{"id":74761,"date":"2026-04-26T10:57:31","date_gmt":"2026-04-26T08:57:31","guid":{"rendered":"https:\/\/novastan.org\/fr\/?p=74761"},"modified":"2026-04-26T09:09:09","modified_gmt":"2026-04-26T07:09:09","slug":"jura-asran-portrait-dun-peintre-ouzbek-au-service-de-la-couleur-et-de-lintime","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/novastan.org\/fr\/ouzbekistan\/jura-asran-portrait-dun-peintre-ouzbek-au-service-de-la-couleur-et-de-lintime\/","title":{"rendered":"Jura Asran, portrait d&rsquo;un peintre ouzbek au service de la couleur et de l\u2019intime\u00a0"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><strong>Originaire d\u2019Andijan, Jura Asran s\u2019impose comme l\u2019un des peintres contemporains majeurs du paysage artistique ouzbek. Ses \u0153uvres, expos\u00e9es notamment \u00e0 la Galerie nationale de Tachkent et au mus\u00e9e Islam Karimov, puisent leur inspiration dans les portraits, les paysages et les traditions de son pays. Portrait.<\/strong><br><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les touches sont appuy\u00e9es, pr\u00e9cises. La couleur franche. Du bleu\u2026 celui du ciel ouzbek et de ses coupoles, inond\u00e9es de soleil en \u00e9t\u00e9. Si cette teinte tient une place importante dans la palette de Jura Asran toutes les nuances sont repr\u00e9sent\u00e9es. Nous sommes all\u00e9s \u00e0 la rencontre de ce peintre de 68 ans, dans son atelier \u00e0 20 minutes de Tachkent en Ouzb\u00e9kistan, dans le district \u00ab\u00a0Yangi Hayot\u00a0\u00bb &#8211; <em>\u00ab\u00a0nouvelle vie\u00a0\u00bb<\/em> en ouzbek. Il s\u2019y est \u00e9tabli depuis deux ans, dans le Centre culturel de ce quartier. Nous le retrouvons assis sur un tabouret \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019une fen\u00eatre. Concentr\u00e9, il fixe sa toile, pinceau \u00e0 la main.\u00a0<\/p>\n\n\n<p style=\"background-color: #d4d4d4; text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/www.helloasso.com\/associations\/novastan\/formulaires\/2\"><strong>Faites un don \u00e0 Novastan<\/strong><\/a><\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Je suis en train de r\u00e9aliser une peinture repr\u00e9sentant la grande mosqu\u00e9e de \u00c7amlica \u00e0 Istanbul&nbsp;\u00bb, <\/em>raconte-t-il. Il s\u2019agit de cet \u00e9difice religieux situ\u00e9 dans le quartier d\u2019\u00dcsk\u00fcdar, sur la rive asiatique d\u2019Istanbul, en Turquie. Elle est perch\u00e9e sur l\u2019une des collines les plus hautes de la ville. Avec ses six minarets \u00e9lev\u00e9s vers le ciel, elle la domine. <em>\u00ab&nbsp;Quand je l\u2019ai vu pour la premi\u00e8re fois, elle m\u2019a fascin\u00e9&nbsp;\u00bb,<\/em> raconte Jura Asran, avant de reprendre un peu de mati\u00e8re dans son \u00e9ventail de couleurs. Un travail minutieux. De nombreuses heures pour r\u00e9aliser l\u2019une de ces toiles. <em>\u00ab&nbsp;Cela demande \u00e9norm\u00e9ment de concentration&nbsp;\u00bb<\/em>. Plus loin, expos\u00e9s dans sa galerie, paysages et portraits se c\u00f4toient dialoguant ensemble dans cet espace baign\u00e9 d\u2019une lumi\u00e8re diffuse.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Une passion pour le dessin depuis l&rsquo;enfance<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e0 Andijan, patrie du c\u00e9l\u00e8bre <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Babur\">Babur<\/a>, le fondateur de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Empire_moghol\">l\u2019empire Moghol<\/a>, et situ\u00e9e dans la vall\u00e9e de Ferghana en Ouzb\u00e9kistan, que Jura Asran voit le jour en 1957. Il est issu d\u2019une famille de la classe ouvri\u00e8re. Textiles, motifs architecturaux, miniatures\u2026 Le petit gar\u00e7on grandit dans un environnement o\u00f9 les traditions visuelles nourrissent l\u2019imaginaire, et est tr\u00e8s t\u00f4t attir\u00e9 par le dessin : ses premi\u00e8res \u00e9bauches seront griffonn\u00e9es au crayon \u00e0 l\u2019\u00e9cole dans les ann\u00e9es 1970. <em>\u00ab&nbsp;Mes parents m\u2019en avaient achet\u00e9s pour que je puisse dessiner&nbsp;\u00bb<\/em>. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href=\"https:\/\/novastan.org\/fr\/ouzbekistan\/lamulette-serpent-secrets-decouverte-archeologique-ancien-sokh\/\">L\u2019amulette au serpent&nbsp;: quels secrets renferme cette d\u00e9couverte arch\u00e9ologique unique de l\u2019ancien Sokh<\/a><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Puis viendra la d\u00e9couverte de la peinture&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;une r\u00e9v\u00e9lation&nbsp;\u00bb, <\/em>qui se transforme vite en <em>\u00ab&nbsp;une vocation&nbsp;\u00bb<\/em> pour Jura Asran. Sa famille aurait pu le d\u00e9courager, pourtant elle d\u00e9cide contre toute attente de le soutenir dans cette voie. Et dans sa qu\u00eate de reconnaissance, il trouvera un soutien familial sans faille. D\u2019abord du c\u00f4t\u00e9 de sa m\u00e8re, puis de son \u00e9pouse qui jouera aussi un r\u00f4le majeur dans le d\u00e9veloppement de son art. <em>\u00ab&nbsp;Elles m\u2019ont toujours encourag\u00e9 m\u00eame dans les moments difficiles. Pour un artiste qui est souvent confront\u00e9 aux doutes et \u00e0 la solitude c\u2019est important d\u2019avoir ce soutien. C\u2019est extr\u00eamement pr\u00e9cieux&nbsp;\u00bb<\/em>, insiste Jura Asran.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Des influences sovi\u00e9tiques&nbsp;<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>C\u2019est au c\u0153ur de la capitale ouzb\u00e8ke, \u00e0 Tachkent, qu\u2019il se forme aux techniques de la peinture. De 1976 \u00e0 1980, il \u00e9tudie \u00e0 l\u2019Institut Benkov, une \u00e9cole d\u2019art sp\u00e9cialis\u00e9e, qui doit son nom au c\u00e9l\u00e8bre peintre impressionniste russe Pavel Benkov. <em>\u00ab&nbsp;C\u2019est une structure qui accorde une grande place \u00e0 la cr\u00e9ativit\u00e9&nbsp;\u00bb, <\/em>aime-t-il raconter. Son objectif \u00e0 l\u2019\u00e9poque&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;poursuivre dans cette voie en s\u2019inspirant des grands ma\u00eetres de la peinture classique, tout en d\u00e9veloppant son approche personnelle<\/em>.&nbsp;<em>Ce sont les artistes fran\u00e7ais et europ\u00e9ens comme L\u00e9onard de Vinci, Michel-Ange\u2026 qui m\u2019ont donn\u00e9 envie de suivre leurs traces. Je les admirais&nbsp;\u00bb<\/em>.&nbsp;<\/p>\n\n\n<p style=\"background-color: #d4d4d4;\"><span style=\"color: #000000;\">Novastan est le seul m\u00e9dia europ\u00e9en (en fran\u00e7ais, en allemand et en anglais) sp\u00e9cialis\u00e9 sur l'Asie centrale. Enti\u00e8rement associatif, il fonctionne gr\u00e2ce \u00e0 votre participation. Nous sommes ind\u00e9pendants et pour le rester, nous avons besoin de vous !\u00a0Vous pouvez nous soutenir <strong><a href=\"https:\/\/novastan.org\/fr\/sabonner\/\"> en vous abonnant<\/a><\/strong>, en r\u00e9alisant <a href=\"https:\/\/www.okpal.com\/soutenez-novastan-seul-media-francais-sur-l-asie\/#\/\"> un don d\u00e9fiscalis\u00e9 \u00e0 66 %<\/a>, ou en\u00a0devenant membre actif<strong> <strong><a href=\"https:\/\/novastan.org\/fr\/novastan-france\/devenez-membre-devenez-novastan\/\">par ici<\/a><\/strong>.<\/strong><\/span><\/p>\n\n\n\n<p>Puis direction la Russie et la ville de Saint-P\u00e9tersbourg. A l\u2019\u00e9poque, en pleine p\u00e9riode sovi\u00e9tique elle porte encore le nom de Leningrad, en souvenir du leader de la r\u00e9volution bolchevique. Dans la section \u00ab\u00a0peinture\u00a0\u00bb de l&rsquo;Institut de th\u00e9\u00e2tre Ostrovski, Jura Asran perfectionne son art dans les ann\u00e9es 80. Aujourd\u2019hui encore, si l\u2019on sillonne cette ville en commen\u00e7ant par la place de la gare de Finlande, de nombreux monuments \u00e0 l\u2019effigie de L\u00e9nine rappellent ce pass\u00e9 communiste. Jura Asran n\u2019y est jamais retourn\u00e9, mais il <em>\u00ab&nbsp;aimerait un jour y pr\u00e9senter ses \u0153uvres&nbsp;\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Une volont\u00e9 de s\u2019\u00e9manciper&nbsp;<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>D\u2019ann\u00e9es en ann\u00e9es, il continue de d\u00e9velopper son style et sa peinture. Sa premi\u00e8re exposition se d\u00e9roule en 1989 \u00e0 Ferghana, la r\u00e9gion de son enfance. Un retour aux sources pour l\u2019enfant du pays et une immense fiert\u00e9 pour sa famille. <em>\u00ab&nbsp;C\u2019\u00e9tait un peu comme une cons\u00e9cration.&nbsp;J\u2019y ai expos\u00e9 une vingtaine d\u2019\u0153uvres \u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Jura Asran appartient \u00e0 cette g\u00e9n\u00e9ration d\u2019artistes qui ont grandi dans l\u2019ombre de la transition post-sovi\u00e9tique. Un contexte qui marquera durablement son \u0153uvre, comme un h\u00e9ritage issu de ses ann\u00e9es d\u2019enseignement. Chez lui les motifs folkloriques, comme l\u2019ikat color\u00e9 des tissus de soie, les monuments anciens souvenir d\u2019un pass\u00e9, dialoguent avec des formes pourtant plus abstraites. Une mani\u00e8re de s\u2019\u00e9manciper de ce pass\u00e9. Dans ses toiles&nbsp;: tradition se m\u00eale \u00e0 modernit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"764\" src=\"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/bukhra-1-1024x764.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-74793\" srcset=\"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/bukhra-1-1024x764.png 1024w, https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/bukhra-1-300x224.png 300w, https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/bukhra-1-768x573.png 768w, https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/bukhra-1-600x447.png 600w, https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/bukhra-1.png 1309w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>\u00ab&nbsp;Bukhara&nbsp;\u00bb de Jura Asran (2025)<\/em> <em>\u00a9 Louise Simondet<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>La peinture pour faire rayonner la couleur<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Quant \u00e0 sa peinture, elle est audacieuse. Les ocres br\u00fblants c\u00f4toient les bleus profonds. Les rouges, eux, \u00e9voquent \u00e0 la fois les paysages d\u00e9sertiques et l\u2019effervescence des villes telles que Samarcande ou Boukhara. Les couleurs vives et traditionnelles qui dominent en Ouzb\u00e9kistan et se refl\u00e8tent dans sa peinture. Comme s\u2019il captait couleurs et lumi\u00e8re pour les enfermer dans ses tableaux. Ce sont des \u00e9l\u00e9ments constants dans son \u0153uvre. Pourtant le soleil n\u2019est jamais repr\u00e9sent\u00e9 directement, mais toujours sugg\u00e9r\u00e9, comme dans ce tableau datant de 2023 et intitul\u00e9 <em>\u00ab&nbsp;Xumsan&nbsp;\u00bb<\/em>. \u00ab&nbsp;<em>Chaque paysage est exprim\u00e9 avec une couleur propre&nbsp;\u00bb<\/em>, pr\u00e9cise-t-il.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"769\" src=\"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/khumsan-1-1024x769.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-74794\" srcset=\"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/khumsan-1-1024x769.png 1024w, https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/khumsan-1-300x225.png 300w, https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/khumsan-1-768x576.png 768w, https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/khumsan-1-600x450.png 600w, https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/khumsan-1.png 1303w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>\u00ab&nbsp;Xumsan&nbsp;\u00bb de Jura Asran (2023)&nbsp;&nbsp;&nbsp;\u00a9 Louise Simondet<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de toute cette palette de nuances teint\u00e9es, c\u2019est la texture des tableaux qui attire l\u2019\u0153il et intrigue. Jura Asran travaille la mati\u00e8re de mani\u00e8re presque sculpturale, superposant couches et reliefs. Sa peinture laisse aussi une grande place \u00e0 l\u2019humain, via des sc\u00e8nes de la vie quotidienne et des portraits. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"768\" src=\"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/palette-1-1024x768.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-74795\" srcset=\"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/palette-1-1024x768.png 1024w, https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/palette-1-300x225.png 300w, https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/palette-1-768x576.png 768w, https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/palette-1-600x450.png 600w, https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/palette-1.png 1306w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Pinceaux et palette de l\u2019artiste Jura Asran.<\/em> <em>\u00a9 Louise Simondet<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Comme ce tableau repr\u00e9sentant une femme \u00e0 l\u2019air songeur, d\u00e9licatement adoss\u00e9e \u00e0 un arbre pr\u00e8s d\u2019un cours d\u2019eau et intitul\u00e9 <em>\u00ab&nbsp;Dream&nbsp;\u00bb<\/em>. <em>\u00ab&nbsp;L\u2019homme occupe pour moi une place centrale dans mes <em>\u0153uvres&nbsp;<\/em>\u00bb<\/em>, souligne Jura Asran. <em>\u00ab&nbsp;Mais je ne peins pas les personnes, je peins leur m\u00e9moire&nbsp;\u00bb. <\/em>L\u2019un de ses objectifs&nbsp;: montrer <em>\u00ab&nbsp;la diversit\u00e9 culturelle dans ce pays o\u00f9 diff\u00e9rentes civilisations se sont m\u00e9lang\u00e9es&nbsp;\u00bb.<\/em> Par ses portraits, c\u2019est <em>\u00ab&nbsp;le miracle de la cr\u00e9ation humaine&nbsp;\u00bb<\/em> et de la diversit\u00e9 nationale qu\u2019il souhaite \u00e9voquer.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"636\" height=\"972\" src=\"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/dream-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-74796\" srcset=\"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/dream-1.png 636w, https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/dream-1-196x300.png 196w, https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/dream-1-600x917.png 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 636px) 100vw, 636px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>\u00ab&nbsp;Dream&nbsp;\u00bb de Jura Asran (1984)<\/em> <em>\u00a9 Louise Simondet<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Mise en valeur de la nature et du patrimoine ouzbek<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Ses \u0153uvres d\u00e9peignent aussi la vie rurale et urbaine. Elles mettent en valeur le patrimoine national via par exemple les costumes. La nature tient aussi une place importante dans son \u0153uvre. Il lui voue d\u2019ailleurs une certaine fascination&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;Pour moi la beaut\u00e9 de la nature est temporaire, changeante sans \u00eatre immuable. Elle m\u2019a toujours captiv\u00e9. Mon pays change, la nature change. Pour inscrire ces instants dans le temps, je les capture et les fige sur mes toiles en les peignant&nbsp;\u00bb.<\/em> Capturer l\u2019instant avec ses couleurs sur une toile, comme pour ce tableau d\u00e9nomm\u00e9 <em>\u00ab&nbsp;Landscape of Chakatamor&nbsp;\u00bb <\/em>o\u00f9 l\u2019on d\u00e9couvre les montagnes baign\u00e9es d\u2019un soleil rouge ardent. Le temps y semble suspendu pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"750\" height=\"979\" src=\"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/landscape-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-74797\" srcset=\"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/landscape-1.png 750w, https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/landscape-1-230x300.png 230w, https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/landscape-1-600x783.png 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>\u00ab&nbsp;Landscape of Chakatamor&nbsp;\u00bb de Jura Asran (1989)<\/em> <em>\u00a9 Louise Simondet<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Pour lui, le but de l\u2019artiste est de <em>\u00ab&nbsp;refl\u00e9ter la r\u00e9alit\u00e9 tout en donnant sa v\u00e9rit\u00e9&nbsp;\u00bb<\/em>. Dans ces peintures \u00e0 l&rsquo;huile, il c\u00e9l\u00e8bre aussi son pays via les traditions locales comme la cuisson du plov ouzbek dans des fours en pierre, mais aussi des sc\u00e8nes de la vie quotidienne, comme par exemple au march\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ses journ\u00e9es sont ponctu\u00e9es de recherches cr\u00e9atives et de nouveaux projets. A c\u00f4t\u00e9 de son pays natal, ses voyages \u00e0 l\u2019\u00e9tranger lui donnent aussi de l\u2019inspiration pour r\u00e9aliser de nouvelles productions. Comme ce tableau, issu d\u2019un voyage en Italie et repr\u00e9sentant les canaux de Venise, submerg\u00e9s de soleil. Ou bien cette toile repr\u00e9sentant la ville sainte de M\u00e9dine en Arabie saoudite et sa foule d\u00e9ambulant sur un immense parvis.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>En Ouzb\u00e9kistan, la reconnaissance pour son travail<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Si son nom circule encore discr\u00e8tement dans les galeries europ\u00e9ennes, en Ouzb\u00e9kistan il a acquis une certaine renomm\u00e9e. Ses expositions attirent un public sensible \u00e0 son art baign\u00e9 de la lumi\u00e8re de son pays. De nombreux \u00e9v\u00e8nements ont d\u00e9j\u00e0 eu lieu en Ouzb\u00e9kistan, comme par exemple \u00e0 Tachkent, Boukhara, Samarcande mais aussi dans d\u2019autres provinces.<\/p>\n\n\n\n<p>En 2005, il a re\u00e7u une m\u00e9daille du Minist\u00e8re de l\u2019int\u00e9rieur d\u2019Ouzb\u00e9kistan pour son travail. Et depuis f\u00e9vrier 2026, il est membre de la <em>\u00ab&nbsp;World Association of Artists&nbsp;\u00bb. \u00ab&nbsp;C\u2019est un grand honneur et une source d\u2019immense fiert\u00e9&nbsp;\u00bb<\/em>, souligne-t-il.<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019\u00e9tranger aussi ses peintures ont fait l\u2019objet d\u2019expositions, comme en Allemagne, en Russie, Turquie, ou encore en France, lors du festival de Hagenau \u00e0 Strasbourg. Et depuis juillet 2025, le public peut aussi aller d\u00e9couvrir quelques-unes de ses \u0153uvres dans la <em>\u00ab&nbsp;Galerie<\/em> <em>Florence Vivien&nbsp;\u00bb<\/em>, \u00e0 Paris. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"564\" height=\"368\" src=\"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/image-9.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-74770\" style=\"width:772px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/image-9.jpeg 564w, https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/2026\/04\/image-9-300x196.jpeg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 564px) 100vw, 564px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Florence Vivien et Jura Asran dans la Galerie Florence Vivien, \u00e0 Paris en France (juillet 2025).\u00a9 Florence Vivien<\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Lorsque je l\u2019ai rencontr\u00e9 pour la premi\u00e8re fois cet \u00e9t\u00e9-l\u00e0, j\u2019ai tout de suite ressenti un lien de confiance entre nous. Il \u00e9tait venu dans la capitale fran\u00e7aise avec son fils Abdullah. L\u2019art cr\u00e9e des opportunit\u00e9s et de belles rencontres&nbsp;\u00bb<\/em>, rapporte Florence Vivien, la propri\u00e9taire de ce lieu, fond\u00e9 en 2019 \u00e0 son initiative. <em>\u00ab&nbsp;Pour moi, l\u2019art est une ouverture sur le monde. C\u2019est un vecteur pour s\u2019ouvrir \u00e0 d\u2019autres civilisations et d\u2019autres cultures, <\/em>souligne-t-elle. <em>Et quand j\u2019ai vu le travail de Jura Asran, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 s\u00e9duite. Parmi les \u0153uvres qu\u2019il m\u2019a pr\u00e9sent\u00e9es, j\u2019ai eu le coup de c\u0153ur pour un tableau repr\u00e9sentant un village ouzbek inond\u00e9 de lumi\u00e8res. Je l\u2019ai achet\u00e9 pour ma collection personnelle. Les autres \u0153uvres sont \u00e0 vendre et actuellement expos\u00e9es dans ma galerie \u00bb<\/em>. Au niveau des prix, ils s\u2019\u00e9chelonnent ici entre 2000 et 5000 euros.<\/p>\n\n\n<p style=\"background-color: #d4d4d4;\"><span style=\"color: #000000;\">Envie d'Asie centrale dans votre bo\u00eete mail ? Inscrivez-vous gratuitement \u00e0 notre newsletter hebdomadaire <strong><span style=\"text-decoration: underline;\"><a href=\"https:\/\/2ff41361.sibforms.com\/serve\/MUIFAEUtgQP8Waps-GeAAxU6xgHAdCwla_phFOCNHYUG2N5pyugc_FC9NR3XbOOigQxU5CuQ4V0IZJcq6LjCU6Hx9fBECllNbyvRpMFItJi2WzECxpflAKA-cS-isERi5gQRcgrqND1R6toUU-9w6b_7bd4-Ty-GtfBQfXNFFjMIK0bYtfXjv8bCS5qFaXUgi00yBrR5vK187H2N\">en cliquant ici.<\/a><\/span><\/strong><\/span><\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019il participe \u00e0 des expositions en Ouzb\u00e9kistan et \u00e0 l\u2019international depuis les ann\u00e9es 1980, l\u2019objectif de sa famille est aujourd\u2019hui de faire conna\u00eetre ses \u0153uvres dans le monde entier. C\u2019est son fils de 35 ans Abdullah, professeur d&rsquo;arabe, qui l\u2019aide dans ce travail, tel le chef d\u2019orchestre des projets de son p\u00e8re. <\/p>\n\n\n\n<p><em>\u00ab&nbsp;Ma collaboration consiste \u00e0 aider mon p\u00e8re \u00e0 r\u00e9aliser son r\u00eave. Je le soutiens financi\u00e8rement et moralement<\/em>, explique le jeune homme. <em>En 2025, lorsque je suis venu avec lui \u00e0 Paris, nous sommes all\u00e9s au Louvre. Il \u00e9tait impressionn\u00e9 et il m\u2019a dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il y a beaucoup de peintres talentueux dans le monde qui travaillent dur, mais le but ultime de tout artiste est de partager son talent avec le public. Aujourd\u2019hui, le Louvre est le centre n\u00e9vralgique de l\u2019art mondial&nbsp;; organiser une exposition l\u00e0-bas serait formidable&nbsp;\u00bb. <\/em>Depuis Abdallah s\u2019est donn\u00e9 pour mission de r\u00e9aliser les aspirations de son p\u00e8re. \u00ab&nbsp;<em>Nous organiserons une exposition \u00e0 Paris et peut-\u00eatre qu\u2019un jour il sera m\u00eame expos\u00e9 au Louvre&nbsp;\u00bb<\/em>, dit-il avec d\u00e9termination. <br><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\"><strong>Louise Simondet, <br>Correspondante en Ouzb\u00e9kistan pour Novastan<\/strong><\/p>\n\n\n<p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous am\u00e9liorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href=\"https:\/\/forms.gle\/3M7U3fyMRXAiaZmJA\">r\u00e9pondre anonymement \u00e0 ce questionnaire<\/a> ou nous envoyer un email \u00e0 <a href=\"mailto:redaction@novastan.org\">redaction@novastan.org<\/a>. Merci beaucoup !<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Originaire d\u2019Andijan, Jura Asran s\u2019impose comme l\u2019un des peintres contemporains majeurs du paysage artistique ouzbek. Ses \u0153uvres, expos\u00e9es notamment \u00e0 la Galerie nationale de Tachkent et au mus\u00e9e Islam Karimov, puisent leur inspiration dans les portraits, les paysages et les traditions de son pays. Portrait. Les touches sont appuy\u00e9es, pr\u00e9cises. La couleur franche. Du bleu\u2026 [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":108,"featured_media":74792,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[3973,877,1665,592,5977,1481,4027,1026,3313],"coauthors":[108],"class_list":["post-74761","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ouzbekistan","tag-payant","tag-andijan","tag-artiste","tag-peintre","tag-peintures","tag-portrait","tag-societe-et-culture","tag-tachkent","tag-vallee-de-ferghana","rcp-is-restricted","rcp-can-access"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74761","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/108"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=74761"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74761\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":74804,"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/74761\/revisions\/74804"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/74792"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=74761"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=74761"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=74761"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=74761"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}