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Comment les mariages précoces mettent à mal l’avenir des jeunes filles en Asie centrale

Dans différentes régions d'Asie centrale, des milliers de jeunes filles continuent à être mariées très jeunes, parfois sans leur consentement. Leurs projets et leur avenir en pâtissent.

Rédigé par :

La rédaction 

Traduit par : Lisa D'Adazzio

Radio Azattyq

Les mariages précoces sont encore répandus dans certaines régions d'Asie centrale (illustration). Illustration : Roman Kim / Radio Azattyq.

Dans différentes régions d’Asie centrale, des milliers de jeunes filles continuent à être mariées très jeunes, parfois sans leur consentement. Leurs projets et leur avenir en pâtissent.

Nigora a arrêté d’aller à l’école car elle a été mariée de force. Elle avait 17 ans. Le destin de milliers de jeunes filles en Asie centrale ressemble au sien : au lieu de passer des examens scolaires, elles doivent célébrer le nikah, la cérémonie religieuse du mariage, et au lieu de poursuivre des études supérieures, voire même secondaires, elles sont condamnées à un dur labeur domestique.

Leurs familles justifient ces mariages précoces par le respect des traditions et la préservation de l’honneur. Mais très souvent, cela cache des vies brisées et une grave violation des droits humains.

« On m’a mariée de force. Personne ne m’a demandé mon avis », affirme Nigora. Frêle jeune fille au visage encore adolescent, elle a aujourd’hui 19 ans. Elle est déjà divorcée et vit de nouveau chez son père, dans la même chambre où elle rêvait autrefois de devenir médecin. Selon Nigora, qui a demandé à la rédaction de ne pas divulguer son nom complet, il lui est souvent rappelé qu’elle est de trop.

« Me marier tôt, avant que les « problèmes » ne commencent »

« Je suis l’aînée de la famille. Ma mère est morte quand j’avais 15 ans. Moins d’un an après, mon père a commencé à discuter de mon mariage avec des proches. Ils disaient qu’il valait mieux me marier tôt, avant que les « problèmes » ne commencent« , raconte Nigora dans un entretien.

Peu après, elle a découvert qu’il était prévu de la marier à un cousin éloigné de son père, Komil, 25 ans, ouvrier du bâtiment en Russie. Personne ne lui a demandé son consentement.

« J’avais tout juste 17 ans, j’avais fini la 10ème classe. Komil est revenu de Russie, et voilà, il m’a épousée. Personne ne m’a demandé mon avis. Il n’y a pas eu de mariage officiel, juste une modeste cérémonie du nikah avec quelques invités », raconte-t-elle. La vie dans la maison de son mari, avec ses parents, ses frères et ses belles-sœurs, était un travail éprouvant et continu.

Un rôle de belle-fille difficile à tenir

« Dès le matin, je balayais la cour, trayais la vache, nettoyais après le bétail, faisais des galettes, préparais le petit-déjeuner pour tout le monde. Lessive, vaisselle, puis déjeuner, puis dîner. Et ça tous les jours. Je n’avais pas une minute de repos. Quand je suis tombée enceinte, mon mari est reparti en Russie. Une fois, ma belle-sœur a essayé de m’aider, mais ma belle-mère l’a aussitôt réprimandée : « À quoi sert la belle-fille dans cette maison ? » J’étais épuisée moralement et physiquement. Peu après, j’ai fait une fausse couche », se rappelle-t-elle.

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Quelques mois plus tard, son mari est revenu et Nigora est retombée enceinte. Elle a fait une deuxième fausse couche. La famille de son mari l’a accusée de ne pas pouvoir avoir d’enfants et a exigé le divorce. Komil a prononcé trois fois le mot talak, ce qui dans la tradition musulmane signifie la rupture du mariage.

Nigora est retournée chez son père. « Je me sens inutile. Je n’ai pas d’éducation, pas d’argent, et je ne sais pas par où commencer », dit-elle.

« Mon père s’est marié de la même manière avec ma mère »

Asel (le nom a été changé à sa demande), une jeune fille de 17 ans originaire de la région de Djalal-Abad au Kirghizstan, se souvient encore avec désenchantement du jour qui a bouleversé sa vie. Elle avait 16 ans, était en 9ème année et prévoyait d’entrer dans une école d’art.

« Ilchat est plus âgé que moi de neuf ans. Il m’écrivait, m’appelait, on communiquait un peu. Puis un jour, il est arrivé avec des amis alors que j’allais au magasin, et il m’a simplement enlevée. Ils m’ont ramenée chez lui, où ses proches m’attendaient déjà. Le lendemain, ils ont appelé mes parents, qui sont venus, mais n’ont pas voulu me reprendre. Ils ont dit que j’étais déjà la femme d’Ilchat, que c’était la tradition des Kirghiz. Mon père s’est marié de la même manière avec ma mère. Ils ont célébré la cérémonie religieuse du mariage, puis mes parents sont partis », a raconté Asel dans un entretien.

Du stress et un manque d’argent

C’est ainsi qu’Asel est devenue kelin, comme la belle-fille est désignée au Kirghizstan. Elle a dû quitter l’école et abandonner son rêve d’entrer à l’école d’art.

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« J’aime dessiner. C’était tout pour moi. Et maintenant, je ne me souviens même plus de la dernière fois où j’ai tenu un pinceau. J’aimerais exprimer ce que j’ai à l’intérieur, mais je n’ai ni le temps ni la force », affirme-t-elle.

Récemment, elle a donné naissance à un enfant prématuré. « À cause du stress, je n’ai pas de lait. L’argent pour le lait en poudre est à peine suffisant. Mon mari est toujours sans travail, nous vivons chez ses parents. Parfois, mes proches nous aident », raconte Asel. Elle a refusé de répondre aux questions liées à la relation avec son mari.

Qu’est-ce qu’un mariage précoce ?

Le terme de mariage précoce, souvent utilisé comme synonyme de mariage d’enfants, désigne généralement une union où l’un des conjoints ou les deux ont moins de 18 ans.

Le mariage forcé est une union dans laquelle une ou les deux parties n’ont pas donné leur consentement complet, conscient et volontaire au mariage.

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Selon l’organisation internationale de défense des droits Equality Now, au Kirghizstan, les mariages précoces représentent environ 13 % de toutes les unions. Au Tadjikistan, c’est 9 %, en Ouzbékistan 3,4 %, mais dans certaines régions plus conservatrices du pays, ce chiffre a atteint jusqu’à 11 %.

Des failles dans les législations

Daryana Gryaznova, conseillère juridique chez Equality Now et coauteure du rapport « Briser les barrières : résoudre le problème des mariages d’enfants, précoces et forcés en Eurasie« , explique que des failles existent dans les législations, permettant la légalisation de ces mariages.

« Les lois du Kirghizstan, du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan autorisent à abaisser l’âge du mariage à 17 ans. Cela va directement à l’encontre des normes internationales, en particulier la Convention relative aux droits de l’enfant et les recommandations du Comité pour l’élimination de la discrimination des femmes », souligne Daryana Gryaznova.

Au Tadjikistan, selon la chercheuse en questions de genre et experte nationale Diana Ismaïlova, la baisse de l’âge légal du mariage se fait le plus souvent avec l’approbation d’un tribunal. Une analyse des pratiques judiciaires pour les années 2017-2018, portant sur plus de 500 affaires, a montré que dans 82 % des cas, les juges justifiaient leur décision par la situation économique difficile de la famille de la jeune fille. Dans presque la moitié des cas (45 %), la cause invoquée était « l’amour mutuel du couple ».

Des chiffres trompeurs

Selon Diana Ismaïlova, il y avait aussi des motifs incongrus. « Il y a eu des cas où les tribunaux ont pris leur décision simplement parce que les frais du mariage avaient déjà été engagés, et qu’au moment de l’enregistrement civil on découvrait que la mariée n’avait pas encore 18 ans. Ces cas représentent seulement 3 %, mais le simple fait qu’ils existent en dit long sur l’approche », estime la chercheuse.

Elle souligne que les tribunaux tiennent très peu compte des aspects liés au genre : « Les tribunaux prêtent rarement attention aux droits des personnes qui se marient, surtout des filles, tels que le consentement volontaire au mariage, l’intérêt de l’enfant, la possibilité de prendre des décisions par elles-mêmes. »

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L’avocate et défenseure des droits humains tadjike Larissa Alexandrova souligne les données officielles sur les mariages précoces enregistrés dans ce pays au cours des dernières années, entre 0,8 % et 1,02 %. « À première vue, ces chiffres semblent faibles, et on pourrait croire que la situation est stable. Mais c’est une illusion. Derrière ces statistiques officielles se cache une réalité bien plus inquiétante : la multiplication des mariages non officiels, conclus selon des coutumes religieuses, sans enregistrement auprès de l’État », insiste l’avocate.

Le mariage religieux conclu avant l’enregistrement administratif

Selon elle, bien que le nikah n’ait pas de force juridique, c’est en pratique à partir de ce rite que commencent de nombreux mariages précoces, forcés et polygames.

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« La loi « Sur la régulation des célébrations et des rites » ne réglemente que le déroulement de la cérémonie de mariage, le nombre maximum d’invités à la fête et la durée de celle-ci, mais elle n’exige pas que le mollah demande aux futurs époux un certificat officiel de mariage avant de célébrer le nikah. De plus, aucune responsabilité n’est prévue pour le mollah qui pourrait effectuer la cérémonie du nikah avec des mineurs sans vérifier les documents officiels », explique l’avocate.

Des motivations contradictoires

Les raisons pour lesquelles les familles continuent de marier leurs filles à un jeune âge sont nombreuses. Comme l’explique Daryana Gryaznova, la précarité économique reste l’une des principales causes. Dans un contexte de difficultés financières, les familles perçoivent parfois le mariage précoce comme un moyen de réduire leur fardeau, d’alléger les dépenses, voire d’améliorer leur statut social ou d’améliorer leur situation matérielle via la dot.

« Les filles sont particulièrement impuissantes. Le manque d’accès à l’éducation leur ferme les portes de la réalisation personnelle et augmente le risque de mariages précoces. Cela crée un cercle vicieux, car l’absence d’éducation limite leur capacité à défendre leurs droits, renforce leur dépendance aux attentes familiales et sociales, faisant du mariage précoce le scenario le plus probable », explique-t-elle.

Tout ne se résume pas seulement à l’argent. Selon les experts, les motivations des familles sont souvent plus profondes et contradictoires. Selon Goulnora Beknazarova, directrice du Centre d’études sociologiques Zerkalo à Douchanbé, ces décisions sont rarement prises uniquement par les parents : il s’agit d’une discussion collective où participent les grands-pères, grands-mères, tantes, oncles, voire les voisins.

Tout est pris en compte : le statut de la famille, l’opinion des autres, les attentes tacites de la communauté, la pression des « horloges sociales », la conviction qu’il faut se marier « à temps » pour ne pas perdre sa réputation.

Se marier vite pour ne pas compromettre l’honneur de la famille

« Les parents craignent le jugement si leur fille reste célibataire. Il n’est pas rare d’entendre : « Elle a déjà 20 ans, elle est vieille ». C’est un stigmate terrible, et même si l’on n’en parle pas toujours ouvertement, il continue d’influencer les destins. Dans une société traditionnelle, les normes et coutumes sont souvent plus importantes que la logique. Le lien entre mariage précoce et, par exemple, les atteintes à la santé reproductive, l’absence d’éducation ou l’incapacité à subvenir à ses besoins en cas de divorce n’est pas établi. C’est juste comme ça, il le faut », ajoute Goulnora Beknazarova.

La défenseure des droits humains Larissa Alexandrova met l’accent sur le fait que le mariage précoce est souvent utilisé comme un outil pour se prémunir contre le comportement attendu chez une jeune fille.

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« Les parents craignent que leur fille « ne dévie du droit chemin », qu’elle fasse honte à la famille, surtout en milieu rural, où le risque d’une grossesse hors mariage est perçu comme une menace directe à l’honneur familial. Dans ces conditions, le mariage précoce est présenté comme une mesure de protection, alors qu’en réalité il limite la liberté et les droits de la jeune fille », détaille Larissa Alexandrova.

L’avis des aînés prime

Une composante émotionnelle joue aussi un rôle, notamment chez les membres âgés de la famille. Comme le dit Larissa Alexandrova, le désir de « réussir à marier la petite-fille de leur vivant » devient parfois déterminant.

« Pour beaucoup de grands-mères et grands-pères, le mariage est le symbole d’une mission de vie accomplie. La fille peut ne pas être prête, mais l’opinion des aînés prime sur son désir », estime-t-elle.

Quelles que soient les motivations, économiques, culturelles ou personnelles, le mariage précoce et forcé reste une forme de violence basée sur le genre. Il prive les filles du droit de choisir, de leur autonomie corporelle et de la liberté d’être elles-mêmes, explique Daryana Gryaznova : « Pour beaucoup, ce n’est pas le début d’une nouvelle vie, mais l’entrée dans un espace confiné de peur, d’isolement et de violence dont il est très difficile de sortir. »

Une menace pour la santé et l’avenir

Les jeunes filles qui se marient tôt se retrouvent souvent seules face à de graves conséquences physiques liées à l’immaturité de leur corps en raison de la grossesse.

Tahmina Saïdova, médecin gynécologue-obstétricienne et directrice de la fondation publique « Santé publique et droits humains » à Douchanbé, doit faire face quotidiennement à ces problèmes. Selon elle, le lien entre mariages précoces, grossesses précoces et complications médicales graves est indéniable et suscite une vive inquiétude dans la communauté médicale.

Les filles âgées de 15 à 19 ans courent un risque de décès lors de la grossesse ou de l’accouchement deux fois plus élevé que les femmes de plus de 20 ans.

« Les causes peuvent être multiples : fortes hémorragies, infections, complications liées à des avortements non sécurisés. Le corps de l’adolescente n’est pas encore prêt à accoucher : par exemple, un bassin étroit peut entraîner un accouchement difficile, qui se termine souvent par des blessures, un handicap, voire la mort de la mère et de l’enfant. Dans certains cas, les conséquences sont irréversibles, allant des déchirures à la formation de fistules, ce qui affecte non seulement la santé mais prive aussi la jeune fille d’une vie normale », explique Tahmina Saïdova.

L’absence d’éducation sexuelle

Les adolescentes ont aussi plus souvent des bébés prématurés et de faible poids, ce qui augmente le risque de mortalité infantile. Les mariages précoces ont un impact tout aussi ravageur sur la santé mentale.

« Ils s’accompagnent souvent de violences, d’isolement, de perte d’accès à l’éducation. Tout cela peut conduire à la dépression, à des troubles anxieux, voire à un syndrome de stress post-traumatique », explique la médecin. Selon elle, il faut également mentionner la menace des infections.

« En raison de l’absence d’éducation sexuelle et d’accès à la contraception, les jeunes filles ne peuvent pas se protéger contre le VIH et d’autres infections sexuellement transmissibles. Le plus souvent, elles n’ont pas la possibilité de refuser les rapports non protégés ni de consulter un médecin à temps », souligne Tahmina Saïdova.

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Selon la défenseuse des droits humains Diana Ismaïlova, une autre conséquence douloureuse du mariage précoce est la dépendance économique totale de la jeune fille. « En général, elle n’a pas le temps d’acquérir une profession ni les compétences nécessaires pour entrer sur le marché du travail. L’éducation est retardée, voire elle ne se réalise jamais. Que se passe-t-il si cette union se dissout ? La femme devient vulnérable », explique l’experte.

Comment arrêter la pratique des mariages précoces ?

Selon Souhaïli Kodiri, chef du département de protection des droits des enfants au Tadjikistan, des mesures concrètes sont actuellement prises dans le pays pour lutter contre les mariages précoces : il est envisagé de supprimer du code de la famille la disposition permettant de réduire l’âge légal du mariage à 17 ans. « De nombreux organes d’État ont déjà soutenu cette initiative », a-t-il remarqué.

Au Kirghizstan, depuis mai 2025, un projet de nouveau code de la famille a été entamé, qui interdira complètement le mariage avant 18 ans.

Cependant, les seules mesures législatives et pénales ne suffisent pas, souligne Daryana Gryaznova. Selon elle, les racines du problème sont plus profondes : « La pratique des mariages précoces prend racine dans la discrimination de genre, la pauvreté et la pression sociale. Ce n’est pas seulement une question juridique, mais aussi culturelle et sociale. »

C’est pourquoi, affirme-t-elle, il faut lutter sur plusieurs fronts : renforcer et appliquer strictement la législation, informer les familles et les adolescents des risques liés au mariage précoce, élargir les opportunités économiques pour les filles et leurs familles, fournir une assistance globale aux victimes, et surtout, impliquer activement les communautés dans une réévaluation des normes et des traditions.

Aller au-delà de la législation

Diana Ismaïlova souligne qu’il ne faut pas penser que cette lutte concerne seulement les juristes, les tribunaux ou les bureaux d’état civil. « La lutte contre les mariages précoces concerne tout le monde : des ministères jusqu’aux leaders d’opinion locaux. Imaginez si, pendant les heures de grande écoute à la télévision, on montrait les histoires réelles de filles victimes de mariages précoces. Les médias façonnent la pensée de millions de personnes », explique-t-elle.

L’experte propose également d’inclure le ministère de la Défense.

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« Les jeunes hommes, après leur service militaire, se précipitent souvent pour se marier. Pourquoi ne pas leur offrir là-bas, avant qu’ils ne retournent dans leur village natal, des cours sur la connaissance familiale et les droits des hommes et des femmes ? Cela pourrait poser les bases de relations saines et de décisions responsables », estime-t-elle.

Nigora, 19 ans, qui a vécu deux fausses couches et un divorce, expose tout simplement le problème : « Étudiez, rêvez. Ne vous laissez pas abattre. Épousez quelqu’un seulement quand vous le voulez vraiment et que vous êtes prêtes. C’est votre vie. Et elle doit prendre son départ avec votre consentement. »

Narguiz Khamrabaïeva
Journaliste pour Radio Azattyq

Traduit du russe par Lisa D’Adazzio

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