Les militants karakalpaks continuent à être poursuivis par le régime ouzbek à l’étranger. Aqylbek Mouratbaï, qui a dû fuir le Kazakhstan suite à des menaces d’extradition vers l’Ouzbékistan, revient sur son parcours.
La situation s’est installée dans la durée. Les militants issus de la minorité karakalpake, en Ouzbékistan, sont poursuivis par le régime, qui ne goûte pas leurs envies de défendre leurs droits fondamentaux, et encore moins leurs velléités d’autonomie.
Officiellement dotée d’un statut de république autonome, le Karakalpakstan, situé à l’extrême ouest de l’Ouzbékistan au sud de la mer d’Aral, demeure profondément marqué par les événements de 2022. Cette année-là, un projet de réforme constitutionnelle visant à remettre en cause ce statut - bien que déjà limité dans les faits et offrant peu de marge de manœuvre aux autorités locales - a provoqué des manifestations, violemment réprimées par les forces de l’ordre.
Depuis, ce territoire, parmi les plus pauvres du pays, est placé sous étroite surveillance, tandis que les militants pro-autonomie font l’objet d’un contrôle accru de la part de Tachkent. Nombre d’entre eux ont fui vers le Kazakhstan, pays géographiquement et culturellement voisin, qui leur offre un abri temporaire. Cependant, ils y risquent l’extradition vers l’Ouzbékistan pour des motifs . . .
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Aqylbek Mouratbaï, de la défense des Karakalpaks du Kazakhstan à l’exil
Aqylbek Mouratbaï, de la défense des Karakalpaks du Kazakhstan à l’exil