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Le pianiste français François Chaplin se produira au Tadjikistan le 4 mars
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Le pianiste français François Chaplin se produira au Tadjikistan le 4 mars

François Chaplin, célèbre pianiste français ayant notamment interprété l’intégrale des œuvres de Claude Debussy, se produira le 4 mars prochain à Douchanbé, la capitale du Tadjikistan. Novastan l’a contacté pour savoir ce qu’il pense du pays et de l’Asie centrale en général.

Son interprétation plonge l’auditeur dès les premières notes dans le monde des émotions que seule la musique est capable de transmettre aux cordes les plus minces de l’âme”. C’est avec ces mots que le média tadjik Asia-Plus annonce la venue du pianiste français François Chaplin à Douchanbé, la capitale tadjike, le 4 mars prochain. Après sa représentation, le musicien donnera une masterclass aux élèves du Conservatoire national tadjik, annonce Asia-Plus.

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François Chaplin est un spécialiste non seulement des œuvres de Claude Debussy mais également de Frédéric Chopin dont il interprète les valses dans son dernier album sorti en janvier 2022. A l’occasion de sa venue au Tadjikistan, Novastan a contacté le pianiste pour en savoir plus sur sa vision du Tadjikistan et de l’Asie centrale.

Novastan : Vous allez vous produire le 4 mars prochain à Douchanbé, que pensez-vous du Tadjikistan ?

François Chaplin : Je n’ai jamais joué au Tadjikistan. Je suis heureux de découvrir ce pays à l’occasion de cet anniversaire entre la France et le Tadjikistan, et de venir jouer à Douchanbé, de découvrir le public et de donner une masterclass aux étudiants du Conservatoire tadjik.

Est-ce la première fois que vous jouez dans un pays d’Asie centrale ?

J’ai déjà joué à Tachkent (la capitale de l’Ouzbékistan, ndlr) il y a une dizaine d’années. J’ai également joué à Achgabat, au Turkménistan, cinq fois dans le passé, également à Almaty, au Kazakhstan. Le public d’Asie centrale est très mélomane, et il aime notamment la musique française. La région a toute une culture musicale, peut-être parce que ce sont des pays de l’ex-URSS avec un amour pour les grands compositeurs russes romantiques et pour la musique française. Lorsque je donnais des masterclass aux étudiants, j’avais été  frappé de voir combien ils aimaient la musique et connaissaient les traditions.

Vous avez joué dans les salles du monde entier. Choisissez-vous les œuvres que vous interprétez en fonction des pays dans lesquels vous vous produisez ? Qu’allez-vous jouer durant votre représentation à Douchanbé ?

Je vais jouer des œuvres de Chopin, Debussy et Fauré. Notamment les Estampes de Debussy – un chef-d’œuvre de la musique française, et également quelques-uns de ses préludes, puis de belles valses et des nocturnes de Chopin ainsi que sa sublime Barcarolle. J’aime jouer la musique française en Asie centrale car, très souvent, on me le demande, notamment la musique de Debussy car j’ai enregistré l’intégrale de ses œuvres pour piano, mais j’aime également jouer Schubert, Mozart, Brahms.

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Qu’est-ce que cela apporte à des musiciens de recevoir l’enseignement de musiciens d’autres pays ?

Il y a toute une culture de la musique occidentale et j’ai reçu cette éducation, donc évidemment je me sens en harmonie avec tous les grands compositeurs. C’est sans doute intéressant d’apporter ma culture et de pouvoir donner des conseils aux étudiants, et c’est également un devoir que de leur transmettre ce qui m’a été enseigné au Conservatoire national supérieur de musique (CNSM) de Paris et ailleurs. Il faut beaucoup de psychologie dans l’enseignement, être attentif aux difficultés de ce métier très demandé. Et même si beaucoup d’entre eux ne deviendront pas professionnels, c’est merveilleux quand je vois un élève progresser et s’épanouir sur le plan personnel durant ces années d’études.

Propos recueillis par Joanna Blain
Rédactrice pour Novastan

Relu par Jacqueline Ripart

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