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Les langues du Pamir sur le point de disparaître ?
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Les langues du Pamir sur le point de disparaître ?

En juin 2016, l’UNESCO a publié un atlas mis à jour des langues en voie de disparition. Selon les spécialistes de l’organisation, un tiers des langues du monde sont concernées, parmi lesquelles plusieurs langues parlées au Tadjikistan, notamment dans le Pamir.

Novastan reprend ici un article initialement paru sur Sputnik Tadjikistan.

Les langues aujourd’hui en voie de disparition ont été répertoriées dans un atlas disponible en ligne sur le site de l’UNESCO, Organisation des Nations unies pour l’Éducation, la Science et la Culture. Parmi les langues concernées, les spécialistes classent notamment le parya, ainsi que d’autres langues du Pamir tadjik : le yazghulami, l’oroshori, le bartangi, l’ishkashimi et le sangletchi.

D’après le rapport, la langue des Arabes d’Asie centrale, le yaghnobi, ainsi que des langues du Pamir comme le shughni et le wakhi font partie des langues « en grand danger ».

Les spécialistes soulignent que, dans un avenir proche et dans leur usage quotidien, 2 500 langues pourraient disparaître à jamais sur un total de 6 900 langues existantes à l’heure actuelle.

Les chercheurs de l’UNESCO ont évalué la vitalité d’une langue selon 9 critères. Parmi les paramètres permettant de juger si une langue est vivante ou morte se trouvent, par exemple, le nombre de locuteurs, la transmission de la langue d’une génération à l’autre, l’accessibilité des manuels d’apprentissage et le rapport à la langue au sein de la société.

En outre, le rapport de l’UNESCO fait remarquer qu’un État peut exercer une véritable influence sur une langue « morte-vivante » : la soutenir ou l’ignorer, encourager ou non son apprentissage, stimuler son assimilation ou interdire l’usage des langues minoritaires.

À titre de comparaison, en Russie, 136 langues sont en danger et 20 ont déjà disparu.

Traduit du russe par Camille Calandre pour Novastan

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Passionnée par le russe, la traduction et tout ce qui concerne l'espace post-soviétique depuis une bonne décennie, je ne manque jamais l'occasion de participer à de nouveaux projets dans ces domaines - je n'ai donc pas hésité une seconde à rejoindre l'aventure Novastan ! Désormais en train de terminer un diplôme de traduction à l'ESIT, j'espère pouvoir poursuivre mes activités professionnelles dans la traduction littéraire et le journalisme.

calandre.cam@gmail.com

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