Kirghizstan : Almazbek Atambaïev de retour à Bichkek

Absent du Kirghizstan pendant 11 jours pour raisons de santé, le chef de l’Etat kirghiz est rentré le 1er octobre dans la capitale du Kirghizstan alors que pendant son absence scandales et combats politiques ont continué autour de la réforme de la constitution qu’il soutient.

Le président de la République du Kirghizstan, Almazbek Atambaïev, est rentré à Bichkek le 1er septembre, après une absence de 11 jours pour problèmes de santé. Le chef de l’Etat avait en effet souffert de douleurs pulmonaires et cardiaque le 19 septembre alors qu’il était en route pour la 71ème assemblée générale des Nations Unies à New York.

Une arythmie cardiaque diagnostiquée

Abandonnant son voyage, il avait été représenté à l’assemblée générale de l’ONU par son ministre des Affaires étrangères Erlan Abdyldaev. Son service de presse avait dès le lendemain annoncé un retour le 1er octobre.

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Hospitalisé dans un premier temps à Istanbul, ville par laquelle il transitait pour se rendre aux Etats-Unis puis dans un hôtel de luxe à Izmir, Almazbek Atambaïev avait été transféré le 23 septembre à la clinique centrale de Moscou. Les médecins russes y ont diagnostiqué une arythmie cardiaque.

Le président kirghiz a continué d’approuver des amendements à la constitution

Bien qu’absent physiquement du pouvoir, le président n’est pas resté tout à fait inactif. Ainsi, il a approuvé depuis la Turquie les amendements à la Constitution, alors que le débat sur la réforme constitutionnelle agite la scène politique nationale kirghize. En son absence une polémique à éclaté sur la maison de luxe que le président se fait construire en banlieue de Bichkek, le président à également fait savoir – pour clore la polémique – qu’il ferait don de cette maison à des enfants dans le besoin (des orphelins).

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Le projet est notamment critiqué par l’opposition et des organisations de défense des droits de l’Homme pour lesquels il s’agit d’une remise en cause de l’exception démocratique kirghize, pays le plus libéral d’Asie centrale. Cette réforme remet également en cause le principe adopté en même temps que la Constitution en 2010, qui prévoyait que le texte fondamental ne pourrait pas être modifié avant 2020.

La rédaction

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