquo;est aussi un message politique : dans un pays qui a été colonisé par la Russie pendant près de 120 ans, il est important de montrer à cette population le respect que nous avons à l’égard de leur langue. Nous devons être en mesure au-delà des contacts officiels, de développer aussi nos contacts au sein de la société civile, comme les entrepreneurs, les chercheurs, les artistes et les étudiants, et cela passe aussi par la langue. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous parlez des étudiants. Justement, dans le secteur de l&rsquo;éducation, il y a l&rsquo;ambition de créer une université franco-ouzbèke à Tachkent. Quels en sont les objectifs&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous mentionnez un très beau projet. Cette université devrait ouvrir ses portes en septembre prochain. Au programme, on trouvera dans un premier temps un Master de français langue étrangère, et nous souhaitons développer des cursus dans le domaine de l’énergie et des transports.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre ambition est de faire de cette université un pilier des échanges universitaires et plus généralement de notre relation dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Cette université franco-ouzbèke va attirer des profils d’Ouzbeks intéressés par la France, qui parlent français ou qui veulent perfectionner leur français, et qui pourront dans un second temps venir étudier en France. Nous avons observé ces dernières années une très forte augmentation du nombre d’étudiants ouzbeks dans notre pays.  Nous voulons accompagner cette dynamique en nous focalisant sur les secteurs prioritaires pour nous que sont les sciences, les nouvelles technologies, et les domaines dans lesquels l’expertise et la connaissance des jeunes Ouzbeks peuvent contribuer au développement de la recherche en France. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, je souhaite aussi développer d’une manière générale des accords entre les universités françaises et ouzbèkes. Et pour augmenter le vivier d’étudiants susceptibles de rejoindre la France, nous devons impérativement augmenter le nombre de ceux qui parlent français. Pour cela nous allons continuer de développer l’apprentissage du français dans les universités ouzbèkes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Actuellement les jeunes Ouzbeks privilégient beaucoup l’apprentissage de l’anglais. Pourquoi miser aujourd’hui sur le français en Ouzbékistan&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le français est une langue d’avenir. Il y a aujourd’hui 400 millions de locuteurs français à travers le monde, et plus de 700 millions dans les prochaines décennies. Par conséquent, les apprenants de français élargissent leur horizon bien au-delà de la France, englobent toute la francophonie. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le deuxième point sur lequel je souhaite insister est la tradition scientifique de la France. Nous sommes connus pour notre culture, notre patrimoine, notre art de vivre&#8230; Mais je veux que les jeunes Ouzbeks réalisent que la France est aussi une terre scientifique où ils peuvent poursuivre ce rêve. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/retour-sur-la-decennie-dexistence-de-lalliance-francaise-de-tachkent/">A Tachkent, l&rsquo;Alliance française fête ses dix ans </a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A côté de cela, je ne cesse de le dire, mais le français est une langue d’opportunités en termes d’emploi. Les entreprises françaises recrutent du personnel francophone et ce sera aussi l’occasion pour eux d’acquérir une expérience dans des pays francophones. Aujourd’hui, nous sommes à plus de 190 000 apprenants de français, de la maternelle à l’enseignement supérieur. Une vingtaine d&rsquo;enseignants viennent aujourd&rsquo;hui donner des cours de français en Ouzbékistan, et  l’objectif est d’atteindre la centaine. Nous souhaitons soutenir toutes les écoles, les universités, qui souhaitent avoir le français dans leur cursus. Et nous misons aussi sur le dynamisme des alliances françaises à ce sujet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ces alliances françaises, au-delà d’être un vecteur pour l’apprentissage du français, permettent aussi de favoriser la coopération culturelle. Quels sont les grands projets dans ce domaine&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre objectif est de donner accès à la culture française au plus grand nombre. Nous organisons de nombreux évènements tout au long de l’année, comme par exemple le festival du film français. L’année dernière nous avons lancé le concept «&nbsp;d’un mois de la culture française dans une région&nbsp;» dans la province autonome du Karakalpakstan. Et cette année, on souhaite le faire dans la région de Boukhara. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous soutenons également tous les artistes français qui viennent ici pour une performance ou présenter des œuvres. Nous avons l’ambition d’organiser pour la première fois dans la capitale ouzbèke une grande exposition avec un musée français de premier plan. Nous y travaillons pour l’année prochaine. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon objectif, en tant qu’ambassadeur, est aussi de présenter la culture française et son histoire aux Ouzbeks. C’est d’ailleurs le but de l’exposition «&nbsp;Fabriqué en France&nbsp;», qui s’est tenue le 6 et 7 juin et au cours de laquelle a été présenté le savoir-faire français avec des entreprises comme Louis Vuitton, Airbus, Michelin…</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="682" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/06/1764313173224-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-75454" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/06/1764313173224-1024x682.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/06/1764313173224-300x200.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/06/1764313173224-768x512.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/06/1764313173224.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Walid Fouque remet officiellement ses lettres de créance au président de la République d’Ouzbékistan, Chavkat Mirzioïev, le 27 novembre 2025. © Ambassade de France en Ouzbékistan</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au niveau des entreprises françaises, depuis la visite en France en 2025 de Chavkat Mirzioïev, l’actuel président de la République d’Ouzbékistan, qu’en est-il de ce partenariat stratégique entre nos deux pays&nbsp;? Que change celui-ci dans leurs relations ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour reprendre une belle expression d’une leçon inaugurale au Collège de France de Frantz Grenet – archéologue et historien, professeur du Collège de France de la chaire Histoire et cultures de l&rsquo;Asie centrale préislamique, nous avons pour ambition de «&nbsp;recentrer l’Asie centrale&nbsp;» en tant que région stratégique à part entière dans nos relations. Tous les efforts du président de la République, Emmanuel Macron, vont dans ce sens&nbsp;: traiter l’Asie centrale, et surtout l’Ouzbékistan, comme un partenaire à part entière afin de développer tout le spectre de la relation bilatérale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le partenariat stratégique que nous avons acté en mars 2025 consolide cet objectif. Très concrètement, cela signifie développer des projets dans des secteurs comme l’énergie, le secteur de l’eau, les transports, la transition énergétique, l’agriculture, la culture et le patrimoine. Dans tous ces domaines, nous portons des projets avec les Ouzbeks. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/europe-et-asie-centrale/economie-culture-tourisme-entre-louzbekistan-et-la-france-des-collaborations-multiples/">Économie, culture, tourisme&#8230; Entre l’Ouzbékistan et la France, des collaborations multiples</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le domaine de l&rsquo;énergie, on peut citer Voltalia, qui a branché sa centrale solaire au réseau ouzbek pas plus tard qu’en décembre 2025, alors que le début de sa construction datait de 2024. En un an, ils ont réussi à finaliser ce projet. On peut aussi noter le cas de deux centrales à gaz cycle combiné d’EDF (Electricité de France). Chacune de ces centrales a une capacité de 1,6 GW, soit l’équivalent d’un EPR. Ce sont des projets extrêmement structurants non seulement pour le mix énergétique ouzbek, mais aussi pour le développement de l’ensemble du pays. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre exemple&nbsp;: dans le secteur de l’eau, l’entreprise française Suez est présente à Tachkent et va encore développer ses activités. Nous avons également Airbus pour les transports, Veolia en charge d&rsquo;une partie du marché du chauffage urbain de la capitale, ou encore Saint-Gobain, producteur de matériaux de construction, qui vient quant à lui d’ouvrir sa première usine dans le pays. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est cette capacité à jouer toutes les gammes d’un partenariat qui fait que celui-ci est stratégique. Toutes les grandes entreprises françaises se positionnent aujourd’hui sur l’Ouzbékistan.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En quoi est-ce important de devenir un partenaire privilégié de l’Ouzbékistan&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour nous, il y a plusieurs raisons derrière ce réengagement en Asie centrale. D’abord, l’Ouzbékistan est un pays en plein développement : sa croissance l’année dernière s’est élevée à plus de 7 %. D’autre part, ses finances publiques sont saines, selon le Fond monétaire international. Il y a aussi une volonté et une détermination à poursuivre les réformes et l’ouverture vers l’international.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A cela s’ajoutent aussi des perspectives d’investissement pour nos grandes entreprises. Il est important que nous soyons à bord de ce navire pour faire partie de cette grande aventure ouzbèke. Nous avons environ 730 millions d’euros d’échanges avec l’Ouzbékistan et un solde commercial positif de 270 millions d’euros en notre faveur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/des-entreprises-francaises-partenaires-dune-station-ete-hiver-en-ouzbekistan/">Des entreprises françaises partenaires d’une station été-hiver en Ouzbékistan</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autre part, nous souhaitons contribuer à la diversification des partenariats avec l’Ouzbékistan. Ce pays conserve certes une relation proche avec deux très grands voisins, la Russie et la Chine. Mais il y a aussi une volonté des plus hautes autorités ouzbèkes de se rapprocher de l’Union européenne, particulièrement de la France. Et c’est dans notre intérêt de répondre à cette main tendue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels sont les défis majeurs liés à cette coopération&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce que j’essaie de défendre actuellement, c’est l’idée qu’il faut accompagner dorénavant les entreprises de taille intermédiaire et les PME qui souhaitent se positionner sur le marché ouzbek. L’objectif est qu’elles profitent du dynamisme actuel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un de nos défis majeurs repose sur la distance, à savoir toutes les questions liées à la logistique. S’il y a des difficultés rencontrées, nous sommes en mesure d’avoir un échange direct avec les autorités ouzbèkes pour identifier des solutions et aller de l’avant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aujourd&rsquo;hui, pourquoi une entreprise française devrait-elle investir en Ouzbékistan ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le choix de l’Ouzbékistan, c’est le choix de l’évidence. Aujourd’hui, ce pays est le plus peuplé de l’ancien espace post-soviétique après la Russie. Dans quelques années, il y aura 40 millions d’habitants en Ouzbékistan et 50 millions d’ici 2050. Il a une dynamique de croissance entre 6 à 7 % chaque année, et celle-ci devrait se poursuivre dans les années à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/decryptage/visite-demmanuel-macron-en-asie-centrale/">Ce qu&rsquo;il faut retenir de la visite d&rsquo;Emmanuel Macron en Asie centrale </a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous nos partenaires étrangers sont présents et essayent de bénéficier de cette dynamique ouzbèke. Et la France y a naturellement toute sa place. D’ailleurs, les banques françaises investissent aussi dans de grands projets ouzbeks. Je pense par exemple à la Société Générale, ou l’Agence française de développement (AFD), qui a injecté plus d’1,5 milliard d’euros dans le pays au cours des sept dernières années. Actuellement, nous faisons d’ailleurs partie des principaux investisseurs en Ouzbékistan.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment percevez-vous les réformes libérales menées par l&rsquo;Ouzbékistan ces dernières années ? </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités ouzbèkes ont notre plein soutien pour mener les réformes d’ouverture et de libéralisation du pays. C’est la voie qui a été choisie par le président Mirzioïev depuis son accession au pouvoir en 2016, c’est-à-dire l’ouverture vers l’étranger, les réformes économiques, mais aussi les réformes politiques. La direction prise par l’Ouzbékistan nous rapproche. Elle rapproche ce pays de la France et de l’Union européenne.</p>


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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par rapport aux intérêts français, quel rôle joue l’Asie centrale dans la stratégie de la France&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Asie centrale est un partenaire essentiel. Aujourd’hui, elle connaît une période de stabilité historique, quand on se rappelle des nombreux  conflits qui ont ensanglanté cette région au cours des trente dernières années. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous ne pouvons que nous réjouir de voir cette stabilité et cette volonté de développer des projets régionaux, de resserrer les liens entre chacun des pays d’Asie centrale, au moment où tout autour de cette région, les crises se multiplient. Je pense à la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, au conflit au Moyen-Orient, au conflit entre l’Afghanistan et le Pakistan. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous voulons accompagner ce mouvement de stabilité, que ce soit la France ou l’Union européenne. Il y a une main tendue de l’Ouzbékistan vers ses partenaires européens et c’est ma mission, d’une certaine manière, de pouvoir tirer le meilleur de ce moment historique que nous avons avec l’Ouzbékistan et l’Asie centrale.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Louise Simondet</strong><br><strong>Correspondante en Ouzbékistan pour Novastan</strong></p>


<p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>L’Ouzbékistan affirme son ambition de devenir un carrefour économique régional</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emma Collet]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 17:08:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/louzbekistan-affirme-son-ambition-de-devenir-un-carrefour-economique-regional/">L’Ouzbékistan affirme son ambition de devenir un carrefour économique régional</a></p>
<p>En juin 2026, l'Ouzbékistan accueille la cinquième édition du « Tashkent International Investment Forum », rendez-vous annuel pour attirer les investisseurs internationaux dans ce pays d'Asie centrale. De nombreuses entreprises françaises y participent, notamment dans les secteurs de l'énergie, des infrastructures, de l'industrie et de la transition écologique. Depuis le 16 juin, les allées du [&#8230;]</p>
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<p><strong>En juin 2026, l'Ouzbékistan accueille la cinquième édition du « Tashkent International Investment Forum », rendez-vous annuel pour attirer les investisseurs internationaux dans ce pays d'Asie centrale. De nombreuses entreprises françaises y participent, notamment dans les secteurs de l'énergie, des infrastructures, de l'industrie et de la transition écologique.</strong></p>
<p>Depuis le 16 juin, les allées du Central Asian Expo Center ressemblent à une véritable fourmilière. Industriels, chefs d'entreprise, investisseurs et responsables politiques s'y croisent dans un ballet ininterrompu au sein de ce vaste complexe de 23 000 mètres carrés. Ce bâtiment au cœur de la capitale ouzbèke accueille cette année plusieurs milliers de participants venus d'une centaine de pays pour participer au « Tashkent International Investment Forum » (TIIF) - une vitrine des ambitions de l'Ouzbékistan, qui entend bien s'imposer comme pôle régional des investissements en Asie centrale.</p>
<p>Bakhtiyor Karimov, 39 ans, a fait le déplacement depuis le Kachkadaria, une province située au sud de l’Ouzbékistan. Vice-gouverneur du district de Kitab depuis six ans, son objectif durant ces trois jours est de prendre contact avec des entreprises internationales pour développer des projets dans sa région. </p>
<p><em>«&nbsp;C’est très important pour nous de rencontrer ces sociétés. Cela nous donne des perspectives pour faire de nouvelles affaires et établir des partenariats avec des entreprises étrangères, </em>explique Bakhtiyor Karimov.<em> J’ai discuté par exemple avec des personnes qui travaillent pour la branche basée au Kazakhstan de l’entreprise française Saint-Gobain. J’ai aussi parlé avec des membres de l’Agence française de développement, à propos de projets dans notre région. La région de Kachkadaria est riche en ressources minérales, agricoles et en hydrocarbures ».</em></p>
<p>Forum de discussions au «&nbsp;Tashkent . . .</p>

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		<title>La France mise sur les énergies vertes en Ouzbékistan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[lsimondet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2026 17:58:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/la-france-mise-sur-les-energies-vertes-en-ouzbekistan/">La France mise sur les énergies vertes en Ouzbékistan</a></p>
<p>Confronté à une demande d’électricité en forte hausse et à des infrastructures vieillissantes, l’Ouzbékistan accélère le développement des énergies solaire et éolienne. Parmi les acteurs engagés dans cette transformation, plusieurs groupes français entendent renforcer leur présence sur un marché considéré comme très prometteur en Asie centrale. Au loin, un immense champ de panneaux solaires qui [&#8230;]</p>
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<p><strong>Confronté à une demande d’électricité en forte hausse et à des infrastructures vieillissantes, l’Ouzbékistan accélère le développement des énergies solaire et éolienne. Parmi les acteurs engagés dans cette transformation, plusieurs groupes français entendent renforcer leur présence sur un marché considéré comme très prometteur en Asie centrale.</strong></p>
<p>Au loin, un immense champ de panneaux solaires qui s’étend sur près de 200 hectares. Tournées vers le ciel, ces faces rectangulaires composées de plus de 180 000 structures bifaciales attendent tranquillement de recevoir quelques rayons lumineux. </p>
<p>En plein coeur des plaines arides du Khorezm, région située à l’ouest de l’Ouzbékistan, et à seulement quelques kilomètres de <a href="https://novastan.org/fr/photo-du-jour/remparts-de-khiva/">Khiva et de sa citadelle fortifiée</a>, ces étendues parsemées de technologies sophistiquées redessinent le paysage énergétique de l’Ouzbékistan. <em>« L’objectif est de générer de l’électricité à partir du soleil »</em>, explique Carole Pontais, cheffe<strong> </strong>de projet en Ouzbékistan pour Voltalia, arrivée dans le pays il y a quatre ans. <em>« Les équipements sont conçus pour résister aux conditions climatiques extrêmes, ainsi qu’au sable et à la poussière. Nous avons installé des robots automatiques munis de brosses. Ils viennent nettoyer les panneaux tous les soirs à la fin de chaque journée pour enlever la poussière ».</em></p>
<p>Dans cette zone géographique longtemps marquée par l’agriculture cotonnière et la disparition de la mer d'Aral, le groupe français&nbsp;Voltalia, spécialisé dans la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables, a développé une ambitieuse centrale photovoltaïque : Sarimay Solar.</p>
<p>Les premiers mégawattheures ont déjà été injectés dans le réseau électrique ouzbek à l’automne 2025, marquant ainsi une étape importante pour le pays et pour cette entreprise française. La centrale solaire a une capacité de 126 mégawatts,<em> "ce qui correspond</em . . .
</p>

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		<title>Aral : comment transformer une mer en désert ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Paulinon Vanackère]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 13:24:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[Amou Daria]]></category>
		<category><![CDATA[Aralkoum]]></category>
		<category><![CDATA[Coton]]></category>
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		<category><![CDATA[Gestion des ressources naturelles]]></category>
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		<category><![CDATA[Mer d'Aral]]></category>
		<category><![CDATA[Syr Daria]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/aral-comment-transformer-une-mer-en-desert/">Aral : comment transformer une mer en désert ?</a></p>
<p>Dans un essai, la chercheuse féministe et décoloniale Chakhrizoda Ergacheva se penche sur l&#8217;histoire de l&#8217;assèchement de la mer d&#8217;Aral et l&#8217;institution du symbole du coton. Elle partage aussi ses souvenirs, montrant un pan personnel de cette catastrophe collective. Le média ouzbek Sarpa poursuit sa collaboration avec le projet VZVES / Suspended Matter dans cet [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/aral-comment-transformer-une-mer-en-desert/">Aral : comment transformer une mer en désert ?</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans un essai, la chercheuse féministe et décoloniale Chakhrizoda Ergacheva se penche sur l&rsquo;histoire de l&rsquo;assèchement de la mer d&rsquo;Aral et l&rsquo;institution du symbole du coton. Elle partage aussi ses souvenirs, montrant un pan personnel de cette catastrophe collective.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le média ouzbek Sarpa poursuit sa collaboration avec le projet <a href="https://beda.media/en/articles/conference-2023-en?">VZVES / Suspended Matter</a> dans cet essai, rédigé par <a href="https://www.goethe.de/prj/sol/en/art/she.html">Chakhrizoda Ergacheva</a>, chercheuse féministe décoloniale originaire d’Ouzbékistan et membre du collectif <a href="https://maqaalcollective.com/">Maqaal</a>. Cet article est ainsi consacré à l’histoire de l’exploitation coloniale de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mer_d%27Aral">mer d’Aral</a>, commencée sous l’Empire russe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’augmentation irréfléchie de la production de coton à l’époque soviétique a conduit à une catastrophe écologique, transformant la mer d’Aral en désert.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">En analysant les représentations soviétiques du coton présentes partout, des mosaïques dans le métro aux illustrations dans les manuels scolaires, Chakhrizoda Ergacheva montre comment l’Union soviétique imposait aux habitants de l’Ouzbékistan l’idée que les pertes immenses qu’ils subissaient en cultivant cette plante si précieuse pour l’industrie soviétique étaient justifiées. Alors que le sujet est désormais bien connu, elle dresse ci-dessous un récit personnel et original de la catastrophe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une mer rêvée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant que j’écrivais cet essai, je me suis souvent demandé ce que la mer d’Aral signifiait pour moi, comment je la percevais et comment je pourrais la décrire. Pour être honnête, je ne suis jamais allée à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Moynaq">Mouïnak</a> <em>(ancienne ville côtière de la mer d&rsquo;Aral, ndlr)</em>. Ma connaissance de la catastrophe a précédé toute représentation de la mer elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est difficile d’accepter le fait que je ne la verrai jamais telle qu’elle était auparavant. Ma première association avec la mer d’Aral restera toujours le saxaoul (un arbuste planté pour prévenir l’érosion des sols) et le sel laissé sur ce qui fut un jour le fond marin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aral Teńiz, c’est ainsi que les Karakalpaks et les Ouzbeks locaux appellent la mer d’Aral. Il s’agit d’un lac endoréique, situé entre le Kazakhstan au Nord et la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Karakalpakstan">République autonome du Karakalpakstan</a> au Sud, au milieu des vastes déserts d’Asie centrale. Le mot « aral », issu des langues mongoles et turques, se traduit par « mer des îles », en référence aux plus de 1 100 îles qui parsemaient autrefois ses eaux. La mer d’Aral était autrefois considérée comme le quatrième plus grand lac du monde, avant de commencer à s’assécher rapidement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mer jouait un rôle crucial dans l’écosystème local et offrait des conditions de vie favorables aux habitants du Karakalpakstan, en particulier pour l’agriculture. Elle régulait les conditions climatiques extrêmes, réchauffant l’air en hiver et le rafraîchissant en été. De plus, une industrie de la pêche prospérait autour du lac, fournissant des emplois aux communautés riveraines et soutenant l’économie locale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un assèchement rapide</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’assèchement de la mer d’Aral a commencé dans les années 1960, après la mise en œuvre de projets d’irrigation qui ont détourné les fleuves qui l’alimentaient, alors situés sur le territoire de l’ex-URSS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des 50 dernières années, la surface de la mer d’Aral a diminué de près de trois fois, et le niveau de l’eau a chuté jusqu’à 29 mètres, soit presque 15 fois moins qu’à l’origine, provoquant la disparition des poissons et la salinisation du fond marin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/environnement/le-totalitarisme-de-lirrigation-a-tue-la-mer-daral/">Le totalitarisme de l’irrigation a tué la mer d’Aral</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin des années 1980, le niveau de l’eau avait tellement baissé que le lac, autrefois uni, s’est divisé en deux parties distinctes : la mer d’Aral du Nord (Petite mer d’Aral) et la mer d’Aral du Sud (Grande mer d’Aral).</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le point de départ</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Puisque la mer d’Aral est un bassin fermé, isolé de l’océan, son niveau dépend fortement de l’apport en eau de deux rivières principales, l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Amou-Daria">Amou-Daria</a> et le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Syr-Daria">Syr-Daria</a>, ainsi que du taux d’évaporation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusqu’aux années 1960, la consommation d’eau était compensée par les flux de retour provenant des systèmes de drainage collecteurs, des systèmes conçus pour collecter et gérer les eaux fluviales et souterraines issues de petits systèmes locaux, afin de les rediriger vers de plus grandes infrastructures de drainage ou des points d’évacuation. Toutefois, à partir des années 1960, cet équilibre a été brutalement rompu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cause principale de cette rupture a été la politique d’irrigation mal planifiée de l’URSS, qui poursuivait l’objectif d’indépendance cotonnière avec encore plus de zèle que la Russie tsariste. En conséquence, la mer d’Aral a été sacrifiée au profit de la prospérité de l’industrie du coton.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Union soviétique dépendait massivement de l’irrigation pour étendre les champs de coton en Ouzbékistan, pays au climat continental aride, marqué par de rares précipitations et un fort taux d’évaporation. L’exploitation excessive de l’eau pour l’irrigation a transformé en désert ce qui était autrefois le quatrième plus grand lac du monde, riche en flore et en faune.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des décisions prises dès les années 1950</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tout a commencé avec la résolution du 2 mars 1954, <em>« Sur l’augmentation de la production céréalière dans le pays et sur la mise en valeur des terres vierges et en jachère »</em>, adoptée pour mobiliser les terres vierges du Kazakhstan, de l’Ouzbékistan, de la Sibérie, de la région de la Volga et de l’Oural à des fins agricoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle est suivie par un décret du Comité central du Parti communiste et du Conseil des ministres de l’URSS, daté du 6 août 1956, <em>« Sur l’irrigation et la mise en valeur des terres vierges de la steppe de la faim en RSS d’Ouzbékistan et en RSS du Kazakhstan afin d’augmenter la production cotonnière »</em>.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">En Ouzbékistan, la superficie des terres irriguées est passée de 1,2 million d’hectares en 1913 à 4,2 millions d’hectares en 1990. Cette expansion s’est accompagnée d’une utilisation intensive des eaux de l’Amou-Daria et du Syr-Daria (à plus de 90 %), principalement pour l’irrigation du coton et d’autres cultures agricoles.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une utilisation inefficace de l&rsquo;eau</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès les années 1950–1960, on savait déjà que l’expansion massive de l’irrigation dans le bassin de la mer d’Aral entraînerait une réduction du débit d’eau vers la mer et, progressivement, son assèchement. Malheureusement, les experts de l’époque se sont focalisés uniquement sur les avantages économiques, ignorant les risques écologiques inévitables. Certains allaient jusqu’à proposer d’utiliser le fond asséché de la mer à des fins agricoles. Ainsi, l&rsquo;assèchement de la mer fut considéré comme un sacrifice acceptable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin des années 1970, le Syr-Daria ne se jetait plus dans la mer d’Aral. À la fin des années 1980, le même sort attendait l’Amou-Daria.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les champs de coton se sont étendus pour répondre aux besoins de l’industrie, vidant peu à peu la mer d’Aral et rompant l’équilibre entre les apports et les pertes d’eau. En parallèle, l’utilisation de l’eau était très inefficace : l’irrigation était réalisée sans réel contrôle, et de grandes quantités d’eau se perdaient dans toutes les régions. En réalité, moins de 50 % de l’eau prélevée dans les rivières atteignait les champs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>De la Sibérie à la mer d</strong><strong>’</strong><strong>Aral</strong><strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 1968, lorsque le gouvernement soviétique prend conscience de l’ampleur de la catastrophe provoquée par la priorité donnée à la production de coton, il propose de détourner les fleuves sibériens vers la mer d’Aral. Le Comité central du Parti communiste charge le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gosplan#:~:text=Le%20Gosplan%20(en%20russe%20%3A%20%D0%93%D0%BE%D1%81%D0%BF%D0%BB%D0%B0%D0%BD,les%20objectifs%20%C3%A9conomiques%20%C3%A0%20atteindre.">Gosplan</a> <em>(l&rsquo;organisme chargé de définir les objectifs économiques, ndlr)</em>, l’Académie des sciences de l’URSS et d’autres institutions d’élaborer un plan permettant de réorienter les rivières sibériennes vers le bassin de la mer d’Aral.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, ce projet ne dépasse jamais le stade des études préliminaires. Il est vivement critiqué par des académiciens, notamment <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Alexander_Yanshin">Alexandre Yanchine</a>, géologue soviétique et russe, plus tard vice-président de l’Académie des sciences de l’URSS, préoccupé notamment par le risque d’inondation de monuments historiques en Russie centrale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/la-mer-daral-malgre-les-coups-de-comm-de-pire-en-pire/">La mer d’Aral malgré les coups de comm’ : de pire en pire ?</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des écrivains comme <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sergue%C3%AF_Zalyguine">Sergueï Zalyguine</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Valentin_Raspoutine">Valentin Raspoutine</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Vassili_Belov">Vassili Belov</a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Viktor_Astafiev">Viktor Astafiev</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Vassili_Choukchine">Vassili Choukchine</a> se sont exprimés également contre cette idée, soulignant les conséquences environnementales négatives pour les populations de Sibérie. En 1986, le Comité central du Parti communiste et le Conseil des ministres de l’URSS adoptent une résolution <em>« Sur l’arrêt des travaux de dérivation partielle des flux des rivières du Nord et de Sibérie »</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un sacrifice prévisible et prévu</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais une question se pose : n’y avait-il donc pas d’académiciens capables de prévoir la catastrophe inévitable qui menaçait les populations vivant autour de la mer d’Aral, comme ils l’avaient fait pour le projet sibérien ? Ces mêmes écrivains, préoccupés par l’éthique, ne pouvaient-ils pas entrevoir les conséquences graves et presque irréversibles du dessèchement ? Ou bien le gouvernement considérait-il cela comme un compromis acceptable dans l’intérêt de la production cotonnière ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’effondrement de l’URSS en 1991, la mer d’Aral fut partagée entre deux nouveaux États : le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, ce qui mit définitivement fin au projet soviétique de détourner les fleuves sibériens pour compenser la perte en eau de la mer.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">La politique d’expansion de la culture du coton, élaborée par l’URSS, se souciait peu du bien-être des populations du Karakalpakstan. Elle a en réalité scellé le sort de la mer en acceptant de sacrifier les ressources naturelles au profit de la rentabilité économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’obsession du pouvoir pour l’indépendance cotonnière était si forte qu’il a totalement ignoré les risques encourus par les communautés locales du Karakalpakstan, qui dépendaient de la mer d’Aral tant sur le plan économique que climatique. En effet, la mer permettait l’élevage, soutenait une industrie de la pêche significative et contribuait à maintenir un climat équilibré, déterminant pour la qualité de vie des habitants.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le coton colonisé</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi l’URSS cherchait-elle avec tant d’ardeur à devenir autosuffisante dans la production de coton ? Avant 1861, c’est-à-dire avant la guerre de Sécession, les États-Unis dominaient le marché mondial grâce au coton produit par des personnes noires réduites en esclavage. Les conséquences économiques de la guerre civile américaine provoquèrent une véritable « famine cotonnière », l’importation de coton brut en provenance des États-Unis chutant de 96 %.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin du XIXème siècle, les manufactures russes, ottomanes et européennes étaient préoccupées par la flambée des prix et le monopole américain sur ce marché. Elles ont décidé ainsi d’exploiter davantage les ressources de leurs colonies : les Britanniques commencèrent à importer plus de coton d’Inde, les Ottomans étendirent les surfaces cultivées en Égypte, les Français s’intéressèrent au potentiel de l’Algérie, les Portugais se tournèrent vers l’Angola, et les Allemands vers leur nouvelle colonie du Togo.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/le-coton-ouzbek-de-la-guerre-de-secession-americaine-aux-problemes-actuels/">Le coton ouzbek&nbsp;: de la guerre de Sécession américaine aux problèmes actuels</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Russie, pour sa part, concentra son attention sur l’Asie centrale, qui, après une série de campagnes militaires, fut partiellement intégrée à l’Empire en 1867 sous le nom de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Turkestan_russe">Gouvernement général du Turkestan</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous la période soviétique, la culture du coton resta un pilier essentiel de l’économie. Dans les années 1920, Lénine a effectué d’importants financements à la création d’un système d’irrigation dans le Sud du Kazakhstan, marquant le début d’un grand projet d’infrastructure. Celui-ci a été suivi par le premier plan quinquennal, qui visait à reconstruire les systèmes hydrauliques dans toutes les zones cotonnières d’Asie centrale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une culture du coton enracinée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La représentation du coton en Ouzbékistan est profondément ancrée dans le quotidien. Les motifs liés au coton sont omniprésents, visibles sur les façades des bâtiments comme sur la vaisselle. Son omniprésence est telle qu’elle en devient souvent invisible pour les habitants. Les éléments évoquant le coton dans les vêtements, la publicité, les films ou les chansons font partie intégrante de l’identité des Ouzbeks. Le coton semble ainsi parfaitement intégré au tissu de la vie quotidienne, perçu comme une composante naturelle de la culture locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais en a-t-il toujours été ainsi ? La symbolique du coton a gagné en importance à l’époque soviétique, lorsqu’il est devenu véritablement omniprésent, représenté sous différentes formes dans l’art et les objets du quotidien. L’un des éléments les plus emblématiques est le motif Pakhtagoul (fleur de coton), qui orne la vaisselle, que l’on retrouve dans presque tous les foyers ouzbeks.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme l’explique l’académicien et artiste Toursounali Kouziev : <em>« Une capsule de coton mûre, de forme parfaite, est pratiquement absente des représentations antérieures à la période soviétique. Les peintures murales antiques et médiévales, les majoliques, les carreaux de céramique et les mosaïques représentaient plutôt des fleurs aux pétales jaunes ou roses. Même les ornements islamiques islimi, créés par les maîtres du Mâwarannahr, regorgent de motifs floraux stylisés, mais pas de capsules de coton. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une campagne pour associer l&rsquo;Ouzbékistan au coton dans les esprits</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La création en 1956 du Pakhtakor (qui signifie « cueilleur de coton »), l’équipe de football la plus célèbre d’Ouzbékistan, coïncide avec la montée en puissance de l’industrie cotonnière dans l’URSS. Dans le même esprit, la station de métro Pakhtakor a été&nbsp;construite avec des décors inspirés du coton, manifestant une volonté claire d’ancrer le coton comme symbole principal de l’identité ouzbèke.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/le-metro-de-tachkent-ou-la-sauvegarde-de-lesthetique-sovietique/">Le métro de Tachkent, ou la sauvegarde de l’esthétique soviétique</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces exemples montrent comment le pouvoir soviétique a consciemment visé à intégrer profondément le coton dans les récits nationaux et à renforcer son association avec l’Ouzbékistan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après mon expérience personnelle, je peux affirmer qu’il s’agissait d’une campagne bien construite : dès l’enfance, j’ai développé une association forte entre l’Ouzbékistan et le coton.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="531" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/06/IMG_7157-768x531-1.png" alt="Métro Tachkent Pakhtakor" class="wp-image-75389" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/06/IMG_7157-768x531-1.png 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/06/IMG_7157-768x531-1-300x207.png 300w" sizes="auto, (max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">La station Pakhtakor dans le métro de Tachkent. Photo : Sarpa / Pinterest.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai fait connaissance avec le coton lorsque mes parents partaient dans les champs pendant la saison des récoltes, parfois pour le week-end, parfois pour un mois entier. Ma mère se souvient qu’elle se levait avant l’aube, alors qu’il faisait encore froid, prenait son petit-déjeuner, mettait son etak (une sorte de tablier pour la cueillette du coton) et partait travailler aux champs. Durant ses années à l’université, elle ne rentrait pas à la maison pendant 40 jours.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une romantisation de la récolte du coton</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai commencé à mieux comprendre cela en classe de CP, quand j’ai appris à lire. C’est à ce moment-là que j’ai formé l’idée du coton comme « or blanc », une ressource précieuse dans notre pays. Le coton était partout, et la tradition de sa récolte était si profondément ancrée dans notre culture qu’elle semblait remonter à des temps immémoriaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans mon livre de lecture, je suis tombée sur un poème qui glorifiait le coton, soulignant son importance comme matière première pour de nombreux objets du quotidien. Il y avait aussi des illustrations montrant des gens heureux en train de le récolter. Mais il semble qu’aujourd’hui, les manuels scolaires pour les plus jeunes ont pris leurs distances par rapport à ce récit : le coton y est rarement mentionné, voire plus du tout.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/retour-sur-le-gosplan-pour-le-coton-en-asie-centrale-a-lorigine-dune-corruption-a-tres-grande-echelle/">Retour sur le gosplan pour le coton en Asie centrale, à l’origine d’une corruption à très grande échelle</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Presque toutes les personnes que je connais, mes parents, mes proches, allaient dans les champs à l’automne pour récolter le coton. Je romantisais cette pratique et suppliais souvent mes parents de m’emmener avec eux. Ils me disaient toujours que ce n’était pas un endroit pour s’amuser, que tout le monde y travaillait très dur et que je m’ennuierais rapidement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, je comprends qu’il n’y avait rien de joyeux dans le fait d’être contraint à un travail non rémunéré.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des conséquences irréversibles</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les habitants de Mouïnak subissent directement les effets de la catastrophe de la mer d’Aral. Depuis les années 1960, on y observe une recrudescence de maladies oculaires et respiratoires, d’anémie, de diabète, d’affections des voies respiratoires et de cancers. La dégradation de la qualité de l’eau a également entraîné une hausse des cas de calculs rénaux. Et ce n’est pas tout : la région connaît un taux extrêmement élevé de mortalité infantile et de maladies chez les enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/tempete-de-sel-en-ouzbekistan-la-tragedie-de-la-mer-daral-en-action/">Tempête de sel en Ouzbékistan : la tragédie de la mer d’Aral en action</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les problèmes de santé des habitants du Karakalpakstan sont directement liés à la baisse du niveau de la mer et à la pollution environnementale, causée par l’utilisation excessive de produits chimiques toxiques dans l’agriculture, en particulier à l’époque soviétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce ne sont pas que les humains qui paient le prix de cette politique : les animaux aussi, dont l’habitat a été contaminé par des substances toxiques, transformant l’ancien écosystème riche en biodiversité en un désert, désormais nommé Aralkoum.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le danger des tempêtes de sable</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les tempêtes de sable, particulièrement dangereuses, se forment sur l’ancien lit asséché de la mer. Elles transportent des dépôts salins chargés de pesticides, d’herbicides et d’engrais utilisés pour la culture intensive du coton, selon le principe soviétique du « toujours plus ». Le phénomène ne cesse de s’intensifier d’année en année.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/environnement/louzbekistan-face-au-defi-des-tempetes-de-sable/">L’Ouzbékistan face au défi des tempêtes de sable</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des sels contaminés originaires du Karakalpakstan ont été retrouvés dans le sang de manchots en Antarctique, sur les glaciers du Groenland, dans les forêts norvégiennes, sur les champs de Biélorussie, et ailleurs. Le problème a donc une ampleur mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des conséquences les plus alarmantes de cette crise est la transformation potentielle de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_de_Vozrojd%C3%A9nia">l’île de Vozrojdenie</a> (Île de la Renaissance), située autrefois au milieu de la mer d’Aral, en presqu’île.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette île servait de site d’expérimentation pour des maladies mortelles &#8211; charbon, peste bubonique, brucellose, tularémie &#8211; dans le cadre d’un programme ultra-secret de recherche sur les armes biologiques mené par l’URSS. Le programme, basé en partie dans la ville fermée d’Aralsk-7, comprenait des essais en plein air où des animaux étaient exposés à des agents pathogènes par aérosol, tests en laboratoire, et opérations de décontamination.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une catastrophe économique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les années 1990, le programme a été abandonné et la ville ainsi que les installations ont été fermées. Bien que certains agents aient été enterrés, tout n’a pas été neutralisé : des spores de bacilles du charbon (anthrax) sont encore retrouvées dans le sol, notamment là où les animaux ont été enfouis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La disparition de la mer a également profondément affecté le niveau de vie des populations du Karakalpakstan, dont les revenus et le bien-être dépendaient directement ou indirectement de l’Aral, un fait souvent ignoré. Historiquement, la mer d’Aral a joué un rôle central dans la formation culturelle des Karakalpaks nomades, qui vivent dans la région depuis le début du XVIIIème siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La mer soutenait l’économie locale, notamment via la pêche et l’agriculture. C’était jadis l’une des régions les plus prospères, avec une pêche annuelle moyenne de 30 à 35 tonnes. Plus de 80 % de la population des rives de l’Aral vivait de la pêche et de sa transformation. Les deltas de l’Amou-Daria et du Syr-Daria irriguaient des terres fertiles et des pâturages, assurant un emploi à plus de 100 000 personnes dans l’élevage, l’aviculture et la culture des céréales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Peut-on ramener l</strong><strong>’</strong><strong>Aral ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, la restauration de l’équilibre hydrique de la mer d’Aral reste peu priorisée. Les débats actuels sur l’eau en Asie centrale se concentrent surtout sur l’hydroélectricité dans les régions en amont de l’Amou-Daria et du Syr-Daria, ainsi que sur l’irrigation en aval.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions portent sur le paiement de l’eau, l’irrigation goutte à goutte, la construction de régulateurs fluviaux et la fonte des glaciers. Mais tout espoir n’est pas perdu. L’exemple de la digue de Kok Aral au Nord de la mer d’Aral, au Kazakhstan, est porteur d’espoir. Ce projet a permis d’élever le niveau de l’eau, d’améliorer l’écosystème local, de faire revenir les poissons et de revitaliser les communautés locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/environnement/comment-le-barrage-de-kok-aral-veut-ressusciter-la-mer-d-aral/">Au Kazakhstan, comment le barrage de Kok Aral veut ressusciter la mer d’Aral</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le chercheur karakalpak spécialisé en écologie Youssoup Kamalov a récemment déclaré dans une interview qu’une partie de l’Aral pourrait être restaurée : <em>« Il faut restaurer le delta, des gens y vivent. Des économies d’eau nous en donneraient les moyens. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il insiste aussi sur l’importance du reboisement et du développement de variétés de coton moins gourmandes en eau : <em>« La forêt et la rivière sont un duo. Plus il y a de forêt le long de la rivière, plus il y a d’eau. Et inversement. Les crues humidifient les racines, ce qui permet aux forêts de mieux pousser. Les tugay (forêts fluviales de l’Amou-Daria) étaient comme ça. Mais elles ont été abattues, et bien sûr, l’eau a diminué. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une priorité : réduire les pertes d&rsquo;eau</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Ouzbékistan est confronté à un défi critique en matière de gestion de l’eau, notamment à cause de ses pratiques d’irrigation obsolètes. Autrefois, les habitants utilisaient des canaux sinueux, qui conservaient l’eau grâce à des couches imperméables naturelles. Mais depuis les années 1920, les canaux ont été creusés en ligne droite, provoquant d’énormes pertes : l’eau s’infiltre dans le sol bien avant d’atteindre les champs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce manque d’efficacité est typique du système d’irrigation et de stockage. Chaque année, au moins 40 % de l’eau est perdue, sans compter l’évaporation. Jusqu’à 90 % de l’eau peut être gaspillée à cause de méthodes mal pensées, d’évaporation et d’infiltration.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Youssoup Kamalov souligne la nécessité d’améliorer les infrastructures d’irrigation : bétonner les canaux ou utiliser des films étanches permettrait de réduire fortement les pertes d’eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des efforts sérieux sont en cours pour stopper la dispersion du sel et de la poussière, notamment via la plantation de saxaouls sur les anciennes terres asséchées. En Ouzbékistan, une initiative appelée « Mon jardin : l’Aral » permet à chacun de faire un don pour planter des arbres dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une exploitation des territoires colonisés</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ceci représente un exemple vivant de la manière dont les peuples autochtones, ainsi que toutes les formes de vie ont été affectés par les politiques impériales, centrées uniquement sur le profit économique, sans tenir compte des risques environnementaux et des coûts humains.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cruelle réalité, c’est que les humains et les animaux qui ont perdu leur habitat souffrent, la nature souffre, pendant que les autorités comptent les bénéfices.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’assèchement de la mer d’Aral est une illustration claire de la manière dont les empires surexploitent les ressources des territoires colonisés, jusqu’à littéralement faire disparaître une mer.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Chakhrizoda Ergacheva<br>Pour Serpa</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Traduit du <a href="https://sarpa.media/howtoturnaseaintoqum-ru/">russe</a> par Lisa D&rsquo;addazio</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>L&#8217;Ouzbékistan savoure sa première participation à la Coupe du monde de football</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emma Collet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jun 2026 03:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/louzbekistan-savoure-sa-premiere-participation-a-la-coupe-du-monde-de-football/">L&rsquo;Ouzbékistan savoure sa première participation à la Coupe du monde de football</a></p>
<p>Les Ouzbeks s’apprêtent à vivre un moment inédit dans l’histoire sportive de leur pays. Fruit d’une politique de développement du football menée depuis plusieurs années, la sélection ouzbek disputera sa première Coupe du monde de football le 18 juin, face à la Colombie. Le 5 juin 2025, la sélection ouzbèke a validé son billet pour [&#8230;]</p>
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<p><strong>Les Ouzbeks s’apprêtent à vivre un moment inédit dans l’histoire sportive de leur pays. Fruit d’une politique de développement du football menée depuis plusieurs années, la sélection ouzbek disputera sa première Coupe du monde de football le 18 juin, face à la Colombie.</strong></p>
<p>Le 5 juin 2025, la sélection ouzbèke a validé son billet pour la Coupe du monde 2026 après un nul contre les Émirats arabes unis, une qualification qui en fait le premier pays d’Asie centrale à atteindre la phase finale. Le rendez-vous nord-américain sera aussi le premier Mondial à 48 équipes, réparties en 12 groupes.</p>
<p>Le nouveau format a certes facilité la favorisé la qualification des équipes asiatiques, mais l'arrivée de l'Ouzbékistan dans la compétition mondiale témoigne surtout de la montée en puissance du football local.</p>
<p>Cette réussite s’inscrit en effet dans une progression de longue haleine. Depuis 2018, le pays a engagé une politique structurée de développement du football, avec la création d'académies dans 14 régions, le renforcement de la formation des jeunes, des entraîneurs et des arbitres, ainsi qu’un . . .</p>

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		<title>Le projet nucléaire ouzbek avance, mais les incertitudes persistent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 May 2026 08:55:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/le-projet-nucleaire-ouzbek-avance-entre-avancees-et-incertitudes/">Le projet nucléaire ouzbek avance, mais les incertitudes persistent</a></p>
<p>Le projet de centrale nucléaire en Ouzbékistan entre dans une phase de concrétisation avec le lancement de premiers travaux. Malgré ces avancées, son financement et ses modalités de mise en œuvre restent encore partiellement flous. Le 24 mars dernier, l’agence ouzbèke du nucléaire civil Uzatom et la société publique russe du nucléaire Rosatom ont signé, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/le-projet-nucleaire-ouzbek-avance-entre-avancees-et-incertitudes/">Le projet nucléaire ouzbek avance, mais les incertitudes persistent</a></p>
<p><strong>Le projet de centrale nucléaire en Ouzbékistan entre dans une phase de concrétisation avec le lancement de premiers travaux. Malgré ces avancées, son financement et ses modalités de mise en œuvre restent encore partiellement flous</strong>.</p>
<p>Le 24 mars dernier, l’agence ouzbèke du nucléaire civil Uzatom et la société publique russe du nucléaire Rosatom ont signé, à Tachkent, deux documents majeurs. Le premier est une feuille de route de coopération, suivie d'un accord entérinant une nouvelle configuration du projet de centrale nucléaire dans la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Province_de_Djizak">région de Djizak</a>, à environ 200 kilomètres de la capitale <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/tachkent-capitale-captivante-de-contrastes/">Tachkent</a>.</p>
<p>Après avoir été recentré en 2024 vers un modèle reposant exclusivement sur six réacteurs modulaires RITM-200N de 55 mégawatts chacun, le projet évolue désormais vers une configuration hybride, combinant unités de forte et de faible puissance. Concrètement, il ne s’agit plus seulement de multiplier de petits modules, mais d’associer quelques réacteurs . . .</p>

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		<title>En Ouzbékistan, une famille veut accompagner la relance de la production de vin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 03:56:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[Accès abonné]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/en-ouzbekistan-une-famille-veut-accompagner-la-relance-de-la-production-de-vin/">En Ouzbékistan, une famille veut accompagner la relance de la production de vin</a></p>
<p>Réputé pour la qualité de son raisin, l’Ouzbékistan a pourtant vu ses vignobles massivement détruits à la chute de l’URSS, dans le cadre de mesures visant à limiter la consommation d’alcool. Il aura fallu des années de travail à la famille Akhunov pour reconstituer une collection de vin aujourd’hui unique en Asie centrale. Reportage sur [&#8230;]</p>
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<p><strong><strong>Réputé pour la qualité de son raisin, l’Ouzbékistan a pourtant vu ses vignobles massivement détruits à la chute de l’URSS, dans le cadre de mesures visant à limiter la consommation d’alcool. Il aura fallu des années de travail à la famille Akhunov pour reconstituer une collection de vin aujourd’hui unique en Asie centrale. Reportage sur la renaissance encore balbutiante de l’industrie viticole ouzbèke.</strong></strong></p>
<p>Quelques tours de clés suffisent. Et déjà par l’entrebâillure de la porte, on commence à les apercevoir. Des touches de couleurs violacées diluées dans le feuillage. Les plus anciens de ces pieds de vigne sont issus de boutures datant d’il y a près de 80 ans : plantés les uns à côté des autres, ils se dressent vers le ciel jusqu’à l’obstruer. Avec le temps, ils ont tissé leur toile, formant un écrin de verdure pour envelopper les précieuses grappes de raisin.</p>
<p>D’un pas décidé, Kamila Akhunova, 30 ans, s’engouffre dans ce lieu verdoyant, situé à quelques pas de la propriété familiale. Les Akhunov sont propriétaires d’un domaine de 21 hectares, situé dans la ville de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Qibray">Qibray </a>en Ouzbékistan, à une vingtaine de kilomètres de <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/tachkent-capitale-captivante-de-contrastes/">la capitale Tachkent.</a> Sur ces terres reculées, près de 15 hectares sont dédiés à la production de raisin. Leur société, UzumFermer, produit ainsi 100 000 litres de vin par an.</p>
<p>A l’abri des regards&nbsp;se dévoile alors la caverne d’Ali Baba des cépages. Ici, se côtoient des raisins de toutes formes et de toutes sortes. Parmi eux, un trésor unique, un raisin japonais nommé «&nbsp;rubis rose&nbsp;» et vendu à près de 10 000 dollars la grappe. Un peu plus loin, Kamila Akhunova nous présente une autre variété&nbsp;: le «&nbsp;Jupiter&nbsp;». <em>«&nbsp;C’est aussi un trésor car seulement cinq pays dans le monde en possèdent. Et sur notre continent, nous sommes les seuls à l’avoir&nbsp;</em>».</p>
<p><strong>Une collection unique en Asie centrale</strong></p>
<p>Cet échantillonnage unique de pieds de vigne a été <em>« collecté partout en Ouzbékistan, et est le seul qui existe dans le pays »</em>, insiste Kamila Akhunova. <em>«&nbsp;Nous sommes allés dans d'anciens laboratoires, dans d'anciens jardins pour récupérer tous ces raisins&nbsp;»</em>. Une quête minutieuse pour constituer cette collection. De nombreuses années à parcourir le sol ouzbek. Aujourd’hui, c’est avec fierté qu’elle contemple les 125 variétés de vignes différentes&nbsp;: <em>«&nbsp;100 sont destinés au raisin de table et 25 pour le vin standard&nbsp;»</em>.</p>
<p><em>«&nbsp;Le rubis rose&nbsp;», un raisin japonais&nbsp;: la perle rare de cette collection de cépages.</em> <em>© Louise Simondet</em></p>
<p>A l’origine de cette démarche, son père, Rachid Akhunov. A 57 ans, après avoir étudié la physique en Russie et délaissé laboratoires et pipettes, ce passionné de vignes et de raisins a décidé de se consacrer à la reconstitution de celles-ci. <em>«&nbsp;Pour moi, c’était une véritable quête. Lors de mes voyages, j’ai commencé à collectionner toute sortes de raisins&nbsp;»</em>, souligne-t-il avec fierté. <em>«&nbsp;Mon père, </em>insiste Kamila Akhunova, <em . . .
</p>

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		<item>
		<title>Retour sur le tremblement de terre de 1966 à Tachkent : « Nous tremblons, mais nous n&#8217;abandonnons pas »</title>
		<link>https://novastan.org/fr/ouzbekistan/retour-sur-le-tremblement-de-terre-de-1966-a-tachkent-nous-tremblons-mais-nous-nabandonnons-pas/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 15:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture soviétique]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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		<category><![CDATA[Reconstruction]]></category>
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		<category><![CDATA[Tachkent]]></category>
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		<category><![CDATA[Urbanisme]]></category>
		<category><![CDATA[URSS]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/retour-sur-le-tremblement-de-terre-de-1966-a-tachkent-nous-tremblons-mais-nous-nabandonnons-pas/">Retour sur le tremblement de terre de 1966 à Tachkent : « Nous tremblons, mais nous n&rsquo;abandonnons pas »</a></p>
<p>Il y a 60 ans, le tremblement de terre qui a détruit Tachkent, s&#8217;est avérée être un tournant pour le paysage urbain de la capitale ouzbèke. Grâce à la reconstruction menée par divers architectes venus de toutes les républiques soviétiques, la ville s&#8217;est transformée en laboratoire du « modernisme sismique ». Le photographe allemand Heinz Krüger, qui [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/retour-sur-le-tremblement-de-terre-de-1966-a-tachkent-nous-tremblons-mais-nous-nabandonnons-pas/">Retour sur le tremblement de terre de 1966 à Tachkent : « Nous tremblons, mais nous n&rsquo;abandonnons pas »</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il y a 60 ans, le tremblement de terre qui a détruit Tachkent, s&rsquo;est avérée être un tournant pour le paysage urbain de la capitale ouzbèke. Grâce à la reconstruction menée par divers architectes venus de toutes les républiques soviétiques, la ville s&rsquo;est transformée en laboratoire du « modernisme sismique ». Le photographe allemand Heinz Krüger, qui se trouvait par hasard sur place à l&rsquo;époque, a immortalisé non seulement la destruction, mais aussi l&rsquo;espoir et la reconstruction de Tachkent.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des habitants de Tachkent dormaient encore lorsqu’il y a 60 ans, tôt le matin du 26 avril 1966 à 5h23, heure locale, un violent séisme a secoué la capitale de l’ancienne République socialiste soviétique d’Ouzbékistan. Avec une magnitude d’environ 5,2 sur l’échelle de Richter et une profondeur très faible, ce séisme n’était en réalité que de magnitude moyenne. </p>


<p style="background-color: #d4d4d4; text-align: center;"><a href="https://www.helloasso.com/associations/novastan/formulaires/2"><strong>Faites un don à Novastan</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, étant donné que l’épicentre se trouvait en plein centre-ville de la capitale ouzbèle, il a déployé une force destructrice considérable. Les onze secondes de la première secousse, ainsi que les nombreuses répliques qui ont suivi au cours des jours et des semaines suivants, qui ont détruit environ 28 000 bâtiments.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="824" height="1024" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/earthquake-2-824x1024.jpg" alt="" class="wp-image-74821" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/earthquake-2-824x1024.jpg 824w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/earthquake-2-241x300.jpg 241w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/earthquake-2-768x954.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/earthquake-2-600x746.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/earthquake-2.jpg 1236w" sizes="auto, (max-width: 824px) 100vw, 824px" /><figcaption class="wp-element-caption">Archives Heinz Krüger. Crédit :Musée et Galerie Falkensee</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Très peu de gratte-ciel modernes ont résisté. La plupart des maisons traditionnelles, en brique de terre crue, à un ou deux étages, ont été endommagées mais ne se sont pas effondrées. Une douzaine de morts et environ 150 blessés étaient à déplorer. Favorisés par le climat chaud, les habitants se sont rapidement installés en plein air, où d’immenses campements de tentes ont vu le jour en quelques jours.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="825" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/eartquacke-3-1024x825.jpg" alt="" class="wp-image-74822" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/eartquacke-3-1024x825.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/eartquacke-3-300x242.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/eartquacke-3-768x619.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/eartquacke-3-600x483.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/eartquacke-3.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Archives Heinz Krüger. Crédit : Musée et Galerie Falkensee</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>De nouvelles constructions, plutôt qu’une reconstruction</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les années 1960, Tachkent, avec près d’un million d’habitants, était la quatrième plus grande ville de l’Union soviétique et bénéficiait d’une attention particulière de Moscou. Tout comme Leningrad (ex Saint-Petersbourg) était historiquement considérée comme la « fenêtre sur l’Europe », Tachkent était la « porte vers l’Orient ». Cela faisait de l’Ouzbékistan un « phare », et une vitrine visant à enthousiasmer le soi-disant tiers-monde pour le modèle social soviétique par le biais de la diplomatie politique, économique et culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce 26 avril 1966, Moscou a immédiatement réagi à la catastrophe. Le soir même, le chef du Parti, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9onid_Brejnev">Leonid Brejnev</a>, et le chef du gouvernement, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexis_Kossyguine">Alexeï Kossyguine</a>, sont arrivés Tachkent et ont été secoués par une forte réplique sismique lors de leur première réunion de crise dans la capitale ouzbèle. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Face au coup du sort que constituait l’épicentre du séisme situé en plein cœur de la ville, les autorités de Tachkent se sont appuyées sur un nouveau plan général d’urbanisme, presque achevé par hasard. Le rêve d’une métropole socialiste modèle, déjà chéri sur le papier, a alors eu du jour au lendemain la chance d’être rapidement concrétisé en acier et en béton. Le chef local du Parti communiste, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sharof_Rashidov">Charof Rachidov</a>, a saisi cette opportunité et a réussi à convaincre les dirigeants moscovites de réaffecter d’énormes ressources en main-d’œuvre qualifiée, en matériaux et en savoir-faire provenant de toute l’Union soviétique vers la métropole ouzbèke. Tachkent ne devait pas simplement être reconstruite, mais édifiée à nouveau en tant que ville idéale, conformément à la croyance socialiste dans le progrès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan d&rsquo;urbanisme général a été adapté en un temps record, et adopté début 1967. Au cours des quatre années suivantes, plus d&rsquo;un million de mètres carrés de nouvelles surfaces résidentielles et utilitaires ont vu le jour dans la capitale désormais « antisismique », fidèles à la devise « <em>Nous tremblons, mais nous n&rsquo;abandonnons pas </em>», comme on pouvait le lire à l&rsquo;époque sur de nombreux murs et tentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/laboratoire-dessais-architecturaux-tachkent-lheritage-freres-jarsky/">Tachkent, laboratoire architecturale des frères Jarsky</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de 100 000 ouvriers du bâtiment et soldats du génie civil, ingénieurs et architectes ont répondu à l&rsquo;appel de la République soviétique socialiste d&rsquo;Ouzbékistan sous les bannières de la solidarité et de l&rsquo;amitié entre les peuples. Beaucoup de ceux qui ont participé à la reconstruction sont restés à Tachkent une fois les travaux achevés. La qualité de vie des nouveaux quartiers résidentiels, l&rsquo;accès privilégié à des logements qui faisaient défaut ailleurs, et le climat chaud ont donné à la ville, après l’accueil de nombreux orphelins pendant la Seconde Guerre mondiale, un nouvel élan multiculturel.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La naissance du « modernisme sismique »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le modernisme s’impose alors à Tachkent. De larges avenues et boulevards, ainsi que de vastes ensembles résidentiels &#8211; abritant sans doute l’une des plus grandes diversités de bâtiments préfabriqués au monde &#8211; voient le jour. Les nouveaux immeubles d’habitation remplacent peu à peu les constructions de plain-pied de la vieille ville, tout en étendant les limites urbaines de plus de moitié grâce à l’émergence de nombreux quartiers.<br></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="835" height="1024" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/earthquacke-4-835x1024.jpg" alt="" class="wp-image-74823" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/earthquacke-4-835x1024.jpg 835w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/earthquacke-4-245x300.jpg 245w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/earthquacke-4-768x941.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/earthquacke-4-600x736.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/earthquacke-4.jpg 1253w" sizes="auto, (max-width: 835px) 100vw, 835px" /><figcaption class="wp-element-caption">Archives Heinz Krüger. Crédit : Musée et Galerie Falkensee</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">De vastes espaces verts ont été préservés et agrandis, afin d’égayer le paysage urbain et d’atténuer la chaleur estivale typique du climat continental. Des expériences architecturales marquantes dans la construction de bâtiments publics, tout comme q*des mosaïques en céramique surdimensionnées aux accents orientaux sur de nombreux murs de maisons, ont conféré un charme supplémentaire au paysage urbain de Tachkent. Enfin, le premier métro et la plus haute tour de télévision d&rsquo;Asie centrale ont finalement contribué à la modernisation visible de cette ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/mitkhat-boulatov-architecte-tachkent-seconde-guerre-mondiale/">Mitkhat Boulatov, architecte de Tachkent à l’heure de la Seconde Guerre mondiale</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette spécificité de la transformation urbaine, particulièrement visible dans la construction de logements, fait de Tachkent, encore aujourd’hui, un cas architectural unique. Ce style est souvent décrit comme du « <em>modernisme sismique</em> ». En effet, outre Moscou et Leningrad, les complexes immobiliers de logements de toutes les autres républiques soviétiques y ont apporté leur contribution. Ils ont tous apporté leurs types de gratte-ciel et leurs conceptions d’appartements typiques de leur région et ont pu les mettre en œuvre à Tachkent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est ainsi que le modernisme soviétique, sous toutes ses formes, s&rsquo;est marié, de Tallinn à Bakou en passant par Novossibirsk, au charme teinté d&rsquo;orient de la tradition architecturale locale.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="600" height="900" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/hotel-uz.jpg" alt="" class="wp-image-74824" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/hotel-uz.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/hotel-uz-200x300.jpg 200w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;ancien hotel « Inturist », aujourd&rsquo;hui renommé en hôtel « Ouzbékistan », est un exemple marquant du « modernisme sismique ». Crédit : Bodo Thöns</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui encore, on trouve sur de nombreux immeubles de cette époque des inscriptions murales inédites, telles que « <em>De Leningrad pour Tachkent</em> », « <em>Kharkov </em>» ou « <em>Le quartier lituanien</em> ».</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Bodo_Thoens_UZ_Taschkent_Erdbeben_Exkursion_Belarus_2026_April_000004-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-74825" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Bodo_Thoens_UZ_Taschkent_Erdbeben_Exkursion_Belarus_2026_April_000004-1024x768.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Bodo_Thoens_UZ_Taschkent_Erdbeben_Exkursion_Belarus_2026_April_000004-300x225.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Bodo_Thoens_UZ_Taschkent_Erdbeben_Exkursion_Belarus_2026_April_000004-768x576.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Bodo_Thoens_UZ_Taschkent_Erdbeben_Exkursion_Belarus_2026_April_000004-600x450.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Bodo_Thoens_UZ_Taschkent_Erdbeben_Exkursion_Belarus_2026_April_000004.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Immeuble de Tachkent avec l&rsquo;inscription « Pour le bonheur des Tachkentois, offert par le peuple biélorusse en 1967 ». Crédit : Bodo Thöns</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le charme esthétique particulier de ces bâtiments réside dans l’intégration d’éléments locaux. Dans de nombreux endroits, des arcades ombragées ont été prévues. De larges grilles pare-soleil ont permis de réduire le rayonnement solaire direct sur les façades vitrées. De nombreuses façades impressionnent par leurs ornements colorés et leurs vastes mosaïques panoramiques aux motifs allant du folklore au cosmos.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="900" height="600" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Bodo_Thoens_UZ_Taschkent_Platte_Meuser_2017_Sep_0369.jpg" alt="" class="wp-image-74826" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Bodo_Thoens_UZ_Taschkent_Platte_Meuser_2017_Sep_0369.jpg 900w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Bodo_Thoens_UZ_Taschkent_Platte_Meuser_2017_Sep_0369-300x200.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Bodo_Thoens_UZ_Taschkent_Platte_Meuser_2017_Sep_0369-768x512.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Bodo_Thoens_UZ_Taschkent_Platte_Meuser_2017_Sep_0369-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption class="wp-element-caption">Décorations de façade à Tachkent destinées à réduire le rayonnement solaire direct. Crédit : Bodo Thöns</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Architecture et urbanisme après 1966</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;ancienne avenue Lénine porte aujourd&rsquo;hui le nom de Charof RaChidov, ancien chef du Parti communiste et « rénovateur de la ville ». Mais ce n’est pas tout : dès le dixième anniversaire du séisme, en 1976, le « Monument du courage » a été inauguré à l’emplacement de l’épicentre, sur l’ancien boulevard Lénine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La statue d&rsquo;une famille résistant aux forces de la nature représente un homme, une femme et un enfant posés sur un cube de granit fendu en deux. Les deux moitiés du cube indiquent la date et l&rsquo;heure du séisme. Le monument symbolise moins la catastrophe et le deuil que la catastrophe a entraîné, que le courage et l&rsquo;optimisme dont ont fait preuve les victimes lors de la reconstruction de la capitale. Le soutien apporté par de nombreuses entreprises de construction venues des quatre coins de l’ex-Union soviétique est mis à l’honneur dans les reliefs et les créneaux qui ornent l’encadrement de la place du monument.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Bodo_Thoens_UZ_Taschkent_Erdbeben_Exkursion_2026_April_105858-1536x1152-1-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-74827" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Bodo_Thoens_UZ_Taschkent_Erdbeben_Exkursion_2026_April_105858-1536x1152-1-1024x768.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Bodo_Thoens_UZ_Taschkent_Erdbeben_Exkursion_2026_April_105858-1536x1152-1-300x225.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Bodo_Thoens_UZ_Taschkent_Erdbeben_Exkursion_2026_April_105858-1536x1152-1-768x576.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Bodo_Thoens_UZ_Taschkent_Erdbeben_Exkursion_2026_April_105858-1536x1152-1-600x450.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/04/Bodo_Thoens_UZ_Taschkent_Erdbeben_Exkursion_2026_April_105858-1536x1152-1.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Lors d’une visite guidée de Tachkent, il est impossible de passer à côté du monument « Courage ». Crédit : Bodo Thöns</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Avec plus de 3,5 millions d’habitants, le Tachkent d’aujourd’hui a plus que doublé de taille. L’infrastructure du centre repose toujours sur le réseau routier mis en place après 1966. Après l’indépendance de l’Ouzbékistan, de nombreux aspects de la période coloniale russo-soviétique ont fait l’objet d’une évaluation critique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan :<a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/larchitecture-sovietique-de-tachkent-a-t-elle-encore-de-la-valeur/"> L’architecture soviétique de Tachkent a-t-elle encore de la valeur ?</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En architecture aussi, la nostalgie de l’ancien Tachkent était de mise. Pour beaucoup, le modernisme n’était pas assez « ouzbek », et trop soviétique. «<em> Ce n’est pas le tremblement de terre, mais l’amitié des peuples armée de bulldozers qui a réduit l’ancien Tachkent à l’état de ruines</em> », <a href="https://www.youtube.com/watch?v=uPaUl_lKwX4">a commenté </a>avec sarcasme l’écrivaine Dina Rubina, qui vivait alors à Tachkent et réside aujourd’hui près de Jérusalem, en Israël. De nombreux bâtiments publics ont été dotés de nouvelles façades, et le marbre blanc associé à des vitrages bleus est devenu la norme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours des dix dernières années de réformes intensives menées par <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/qui-est-le-nouveau-president-de-louzbekistan/">Chavkat Mirzioïev</a>, un véritable boom de la construction a éclaté. La ville s’est considérablement étendue vers le nord et l’est. La densification du centre est désormais le mot d’ordre. Avec le recul des années, un regard plus nuancé s&rsquo;impose sur l&rsquo;héritage du « modernisme sismique », souvent diffamé comme du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Brutalisme">brutalisme</a>. Son caractère unique suscite, au-delà des frontières du pays, curiosité et estime, et, depuis peu, une approche prudente de cet héritage. L&rsquo;idée même d&rsquo;une candidature au patrimoine mondial de l&rsquo;UNESCO <a href="https://whc.unesco.org/en/tentativelists/6708/">est déjà évoquée</a>, pour sauvegarder le patrimoine moderniste. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un photographe allemand se trouvait par hasard à Tachkent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Revenons au tremblement de terre : par hasard, deux reporters du magazine est-allemand « Freie Welt » se trouvaient à Tachkent à cette époque pour un autre sujet de reportage. Mais, pour Hans Frosch (texte) et <a href="https://de.wikipedia.org/wiki/Heinz_Kr%C3%BCger_(Fotograf)">Heinz Krüger </a>(photos), le tremblement de terre est alors devenu le seul sujet d’intérêt. Dans le numéro 23/66 paru début juin 1966, un grand reportage de cinq pages décrivait comment Tachkent faisait face aux conséquences du séisme, accompagné de plus d&rsquo;une douzaine de photos. Au total, près de 140 photos ont été prises lors de ce voyage en Asie centrale.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">La veuve du photographe Heinz Krüger (1919-1980) a fait don de ses archives, qui comprennent notamment plus de 30 000 clichés, à sa ville natale de Falkensee, près de Berlin. Cette année, certaines de ces photos seront à nouveau présentées au grand public. Un avant-goût sera notamment proposé le 29 avril au Goethe-Institut de Tachkent, qui consacre <a href="https://www.goethe.de/ins/uz/de/ver.cfm?event_id=27267510">une cérémonie commémorative </a>à l’anniversaire du tremblement de terre. L’une des conférences sera consacrée aux clichés pris à l’époque par Heinz Krüger.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Bodo Thöns, rédacteur pour la version allemande de Novastan, <br>Avec Michèle Häfliger</strong></p>


<p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>Jura Asran, portrait d&#8217;un peintre ouzbek au service de la couleur et de l’intime </title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 08:57:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[Accès abonné]]></category>
		<category><![CDATA[Andijan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/jura-asran-portrait-dun-peintre-ouzbek-au-service-de-la-couleur-et-de-lintime/">Jura Asran, portrait d&rsquo;un peintre ouzbek au service de la couleur et de l’intime </a></p>
<p>Originaire d’Andijan, Jura Asran s’impose comme l’un des peintres contemporains majeurs du paysage artistique ouzbek. Ses œuvres, exposées notamment à la Galerie nationale de Tachkent et au musée Islam Karimov, puisent leur inspiration dans les portraits, les paysages et les traditions de son pays. Portrait. Les touches sont appuyées, précises. La couleur franche. Du bleu… [&#8230;]</p>
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<p><strong><strong>Originaire d’Andijan, Jura Asran s’impose comme l’un des peintres contemporains majeurs du paysage artistique ouzbek. Ses œuvres, exposées notamment à la Galerie nationale de Tachkent et au musée Islam Karimov, puisent leur inspiration dans les portraits, les paysages et les traditions de son pays. Portrait.</strong></strong></p>
<p>Les touches sont appuyées, précises. La couleur franche. Du bleu… celui du ciel ouzbek et de ses coupoles, inondées de soleil en été. Si cette teinte tient une place importante dans la palette de Jura Asran toutes les nuances sont représentées. Nous sommes allés à la rencontre de ce peintre de 68 ans, dans son atelier à 20 minutes de Tachkent en Ouzbékistan, dans le district «&nbsp;Yangi Hayot&nbsp;» - <em>«&nbsp;nouvelle vie&nbsp;»</em> en ouzbek. Il s’y est établi depuis deux ans, dans le Centre culturel de ce quartier. Nous le retrouvons assis sur un tabouret à proximité d’une fenêtre. Concentré, il fixe sa toile, pinceau à la main.&nbsp;</p>
<p><em>«&nbsp;Je suis en train de réaliser une peinture représentant la grande mosquée de Çamlica à Istanbul&nbsp;», </em>raconte-t-il. Il s’agit de cet édifice religieux situé dans le quartier d’Üsküdar, sur la rive asiatique d’Istanbul, en Turquie. Elle est perchée sur l’une des collines les plus hautes de la ville. Avec ses six minarets élevés vers le ciel, elle la domine. <em>«&nbsp;Quand je l’ai vu pour la première fois, elle m’a fasciné&nbsp;»,</em> raconte Jura Asran, avant de reprendre un peu de matière dans son éventail de couleurs. Un travail minutieux. De nombreuses heures pour réaliser l’une de ces toiles. <em>«&nbsp;Cela demande énormément de concentration&nbsp;»</em>. Plus loin, exposés dans sa galerie, paysages et portraits se côtoient dialoguant ensemble dans cet espace baigné d’une lumière diffuse.&nbsp;</p>
<p><strong>Une passion pour le dessin depuis l'enfance</strong></p>
<p>C’est à Andijan, patrie du célèbre <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Babur">Babur</a>, le fondateur de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_moghol">l’empire Moghol</a>, et située dans la vallée de Ferghana en Ouzbékistan, que Jura Asran voit le jour en 1957. Il est issu d’une famille de la classe ouvrière. Textiles, motifs architecturaux, miniatures… Le petit garçon grandit dans un environnement où les traditions visuelles nourrissent l . . .</p>

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		<title>L’amulette au serpent : quels secrets renferme cette découverte archéologique unique de l’ancien Sokh</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 11:33:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[Archéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Sokh]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/lamulette-serpent-secrets-decouverte-archeologique-ancien-sokh/">L’amulette au serpent : quels secrets renferme cette découverte archéologique unique de l’ancien Sokh</a></p>
<p>Une amulette vieille de près de 5 000 ans découverte à Sokh, en Ouzbékistan, continue de fasciner les chercheurs et les amateurs d&#8217;antiquités. Le serpent bicéphale de Sokh est une découverte archéologique unique, qui représente une trace sacrée de l’histoire ancienne de l’Ouzbékistan et l’un de ses mystères non élucidés. Le premier directeur adjoint de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une amulette vieille de près de 5 000 ans découverte à Sokh, en Ouzbékistan, continue de fasciner les chercheurs et les amateurs d&rsquo;antiquités.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le serpent bicéphale de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sokh">Sokh</a> est une découverte archéologique unique, qui représente une trace sacrée de l’histoire ancienne de l’Ouzbékistan et l’un de ses mystères non élucidés. Le premier directeur adjoint de l’Agence du patrimoine culturel de l’Ouzbékistan et artiste émérite, <a href="https://ru.wikipedia.org/wiki/%D0%9A%D1%83%D0%B7%D0%B8%D0%B5%D0%B2,_%D0%A2%D1%83%D1%80%D1%81%D1%83%D0%BD%D0%B0%D0%BB%D0%B8_%D0%9A%D0%B0%D1%80%D0%B8%D0%BC%D0%BE%D0%B2%D0%B8%D1%87">Tourssounali Kouziev</a>, en parle dans un article pour le média ouzbek Podrobno.uz.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le district de Sokh, situé dans <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Vall%C3%A9e_de_Ferghana">la vallée de Ferghana</a>, n’est pas qu’un simple point géographique. C&rsquo;est un véritable berceau de la civilisation. C&rsquo;est un lieu où l’histoire et le mysticisme se croisent, où des sources vivifiantes jaillissent du sol, alimentées par les neiges éternelles des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Monts_Ala%C3%AF">monts Alaï</a>. C’est ici même, sur les sites de Sel-Ounkour, qu’ont été retrouvés les restes d’un homme ayant vécu il y a 1,5 million d’années. Cet homme a été surnommé par les scientifiques le ferghanthrope.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le berceau de la civilisation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sokh n’était pas qu’une simple agglomération. Déjà au Ier millénaire avant notre ère, il s’agissait d’une grande cité. C’est ce qu’attestent les traités <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Hudud_al-%27Alam">Houdoud al-Alam</a> ainsi que les récits des voyageurs arabes du Xème siècle. Même <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Babur">Zhahîr ud-din Muhammad Babur</a>, fondateur de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_moghol">l’empire des Moghols,</a> décrivait Sokh comme un centre important où il s’arrêta une année entière avant de se mettre en route pour Kaboul.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, Sokh a vu s’épanouir une culture particulière. Des découvertes archéologiques datant des XIIème et VIIIème&nbsp;millénaires avant notre ère témoignent d’un niveau élevé de développement domestique et artisanal de ses habitants.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">La richesse historique de Sokh réside également dans les catacombes <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Huns">hunniques</a> des IIIème et IVème siècles, où des informations sur les rites funéraires et les croyances antiques ont été découvertes. Ces trouvailles offrent un aperçu du monde spirituel des habitants de cette époque et de leur vision de la vie et de la mort.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un mystère vieux de plusieurs millénaires</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le véritable trésor de Sokh reste sans conteste l’amulette de Sokh, le plus ancien objet découvert à la fin du XIXème siècle. Fabriquée en jade et ornée d’un relief représentant un serpent à deux têtes, l’amulette est porteuse d’une forte charge symbolique. Les têtes de serpent qui se font face la bouche ouverte, probablement remplies de pierres précieuses autrefois, frappent par leur expressivité.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Selon les chercheurs, cet objet remonte à l’âge du bronze, au IIIème millénaire avant notre ère, ce qui en fait un objet plus ancien que la majorité de ses analogues retrouvés ailleurs dans le monde. C’est pourquoi l’amulette de Sokh suscite un intérêt tout particulier auprès de la communauté scientifique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un emblème divin ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, cet artefact un peu plus grand qu’un cahier scolaire et pesant près de cinq kilogrammes fait partie de l’exposition permanente du Musée national d’histoire de l’Ouzbékistan. Il a déjà été présenté lors de nombreuses expositions internationales, notamment au Metropolitan Museum of Art de New York en 2003, <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/splendeur-des-oasis-lart-ouzbek-expose-au-louvre/">au musée du Louvre</a> à Paris en 2022-2023, à la galerie James Simon à Berlin en 2023-2024, où il a conquis le cœur des amateurs d’antiquités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/splendeur-des-oasis-lart-ouzbek-expose-au-louvre/">Splendeur des oasis : l’art ouzbek exposé au Louvre</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon toute vraisemblance, il s’agit d’un emblème divin, une amulette qui appartenait aux souverains des puissants États qui ont prospéré il y a près de 5 000 ans à Ferghana, en Ouzbékistan. Le serpent à deux têtes symboliserait peut-être une double puissance, l’unité des opposés — sagesse et protection. Toutefois, les scientifiques n’ont pas encore trouvé la véritable signification de cette mystérieuse amulette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-être ce serpent est-il une fenêtre vers le passé, qui permet de voir comment histoire et mythologie, symbolisme et réalité s’entremêlaient à l’époque. Il s’agit d’un rappel que la sagesse des générations traverse les siècles, et que les véritables trésors ne sont pas uniquement matériels, mais résident aussi dans la connaissance du passé.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Tourssounali Kouziev<br>Pour Podrobno.uz</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Traduit du <a href="https://podrobno.uz/cat/obchestvo/zmeinyy-amulet-kakie-tayny-khranit-unikalnaya-arkheologicheskaya-nakhodka-vremen-drevnego-sokha/">russe</a> par Martin Algrain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>Windrose, le nouveau jeu de pirate ouzbek, hisse la grand voile</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Die Redaktion]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 13:05:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[Jeux vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/windrose-jeu-pirate-ouzbek-hisse-grand-voile/">Windrose, le nouveau jeu de pirate ouzbek, hisse la grand voile</a></p>
<p>Tir au canon, pillages et razzias : Windrose, le nouveau jeu vidéo situé dans l’univers des pirates, développé par le studio ouzbek Windrose Crew, est disponible en accès anticipé ce 14 avril sur Steam. Plus d&#8217;1,5 millions d’utilisateurs l’ont ajouté à leur wishlist. Initialement annoncé en août 2025 sous le nom de Crosswind, le jeu [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/windrose-jeu-pirate-ouzbek-hisse-grand-voile/">Windrose, le nouveau jeu de pirate ouzbek, hisse la grand voile</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tir au canon, pillages et razzias : Windrose, le nouveau jeu vidéo situé dans l’univers des pirates, développé par le studio ouzbek Windrose Crew, est disponible en accès anticipé ce 14 avril sur Steam. Plus d&rsquo;1,5 millions d’utilisateurs l’ont ajouté à leur wishlist.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Initialement annoncé en août 2025 sous le nom de Crosswind, le jeu d’action-aventure a connu un rebranding en décembre, les développeurs s’étant finalement accordés sur le nom de Windrose. Une version <a href="https://store.steampowered.com/app/4291770/Windrose_Demo/">démo</a> du jeu proposant à la découverte les premières quêtes et trois îles a été uploadé sur Steam. Elle a engrangé des avis très positifs de la part de 3 400 utilisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les développeurs du jeu se sont montrés émus par l’engouement des utilisateurs sur Steam. Windrose Crew a publié une <a href="https://store.steampowered.com/news/app/3041230/view/498346952550778886">déclaration</a> sur la plateforme : <em>« Merci de jouer au jeu, de donner votre feedback, d’écrire des critiques, de montrer vos builds, de discuter, de partager vos idées et d’inviter vos amis. Merci d’avoir montré que Windrose signifie quelque chose et de partager ce sentiment. Il y a encore quelques semaines, nous n’aurions pas pu le concevoir. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a><strong>Un gameplay innovant</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Windrose, qui s’inscrit dans le genre du survival, est un jeu en open-world dans lequel le joueur explore des biomes générés de manière procédurale, ce afin d’accomplir des quêtes et révéler des secrets.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le personnage principal, que le joueur peut personnaliser à sa guise, est un pirate renégat qui a défié le redouté pirate anglais Barbe Noire. Le but du jeu consiste à monter un équipage de pirates avec d’autres joueurs ou de personnages non jouables pour se livrer à des combats terrestres ou navals. L’équipement comme les sabres ou les mousquets doit quant à lui être pillé afin de se préparer au mieux aux prochains combats.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les experts louent avant tout l’idée de base du jeu qui exploite dans un nouvel environnement le genre du Coop-survival qui fait coopérer les joueurs pour survivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« [Windrose] répond à une demande de survival-crafting en coop, mais troque le décor typique de forêt ou l’univers fantasy avec une exploration en mer et, de manière surprenante, des combats soulslike </em>(un jeu vidéo reconnu pour sa difficulté, ndlr)<em>. Ça fonctionne vraiment bien »</em>, <a href="https://alineaanalytics.substack.com/p/steam-next-fests-wishlist-winners">écrit</a> Rhys Elliott, responsable de l’analyse marché chez <a href="https://alineaanalytics.com/">Alinea Analytics</a>, entreprise spécialisée dans les études de marché dans le domaine du jeu vidéo.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a><strong>L’âge d’or du gaming au Kazakhstan</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’industrie du jeu vidéo a connu une croissance fulgurante pendant la dernière décennie en Asie centrale, le Kazakhstan faisant course en tête. Autrefois moqué comme loisir d’enfant et d’adolescent, le gaming y a été mis à l’honneur lors de compétitions internationales, comme le PGL Astana 2025 Counter-Strike 2 en mai 2025, avec 1 250 000 dollars de <a href="https://www.pglesports.com/cs2/pgl-astana-2025/">récompense</a> au total.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement de l’infrastructure digitale, le soutien croissant du gouvernement kazakh tout comme les succès des e-sportifs kazakhs sur la scène internationale jouent un rôle important dans cet engouement. L’année dernière, <a href="https://adilet.zan.kz/rus/docs/P2500000399">un projet de loi</a> pour le développement de l’e-sport au Kazakhstan à l’horizon 2029 a été adopté. Avec cette loi, le gouvernement aspire à développer l’infrastructure digitale et à faire monter des e-sportifs très prometteurs.</p>



<p class="has-light-color has-primary-800-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph">Envie de participer à Novastan ? Nous sommes toujours à la recherche de personnes motivées pour nous aider à la rédaction, l&rsquo;organisation d&rsquo;événements ou pour notre association. <a href="https://novastan.org/fr/novastan-france/contribuer-a-la-redaction-de-novastan/">Et si c&rsquo;était toi ?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">En Ouzbékistan, où Windrose Crew a son siège, l’industrie du jeu vidéo a le vent en poupe. Des <a href="https://app2top.com/industry/how-is-the-gaming-industry-developing-in-uzbekistan-285151.html">avantages fiscaux</a> et des conditions favorables aux start-ups créent un terreau favorable à l’implantation de firmes étrangères dans le pays le plus peuplé d’Asie centrale. Actuellement, il y a 147 équipes indépendantes ainsi que deux éditeurs avec 30 studios de développement associés concevant et développant des jeux vidéo dans le pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Evguéni Ponomarev, fondateur du studio de game-art <a href="https://evegoplayon.com/">Evegoplayon</a> <a href="https://app2top.com/industry/how-is-the-gaming-industry-developing-in-uzbekistan-285151.html">justifie</a> sa décision de s’implanter en Ouzbékistan : <em>« Depuis le début de nos activités en Ouzbékistan, les bienfaits des incitations fiscales se sont fait sentir. Pour des petites et moyennes entreprises, c’est d’une importance décisive, car cela met plus de moyens à disposition pour la croissance de l’entreprise. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><a></a><strong>Windrose dans les starting blocks</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous avons envisagé plusieurs pays pour y créer une entreprise, en Europe, en Asie du Sud-Est et au Proche Orient. Nous avons jeté notre dévolu sur l’Ouzbékistan, nous ne souhaitons pas seulement mettre en avant les avantages fiscaux mais aussi l’accessibilité de l’immobilier, la simplicité des procédures de création d’entreprise, la faible charge bureaucratique, la possibilité d’être propriétaire de tous les actifs de l’entreprise sans confier des parts à des tiers, le climat agréable et un fuseau horaire avantageux »</em>, continue Evguéni Ponomarev.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Avec la publication de Windrose, l’industrie ouzbèke du jeu vidéo pose un autre jalon dans son développement. Pendant la Steam Next Fest, un événement de plusieurs jours qui a eu lieu entre fin février et début mars dernier, lors duquel les utilisateurs testent des démos gratuites de nouveaux jeux et peuvent échanger avec les développeurs, le jeu s’est hissé rapidement parmi les jeux préférés des participants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’événement <a href="https://iii-initiative.com/">iii initiative</a> que Windrose Crew a choisi pour dévoiler la date de lancement du jeu, comme le studio l’avait laissé entendre auparavant. Le jeu est disponible en accès anticipé à partir du <a href="https://www.youtube.com/watch?v=UXkodYXZC4Y">14 avril</a>.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Benedikt Stöckl</strong><br><strong>Rédacteur pour Novastan Deutsch</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Traduit de l’<a href="https://novastan.org/de/gesellschaft-und-kultur/usbekisches-piraten-computerspiel-schlaegt-auf-steam-hohe-wellen/">allemand</a> par Arnaud Behr</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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