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ESOL, l’association française qui aide la jeunesse du Tadjikistan

Créée par deux étudiants en 2018, ESOL est une association qui développe des projets en faveur de la jeunesse tadjike. Novastan a interviewé sa présidente, Victoire Nguyen-Rouault.

C’est au cours d’un voyage à travers l’Asie centrale que Victoire Nguyen-Rouault rencontre Shohruz Qahorov au Tadjikistan. Ils fondent ensemble l’association « Anora », qui a pour but de venir en aide à des Tadjiks malades ne pouvant être soignés au Tadjikistan. C’est ainsi qu’en décembre 2018, la jeune Anora Abdulhaqova, atteinte d’un lupus qui engageait son pronostic vital, a été soignée à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière de Paris.

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En février 2019 l’association, qui portait le nom de cette jeune fille, est renommée ESOL (« Equality and Solidarity ») lorsque ses domaines d’actions se diversifient.

Aider à remettre en état des écoles

En juillet 2019, ESOL réalise son premier projet architectural. Après avoir financé les gros œuvres, l’association réunit un groupe de onze étudiants qui s’attelle à des réparations (plâtre, ponçage, peinture, etc.) à l’école du village de Bahoriston, dans l’ouest du Tadjikistan, non loin de la ville de Vahdat. Ce groupe, composé de six étudiants français et cinq étudiants tadjiks, a également organisé des activités éducatives et ludiques à la demande des enfants du village. Les volontaires ont donc fait connaissance avec les enfants et leurs aînés.

« Les habitants sont extrêmement accueillants et possèdent une culture de l’hospitalité qui a conquis l’équipe », décrit à Novastan Victoire Nguyen-Rouault, la présidente de l’association. Elle ajoute que les jeunes Tadjiks ont posé beaucoup de questions et ont été très surpris de la liberté d’expression en Europe qui transparaissait du discours des jeunes volontaires. La chaîne Tadjik TV est venue filmer le projet de réparation, cependant les discours des bénévoles parlant de leurs actions ont été remplacées à la traduction par des discours de touristes découvrant le Tadjikistan.

Des dons et un crowdfunding en cours

Pour financer ces projets, les fondateurs comptent sur les ventes caritatives et les dons. Victoire Nguyen-Rouault rapporte de l’artisanat local de ses voyages au Tadjikistan, notamment des totebags, qu’elle vend lors d’évènements caritatifs, et organise des ventes de gâteaux dans son école de commerce.

Depuis le début du mois d’avril dernier, l’association a également mis en place une cagnotte participative pour récolter des fonds pour son nouveau projet. ESOL espère récolter 2 500 euros pour aider les écoliers du village de Kofarnihon, notamment en leur apportant du matériel scolaire.

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ESOL est également aidée par l’ambassade du Tadjikistan en France, qui délivre à ses membres des visas gratuitement. L’ambassadrice française au Tadjikistan Yasmine Gouédard a fait le déplacement sur le chantier de Bahoriston pour saluer le travail de l’association.

Le succès attire d’autres projets sur place

« Notre prochain projet, prévu pour août 2020, compromis par la situation sanitaire, est d’effectuer des réparations sur l’école de Kofarnihon, si le financement le permet », confie à Novastan la présidente de l’association. L’économie du Tadjikistan est la plus faible de toute l’Asie centrale. Ces écoles de zone rurale ont été construites au début de l’ère soviétique dans les années 1930 et n’ont pas été entretenues.

L’action menée au village de Bahoriston a eu du succès et a été reconnue, de ce fait d’autres villages du district de Vahdat contactent l’association de leur propre chef pour leur demander de l’aide. ESOL ne manque pas de projets. Dans un futur proche, l’association envisage également d’agir en Ouzbékistan.

Lorraine Lavollay
Rédactrice pour Novastan

Corrigé par Anne Marvau

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