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La Russie reprend ses vols avec l’Asie centrale

Le 1er avril prochain, la Russie ouvrira à nouveau ses vols vers de nombreux pays étrangers, entre autres le Tadjikistan, l’Ouzbékistan et l’Allemagne, à raison d’un à cinq vols par semaine. Ce retour des rotations s’accompagnera de l’obligation pour les usagers de prendre les précautions nécessaires.

La Russie continue la réouverture progressive de ses frontières. Le gouvernement russe a annoncé sa décision le 25 mars dernier de reprendre à partir du 1er avril prochain le trafic aérien avec les capitales du Tadjikistan et de l’Ouzbékistan avec un vol par semaine depuis Moscou. L’Allemagne, depuis l’aéroport de Francfort-sur-le-Main, bénéficiera quant à elle de trois vols hebdomadaires avec Saint-Pétersbourg et de cinq avec Moscou.

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Avec cette reprise, la Russie confirme sa réouverture progressive vers l’Asie centrale. Le pays avait annoncé le 20 septembre 2020 la reprise des vols avec le Kazakhstan et le Kirghizstan, avec une rotation par semaine.

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Cette reprise, notamment rapportée par le média russe RBC, se fera sur une base réciproque en accord avec les pays concernés. Dans son rapport, le gouvernement russe déclare ainsi qu’un vol par semaine sera aussi mis en place entre les Émirats arabes unis, l’Azerbaïdjan et les aéroports internationaux russes, à l’exception de ceux de Moscou et de Saint-Pétersbourg. Les principaux aéroports internationaux de Russie tels que ceux de Volgograd, Voronej ou encore Saratov reprendront leurs vols vers les pays étrangers. Cela marque la fin de l’arrêté gouvernemental du 16 mars 2020 qui interdisait temporairement les citoyens étrangers d’entrer en Russie.

Les mesures sanitaires sont toujours de mise

Cette réouverture partielle de la Russie ne se traduit toutefois pas par un relâchement vis-à-vis des mesures contre la propagation du virus. Les citoyens étrangers voulant se rendre en Russie doivent se munir d’un test PCR négatif, daté au plus tôt de 72 heures avant le vol. Les citoyens russes revenant en Russie sont quant à eux tenus de passer le test dans les 72 heures suivant leur arrivée.

Ces mesures sanitaires sont d’actualité depuis la résolution du médecin-hygiéniste en chef de la Fédération de Russie, datant du 7 juillet 2020. Malgré ces précautions déjà existantes, le gouvernement russe conseille de prioriser sa santé et de s’abstenir de voyager dans la mesure du possible.

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Lors de sa conférence de fin d’année de 2020, le président russe Vladimir Poutine avait exprimé la volonté de la Russie de procéder à la réouverture de ses frontières. « Dès que les médecins le permettront, les frontières seront ouvertes immédiatement », avait-il affirmé.

Une situation de dépendance mutuelle

Concrètement cette décision a le potentiel d’être une aide cruciale pour des États d’Asie centrale, durement touchés par la crise du coronavirus et l’arrêt des communications aériennes, comme le Tadjikistan et son secteur du tourisme. Surtout, la réouverture de l’espace aérien permet aux migrants d’Asie centrale de reprendre leurs va-et-vient avec la Russie, l’une des destinations les plus importantes.

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Sur ce point, la réouverture pourrait permettre à la fois à la Russie de retrouver une main-d’œuvre nécessaire et pour les pays d’Asie centrale de pouvoir à nouveau compter sur l’argent envoyé depuis la Russie. Des deux côtés, la crise du coronavirus a eu des conséquences importantes, divisant par deux le nombre de migrants en Russie et amputant largement le budget de certains États comme le Tadjikistan, dont la richesse nationale dépend pour près d’un tiers des envois d’argent des migrants.

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Comme a pu le rapporter Radio Ozodi, la branche tadjike du média américain Radio Free Europe, les envois d’argent en 2020 ont diminué de 741 millions de dollars (630 millions d’euros) en un an pour le Tadjikistan.

Léonard Dillies
Rédacteur pour Novastan

Relu par Anne Marvau

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