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Carles Puyol à Tachkent ou la renaissance du football ouzbek

Carles Puyol, joueur de football international jusqu’en 2014 et ancien pilier du FC Barcelone, s’est rendu pour la deuxième fois en Ouzbékistan, dix ans après sa première visite, par l’intermédiare de Gianni Infantino, président de la FIFA. Retour sur une visite importante pour le pays le plus peuplé d’Asie centrale et pour l’avenir du football dans la région

Envoyé en Ouzbékistan par la FIFA et Gianni Infantino, le président de cette dernière, l’ancienne star du football espagnol et du FC Barcelone, Carles Puyol, a tenu une conférence de presse à l’hôtel Hyatt Regency de Tachkent  le 9 novembre dernier.

L’ancien international de l’équipe espagnole de football n’a pas tari d’éloges sur l’Ouzbékistan. « Je suis en Ouzbékistan pour la deuxième fois. J’aime votre pays, le people ouzbek est très hospitalier. Je sais que le sport s’est fortement développé dans votre pays au cours des dernières années que les sportifs locaux progressent rapidement. Cela fait dix ans depuis mon premier séjour en Ouzbékistan. Pendant, cette période votre capitale, Tachkent, est devenue méconnaissable, ce qui me charme. », a-t-il déclaré à l’occasion de la conférence de presse.

Lors de son séjour, il a assisté au match entre le Pakhtakor Tachkent et Almalik pour la 28ème journée du championnat de football ouzbek. Carles Puyol a également donné une « master-class » pour les jeunes joueurs du club de football de la capitale.

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La Fédération de Football d’Ouzbékistan (UFF) a organisé cette rencontre avec l’ancien champion du monde et d’Europe afin de populariser le football en Ouzbékistan et d’améliorer le niveau de maîtrise des sportifs ouzbeks.

Par ailleurs, ce n’est pas secret que Carles Puyol a effectué un premier séjour en Ouzbékistan en 2008 avec ses compatriotes Andrés Iniesta et Francesc Fabregas, peu avant le séjour de Lionel Messi, sacré cinq fois Ballon d’or.

Il y a dix ans, le premier « boom » du football ouzbek

Il n’y a donc pas si longtemps, des joueurs de football de la trempe de Cristiano Ronaldo, Lionel Messi, Francesc Fabregas ou Andrés Iniesta ont mené des « masters class » à destination des joueurs ouzbeks. En plus de cela, Rivaldo, Joao Victor, Denilson ou encore le chilien José Luis Villanueva brillaient sur la pelouse du FC Bunyodkor basé à Tachkent. Des rumeurs ont également circulé quant à une future arrivée de l’international Samuel Eto’oIl y avait même des rumeurs de l’arrivée dans le championnat ouzbek de l’international camerounais Samuel Eto’o qui évoluent actuellement en Turquie au sein de l’Antalyaspor.

Stade Bunyodkor Tachkent

Le FC Bunyodkor a connu un récent boom pas seulement en Asie, mais aussi dans le monde. L’ancien sélectionneur de l’équipe brésilienne, Luiz Felipe Scolari, à la tête du FC Bunyodkor de 2009 à 2010, a permis au club d’écrire une belle page de son histoire lors de plusieurs tournois. Un match amical a notamment été organisé entre le club tachkentois et le FC Barcelone !

Le FC Bunyodkor, dont le blason a étonnamment la même forme que celle de l’emblème barcelonais, a obtenu des résultats convenables jusqu’à ce que les investissements vers le club ne se tarissent. En parvenant jusqu’à la demi-finale de la Ligue des Champions d’Asie, le club de Tachkent a montré sa valeur à l’ensemble des grandes équipes du continent.

Révolution du système de football ouzbek ?

Aujourd’hui, le football ouzbek connaît une nouvelle révolution. Depuis l’année dernière, le sport, et en particulier le football, connaît un « boom » en Ouzbékistan comme il l’avait déjà connu il y a dix ans. Mais, cette fois, les changements ne semblent pas seulement être dus à des aspects financiers.

Le football ouzbek a connu des hauts et des bas au cours de l’année qui s’achève. L’Ouzbékistan a été éliminé de la Coupe du Monde qui se disputera en Russie au mois de juin prochain.

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Mais le mois de septembre 2017 restera comme un tournant dans l’histoire du football ouzbek. Mirabror Usmanov a quitté son poste de président de l’UFF, poste qu’il occupait depuis 2006. Beaucoup de supporters ouzbeks ont accueilli cette nouvelle avec une grande joie. Umid Ahmadjonov, son successeur, a commencé à révolutionner le système du football ouzbek et chacun suit ces évolutions avec intérêt.

Président Umid Ahmadjonov

Dès son premier jour en poste, Umid Ahmadjonov a revu les structures de l’UFF : de nouvelles règles ont été établies pour que les clubs ouzbeks soient autorisés à participer aux différents championnats, plusieurs responsables de l’UFF corrompus ont démissionné, un centre de réclamations a été ouvert au public, etc. Différentes décisions radicales qui montrent en quoi le nouveau patron du football ouzbek souhaite réformer en profondeur les structures de ce sport dans son pays.

Autre bonne nouvelle pour le football ouzbek : Samvel Babayan, sélectionneur de l’équipe nationale ouzbèke pendant la dernière Coupe du Monde de Football, a remis sa démission. Cette dernière était attendue depuis longtemps après l’élimination de l’Ouzbékistan qui ne se rendra donc pas en Russie pour l’événement et ce, malgré un parcours prometteur.

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La Fédération ouzbèke est désormais à la recherche d’un sélectionneur convenable et compétent pour mener les « Loups » vers de nouvelles aventures. Des personnalités de premier plan sont déjà évoquées, comme Valéri Karpine qui a notamment joué au sein du Real Sociedad et entraîné le Spartak Moscou.

Sardor Abduganiev

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