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Dix fois plus d’écoles coraniques au Kirghizstan qu’en Ouzbékistan

Le Kirghizstan et ses 6 millions d’habitants disposeraient de 10 fois plus d’écoles coraniques par habitant que l’Ouzbékistan, pays le plus peuplé d’Asie centrale avec 30 millions d’habitants. Une différence qui serait essentiellement le fait de l’application de principes démocratiques au Kirghizstan depuis son indépendance.

Novastan reprend ici un article de Khalidé Erguéchéva initialement paru sur Birintchi Radio.

Il y aurait 10 fois plus d’écoles coraniques au Kirghizstan qu’en Ouzbékistan. C’est la conclusion d’un rapport du Bulan Institute for Peace Innovations, une organisation non gouvernementale dont l’activité est axée sur la prévention des menaces à la sécurité et, plus largement, sur la prévention des conflits en Asie centrale.

En Ouzbékistan, pour une population totale de 30 millions de personnes, on compte une seule université islamique et 9 écoles coraniques. En comparaison, dans le petit Kirghizstan, avec une population de 6 millions d’habitants seulement, on dénombre 112 institutions d’éducation religieuse. Selon les experts, cette différence s’explique par le fait que l’Ouzbékistan a très tôt concentré ses efforts pour sauvegarder les fondements des traditions de l’islam : les pouvoirs n’ont pas laissé des courants de substitution pénétrer le pays, courants qui, sous le masque de l’islam, représentent une source d’égarements pour beaucoup.

Comme l’écrit le Bulan Institute, la tendance à l’augmentation des écoles coraniques au Kirghizstan trouve sa cause dans les principes démocratiques adoptés par le pays. En effet, les mécènes de ces écoles sont des entrepreneurs privés ou des fonds étrangers, alors que, dans les pays voisins, la sphère de l’éducation est contrôlée par le gouvernement.

Même le représentant spirituel des musulmans du Kirghizstan incrimine les valeurs démocratiques du pays qui lui ont pourtant permis d’ouvrir en toute liberté ces institutions d’éducation religieuse. La question est de savoir à quel point leur activité est significative dans le pays et si elles ne représentent pas un danger pour la société. Après tout, elles s’occupent de l’éducation des jeunes générations. Concernant la multiplication de ces institutions, les experts pensent, là aussi, que le trop est parfois l’ennemi du bien.

Khalidé Erguéchéva

Traduit du russe par Chloé Déchelette pour Novastan

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