Appartement Rue Montaigne Paris

Un appartement parisien à 65 millions d’euros pour un membre du gouvernement kazakh

Un membre non identifié du gouvernement kazakh aurait acheté un appartement avenue Montaigne à Paris pour 65 millions d’euros. Cette révélation, faite dans le monde feutré de l’immobilier de luxe, fait scandale au Kazakhstan.

Cette vente serait la vente la plus importante de l’année à Paris. L’agent immobilier de nationalité belge, Ignace Meuwissen, travaillant pour une agence basée à Moscou, a déclaré la vente au site spécialisé dans l’immobilier Mansion Global, sans se douter du scandale que cela provoquerait au Kazakhstan.

1200 mètres carrés en plein cœur de la ville lumière

Il s’agit d’un appartement de luxe construit sur la base de six anciens appartements standards, situé en face du palace parisien, le Plaza-Athénée, rue Montaigne, à deux pas des Champs Élysées. L’appartement couvre une surface de 1200 mètres carrés, avec cinq chambres, cinq salles de bains, un spa et une aile séparée pour le personnel. Mais selon l’agent immobilier c’est la chambre blindée (panic-room) qui aurait convaincu l’acheteur kazakh.

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L’agent immobilier a refusé de nommer l’acheteur, mais l’a tout de même décrit comme étant un membre du gouvernement du Kazakhstan. Cette déclaration a suffi pour que les réseaux sociaux kazakhs s’emballent et spéculent sur l’identité de ce riche propriétaire immobilier, membre de leur gouvernement.

Des rumeurs pour le gouvernement kazakh

Jakyp Asanov, le procureur général de la République du Kazakhstan, a déclaré “être au courant“, car “il lit la presse” au média kazakh Tengrinews, signe de l’embarras que suscite cette affaire dans les couloirs du pouvoir kazakh. Kairat Abdrakhmanov, le ministre des affaires étrangères a quant à lui déclaré : “ce ne sont en fait que des rumeurs, qui ne sont basées que sur les déclarations d’un courtier inconnu“. S’agissant d’un achat privé, il est “normal” selon lui que le gouvernement kazakh ne possède aucune information. “Si cela avait été un achat officiel sur une ligne budgétaire du gouvernement, alors toutes les procédures auraient été respectées et le parlement aurait su, et bien sûr tous les autres organes qui s’occupent du budget de l’État”.

La rédaction

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