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« Je n’aime pas la seconde épouse de mon mari » : la polygamie en Asie centrale, entre loi et réalités

La polygamie est une pratique interdite dans la plupart des pays du monde, y compris en Asie centrale. Pourtant, de nombreux hommes persistent à la promouvoir et à vivre en public avec plusieurs épouses, comme on peut le voir au Kirghizstan, où certains politiciens ont tenté de la dépénaliser.

Polygamie
La polygamie continue de faire débat en Asie centrale. Illustration : Roman Kim / Radio Free Europe.

La polygamie est une pratique interdite dans la plupart des pays du monde, y compris en Asie centrale. Pourtant, de nombreux hommes persistent à la promouvoir et à vivre en public avec plusieurs épouses, comme on peut le voir au Kirghizstan, où certains politiciens ont tenté de la dépénaliser.

Au mois de juin 2025, à la veille des vacances parlementaires, les députés de la Jogorkou Kenech ont voté un ensemble de modifications du Code pénal, dont celle qui concerne la dépénalisation de la polygamie.

La société n’a été mise au courant que deux mois plus tard, lorsque le président Sadyr Japarov a renvoyé le projet au Parlement en disant que la polygamie humiliait les femmes et les jeunes filles, qu’elle violait leurs droits à l’égalité, la protection au sein de la famille, menait à des conséquences désastreuses, dont l’absence de droit de propriété, qu’elle empêchait le bien-être des enfants.

Sadyr Japarov n’a pas été le seul à protester contre cette tentative de réforme. Son administration s’est aussi exprimée à ce sujet. Le procureur général, le défenseur des droits de l’Homme et d’autres structures gouvernementales se sont manifestés.

De leur côté, les députés se sont justifiés : quelques-uns ont dit qu’ils n’avaient jamais débattu de la question et que les modifications étaient apparues après leur vote, à leur insu.

Des personnalités ouvertement polygames

Aujourd’hui, au Kirghizstan, la polygamie est toujours interdite par le Code pénal, précisément à l’article 176, qui interdit le concubinage d’un homme avec plusieurs femmes, constituant, de fait, un ménage commun. La polygamie peut être punie par une condamnation à effectuer des travaux d’intérêts généraux ou bien par l’obligation de payer une amende.

Bien que la polygamie soit interdite au Kirghizstan, elle n’est pas un mode de vie rare, y compris parmi les personnalités les plus connues. En 2017, l’ancien moufti général a reconnu publiquement avoir pris une seconde épouse. L’homme d’affaires Askar Salymbekov, dirigeant du bazar Dordoï, a parlé de son deuxième mariage. De son côté, l’ancien défenseur des droits de l’Homme Toursounbaï Bakir Ououlou a maintes fois exprimé son soutien à la polygamie.

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« Si une femme est malade ou si elle est infertile, à quoi bon divorcer ? Il est possible de se marier à une deuxième femme avec son accord. Cette autre femme ne sera pas seulement la deuxième épouse, mais sera comme une sœur pour la première », a-t-il déclaré lors d’un entretien avec la rédaction de Radio Free Europe.

Parfois, des cas de polygamie sont découverts chez des hommes politiques. Pendant son mandat, entre 2005 et 2011, l’ex-président Kourmanbek Bakiev était officiellement marié à Tatiana Bakieva, qui l’accompagnait en tant que première dame du Kirghizstan. Mais le public a découvert qu’en parallèle de son premier mariage, il élevait ses enfants avec sa seconde épouse, Nouzgoul Tolomoucheva. C’est précisément avec elle qu’il a fui en Biélorussie lorsque son régime est tombé.

Des faits qui ne font pas l’objet de poursuites

Toutefois, ces incidents ne sont pas signalés à la police et ne font pas l’objet de poursuites. Les sanctions énoncées dans l’article 176 du Code pénal ne sont pas clairement définies. Les « premières épouses », qui savent que leur mari en a pris une seconde, se rendent rarement au poste de police.

Toutefois, d’après la défenseuse des droits de l’Homme, Moukhaïo Abourakrova, qui travaille à Och, dans le Sud du pays, des dizaines de femmes victimes de polygamie viennent se confier à elle.

« Au départ, le mari s’amuse avec la première épouse, ensuite il se marie avec une autre et tous les biens lui appartiennent toujours. Ils enregistrent des mariages religieux, puis nient les faits auprès de la police. Ils se cachent derrière la religion, et dans les faits aucune des deux femmes ne reçoit d’aide. Il est déjà arrivé que les relations se dégradent avec la première épouse et qu’ils fassent tout pour la seconde, pendant que la première se fait mettre à la porte », se souvient Moukhaïo Abourakrova.

La recherche du confort

Il n’existe pas de statistiques démontrant combien la polygamie est répandue en Asie centrale. Officiellement, les cinq pays reconnaissent un seul mariage, celui enregistré par les autorités civiles au bureau de l’enregistrement, aussi appelé ZAGS. Les « deuxièmes unions » se font religieusement, lorsque les personnes ont effectué le nikah, le mariage religieux musulman, qui n’a aucune valeur légale.

En Ouzbékistan et au Kirghizstan, la polygamie est illégale. Vivre avec plusieurs femmes est un acte passible d’un emprisonnement de dix ans. Pourtant, la polygamie se pratique ouvertement. Bakhodir Elibaïev, âgé de 43 ans, enseigne l’anglais dans un village de la région de Ferghana en Ouzbékistan. Il vit en couple avec deux femmes depuis 13 ans, une situation qu’il assume ouvertement : il a conclu un mariage civil avec Mavdjouda et un mariage religieux avec Youldouz.

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Cet homme affirme qu’il a choisi la polygamie en toute conscience et avec le consentement de chacune. « Je comprends que ce ne soit pas facile pour mes deux femmes. Toutes les femmes n’ont pas envie de partager leur mari avec une autre. Je dois me comporter différemment avec chacune d’elles, m’occuper de mes deux familles, qui ont deux profils différents », raconte Bakhodir.

Il a cinq enfants avec ses deux épouses, qui ne se connaissent presque pas. L’épouse officielle, Mavdjouda, admet qu’elle n’a pas trouvé facile d’accepter la seconde famille de son mari : « Je n’aime pas la seconde épouse de mon mari. Qui le pourrait ? Mais moi, j’aime mon mari. Il s’occupe de mes enfants et de moi, il fait en sorte de créer une ambiance à la maison qui me fait oublier qu’il a une autre femme. Ce sont les raisons pour lesquelles je n’ai pas voulu mettre un terme à notre mariage. »

La polygamie combattue en Ouzbékistan

La seconde épouse de Bakhodir, Youldouz, dit qu’elle n’est pas à plaindre. Elle admet même qu’elle souhaiterait que la polygamie soit légalisée en Ouzbékistan. « La loi interdit à un homme de vivre avec plusieurs femmes sous un seul et même toit. Nous vivons séparées. Sa première épouse a sa propre maison et moi aussi. Je ne me plains pas, mon mari me donne tout ce dont j’ai besoin pour vivre. Il se comporte de manière juste avec ses deux épouses et a reconnu les enfants des deux côtés. Mais j’aimerais qu’en Ouzbékistan, il soit possible d’enregistrer deux mariages au ZAGS », raconte-t-elle.

En effet, ce genre de famille n’est pas rare en Ouzbékistan, et les autorités ont tenté à plusieurs reprises de combattre la polygamie. En 2017, le président Chavkat Mirzioïev a menacé les imams qui acceptaient la conclusion de nikah en l’absence de mariage civil. Il a affirmé que la majorité de ces cas se produisaient à Tachkent.

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En 2023, Chavkat Mirzioïev a signé une loi plus sévère reconnaissant la responsabilité de ceux qui faisaient de la propagande sur la polygamie et qui concluaient un mariage religieux sans enregistrer un mariage civil.

Des conséquences légales pour les enfants du deuxième mariage

Cependant, la polygamie est considérée comme une norme, pratiquée volontairement, pas seulement par des hommes, mais aussi par des femmes, rapporte une défenseuse des droits à la branche ouzbèke de Radio Free Europe, qui a demandé à rester anonyme. Elle ajoute que les jeunes filles qui acceptent ce genre de mariage oublient l’importance du cadre législatif.

« Les jeunes femmes qui souhaitent devenir des secondes épouses expliquent qu’elles veulent un mari qui achète une maison, une voiture. Les secondes épouses se libèrent de l’obligation de s’occuper des parents du mari. Mais dans cette course au confort, elles ne considèrent pas certains aspects de cette situation. Les enfants qui naissent d’un mariage non officiel ne sont pas protégés juridiquement. Dans ce cas, si le père décide de couper le lien avec eux, ils ne pourront pas prétendre à des aides sociales, n’auront aucune pension et pas de droit à l’héritage », explique la militante des droits de l’Homme.

Des femmes sans protection juridique

Ces conséquences sont bien connues de Mekhranguez, âgée de 27 ans et originaire du Tadjikistan. Dans ce pays d’Asie centrale, la polygamie est aussi interdite officiellement. Le Code pénal la punit par des amendes, par des travaux d’intérêt général, ou, dans les cas les plus graves, par une privation de liberté pour une période maximale de cinq ans.

Selon l’article 170 du Code pénal, la polygamie est définie comme une situation de vie commune avec deux femmes ou plus. En réalité, ce sont des centaines, voire des milliers de femmes qui sont engagées dans des mariages religieux n’offrant aucune protection juridique quant aux droits à l’héritage, à la propriété, à une pension alimentaire ou aux aides de l’État.

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Trois ans plus tôt, alors qu’elle vivait un divorce douloureux, Mekhrangez a rencontré un homme marié de neuf ans son aîné. Il lui a promis qu’il ne la laisserait pas tomber. Il lui a ensuite proposé de conclure un mariage religieux et ils ont eu un fils. L’homme avait déjà quatre filles nées d’un premier mariage.

« Nous avons conclu un mariage religieux, puis il a loué un appartement pour moi, il restait avec moi une ou deux fois par semaine », confie-t-elle, « un an après la naissance de notre fils, il a pris un appartement deux-pièces aux alentours de Douchanbé. Cet appartement était enregistré à son nom. Il a reconnu officiellement notre fils et lui a donné son nom. » Au fil du temps, sa relation avec Mekhrangez s’est délitée. « Il disait que j’étais une femme sans avenir. Si je n’allais pas dans son sens, il menaçait de me jeter dehors avec mon fils, il me faisait toujours du chantage affectif », se confie Mekhrangez.

Les migrations de travail

Selon le 7ème rapport périodique du Tadjikistan présenté en 2024 par le Comité de l’ONU sur l’abolition des discriminations faites aux femmes, entre 2019 et 2022, les tribunaux ont examiné environ 375 affaires de polygamie et ont prononcé des centaines de condamnations. Ces données ne sont que le sommet de l’iceberg.

Il est presque impossible de quantifier le nombre de cas de polygamie, car les parties font tout pour éviter les ennuis. Les hommes craignent de perdre leur épouse légale et de faire face au jugement, tandis que les femmes s’inquiètent pour leur statut social. « Les femmes acceptent de se marier, majoritairement, afin de conserver un statut social jugé respectable. Si elles sont divorcées ou seules, elles ont pour but de se marier pour avoir le plus de confort matériel possible », révèle Narguiz Saïdova, directrice de l’association Genre et développement de soi.

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Selon les analystes, cette situation fait considérablement augmenter les migrations de travail. « Souvent, les jeunes hommes se marient au Tadjikistan, font deux ou trois enfants, puis les abandonnent pour émigrer et se marier à l’étranger », rapporte la journaliste tadjike Siroïdine Tolibov.

« Il n’est pas rare que les hommes, pendant leur migration, coupent les liens avec leur famille restée au pays, cessent de l’aider financièrement et que la femme reste isolée avec ses problèmes », ajoute Narguiz Saïdova, experte en études de genre.

Peu d’affaires médiatisées

Une des rares affaires largement médiatisées est celle de Parviz Davlatov, directeur de service à la société Megafon Tadjikistan. En 2021, sa femme officielle a battu à mort sa deuxième épouse. Parviz Davlatov a été tout de suite jugé coupable sur le fondement de plusieurs articles de loi par le tribunal, y compris celui qui criminalise la polygamie.

Sa femme a aussi été reconnue coupable de crimes. Selon la sociologue Goulnora Beknazareva, directrice du Centre d’études Zerkalo, la montée en puissance du patriarcat dans la société entraîne la valorisation des hommes. Pour beaucoup de femmes, la famille est l’unique moyen de survie ; elles semblent accepter n’importe quelle forme de mariage.

Une inégalité sociale qui mène à des tragédies

« L’inégalité sociale, les conséquences des migrations de travail permettent de conserver les pratiques de la polygamie. La société doit observer les changements en cours. Par exemple, nous nous confrontons de plus en plus aux situations dans lesquelles le père, après un divorce, cesse de voir ses propres enfants. Ils semblent abandonner toute responsabilité après un divorce. Et c’est probablement la raison pour laquelle certaines femmes commencent à penser que leurs enfants n’ont besoin que d’elles. Cela produit des tragédies, par exemple, lorsque la mère décède et que les enfants restent sans rien ni personne. Ces cas devraient être étudiés de manière urgente », estime l’experte.

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« Il faut un système législatif qui protège toutes les parties et surtout les plus vulnérables », conclut-elle.

Une situation pesante

Aroujan, âgée de 30 ans (le nom a été changé sur demande de la jeune femme), a refusé le mariage religieux et la seconde famille de son mari. Elle est elle-même issue d’un père qui avait deux familles. Elle pense que sa mère n’a pas voulu divorcer pour différentes raisons. Aroujan l’a appris lorsqu’elle était en troisième année (l’équivalent de la classe de CE2 en France, ndlr).

« Maman l’a su et nous a raconté. D’ailleurs, c’était sa meilleure amie qui vivait avec mon père. Mon père vivait dans deux maisons différentes et cela a duré 12 ans. Il contribuait de moitié aux frais des deux maisons. Dans cette seconde famille, mon père n’avait eu qu’une fille et un garçon. Chez nous, nous étions huit enfants, je suis la plus âgée. Maman supportait difficilement cette situation. Je n’étais qu’une enfant, mais je comprenais combien cela lui pesait. Ensuite, elle s’est résignée », raconte Aroujan.

« Peut-être que ma mère aimait beaucoup mon père, ou bien elle a voulu rester pour les enfants. De plus, ma mère n’avait nulle part où aller. Elle était cosaque, c’est un peuple qui vit en Russie, et toute sa famille vivait là-bas. Elle n’avait personne à Taraz (dans le Sud du Kazakhstan, ndlr). La famille de mon père n’était pas favorable à ce mariage, mais personne n’a osé le contredire, puisque mon père était l’aîné. Il est aussi une personne qui sait mettre en sécurité, cela a pu jouer un rôle », considère la jeune femme.

Des fils prêts à répéter ce schéma

Selon Aroujan, les familles ont commencé à se parler progressivement : « Ils ont été invités chez nous, c’est considéré comme une norme. Mais je n’étais presque plus à la maison à ce moment-là, parce qu’après mon entrée à l’université, je ne vivais plus à Taraz et je vivais seule. Aujourd’hui, je suis mariée et, si je donnais mon avis sur la polygamie, je dirais que je suis catégoriquement contre. Je me souviens de tout ce qu’a enduré ma mère, lorsque j’y repense, je ne me sens pas bien. »

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Les dix dernières années, le père d’Aroujan a vécu avec son épouse officielle, mais ses décisions passées ont eu des conséquences sur ses enfants.

« Mes frères, par exemple, peuvent dire à leurs femmes que notre père a bien pu vivre avec une deuxième famille, et que cela leur semble possible. Ainsi, la situation se répète. Heureusement que maman leur a parlé et qu’elle leur a dit de ne pas se comporter de la sorte », ajoute Aroujan.

Une zone grise dans la loi kazakhe

Au Kazakhstan, la polygamie n’est pas punie légalement : la loi qui la punissait a été abolie en 1991. Toutefois, il est interdit d’enregistrer un deuxième mariage officiel. Le ZAGS refuse lorsqu’une telle situation se présente.

« Par conséquent, le gouvernement déclare que seule la monogamie est acceptée, mais, dans les faits, celui-ci ne réagit pas lorsqu’il y a des cas de polygamie », explique Aïguerim Kousaïynkyzy, experte des questions de genre au Kazakhstan. « Cela ressemble à une sorte de zone grise, où la polygamie ne serait pas interdite formellement, mais l’État ne ferait rien pour protéger les concernées », estime-t-elle.

Aïguerim Kousaïynkyzy est certaine que la question de la polygamie est importante et mérite une étude et réflexion approfondies. « Il ne s’agit pas seulement d’un simple durcissement de punition, mais de l’instauration d’une réforme complexe, qui protège les femmes et les enfants. Le système actuel ne marche pas, car il est difficile de donner des témoignages précis. Au Kirghizstan, il faut prouver la gestion commune des biens, ce qui donne rarement lieu à des procès. Dans les lois tadjikes figurent des dispositions similaires. Même la police reconnaît qu’il est difficile de prouver juridiquement la présence d’une seconde épouse », explique l’experte.

Légiférer pour protéger les plus vulnérables

Concernant l’interdiction de la polygamie au niveau législatif, Aïguerim Kousaïynkyzy pense qu’il n’est pas possible d’éradiquer ce mode de vie complètement, mais elle considère qu’il peut être encadré.

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« Il faut se focaliser sur les conséquences juridiques graves : contraintes, violences, tromperie. Il faut simplifier les démarches de reconnaissance paternelle, introduire des critères précis pour prouver le mariage de fait : la présence d’enfants communs, les biens, les dettes et garantir les droits qui existent par le mariage. Il faudrait établir des statistiques réelles, une lutte globale contre les violences faites aux femmes. Les simples interdictions ne fonctionnent pas. Nous avons besoin d’un système qui puisse protéger toutes les parties et surtout les plus vulnérables, tels que les femmes et enfants qui ne sont pas officiellement liés à une union », conclut l’experte.

Goulya Khadjaïeva et Narguiz Khamrabaïeva
Journalistes pour Radio Free Europe

Traduit du russe par Lena Marin

Édité par Anaïs Marayphonh

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