L’Union économique eurasiatique : Back in USSR ?

L’un des sujets les plus controversés aujourd’hui est la fondation de l’union douanière et, comme sa continuation, de l’Union Eurasiatique économique. Bien sûr, ce fait ne peut être ignoré car constituant un événement significatif non seulement pour l’Asie Centrale, mais aussi pour le monde entier. La question « Est-ce que l’Union eurasienne deviennent le « flashback» en URSS? » intéresse les analystes eurasiatiques et inquiète ceux du monde entier, particulièrement en Europe occidentale et aux Etats Unis.

En conséquence des crises connues et de l’expérience des pays d’Europe occidentale, il devient évident que de nos jours l’intégration soit un élément essentiel, surtout en termes économiques. Et l’économie devrait être la base sur laquelle se construisent les processus de cohésion, sans quoi on en viendrait à répéter les erreurs de la Communauté des Etats Indépendants (CEI), créée sur la base d’un compromis pour maintenir à flot l’indépendance des états de l’ex-Union soviétique. Comme l’a déclaré Vladimir Poutine dans son célèbre article pour le journal Izvestia, il existe maintenant un besoin objectif de modernisation des principes majeurs de partenariat, dans la CEI comme dans d’autres associations régionales, en mettant l’accent principalement «sur le développement de liens commerciaux et industriels ». Actuellement, dans la situation de concurrence constamment augmentée et de lutte agressive pour les ressources et les marchés, les États ne peuvent pas se développer au sein de leurs frontières, refermés sur eux-mêmes. Il faut absolument avoir des alliés.

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Alors, comment ses initiateurs voient-ils la réalisation du projet dans l’avenir? Le Premier ministre russe explique : «Nous proposons un modèle d’union puissante supranationale, capable de devenir l’un des pôles du monde moderne et de jouer le rôle d’un effectif “liant” entre l’Europe et la région dynamique d’Asie-Pacifique. La composition forte de ressources naturelles, de capital, de capital humain, permettra à l’Union eurasiatique d’être compétitive dans la course industrielle et technologique et dans la compétition pour les investisseurs, avec la création de nouveaux emplois et d’industries innovantes. Et avec d’autres acteurs clés et des organismes régionaux – tels que l’Union européenne, les Etats-Unis, la Chine et l’APEC –  elle va assurer le développement durable du monde»(1).

Sur le même sujet, observons les mots du président de la Biélorussie Alexandre Loukachenko, qui soutient très fortement l’idée générale, exprimée par Vladimir Poutine: « La perspective d’une intégration forte et profonde, qui s’ouvre aujourd’hui, est vraiment excitante. Mais la pierre angulaire de tout ce que nous allons construire- la souveraineté de nos Etats ne va pas changer même en cas d’une intégration plus étroite. […] Je vois l’Union eurasiatique comme une partie intégrante de l’intégration européenne. Notre alliance est destinée à être un acteur régional essentiel qui aidera à bâtir des relations avec les structures économiques internationales principales. […] Nous offrons “l’intégration d’intégrations.” » (2)

  Bien sûr, on ne peut pas se passer de la vue du participant très significatif au processus de la création de l’Union eurasiatique, le président du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev. Voici ce qu’il a énoncé dans son article intitulé «L’Union eurasiatique: de l’idée à l’histoire de l’avenir», publié de même façon que l’article de M. Poutine dans  Izvestia: « c’est un mégaprojet  conditionné aux défis complexes d’aujourd’hui et de demain. […] Il a le potentiel pour devenir une partie organique d’une nouvelle architecture mondiale, la formation de laquelle a commencé sous l’influence de la crise financière et économique la plus puissante dans l’histoire mondiale. Pour ce faire, tous les membres de l’intégration eurasiatique doivent avoir une stratégie claire et précise. “[…] En termes économiques, nous pouvons être le pont entre les économies dynamiques de l’UE, Est, Sud-Est et en Asie du Sud. » (3)

L’Union Eurasiatique prévoit, selon le modèle de l’Union Européenne, une libre circulation des personnes et des capitaux, ainsi qu’un libre séjour et un droit d’étudier et travailler dans n’importe quelle région de cette union. Les promoteurs de ce projet ont l’intention de supprimer toutes les entraves qui peuvent empêcher sa réalisation. Aussi, les citoyens auront la possibilité de choisir sans problèmes l’endroit où il leur convient le mieux de faire leur business, parmi les pays-membres de l’Union Eurasiatique.

Des analystes et experts plus mitigés

La Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan imaginent l’Union Eurasiatique dans des couleurs flamboyantes comme un groupement régional puissant, qui va assurer les liens entre la région Asie-Pacifique et l’Europe. Cependant, les analystes et experts ont un autre avis sur la question.

Le journal français Le Figaro a publié dans l’article sous le nom « L’«Union eurasienne» de Poutine et la menace chinoise» (4)  l’idée qu’ « Il ne s’agit pas de recréer l’empire soviétique mais plutôt de répondre à la concurrence chinoise en Asie centrale. Encore faudra-t-il que Moscou parvienne à convaincre les pays concernés de rejoindre l’embryon constitué par l’union douanière Russie-Kazakhstan-Biélorussie.» Le Président du Kazakhstan s’est opposé à cette opinion, en remarquant que «Rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité que la déclaration présentée. Au contraire, la Chine est devenue un partenaire stratégique de la Russie, du  Kazakhstan et de la Biélorussie pendant les deux dernières décennies. Nous entretenons un dialogue politique intensif et une coopération économique étroite. Nous travaillons également en collaboration étroite dans le cadre de l’Organisation de Coopération de Shangaï et de l’ICCA».

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung(5), affirme quant à lui au sujet de l’Union économique eurasiatique, qu’«Il s’agit de l’«Union eurasienne», réunissant les anciennes républiques soviétiques, qui n’aura aucune ressemblance avec l’Union Soviétique défunte, mais qu’elle prendra modèle sur des associations d’intégration comme l’UE. Toutefois, la différence avec l’UE est significative, ce que Poutine essaie de ne pas mettre en avant. L’Europe bénéficiait de conditions préalables à une intégration réussie : premièrement, un équilibre approximatif entre grands pays et, deuxièmement, le respect de petits pays d’Europe occidentale. Ni l’un ni l’autre n’ont pu être retrouvés dans l’Union eurasienne.». L’actuel président de la Russie, Dmitri Medvedev, s’oppose diamétralement à l’opinion des commentateurs allemands. Ainsi, l’Agence d’information russe Novosti a indiqué que, selon Medvedev, contrairement à la zone euro, les pays de l’Union eurasienne – Kazakhstan, la Biélorussie et la Russie ne partent pas d’un niveau différent, mais “approximativement d’une même plateforme.”. «Ce sont trois pays qui avaient une histoire commune, qui se sont développés sur un scénario commun», – a-t-il déclaré. (6) Rouslan Grinberg, directeur de l’Institut d’Economie de l’Académie des Sciences de Russie, n’est pas d’accord avec cet opinion : «La Russie est trop grosse pour être un partenaire d’égal à égal et il est vraiment difficile de s’intégrer à toute union avec sa participation. » (7) En effet, le potentiel de la Russie est beaucoup plus grand que celui de n’importe quel autre membre de l’ancienne Union soviétique, il est donc difficile de raisonner sur une intégration absolument égale. Il convient de noter, cela dit, que l’ensemble de pays-leaders de la future Union eurasienne possèdent un fond historique commun et de l’expérience dans l’interaction, ce qui leur donne certains avantages.

Les journalistes britanniques du Daily Mail se demandent également si l’Union eurasienne suit le chemin du retour vers l’URSS. Dans l’article «Retour à l’URSS?» (8) il affirme ouvertement que « Vladimir Poutine a renforcé les préoccupations au sujet de la renaissance possible de l’Union soviétique, une fois révélé les plans pour une soi-disant «Union eurasiatique» des anciens Etats soviétiques. » Le quotidien prévoit qu’ « il est très probable que les plans de M. Poutine vont rencontrer une vive résistance de ses partenaires potentiels pour l ‘« Union eurasiatique », qui se soucient beaucoup plus de rechercher des liens plus étroits avec l’Europe qu’avec les anciens dirigeants communistes. » Mais il n’est pas précisé qui sont exactement ces “partenaires potentiels”. Il semble que presque tous les États très prometteurs sont déjà dans l’Union eurasienne,  ils sont justement  les initiateurs de sa création.

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Les experts russes sont plus bienveillants et moins douteux sur les perspectives de l’Union eurasiatique. Ainsi, le politologue et journaliste A. Pouchkov estime que l’accord existant (la Déclaration de l’Union économique eurasiatique) marque le début d’un processus qui permettra de créer une nouvelle communauté économique. Selon Novosti, le politologue Sergueï Markov affirme que l’accord entre la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie, a révélé une nouvelle tendance à l’intégration, ce qui est très important si l’on prend en compte la menace d’une nouvelle crise économique mondiale, l’union des trois pays permettant de réduire considérablement l’impact possible.(9) Dans le même temps, un point de vue intéressant est présenté par l’auteur ukrainien Vladimir Pirozhenko qui, sur les perspectives d’une Union eurasienne, note que cette association, « a pour but non seulement la restauration d’un espace économique unique, mais surtout de donner de nouveaux sens à l’existence des anciennes républiques soviétiques dans une association qualitativement différente. » (10)

Notez qu’il n’y a aucun soupçon concernant le retour à l’URSS. Tous ces experts offrant un point de vue de l’intérieur, délibèrent sur l’Union eurasiatique comme de quelque chose de nouveau et de différent. De nombreuses personnes vivant sur le territoire de l’union toute naissante comprennent que l’URSS ne va pas renaître de ses cendres.

Parmi les experts russes il faut séparément mentionner le fameux politologue Alexandre Douguine, dont l’ambition va vers une «superpuissance eurasiatique» par la coopération entre la Russie et l’ancienne Union soviétique. Ses idées sont décrites par le Financial Times: «Selon le concept de Douguine, la Russie renaissante est une version légèrement remaniée de l’Union soviétique, rappelant George Orwell et son roman de fiction “1984”, où l’Eurasie est une des trois grandes puissances de taille énorme (les deux autres – c’est l’Océanie et Ostaziya), qui sont constamment en guerre les unes avec les autres »(11). Douguine a déclaré lui-même dans une interview au portail Eurasie: « Oui, l’Union eurasienne sera la renaissance de la Russie et de l’empire soviétique, mais dans la même mesure que l’UE est la renaissance de l’Empire carolingien de Charlemagne. Les principales différences dans le cas de l’Union eurasiatique par rapport à la Russie tsariste et l’Union soviétique sont dans le fait que l’État n’est ni orthodoxe-monarchiste, ni marxiste. Les différences idéologiques, politiques et juridiques, par conséquent, sont si grandes qu’on peut supposer que ceux qui ont peur en Europe, sont ignorants en sciences politiques ou tout simplement atlantistes pro-américains impliqués dans la propagande politique. »(12) L’avis de M. Douguine présente des points intéressants. L’alliance  eurasiatique  ne peut pas être fondée ni sur les principes de la monarchie orthodoxe, ni sur ceux de la théorie marxiste-léniniste. Premièrement, tous les États de l’ancienne Union soviétique sont laïcs, et la proclamation de l’Orthodoxie comme religion officielle serait une grave faute, déclenchant des tensions avec la partie musulmane de l’union. Deuxièmement, cela fait déjà 20 ans que les anciennes républiques soviétiques vivent dans des conditions qui sont loin des principes idéologiques de la théorie marxiste. La transition vers une économie de marché a souvent été assez avancée pour qu’un retour à un système socialiste soit bien peu probable. Le monde a changé. Et cela doit être pris en considération.

A vrai dire, nous voyons que ces processus d’intégration ne se déroulent pas uniquement parmi les anciennes républiques soviétiques, mais également dans d’autres associations formées pour des raisons culturelles et historiques. C’est l’exemple de l’Europe, de l’Inde, de l’Amérique latine, des Etats islamiques. L’annonce de la région eurasiatique a soulevé de vives craintes concernant un retour à l’ancien système soviétique, malgré l’insistance des créateurs du projet, anticipant les critiques, sur le fait que cette Union eurasiatique ne doit pas être considérée comme un retour à l’Union soviétique. Ainsi M. Poutine a fait savoir dans son article précité que «nous ne parlons pas de recréer l’Union soviétique sous une forme ou une autre. Il serait naïf d’essayer de restaurer ou de copier ce qui est déjà resté dans le passé, mais l’intégration plus étroite de la nouvelle base de valeurs, politique, économique – voilà ce qui est impératif ». (1) En outre, cette idée a été exprimée par Noursultan Nazarbaïev dans un article dans Izvestia, indiquant qu’il n’y a « pas de restauration ou de réincarnation de l’Union soviétique et ça ne sera jamais le cas. […] Nos vues avec les dirigeants de la Russie, la Biélorussie et d’autres pays sont les mêmes. Aujourd’hui, nous devons surmonter les craintes du mot «union» et l’attaque infâme de l’empire. » (3) Par ailleurs, afin d’éviter les soupçons sur les manières impériales de la Russie, M. Nazarbaïev a proposé de placer le bureau central de l’association future dans la capitale kazakhe, Astana, qui est le centre géographique du continent eurasiatique.

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Ainsi, le débat se fait entre d’une part, ceux qui déclarent que la Russie a l’intention de montrer encore une fois ses ambitions impériales en essayant de recréer l’Union soviétique, et d’autre part ceux qui se défendent contre ce parallèle. Il semble clair, toutefois, que la nouvelle union ne peut pas répéter l’histoire de l’URSS. C’est purement impossible. En effet, 20 ans ont déjà passé depuis la fin de ce régime, et pendant ces années beaucoup d’expérience a été accumulée dans divers domaines, les populations ont changé, ainsi que leurs habitudes, l’idéologie et l’économie se sont transformées, comme les méthodes de fonctionnement, y compris la gestion. D’ailleurs, le terme de “méthodes soviétiques” est souvent utilisé pour décrire quelque chose d’inefficace, qui ne fonctionne pas correctement. Et beaucoup n’ont guère envie de revenir à l’expérience de l’intégration soviétique. Toutefois, en termes d’intégration, il est à noter que les relations entre les républiques appelées autrefois les «15 républiques sœurs» ont changé de nos jours. Et à vrai dire ces relations ne sont pas très fraternelles, après 20 ans d’économie de marché. Les États de l’ex-URSS ne veulent pas renoncer à leur indépendance après toutes ces années, et cet aspect est souligné dans la création de l’Union eurasiatique. Et d’ailleurs beaucoup de conflits, de désaccords et de griefs ont altéré les relations entre les Etats (la Géorgie et la Russie, la Russie et l’Ukraine, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, etc.). Tous ces facteurs s’opposent à un retour vers le même type d’alliance que celle entendue sous le nom de l’Union de Républiques Socialistes Soviétiques. À l’appui de ces idées, une phrase clé de l’article “La principale leçon du XXème anniversaire d’autodestruction de l’Union soviétique», de Feodor Loukianov est aujourd’hui intéressante. Le rédacteur de la revue “La Russie dans les Affaires Globales” écrivait « Il est impossible de reproduire le passé, on a besoin d’inventer du nouveau.»

Qui sait comment la situation se transformera à l’avenir et quels changements nous attendent ? En tout cas, il est bien probable qu’en 2015, nous serons les témoins d’un événement important dans l’histoire de la région eurasiatique – la création d’une association d’intégration aussi prometteuse que l’Union Eurasiatique Economique.

Cristina MARTINSH
Journaliste pour Francekoul.com
Etudiante en master au département du management des ressources hydrauliques de la faculté kirghizo-européenne, l’Univeristé Nationale, Bichkek, Kirghizstan

 

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Sources :

1.    L’article du Premier Ministre de la Fédération de Russie Vladimir Poutine au journal « Izvestia » / Новый интеграционный проект для Евразии — будущее, которое рождается сегодня/ 03.10.2011

2.    L’article du Président de la Biélorussie  Alexandre Loukachenko dans « Izvestia» : « A propos de destins de notre integration». / «О судьбах нашей интеграции»/ 17.10.2011

3.    L’article du Président du Kazakhstan Nursultan Nazarbayev dans « Izvestia»: «L’Union eurasiatique: de l’idée à l’histoire de l’avenir»/ «Евразийский союз: от идеи к истории будущего»/ 25.10.2011

4.    Journal en ligne «Le Figaro» français : « L’Union eurasienne de Poutine et la menace chinoise »

5.    Le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung: « Comparaison incorrecrte»/05.10.2011

6.    L’agence d’information Lenta.ru « Dmitriy Medvedev a indiqué les atouts de  l’Union Eurasienne face à l’Union Européenne »/ Lenta.ru  « Дмитрий Медведев  назвал преимущества Евразийского союза перед Еврозоной»/ 18.11.2011

7.   L’article du directeur de l’Institut d’Economie de l’Académie des Sciences de la Russie Rouslan Grinberg dans « Izvestia » / статья Руслана Гринберга , директора Института Экономики  РАН, газете «Известия». /24.11.2011

8.    Le journal en ligne anglais Daily Mail Online : Back to the USSR? Putin raises fears of return to Cold War days with plans for ‘Eurasian Union’ of former Soviet states /05.10.2011

9.    L’agence d’information russe Novosti : « Les experts : L’union Eurasienne sera profitable aux futurs participants»/ РИА «Новости» «Эксперты: Евразийский экомический союз будет выгоден будущим участникам» /18.11.2011

10.    L’article du Fonds de la Culture stratègique. Victor Pirojenko (l’Ukraine) « Les perspectives de l’Union Eurasienne»  / Виктор Пироженко (Украина), «Перспективы Евразийского союза»/07.11.2011

11.    L’analyste des médias occidentals  à propos de « L’union eurasienne de Poutine » /  «Евразийский союз Путина: аналитика западных СМИ »  05.10.2011

12.    L’article  d’Alexandre Douguine « L’Union Eurasienne – un pôle clé dans un monde multipolaire »/ Александр Дугин «Евразийский Союз – ключевой полюс в многополярном мире»/ 10.11.2011

Sources complémentaires :

1.   L’article du site Voix de la Russie : « Objectif suivant: l’intégration dans l’Union Eurasiatique »  04.10.2011

2.    Le Fonds de la Culture stratègique. « L’union Eurasienne : problèmes et perspectives ». Leonid Ivashov / «Евразийский союз: проблемы и перспективы». Леонид Ивашов/ 24.10.2011

3.    Le journal en ligne RBC (RossBussinesConsulting). « Dmitriy Medvedev : L’union eurasienne peut être fonder plus tôt qu’ en 2015 » / РБК «Дмитрий Медведев: Евразийский союз может быть создан до 2015 года»/18.11.2011/

4.    Journal en ligne « L’express » : Poutine rêve d’une Union eurasiatique/ 5.10.2011

5.    “Forbes Russia”/ l’article “La principale leçon du 20ème anniversaire d’autodestruction de l’Union soviétique », de Feodor Loukianov, le rédacteur de la revue “La Russie dans les Affaires Globales”/ Фёдор Лукьянов, главный редактор журнала «Россия в глобальной экономике» «Главный урок 20-летия самоликвидации СССР»/20.12.2011

 

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