Depuis début 2026, le pays, qui s’est montré jusque-là relativement indulgent face à l’arrivée d’émigrés russes, a durci sa politique migratoire dans ce qui semble être une collaboration avec Moscou.
Le 10 mars dernier, le groupe russe de défense des droits de l’homme, Slovo Zashite, a averti sur sa chaîne Telegram que le Kazakhstan avait ouvert une investigation criminelle de grande envergure, ayant pour but d’arrêter et déporter tous les individus russes en possession d’un permis de résidence temporaire fictif.
"Des dizaines de Russes en âge d'être mobilisés ont été identifiés comme témoins, mais les auteurs de la fraude n'auraient pas encore été appréhendés. Cette affaire pourrait entraîner l'expulsion d'un grand nombre d'émigrants russes pacifistes vers la Russie", explique l'ONG, précisant que le nombre d’hommes russes concernés pourrait s’élever à des dizaines de milliers, selon la chaîne.
Pour les citoyens russes ayant fui le service militaire ou de possibles persécutions politiques en Russie, il est en général impossible d’obtenir l’asile au Kazakhstan. Les émigrés se tournent alors . . .
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Au Kazakhstan, la crainte des déserteurs et exilés politiques russes d’être renvoyés en Russie
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