Pavel Bolshakov

“La photographie reste le voyage le plus passionnant de ma vie”

Lors de la septième Photobiennale à Tachkent, du 6 au 14 octobre 2014, 1500 photos de 32 pays différents ont orné les murs, et fait rêver les passants. Le Kirghizstan présentait quant à lui un jeune photographe, Pavel Bolshakov. Né en 1986, à Bichkek, désormais marié et père de deux enfants, Pavel est mordu de photographie et de voyages.

Quand et comment débute votre histoire d’amour avec la photographie ?

A 13 ans, j’ai commencé à m’intéresser à la photographie. C’est à ce moment là que j’ai vu pour la première fois le portrait «La fille afghane» de Steve McCurry. Je ne savais pas qui il était, ni ce que représentait cette photo, mais peu importe : le portrait m’a frappé à un tel point que j’ai voulu faire quelque chose de semblable. Je me suis lancé et, depuis, je n’ai pas décroché. Mon premier appareil ? Le vieux et soviétique ZENIT 11. C’est une expérience que je n’oublierai jamais. Bien sûr, je n’ai pas commencé avec le talent de McCurry, et je ne l’ai toujours pas aujourd’hui. Mais la photographie reste le voyage le plus passionnant de ma vie.

Pourquoi participer à la Photobiennale à Tachkent?

J’en ai entendu parler sur le forum local design.kg. Une des animatrices de ce forum, Natalya Adrianova, m’a conseillé d’envoyer mes photos. C’est la première fois que je participe à un évènement de ce type. C’était formidable quand j’ai appris que mes photos étaient sélectionnées pour l’exposition.

Parlez-nous de votre projet, «Les monuments».

Le projet est né d’une expérience avec la multi-exposition. Avant, j’ai essayé de faire des photos pareilles à des films, mais les efforts n’ont pas aboutis. Avec un appareil photo numérique, on peut regarder nos fautes et les corriger. L’intention de ces photos est de montrer la coexistence des actions des gens avec la nature qui les entoure. C’est une sorte d’illustration de la symbiose de la personne et de la nature.

Quels photographes d’Ouzbékistan connaissez-vous ?

Il n’y a pas longtemps j’ai eu l’honneur de faire connaissance avec Elyor Nematov. Ses photos des travailleurs- migrateurs de l’Asie Centrale touchent beaucoup. Ça donne une sensation, comme si tu vivais toi-même ces moments de vie avec les héros de ces photos. Parmi les autres j’estime notamment les oeuvres d’Anzor Boukharskiy et d’Oumida Akhmedova. Leurs photos, je pense, décrivent de manière très colorée et claire la vie telle qu’elle l’est réellement en Ouzbékistan.

Comment envisagez-vous la situation de la photographie en Asie Centrale?

En général,  je pense que la photographie en Asie Centrale est quelque chose d’unique.  Elle a son style et sa teinte. Maintenant beaucoup de personnes tentent de photographier « comme à l’Occident », si on peut dire ça. C’est dommage. Mais malgré tout, il existe dans ces photos quelque chose d’asiatique ; sa chaleur, son hospitalité, son mode de vie.

Dana Oparina 

Relu par Marion Biremon

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