Accueil      Au Kirghizstan, après le licenciment du chef du GKNB, la recomposition de l’appareil politico-sécuritaire

Au Kirghizstan, après le licenciment du chef du GKNB, la recomposition de l’appareil politico-sécuritaire

Le 10 février, le président kirghiz Sadyr Japarov a démis de ses fonctions Kamtchybek Tachïev, chef du Comité d’État pour la sécurité nationale (GKNB) et figure centrale du pouvoir depuis plusieurs années. Son éviction, suivie de limogeages visant ses proches dans plusieurs institutions, met fin à une alliance qui structurait l’appareil politico-sécuritaire kirghiz.

Le 10 février, Kamtchubek Tachïev, chef du GKNB depuis plus de cinq années, a été limogé par décret présidentiel. Crédit : Kabar
Le 10 février, Kamtchubek Tachïev, chef du GKNB depuis plus de cinq années, a été limogé par décret présidentiel. Crédit : Kabar

Le 10 février, le président kirghiz Sadyr Japarov a démis de ses fonctions Kamtchybek Tachïev, chef du Comité d’État pour la sécurité nationale (GKNB) et figure centrale du pouvoir depuis plusieurs années. Son éviction, suivie de limogeages visant ses proches dans plusieurs institutions, met fin à une alliance qui structurait l’appareil politico-sécuritaire kirghiz.

Le 10 février 2026, le tandem au pouvoir s'est finalement fissuré. En limogeant par décret Kamtchybek Tachïev, chef du Comité d’État pour la sécurité nationale (GKNB), le président kirghiz Sadyr Japarov n'a pas seulement mis fin à une collaboration de longue date avec son plus proche allié, mais a repris en main l’appareil coercitif qui constituait jusqu’alors l’un des piliers du système mis en place depuis son arrivée au pouvoir en 2020.

Pendant plus de cinq ans, Kamtchybek Tachïev a été l’homme le plus puissant du Kirghizstan après le président, supervisant les principales enquêtes anticorruption. Il apparaissait publiquement lors d’arrestations spectaculaires et incarnait un appareil s . . .

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