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Trois présidents centrasiatiques ont assisté au défilé de la Victoire à Moscou

Le 24 juin dernier, les présidents du Kazakhstan, de l’Ouzbékistan et du Tadjikistan ont assisté au défilé militaire organisé sur la place Rouge à Moscou, pour célébrer le 75ème anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazie. En revanche, le président kirghiz, Sooronbaï Jeenbekov, a dû renoncer à participer aux commémorations, après que deux membres de sa délégation ont été testés positifs au coronavirus. Le président turkmène, Gourbangouly Berdimouhamedov, avait, quant à lui, décliné l’invitation de Vladimir Poutine.

La démonstration de patriotisme voulue par Vladimir Poutine aura bien eu lieu. Le 24 juin dernier, le défilé militaire célébrant le 75ème anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazie s’est tenu sur la place Rouge, à Moscou. L’évènement aurait initialement dû se dérouler le 9 mai, commémoré comme le Jour de la Victoire dans la plupart des pays de l’ancienne Union soviétique. Repoussée au 24 juin pour cause de pandémie de coronavirus, la parade militaire a rassemblé moins de chefs d’État qu’initialement annoncé, certains ayant préféré décliner l’invitation, comme le président français Emmanuel Macron. Selon l’agence de presse russe Tass.ru, seuls dix chefs d’État, tous originaires de l’Europe de l’Est ou des anciennes Républiques soviétiques, ont fait le déplacement jusqu’à Moscou.

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Parmi ces dirigeants, quatre présidents centrasiatiques ont répondu à l’invitation du président russe Vladimir Poutine. Kassym-Jomart Tokaïev, le président du Kazakhstan, Chavkat Mirzioïev, le président de l’Ouzbékistan, et Emomalii Rahmon, le président du Tadjikistan, ont ainsi pu prendre place dans la tribune officielle pour voir défiler 14 000 soldats, 230 véhicules militaires et 75 avions. Comme l’a rapporté l’agence de presse kirghize AKIpress, le président du Kirghizstan, Sooronbaï Jeenbekov, n’a, quant à lui, pas pu être présent au défilé, puisque deux membres de la délégation officielle kirghize ont été testés positifs au coronavirus à leur arrivée dans la capitale russe. Contrairement à ses homologues centrasiatiques, le président turkmène, Gourbangouly Berdimouhamedov, avait décliné l’invitation quelques jours auparavant.

Vladimir Poutine loue les « relations spéciales » entre la Russie et l’Ouzbékistan

Le 23 juin, veille du défilé, le président ouzbek Chavkat Mirzioïev a été reçu en tête-à-tête par son homologue russe. Selon le site Internet de la présidence ouzbèke, ce dernier l’a remercié d’avoir accepté l’invitation, notant que la participation du président ouzbek au défilé était un « signe visible des relations spéciales » qu’entretiennent les deux pays. Pays le plus peuplé d’Asie centrale avec 33 millions d’habitants, l’Ouzbékistan est le deuxième partenaire économique de la Russie dans la région, après le Kazakhstan. Selon le média ouzbek Gazeta.uz, le commerce entre les deux pays a représenté 6,6 milliards de dollars (environ 5,88 milliards d’euros) en 2019.

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En outre, cette entrevue présidentielle intervient quelques semaines après l’incident diplomatique du mois de mai, lorsque la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères est intervenue dans le débat sur la place de la langue russe dans l’administration ouzbèke. Dans ce contexte, Vladimir Poutine a souhaité arrondir les angles avec l’ancienne République soviétique, et n’a donc pas hésité à insister sur la contribution ouzbèke à la victoire de 1945. « On ne peut s’empêcher de rappeler que pendant la guerre, deux millions d’Ouzbeks sont allés au front. 500 000 personnes sont mortes, 130 000 ont disparu. C’est une grosse perte », a ainsi déclaré le président russe, selon des propos rapportés sur le site du Kremlin. « C’est notre histoire commune, notre victoire commune », a répondu Chavkat Mirzioïev, d’après la retranscription de la présidence ouzbèke.

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Les deux dirigeants ont également insisté sur la nécessité de coopérer, dans tous les domaines. « Aujourd’hui, bien sûr, nous nous développons en tant qu’États indépendants, mais nous avons des relations alliées stratégiques absolument uniques. Nous travaillons également dans le domaine de l’économie, dans le domaine de l’interaction entre nos services spéciaux, et ensemble nous luttons contre le terrorisme. Nos forces armées collaborent. Bien sûr, nous accordons une grande attention à la sphère humanitaire, à la coopération dans le domaine de l’éducation et de la culture », a énuméré Vladimir Poutine, toujours selon la présidence russe. En revanche, aucune annonce n’a été faite concernant la signature d’éventuels nouveaux contrats.

Chavkat Mirzioïev Ouzbékistan Vladimir Poutine Russie Rencontre Moscou

Enfin, Chavkat Mirzioïev a apporté son soutien à son homologue russe en vue du référendum sur la réforme constitutionnelle, qui a débuté le 25 juin et se poursuivra jusqu’au 1er juillet. « Je profite de cette occasion pour vous souhaiter du succès. Bien sûr, le 1er juillet sera un jour historique pour la nouvelle Russie. […] Je pense que ce sont des amendements qui serviront le peuple russe. Je souhaite donc que cette journée dans l’histoire de la nouvelle Russie soit couronnée de succès », a-t-il ainsi déclaré, selon des propos rapportés par le média ouzbek Kun.uz.

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Le lendemain, le Président ouzbek a assisté au défilé militaire sur la place Rouge, auquel participait pour la première fois une délégation de soldats de l’Ouzbékistan. D’après le service de presse de la présidence, Chavkat Mirzioïev a ensuite déposé une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu, dans le jardin Alexandre de Moscou, avant d’aller se recueillir devant une statue de l’ancien président ouzbek Islam Karimov, décédé en 2016. Enfin, il est allé saluer les Ouzbeks présents à Moscou, un geste visiblement apprécié par ces derniers, comme en témoigne une vidéo postée sur Twitter.

Pas de rencontre entre Vladimir Poutine et le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev

Le président du Kazakhstan, Kassym-Jomart Tokaïev, est également arrivé à Moscou la veille de la parade, comme l’a relaté l’agence de presse kazakhe Kazinform. Toutefois, contrairement à son homologue ouzbek, il n’a pas rencontré en tête-à-tête le président russe. Selon le site de la présidence russe, ce dernier n’a en effet reçu que Chavkat Mirzioïev et le président de la Serbie, Aleksandar Vucic.

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Le président kazakh a ensuite assisté à la parade militaire du 24 juin dernier, à laquelle participaient 55 soldats des troupes d’assaut aérien du Kazakhstan. De plus, Kassym-Jomart Tokaïev a participé à la cérémonie de dépôt de couronne sur la tombe du soldat inconnu aux côtés de Vladimir Poutine et des autres chefs d’État invités, comme l’a rapporté Kazinform.

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Seule ombre au tableau, l’agence de presse kazakhe Tengrinews.kz a signalé que plusieurs citoyens kazakhs s’étaient étonnés de voir leur président ne pas porter de masque en public, alors même que le nombre de cas de coronavirus actifs ne cesse d’augmenter au Kazakhstan. Face à la polémique naissante, le porte-parole de l’administration présidentielle, Berik Ouali, s’est vu dans l’obligation d’affirmer qu’aucun risque sanitaire n’avait été pris. « Toutes les personnes autorisées [à assister au défilé], y compris les représentants des délégations étrangères, ont été testées pour le coronavirus et ont obtenu un résultat négatif. Absolument tout le monde a été testé. Par conséquent, il ne devrait pas y avoir de problème. Vous savez, [le président kirghiz] Sooronbaï Jeenbekov s’est abstenu de participer au défilé, puisqu’il a été identifié comme un contact [d’une personne infectée] », a-t-il expliqué, selon des propos rapportés par Tengrinews.kz.

Deux arrestations en marge de la venue du président tadjik 

Arrivé à Moscou le 23 juin pour sa première visite à l’étranger depuis le début de la crise sanitaire, le président du Tadjikistan, Emomalii Rahmon, a lui aussi pris part aux commémorations de la victoire de 1945. Selon l’agence de presse officielle tadjike Khovar, 75 soldats tadjiks ont défilé le 24 juin, sous les ordres du commandant du bataillon de la garde d’honneur de l’état-major des forces armées. À l’issue de la parade militaire, Emomalii Rahmon a également participé à la cérémonie de dépôt d’une gerbe sur la tombe du soldat inconnu.

Délégation Soldats Tadjikistan Place Rouge Moscou Parade Militaire

Pour la délégation tadjike, l’événement a été entaché par l’organisation d’une manifestation de protestation contre le président Emomalii Rahmon, comme l’a relaté Radio Ozodi, la branche tadjike du média américain Radio Free Europe. En effet, des membres du mouvement d’opposition Group 24, interdit au Tadjikistan, se sont rassemblés sur la place Rouge, en marge du défilé militaire. Formée en 2012, à Moscou, Group 24 est une organisation qui dénonce la corruption et le népotisme du régime tadjik.

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Au cours de la manifestation, deux activistes ont été arrêtés par la police russe. Jugés le 25 juin dernier par un tribunal de Moscou, ces derniers ont été condamnés à 15 jours de détention administrative, ainsi qu’à une amende d’un montant de 15 000 roubles (soit environ 192,50 euros). « Il y a de nombreux défis et menaces, mais le nombre de nos membres et sympathisants en Russie est beaucoup plus élevé qu’en Europe. Tant que [les autorités tadjikes] n’autoriseront pas les manifestations à l’intérieur [du Tadjikistan], nous devrons continuer à leur faire parvenir le message que tout le monde n’est pas d’accord avec leurs politiques », a déclaré le chef du service des relations extérieures de Group 24, Nouriddin Rezaï, cité par Radio Ozodi.

Le président kirghiz Sooronbaï Jeenbekov contraint de faire demi-tour

Si le président du Kirghizstan, Sooronbaï Jeenbekov, avait bel et bien accepté l’invitation de son homologue russe, son voyage à Moscou aura été de courte durée. Arrivé à Moscou le 23 juin, ce dernier n’a pu assister au défilé militaire car deux membres de la délégation officielle kirghize ont été testés positifs au coronavirus à leur débarquement sur le territoire russe. « À Moscou, tout le monde a passé le test et un résultat positif a été trouvé chez le chef du département de la politique étrangère du bureau du président, Daniar Sidikov, ainsi que chez un responsable de la sécurité. Le président a alors décidé de ne pas participer aux événements dédiés au 75ème anniversaire de la victoire. Sa présence aurait été irresponsable envers ceux qui participent aux événements », a ainsi déclaré la secrétaire de presse du président kirghiz, Tolgonaï Stamalieva, citée par AKIpress.

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La délégation kirghize est donc rapidement rentrée à Bichkek, où de nouveaux tests ont été menés. Selon le média kirghiz 24.kg, ce test s’est révélé négatif pour Sooronbaï Jeenbekov. Ce dernier s’est néanmoins lui-même placé à l’isolement pendant au moins trois jours, et devrait continuer à travailler à distance. Le 25 juin dernier, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a remercié le président kirghiz d’avoir renoncé à participer aux commémorations de la victoire. « Nous sommes vraiment reconnaissants au président du Kirghizstan et à la délégation d’être arrivés à Moscou pour le défilé. […] Le président du Kirghizstan a décidé de ne pas participer au défilé, afin de ne pas mettre en danger la santé des vétérans qui étaient présents au défilé, ainsi que des autres chefs d’État. Nous sommes très reconnaissants d’une telle décision », a-t-il déclaré, cité par l’agence de presse russe RIA Novosti.

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Suite à cette décision, deux polémiques ont éclaté au Kirghizstan. La première concerne la qualité des tests médicaux effectués dans le pays. En effet, selon Radio Azattyk, la branche kirghize du média américain Radio Free Europe, toute la délégation kirghize avait été testée avant son départ, sans qu’aucun résultat positif n’ait été décelé. Face à l’inquiétude, le vice-ministre de la Santé, Madamin Karataïev, a cherché à rassurer ses concitoyens. « Nous ne réalisons pas de tests de mauvaise qualité », a-t-il martelé, le 25 juin, d’après des propos rapportés par Radio Azattyk.

Toutefois, certains spécialistes restent sceptiques. « Il y a des patients atteints de pneumonie au Centre national de lutte contre la tuberculose de Bichkek. Les analyses par PCR [la méthode utilisée pour tester la délégation présidentielle] n’ont pas révélé de coronavirus, mais les patients ont tous les symptômes », a ainsi affirmé l’expert indépendant Aibar Soultangaziev, également cité par Radio Azattyk.

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La seconde polémique, qui ressemble fort à une théorie conspirationniste, lie l’absence de rencontre entre Sooronbaï Jeenbekov et Vladimir Poutine avec la condamnation de l’ancien président kirghiz Almazbek Atambaïev à 11 ans de prison, annoncée le 23 juin dernier. « Sooronbaï Jeenbekov a-t-il renoncé à rencontrer Vladimir Poutine parce qu’il craignait de le contaminer avec le coronavirus ? Ou Moscou n’a-t-il pas laissé Jeenbekov se rendre au défilé pour protester contre le verdict prononcé contre son « fidèle ami » Almazbek Atambaïev ? », s’est ainsi interrogé le journaliste russe Irek Mourtazin, selon des propos rapportés par Radio Azattyk. Un questionnement balayé par l’analyste politique kirghiz Almazbek Akmataliev. « La partie russe est satisfaite de la décision du président du Kirghizstan [de ne pas participer au défilé]. À mon avis, toutes les options de complot sont exclues », a-t-il écrit sur sa page Facebook.

Quoi qu’il en soit, la découverte de cas positifs dans l’entourage de Sooronbaï Jeenbekov n’a pas empêché des unités de l’armée kirghize de défiler sur la place Rouge, comme l’a rapporté AKIpress. En revanche, elle pourrait mettre en péril la visite présidentielle prévue le 30 juin, dans la ville russe de Rjev, pour inaugurer un monument aux soldats Kirghiz morts durant la Seconde Guerre mondiale. Cette visite est, par ailleurs, au cœur d’un imbroglio entre Bichkek et Moscou : le 24 juin, la présidence kirghize a confirmé que cet évènement était bien inscrit à l’agenda présidentiel, tandis que, le 25 juin, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a affirmé ne pas être au courant de la venue du président kirghiz, selon des propos rapportés par RIA Novosti.

Le président turkmène Gourbangouly Berdimouhamedov, absent, dédie un poème aux soldats

Le 19 juin dernier, le média turkmène Turkmenportal a annoncé que le président du pays, Gourbangouly Berdimouhamedov, avait renoncé à se rendre à Moscou. Officiellement, le président turkmène n’a pas souhaité quitter son pays car il aurait ensuite été obligé de s’isoler pendant 14 jours pour respecter les mesures de quarantaine en vigueur au Turkménistan. Cela l’aurait donc privé des festivités prévues le 29 juin prochain, pour son 63ème anniversaire. Cet âge est considéré comme sacré dans la tradition musulmane, car c’est l’âge qu’avait atteint le prophète Mahomet à son décès. Selon Turkmenportal, Gourbangouly Berdimouhamedov aurait annoncé sa décision à Vladimir Poutine lors d’un entretien téléphonique entre les deux chefs d’État.

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Une délégation officielle du Turkménistan, emmenée par le ministre de la Défense Begench Goundogdiev, a néanmoins assisté au défilé militaire du 24 juin dernier. Des soldats turkmènes ont également paradé sur la place Rouge, précédés par deux groupes de trois soldats embarqués dans des automobiles Pobieda datant de l’ère soviétique. D’après Turkmenportal, le premier groupe exhibait le drapeau du Turkménistan, tandis que le second arborait la bannière de combat du 748ème régiment d’infanterie de la 206ème division d’infanterie, dans laquelle le grand-père du président turkmène a combattu pendant la guerre.

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Enfin, bien qu’absent des commémorations, Gourbangouly Berdimouhamedov est resté fidèle à sa réputation de président fantasque. Selon l’agence de presse officielle turkmène TDH, le 22 juin dernier, au cours d’une visite dans la province d’Ahal, celui-ci a dévoilé un poème qu’il aurait lui-même composé, en l’honneur des soldats turkmènes ayant participé à la Grande Guerre patriotique contre l’Allemagne nazie, entre 1941 et 1945. Il a ensuite lu son poème à haute voix, comme l’a rapporté la chaîne de télévision étatique Altyn Asyr. « J’admire sincèrement les grues / Quand elles volent pensivement. / Jour après jour, / Nous attendons ton retour de la guerre, soldat ! », a-t-il ainsi déclamé, visiblement très inspiré.

Quentin Couvreur
Rédacteur pour Novastan

Relu par Aline Cordier Simonneau

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