Bouygues réunion à Tachkent Mars 2020

Ouzbékistan : Bouygues en discussion pour faire de Tachkent une “ville intelligente”

Une équipe de dirigeants de la société française Bouygues se sont rendus en Ouzbékistan pour échanger avec les responsables de la province de Tachkent sur les récents projets de l’entreprise. Au menu de cette rencontre : la ville intelligente dans les projets déployés par l’entreprise, vecteur de futurs projets de coopération avec l’État ouzbek.

Le 5 mars dernier, des dirigeants de la filiale énergie et services de l’entreprise française Bouygues ont rencontré le gouverneur de la province de Tachkent Bakhtiyor Rakhmankulov et son équipe, décrit le site officiel du hokimiyat (mairie) de la capitale Tachkent. À cette occasion, le groupe français a présenté certains de ses projets principaux ayant trait au domaine de la ville intelligente.

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Au programme, des présentations des projets de l’entreprise en bâtiment ; l’éclairage de la ville et le contrôle des feux de circulation à Paris, la « gestion intelligente » de la ville de Dijon ou encore le « smart Stadium » à Singapour. L’exemple de la gestion de la ville de Dijon a été majoritairement détaillé par le groupe français. Cette dernière présentant un centre de recueil des informations opérationnelles sur les évènements de la ville, les transports, les délits et les éventuelles situations de crises météorologiques. Ces dernières sont mesurées par des capteurs présents dans les canaux permettant de transmettre notamment des informations sur la montée des niveaux d’eaux.

La direction de l’administration (hokimiyat) de Tachkent a affirmé son intérêt pour de tels dispositifs pour la capitale ouzbèke. Le gouverneur du hokimiyat Bakhtiyor Rakhmankoulov a par ailleurs déclaré qu’il échangerait avec les services départementaux et de la ville sur la mise en œuvre de tels projets en coopération avec l’entreprise française. Une coopération d’envergure en Ouzbékistan, qui symboliserait pour l’entreprise un enracinement plus conséquent en Asie centrale, après plusieurs projets dans le pays.

Bouygues cherche à affirmer sa présence en Asie centrale

En effet, si un tel projet de coopération voit le jour entre les deux acteurs, c’est notamment en raison de la relation établie depuis plusieurs années entre ces derniers. Le groupe a, par le passé, contribué à de nombreux projets en Ouzbékistan, à l’instar de la construction de l’hôtel Sheraton par sa filiale Bouygues Construction dans les années 1990, affichant un contrat de 41 millions d’euros. En octobre 2018, Bouygues Construction a signé un accord de coopération pour la mise en œuvre de projets au cœur d’une zone touristique dans la ville de Boukhara. Ce contrat d’un montant de 100 millions d’euros était venu relancer la coopération entre les deux acteurs, qui s’était ralentie au début des années 2000-2010.

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Plus largement en Asie centrale, Bouygues est surtout implanté au Turkménistan voisin. Un des premiers projets d’envergure de Bouygues a été le Palais du Türkmenbaşy, résidence de la présidence de la République, entre 1995 et 1997. Le groupe Bouygues Construction a plus récemment été chargé de la construction d’édifices tels que l’Hôtel Karakoum situé non loin de l’aéroport d’Achgabat, la capitale. Enfin, l’entreprise est également chargée de la construction de la future seconde chambre du Parlement turkmène dont les travaux ont débuté au cours de l’été 2019. Au total, ce sont plusieurs milliards d’euros de contrats pour Bouygues au Turkménistan sur près de 30 ans, sans qu’il n’en soit fait mention dans aucun de leur bilan comptable annuel.

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Les perspectives de collaboration résultant de l’entrevue du 5 mars dernier à Tachkent laissent ainsi la porte ouverte à un nouveau volet de collaboration entre le groupe Bouygues et l’Ouzbékistan. Ces perspectives de développement de la collaboration entre les deux acteurs viendraient également s’inscrire dans des relations accrues entre la France et l’Ouzbékistan depuis la venue du président Chavkat Mirzioïev à Paris en octobre 2018 et des accords commerciaux représentant 5 milliards d’euros. Contacté par Novastan, Bouygues n’a pas répondu à temps à nos sollicitations.

Victor Nicolas
Rédacteur pour Novastan

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