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	<title>Respirer ou Suffoquer | Novastan France</title>
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	<description>L&#039;Asie centrale expliquée, avec Novastan</description>
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	<title>Respirer ou Suffoquer | Novastan France</title>
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		<title>L&#8217;air que l&#8217;on respire en Ouzbékistan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[dsmakhtina]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jun 2021 13:35:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[Air]]></category>
		<category><![CDATA[Le changement climatique en Asie centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Pollution]]></category>
		<category><![CDATA[Respirer ou Suffoquer]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/environnement/lair-que-lon-respire-en-ouzbekistan/">L&rsquo;air que l&rsquo;on respire en Ouzbékistan</a></p>
<p>RESPIRER OU SUFFOQUER &#8211; Alors que le monde lutte contre le coronavirus, des chercheurs ont conclu que la pollution de l&#8217;air augmentait le risque de complications et de décès dus à cette maladie. Or, l&#8217;Ouzbékistan fait partie des pays les plus pollués du monde. Novastan reprend et traduit ici un article publié en novembre 2020 [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/environnement/lair-que-lon-respire-en-ouzbekistan/">L&rsquo;air que l&rsquo;on respire en Ouzbékistan</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/environnement/lair-que-lon-respire-en-ouzbekistan/">L&rsquo;air que l&rsquo;on respire en Ouzbékistan</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>RESPIRER OU SUFFOQUER &#8211; Alors que le monde lutte contre le coronavirus, des chercheurs ont conclu que la pollution de l&rsquo;air augmentait le risque de complications et de décès dus à cette maladie. Or, l&rsquo;Ouzbékistan fait partie des pays les plus pollués du monde. </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Novastan reprend et traduit ici un article publié en novembre 2020 par le projet <a href="http://airofcentralasia.tilda.ws/uzbekistan">Air of Central Asia</a>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Cet article fait partie de la série « Respirer ou Suffoquer », </em><a href="https://docs.google.com/document/d/17xs4m0HuMbFwT303tZTZiQIHA2V-USHL9Cl6ejOYsjI/edit"><em>un projet journalistique</em></a><em> soutenu par le média allemand </em><a href="https://n-ost.org/"><em>n-ost</em></a><em>, le centre kazakh </em><a href="https://medianet.kz/?lang=en"><em>MediaNet</em></a><em> International Centre for Journalism et </em><a href="http://www.bmz.de/de/index.html"><em>le ministère allemand de la coopération économique</em></a><em>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2019, la pollution de l&rsquo;air en Ouzbékistan était l&rsquo;une des plus élevées au monde. C&rsquo;est ce qu&rsquo;a communiqué <a href="https://www.iqair.com/">IQ Air</a>, une société suisse mesurant la qualité de l&rsquo;air. Le pays occupait alors la 9ème place sur 98.</p>


<p style="background-color: #d4d4d4;"><span style="color: #000000;">Novastan est le seul média européen (en français, en allemand et en anglais) spécialisé sur l'Asie centrale. Entièrement associatif, il fonctionne grâce à votre participation. Nous sommes indépendants et pour le rester, nous avons besoin de vous ! Vous pouvez nous soutenir <strong><a href="https://novastan.org/fr/sabonner/"> en vous abonnant</a></strong>, en réalisant <a href="https://www.okpal.com/soutenez-novastan-seul-media-francais-sur-l-asie/#/"> un don défiscalisé à 66 %</a>, ou en devenant membre actif<strong> <strong><a href="https://novastan.org/fr/novastan-france/devenez-membre-devenez-novastan/">par ici</a></strong>.</strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">En Ouzbékistan, durant cette période, la pollution de l&rsquo;air était quatre fois plus élevée que ce que recommande l&rsquo;<a href="https://www.who.int/fr">Organisation mondiale de la santé</a> (OMS). Le 30 octobre 2019, à Tachkent, la capitale, les mesures <a href="https://www.iqair.com/uzbekistan">indiquaient</a> une concentration de <a href="https://www.respire-asso.org/particules-en-suspension-pm10-pm-25/">PM2.5</a> <em>« dangereuse pour les groupes de personnes sensibles »</em>.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Les principales causes de la pollution</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dernières années, l&rsquo;Ouzbékistan était parmi les premiers pays en termes de pollution atmosphérique, selon le Centre de service hydrométéorologique de la République d&rsquo;Ouzbékistan. Cette pollution s&rsquo;observe notamment à Tachkent et dans d&rsquo;autres villes industrielles du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Almalyk">À Almalyk</a>, une ville de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Province_de_Tachkent">province de Tachkent</a>, les principales causes de pollution sont les émissions d&rsquo;une usine minière et métallurgique et d&rsquo;une usine chimique. Elles sont à l&rsquo;origine de gaz d&rsquo;échappement et de combustions non autorisées de bois mort et de déchets. Les activités des établissements de restauration publique cuisinant au bois et au charbon font également partie du problème.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Le témoignage d’une Ouzbèke </strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Chaque jour est pour moi une épreuve d&rsquo;endurance. Depuis l&rsquo;enfance, j&rsquo;ai une sensibilité accrue aux odeurs. Je ressens toutes les odeurs de ce monde. Je sais toujours exactement ce que mes voisins ou ceux qui vivent à côté cuisinent, depuis combien de temps les ordures ménagères traînent quand elles sont collectées, quels jours et à quelles heures les usines de produits chimiques de notre ville émettent. Oui, oui, c’est ainsi qu’est ma vision du monde »</em>, déclare Tamara Aïmatova, 64 ans, une habitante d&rsquo;Almalyk.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/environnement/tadjikistan-la-pollution-de-lair-a-douchanbe-saggrave/">Tadjikistan : la pollution de l’air à Douchanbé s’aggrave</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les journalistes s&rsquo;installent dans une petite pièce de son appartement, où elle vit avec son fils. Ils voient de leurs propres yeux comment elle lutte contre l&rsquo;air pollué : des fenêtres hermétiquement fermées, un purificateur d&rsquo;air et une propreté totale partout. Le nettoyage fait partie du quotidien de la maison : Tamara Aïmatova se sent mal en présence de poussière.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Une vie difficile pour les personnes allergiques</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« J&rsquo;avais sept ans lorsque j&rsquo;ai développé mes premières allergies. Quand j&rsquo;ai été testée, il s&rsquo;est avéré que j&rsquo;étais allergique à pratiquement tout : pollen, laine, poussière, produits chimiques, gaz. C&rsquo;est particulièrement difficile à Almalyk, où le problème de la pollution atmosphérique est aussi aigu que dans toute autre ville industrielle »</em>, raconte l&rsquo;habitante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Outre l&rsquo;industrie, l&rsquo;air est pollué par les gaz d&rsquo;échappement des voitures, dont le nombre dans la ville augmente chaque année. Lorsque des feuilles ou, pire encore, des ordures ménagères sont brûlées à proximité, je suis probablement la première à le ressentir aussi »</em>, confie-t-elle dans cette vidéo (en russe):</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio">
<div class="wp-block-embed__wrapper">https://youtu.be/BM0i0jLLzVo</div>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le seul espoir pour Tamara Aïtmanova est de partir à la campagne. Selon elle, l&rsquo;air frais est la chose la plus précieuse dans la vie. Cela concerne aussi son fils, qui a la même prédisposition génétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, les données officielles sur la pollution atmosphérique dans la ville d&rsquo;Almalyk ne dépassent pas les concentrations maximales admissibles.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Comment est mesurée la pollution de l&rsquo;air en Ouzbékistan ?</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Des observations sont effectuées dans trois stations fixes à Almalyk, selon les données officielles du Centre du service hydrométéorologique de la République d&rsquo;Ouzbékistan. L&rsquo;échantillonnage est réalisé trois fois par jour et concerne dix composants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La pollution atmosphérique est déterminée par les valeurs de concentration des impuretés. Puis, le degré de pollution est évalué en comparant les concentrations réelles aux normes d&rsquo;hygiène et à la <a href="https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/ambient-(outdoor)-air-quality-and-health#:~:text=Valeurs%20recommand%C3%A9es&amp;text=La%20concentration%20de%20SO2,2%20de%20seulement%2010%20minutes.">concentration maximale</a> admissible d&rsquo;impuretés dans l&rsquo;air atmosphérique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/lair-que-lon-respire-au-kazakhstan/">L&rsquo;air que l&rsquo;on respire au Kazakhstan</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;après les statistiques officielles des trois dernières années, les principaux polluants sont le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dioxyde_de_soufre">dioxyde de soufre</a>, le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Monoxyde_de_carbone">monoxyde de carbone</a> et le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ph%C3%A9nol_(compos%C3%A9)">phénol</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Tout d&rsquo;abord, cela affecte négativement les poumons. Cela peut entraîner avec le temps une inflammation des voies respiratoires inférieures et un œdème bronchique. Pendant longtemps, la maladie peut être asymptomatique. Le plus souvent elle se manifeste après 40 ans</em> », explique la pneumologue de l&rsquo;association médicale de la ville d&rsquo;Almalyk, Asiya Khaïdarova.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Comment remédier à la pollution de l’air ? </strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">La pneumologue estime qu&rsquo;il est nécessaire de prendre des mesures au niveau de l’État pour améliorer la situation. Par exemple, lorsqu&rsquo;il y a de la pollution dans la ville et sur le lieu de travail, les citoyens doivent porter des équipements de protection individuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D&rsquo;une manière générale, ils doivent mener un mode de vie sain et avoir une alimentation équilibrée. La pneumologue incite aussi à passer un examen médical au moins une fois par an et à être traité à temps si les premiers signes d&rsquo;une maladie sont détectés.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>De nouvelles mesures de surveillance </strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Le Centre du service hydrométéorologique d&rsquo;Ouzbékistan met en œuvre le projet <em>Automatisation de la surveillance de la pollution atmosphérique</em>, avec le soutien de la Fondation <a href="https://zaminfoundation.ngo/en">Zamin</a> et du <a href="https://www.un.org/youthenvoy/fr/2013/08/pnue-programme-nations-unies-lenvironnement/">Programme des Nations unies pour l&rsquo;environnement</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/environnement/louzbekistan-va-se-doter-dun-systeme-de-mesure-en-temps-reel-de-la-pollution-de-lair/">L’Ouzbékistan va se doter d’un système de mesure en temps réel de la pollution de l’air</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À ce jour, la première phase du projet a été mise en œuvre : 63 points d&rsquo;observation ont été regroupés en un seul centre d&rsquo;analyse. Les résultats de la surveillance sont publiés sur une <a href="https://monitoring.meteo.uz/">plateforme</a> en ligne accessible au public et sur l&rsquo;application mobile <a href="https://play.google.com/store/apps/details?id=alpha.soft.uzhymet&amp;hl=ru&amp;gl=US">AirUz</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La qualité de l&rsquo;air sera contrôlée toutes les heures, conformément aux normes internationales. Les citoyens pourront connaître le niveau de pollution de l&rsquo;air dans leur zone de résidence.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>L&rsquo;adaptation aux normes internationales</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">La deuxième phase du projet prévoit l&rsquo;installation de stations automatiques de surveillance de l&rsquo;air dans tout le pays et l&rsquo;adoption des normes internationales de surveillance de l&rsquo;air. Puis les résultats de la surveillance seront intégrés dans la base de données informatique unifiée du pays et dans les systèmes d&rsquo;information internationaux.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Il est tentant de croire que ces contrôles seront soutenus par des mesures réelles pour prévenir la pollution de l&rsquo;environnement et aider à prévenir les maladies.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le projet « Développement du journalisme : les problèmes du changement climatique » vise à montrer et résoudre les problèmes causés par le changement climatique, tout en développant et renforçant le secteur des médias indépendants en Asie centrale. Retrouvez <a href="https://novastan.org/fr/tag/le-changement-climatique-en-asie-centrale/">tous les articles de cette série ici</a>.</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="text-align: right"><strong>La rédaction d&rsquo;Air of Central Asia</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="text-align: right"><strong>Traduit du <a href="http://airofcentralasia.tilda.ws/uzbekistan">russe</a> par Daria Smakhtina</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph" style="text-align: right"><strong>Édité par Paulinon Vanackère</strong></p>
<p style="text-align: right"><strong>Relu par Charlotte Bonin</strong></p>


<p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tadjikistan : la pollution de l’air à Douchanbé s&#8217;aggrave</title>
		<link>https://novastan.org/fr/environnement/tadjikistan-la-pollution-de-lair-a-douchanbe-saggrave/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mihaela Sturzu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 May 2021 08:29:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Air]]></category>
		<category><![CDATA[Douchanbé]]></category>
		<category><![CDATA[Le changement climatique en Asie centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Pollution]]></category>
		<category><![CDATA[Respirer ou Suffoquer]]></category>
		<category><![CDATA[Tadjikistan]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://novastan.org/fr/?p=47062</guid>

					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/environnement/tadjikistan-la-pollution-de-lair-a-douchanbe-saggrave/">Tadjikistan : la pollution de l’air à Douchanbé s&rsquo;aggrave</a></p>
<p>RESPIRER OU SUFFOQUER &#8211; Alors que le monde lutte contre le Covid-19 et ses conséquences, l’Asie centrale fait aussi face à un meurtrier silencieux, un ennemi dangereux créé par l’homme : l’air pollué. Au Tadjikistan et plus précisément dans la capitale Douchanbé, le problème prend de l’ampleur d’année en année. Novastan reprend et traduit ici [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/environnement/tadjikistan-la-pollution-de-lair-a-douchanbe-saggrave/">Tadjikistan : la pollution de l’air à Douchanbé s&rsquo;aggrave</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>RESPIRER OU SUFFOQUER &#8211; Alors que le monde lutte contre le Covid-19 et ses conséquences, l’Asie centrale fait aussi face à un meurtrier silencieux, un ennemi dangereux créé par l’homme : l’air pollué. Au Tadjikistan et plus précisément dans la capitale Douchanbé, le problème prend de l’ampleur d’année en année.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Novastan reprend et traduit ici un article publié en novembre 2020 par le projet </strong><a href="http://airofcentralasia.tilda.ws/tajikistan"><strong>Air of Central Asia</strong></a><strong>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Cet article fait partie de la série « Respirer ou Suffoquer », </em><a href="https://docs.google.com/document/d/17xs4m0HuMbFwT303tZTZiQIHA2V-USHL9Cl6ejOYsjI/edit"><em>un projet journalistique</em></a><em> soutenu par le média allemand </em><a href="https://n-ost.org/"><em>n-ost</em></a><em>, le centre kazakh </em><a href="https://medianet.kz/?lang=en"><em>MediaNet</em></a><em> International Centre for Journalism et </em><a href="http://www.bmz.de/de/index.html"><em>le ministère allemand de la Coopération économique</em></a><em>.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un fait préoccupant. En 2016, le cabinet de conseil britannique Mercer a classé la capitale tadjike Douchanbé parmi les 20 villes ayant la pire qualité de l&rsquo;air dans la région Asie-Pacifique, comme l&rsquo;a relayé <a href="https://livingasia.online/2017/03/29/air-in-dushande/">le média centrasiatique Living Asia</a>. Ce classement est resté le même en 2019, pour <a href="https://mobilityexchange.mercer.com/insights/quality-of-living-rankings">la dernière version du rapport</a>. La quantité d&rsquo;émissions polluantes dans l&rsquo;atmosphère de Douchanbé croît à un rythme accéléré par rapport à celle des autres villes du Tadjikistan. En 2018, ces émissions ont dépassé les volumes de 1991, lorsque Douchanbé était d&rsquo;une des dix villes les plus sales de l&rsquo;URSS.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La croissance des émissions nocives dans l&rsquo;atmosphère de Douchanbé est surtout visible depuis 2015, ce qui coïncide avec l&rsquo;augmentation de la capacité à la CEC-2 (Centrale Electrique Chaude), située non loin de la capitale. Les principaux polluants aériens de Douchanbé à l&rsquo;heure actuelle sont donc dus à la CEC-2 mais aussi à la cimenterie, les chaufferies, les petites usines et autres entreprises industrielles qui génèrent de l&rsquo;énergie en brûlant du charbon, en traitant et en brûlant le plastique et des ferrailles métalliques.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Sovietskoe-1, cœur du problème</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Le quartier Sovietskoe-1 fait partie de la zone industrielle la plus dangereuse en matière d’émissions. Pendant la période soviétique, une usine de réparation et de production de pelles mécaniques s’y trouvait. À présent, ce territoire est loué par une entreprise privée qui exploite une usine de production d’armature et de produits en fer. Le territoire de l’ancienne usine est sale et négligé, la ferraille est incinérée sans qu&rsquo;aucun filtre ne soit utilisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De l’autre côté de l’usine se trouvent neuf grands restaurants de barbecue. La fumée pend comme suspendue par une palanche au-dessus du quartier, comme au-dessus d’un grand four.<br /><br />Les émissions sont produites généralement pendant la nuit. La suie se dépose sur les murs des maisons, le linge après le lavage est séché et rangé le plus tôt possible, sinon il risque d’être recouvert d’une couche sombre. Les habitants du <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Mahallah">mahalla</a>, comme le nomment les habitants du quartier, se sont plaint à plusieurs reprises de ces émissions en écrivant des lettres à l’attention des maires et des écologistes. Ces appels n’ont obtenu aucune réponse.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Un lien entre maladies respiratoires et pollution</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">En 2020, d’après des données non officielles, les citadins vivant à proximité de l’usine étaient particulièrement touchés par des maladies respiratoires. Plusieurs familles qui habitent près de la source principale de pollution de la ville ont même perdu des proches.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/la-pollution-de-lair-probleme-majeur-des-habitants-de-bichkek/">La pollution de l’air, problème majeur des habitants de Bichkek</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Saraiyo Rakhimova, allergologue de l’hôpital de Sovietskoe-1, voit un lien entre l’augmentation du nombre de maladies respiratoires et pulmonaires dans son secteur et l’aggravation de la situation écologique de la région. <em>« Le nombre de patients souffrant d’allergies et de maladies pulmonaires est en hausse. Tout comme la suie des émissions se dépose sur les meubles, les murs, elle se dépose de la même manière dans les poumons. Regardez, même dans notre hôpital vous pouvez observer ce phénomène, la suie est partout</em> », explique l’allergologue.</p>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Le déménagement comme solution</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Certains habitants de Sovietskoe-1 sont pessimistes et estiment que la seule solution serait le déménagement. Cette opinion radicale est soutenue par Mariana, une adolescente de 17 ans, élève en terminale de l’école secondaire n°20 de Douchanbé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mariana souffre d’une allergie depuis l&rsquo;âge de 13 ans qui a commencé lorsque sa famille a déménagé de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Khodjent">Khoudjand</a> vers Douchanbé. <em>« À Douchanbé il y a de nombreuses sources d’émissions nocives : les transports, les feuilles brulées, la poussière de nombreux chantiers de construction. Mes yeux commencent à larmoyer, je respire avec difficulté, je commence à tousser et à avoir de la dyspnée</em> », témoigne la jeune fille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <u><a href="https://novastan.org/fr/environnement/tadjikistan-la-pollution-de-la-riviere-varzob-inquiete/">Tadjikistan :</a> </u><a href="https://novastan.org/fr/environnement/tadjikistan-la-pollution-de-la-riviere-varzob-inquiete/">la pollution de la rivière Varzob inquiète</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Mariana, la toux et la dyspnée s’intensifient pendant la période hivernale, quand la CEC-2 et la cimenterie tournent à plein régime. <em>« Ces dernières années, je tombe très souvent malade du rhume. Avec le rhume, la rhinite chronique s’est développée. J’ai du mal à respirer, mes larmes jaillissent du fait de la suffocation. Les gens s‘arrêtent et me demande si je vais bien, si j’ai besoin d’aide. Et moi, je m’étouffe, tout simplement </em>», se plaint-elle. L’adolescente rêve de vivre dans une ville où elle pourrait se promener dans le parc sans suffoquer, où les vêtements ne deviendraient pas noirs à cause de la suie, et surtout, où elle pourrait respirer en paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La vidéo ci-dessous est en russe.</em></p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio">
<div class="wp-block-embed__wrapper">https://youtu.be/3J7bcDfPawE</div>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Mouhammad Djouraïev, le chef allergologue du Tadjikistan explique les conséquences d&rsquo;une telle qualité de l’air.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La vidéo ci-dessous est en russe.</em></p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio">
<div class="wp-block-embed__wrapper">https://youtu.be/ENeaddUBQBA</div>
</figure>



<h5 class="wp-block-heading"><strong>Pour le gouvernement du Tadjikistan, il n’y a pas de problème</strong></h5>



<p class="wp-block-paragraph">Les autorités de Tadjikistan ne considèrent pas la pollution de l’air comme un problème grave. Le contrôle de la qualité de l’air est devenu plus compliqué depuis 2018 en raison de l’application du moratoire sur l’activité des affaires privées, instauré par les autorités. Ce moratoire implique la réduction des organes de contrôle ainsi que celle du nombre d’inspections programmées. Par voie de conséquence, les entreprises ne respectent pas, ou moins, les normes écologiques, et les émissions nocives dans l’atmosphère augmentent. Le moratoire a été mis en place par les autorités tadjikes pour motif économique et devait durer jusqu’en janvier 2021.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le contrôle de la qualité de l’air à Douchanbé est effectué par la station automatisée de surveillance, installée sur le territoire de la Direction principale du service hydrométéorologique du Tadjikistan. La station mesure la qualité de l’air en dehors des zones de protection sanitaire où sont situées les entreprises industrielles. Ainsi, la station automatisée de surveillance de la qualité de l’air est installée dans le centre de Douchanbé, tandis que les principales entreprises polluantes sont situées dans d’autres parties de la ville, loin de la zone de couverture de monitoring de la station.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre cette station de surveillance, deux unités mobiles sont utilisées pour mesurer la qualité de l’air directement aux sources des émissions nocives.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le projet « Développement du journalisme : les problèmes du changement climatique » vise à montrer et résoudre les problèmes causés par le changement climatique, tout en développant et renforçant le secteur des médias indépendants en Asie centrale. Retrouvez <a href="https://novastan.org/fr/tag/le-changement-climatique-en-asie-centrale/">tous les articles de cette série ici</a>.</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>La rédaction d’Air of Central Asia</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Traduit <a href="http://airofcentralasia.tilda.ws/tajikistan">du russe</a> par Mihaela Sturzu</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Édité par Anthony Miatti </strong></p>
<p class="has-text-align-right"><strong>Relu par Anne Marvau</strong></p>


<p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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