La tendre indifférence du monde Kazakhstan Film Adilkhan Yerzhadov

Cinéma : deux amants kazakhs face à la splendide cruauté du monde

Selectionné dans la catégorie “Un Certain Regard” à Cannes, le réalisateur kazakh Adilkhan Yerzhanov présente depuis le 24 octobre dans les salles françaises son film “La Tendre Indifférence du monde”. Une histoire poétique d’amour et de déceptions dans une société cruelle et corrompue.

Une goutte de sang sur une fleur blanche au milieu des prairies kazakhes. Une violente bagarre dans un champ pour quelques billets pariés. La scène d’ouverture de “La Tendre Indifférence du monde”, splendide tableau réaliste, montre déjà le paradoxe de notre monde, beau dans sa cruauté.

Cette scène annonce un film où cette contradiction tragique va poursuivre deux êtres purs, deux villageois confrontés à la corruption de la société. Dans une robe rouge qu’elle arborera durant presque tout le film, Saltanat (Dinara Baktybaïeva) est un bijou d’élégance que son ami d’enfance Kuandyk (Kuandyk Dyussembaïev) essaye de saisir. Dans ses esquisses, il la dessine comme s’il savait que la beauté ne dure pas dans ce monde impitoyable. L’homme est enfermé dans son rôle de paysan simplet qu’il n’est qu’aux yeux des autres. En réalité, Kuandyk est un poète, un homme inspir . . .

 


...Le reste de cet article est réservé aux abonné-e-s de Novastan. Pour accéder à tous nos articles et soutenir le seul média français sur l'Asie centrale, vous pouvez vous abonner en cliquant ici. Déjà abonné-e ? Connectez-vous par ici.

Partager avec