{"id":6231,"date":"2016-07-18T12:00:00","date_gmt":"2016-07-18T10:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/novastan.org\/de\/?p=6231"},"modified":"2021-11-26T16:12:20","modified_gmt":"2021-11-26T15:12:20","slug":"breve-histoire-du-cinema-kazakh-de-shaken-aimanov-a-emir-baigazin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/novastan.org\/fr\/kazakhstan\/breve-histoire-du-cinema-kazakh-de-shaken-aimanov-a-emir-baigazin\/","title":{"rendered":"Br\u00e8ve histoire du cin\u00e9ma kazakh, de Shaken Aimanov \u00e0 Emir Baigazin"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L\u2019industrie du cin\u00e9ma kazakh reste m\u00e9connue, n\u00e9anmoins depuis les ann\u00e9es 1930 c\u2019est un cin\u00e9ma qui cultive ses particularit\u00e9s et qui depuis l\u2019ind\u00e9pendance ne cesse de produire des films de plus en plus diffus\u00e9s \u00e0 l\u2019\u00e9tranger. Voici, pour orienter le public profane, quelques uns des plus illustres films depuis l\u2019aube du cin\u00e9ma kazakh \u00e0 nos jours. <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On date le d\u00e9but du cin\u00e9ma kazakh avec le film\u00a0 \u00ab\u00a0Amangeldy\u00a0\u00bb sorti en salle en 1938. Celui-ci fut un grand \u00e9v\u00e8nement dans la vie culturelle de la R\u00e9publique socialiste sovi\u00e9tique kazakhe. A la fin de la projection, les spectateurs faisaient de nouveau la queue pour la s\u00e9ance d\u2019apr\u00e8s. Cependant, la poursuite du d\u00e9veloppement du cin\u00e9ma kazakh a ralenti \u00e0 cause de la Seconde Guerre mondiale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img decoding=\"async\" style=\"height: 421px; width: 600px;\" src=\"\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/old\/img\/1224\/photo1.jpeg\" alt=\"Kazakhstan URSS Cin\u00e9ma\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le cin\u00e9ma d\u2019auteur, le principal probl\u00e8me des r\u00e9alisateurs kazakhs r\u00e9sidait dans l\u2019image du destin de l\u2019homme, de sa qu\u00eate et son combat spirituels. Malheureusement, la majorit\u00e9 des films de l\u2019\u00e9poque servaient la propagande sovi\u00e9tique, c\u2019est pourquoi aujourd\u2019hui il peut \u00eatre difficile de les regarder malgr\u00e9 certainement des exceptions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Le cin\u00e9ma kazakh de l\u2019\u00e9poque sovi\u00e9tique ne s\u2019est pas autant d\u00e9velopp\u00e9 que celui kirghiz ou ouzbek. Le Kazakhstan a \u00e9t\u00e9 fortement cantonn\u00e9 \u00e0 l\u2019id\u00e9ologie, c\u2019est pourquoi hormis les \u0153uvres de quelques personnalit\u00e9s talentueuses, une immense quantit\u00e9 de films command\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9s et produits dans un esprit historico-r\u00e9volutionnaire\u00a0\u00bb Gulnara Abikeeva, cin\u00e9aste kazakhe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les ann\u00e9es 1960, le cin\u00e9ma kazakh a r\u00e9alis\u00e9 quelques films notoires sur la guerre, dont :\u00a0R\u00e9cit d\u2019une m\u00e8re,\u00a01963, R\u00e9alisateur :\u00a0A. Karpov, Sc\u00e9nario\u00a0: A. Satskiy, J. Tashenov<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img decoding=\"async\" style=\"height: 880px; width: 600px;\" src=\"\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/old\/img\/1224\/photo12.jpeg\" alt=\"Kazakhstan URSS Cin\u00e9ma\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0La beaut\u00e9 de cet amour, le chagrin et la douleur qu\u2019engendr\u00e8rent la perte de celui-ci, la capacit\u00e9 \u00e0 trouver la force de vivre apr\u00e8s avoir perdu son fils unique mais \u00e9galement \u00e0 \u00eatre d\u2019int\u00e8gres personnes, tout se m\u00e9langeait dans mon h\u00e9ro\u00efsme. Mes rencontres avec le public de Tselinograd restent grav\u00e9es dans ma m\u00e9moire. Apr\u00e8s la premi\u00e8re du film, un ouvrier aux cheveux noirs est venu me voir me disant\u00a0: \u00ab\u00a0J\u2019ai eu trois fils et tous sont tomb\u00e9s sur le front. Ma femme a \u00e9t\u00e9 aveugl\u00e9e de larmes quand je lui ai dit que je voulais voir votre film\u00a0\u00bb. Je me suis assise \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de celle-ci, dans le public, et nous avons pleur\u00e9 ensemble\u00a0\u00bb \u00a0Amina Umurzakova, actrice principale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img decoding=\"async\" style=\"height: 952px; width: 600px;\" src=\"\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/old\/img\/1224\/photo2.jpeg\" alt=\"Kazakhstan URSS Cin\u00e9ma\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019un des plus brillants repr\u00e9sentants du cin\u00e9ma d\u2019apr\u00e8s-guerre au Kazakhstan est Shaken Aimanov. Il est consid\u00e9r\u00e9 comme le titan du cin\u00e9ma kazakh, le \u00ab\u00a0bien-aim\u00e9\u00a0\u00bb du peuple mais cela est justifi\u00e9. Il est \u00e9vident que de tels films, comme \u00ab\u00a0Notre Cher Docteur\u00a0\u00bb (1957), \u00ab\u00a0La Fin d\u2019Ataman\u00a0\u00bb (1970), \u00ab\u00a0L\u2019Ange \u00e0 la calotte\u00a0\u00bb (1968) ont acquis le statut de \u00ab\u00a0culte\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img decoding=\"async\" style=\"height: 287px; width: 600px;\" src=\"\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/old\/img\/1224\/photo3.jpeg\" alt=\"Kazakhstan URSS Cin\u00e9ma\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parmi les films historiques d\u2019aventure mentionn\u00e9s ci-dessus, il y en a un particuli\u00e8rement notoire de Sh. Aimanov, \u00ab\u00a0La Fin d\u2019Ataman\u00a0\u00bb dont le sc\u00e9nario a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit par A. Mikhalkov-Konchalovsky et E. Tropinine, de m\u00eame que \u00ab\u00a0Transsib\u00e9rien Express\u00a0\u00bb (1977) d\u2019E. Urazbayev, qui est une sorte de continuit\u00e9, o\u00f9 le h\u00e9ros travaille d\u00e9sormais en Mandchourie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au cours de ces ann\u00e9es, de tr\u00e8s brillants cin\u00e9astes kazakhs ont tourn\u00e9 leurs propres films comme Abdullah Karsakbaev, Mazhit Begalin, Sultan Khodzhikov. Les r\u00e9alisateurs des ann\u00e9es 1960 ont d\u00e9fini le visage kazakh \u00ab\u00a0classique\u00a0\u00bb. Le cin\u00e9aste de la p\u00e9riode sovi\u00e9tique a marqu\u00e9 le point de d\u00e9part du d\u00e9veloppement du cin\u00e9ma depuis la perestro\u00efka au Kazakhstan ind\u00e9pendant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img decoding=\"async\" style=\"height: 237px; width: 600px;\" src=\"\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/old\/img\/1224\/photo5.jpeg\" alt=\"Kazakhstan URSS Cin\u00e9ma\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis 1967, le Kazakhstan a commenc\u00e9 \u00e0 produire des films d\u2019animations. Le premier long-m\u00e9trage kazakh \u00e9tait \u00ab\u00a0Pourquoi l\u2019hirondelle a une queue en ivoire\u00a0\u00bb de Khaidarov. On a vu alors dans cette p\u00e9riode la sortie d\u2019un \u00e0 deux films par an pour enfants et adolescents. Le plus c\u00e9l\u00e8bre \u00ab\u00a0Je me pr\u00e9nomme Peau\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Alpamys va \u00e0 l\u2019\u00e9cole\u00a0\u00bb de A. Karsakbaev mais aussi \u00ab\u00a0Choc et Cher\u00a0\u00bb r\u00e9alis\u00e9 par K. Kasimbekov, \u00ab\u00a0A la barri\u00e8re en \u00ab\u00a0pierre rouge\u00a0\u00bb de Sh. Beisembaev, et \u00ab\u00a0Ma Maison dans les vertes collines\u00a0\u00bb d\u2019A. Syleev.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019\u00e9tape suivante dans l\u2019\u00e9volution du cin\u00e9ma kazakh fut pendant la perestro\u00efka. Les films ont refl\u00e9t\u00e9 les r\u00e9alit\u00e9s de l\u2019\u00e9poque, dans lesquels on ne voyait plus ce \u00ab\u00a0pompeux pathos\u00a0\u00bb qui caract\u00e9rise le cin\u00e9ma socialiste. Les r\u00e9alisateurs n\u2019ont pas gagn\u00e9 suffisamment leur vie \u00e0 ce moment. Dans ces ann\u00e9es, sont apparus beaucoup de jeunes cin\u00e9astes ind\u00e9pendants, qui sont devenus alors les repr\u00e9sentants kazakhs de la \u00ab\u00a0nouvelle vague\u00a0\u00bb, anciennement les \u00e9tudiants de l\u2019atelier VGIK (Institut de la cin\u00e9matographie) de Soloviev.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img decoding=\"async\" style=\"height: 917px; width: 600px;\" src=\"\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/old\/img\/1224\/photo6.jpeg\" alt=\"Kazakhstan URSS Cin\u00e9ma\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0J\u2019ai moi-m\u00eame grandi avec le cin\u00e9ma fran\u00e7ais, toute la classe de Soloviev regardait exclusivement des films de la vague fran\u00e7aise et chacun se prenait pour un h\u00e9ros. Moi, par exemple, mon h\u00e9ros \u00e9tait Jean-Luc Godard, pour Darezhan Omirbaev c\u2019\u00e9tait Robert Bresson, pour quelqu\u2019un d\u2019autre c\u2019\u00e9tait Truffaut et un autre accord\u00e9 une attention particuli\u00e8re \u00e0 la com\u00e9die. Le cin\u00e9ma fran\u00e7ais des ann\u00e9es 60-70 et m\u00eame des ann\u00e9es 30 a inspir\u00e9 notre propre vague.\u00a0\u00bb Rachid Nugmanov.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Durant cette p\u00e9riode, le cin\u00e9ma kazakh s\u2019est fait une place en Europe. Certains r\u00e9alisateurs ont pr\u00e9sent\u00e9 leurs films dans diff\u00e9rents festivals internationaux. En 1989 des r\u00e9alisateurs kazakhs ont remport\u00e9s des premiers prix dans de prestigieux festivals du cin\u00e9ma international\u00a0: le long-m\u00e9trage \u00ab\u00a0Contact\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 au festival du cin\u00e9ma de Nantes, \u00ab\u00a0Le Louveteau parmi les gens\u00a0\u00bb \u00e0 Francfort-sur-le-Main ainsi qu\u2019\u00e0 Lisbonne, la premi\u00e8re \u00ab\u00a0Un amour de poisson\u00a0\u00bb se tint \u00e0 New-York. Plus tard, le film de D. Omirbaev \u00ab\u00a0Cardiogramme\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 en France et, est rest\u00e9 \u00e0 l\u2019affiche durant deux mois, \u00ab\u00a0Biographie d\u2019un jeune accord\u00e9oniste\u00a0\u00bb de S. Narymbetov a re\u00e7u six prix dont celui Georges-Sadoul de l\u2019Acad\u00e9mie Fran\u00e7aise, \u00ab\u00a0Farah\u00a0\u00bb de A. Karpykov a remport\u00e9 le prix du meilleur r\u00f4le masculin au festival de Moscou.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La p\u00e9riode des premi\u00e8res ann\u00e9es d\u2019ind\u00e9pendance ont \u00e9t\u00e9 cruciales pour le cin\u00e9ma national.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img decoding=\"async\" style=\"height: 213px; width: 600px;\" src=\"\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/old\/img\/1224\/photo7.jpeg\" alt=\"Kazakhstan URSS Cin\u00e9ma\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A cette p\u00e9riode on a tent\u00e9 de se d\u00e9barrasser des complexes post-sovi\u00e9tiques, s\u2019int\u00e9ressant \u00e0 la question proprement identitaire. Tous les th\u00e8mes interdits durant de nombreuses ann\u00e9es \u00e0 cause de la cruaut\u00e9 de l\u2019id\u00e9ologie sovi\u00e9tique (la p\u00e9riode de la collectivisation, les ann\u00e9es de r\u00e9pression stalinienne, la r\u00e9volte de 1986 et d\u2019autres) ont trouv\u00e9 leur repr\u00e9sentation dans les films de cette p\u00e9riode. Par exemple, les films comme \u00ab\u00a0Surzheke\u00ef, l\u2019ange de la mort\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Biographie d\u2019un jeune accord\u00e9oniste\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Le Cannibale\u00a0\u00bb montrent dans un r\u00e9alisme flagrant les conditions dans lesquelles vivait le peuple. Suite \u00e0 l\u2019obtention de l\u2019ind\u00e9pendance une attention particuli\u00e8re a \u00e9t\u00e9 accord\u00e9e au r\u00e9tablissement de la justice (\u00ab\u00a0La Chute de Otrar\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Batyr Bayan\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Les ann\u00e9es de jeunesse d\u2019Abay\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Kozy Korpesh et Bayan Sulu\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0La Jeunesse de Zhambyl\u00a0\u00bb\u2026).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img decoding=\"async\" style=\"height: 783px; width: 600px;\" src=\"\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/old\/img\/1224\/photo8.jpeg\" alt=\"Kazakhstan URSS Cin\u00e9ma\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019autres films de cette p\u00e9riode\u00a0: \u00ab\u00a0Aynala\u00efn\u00a0\u00bb (1990, R\u00e9alisateur B. Kalimbetov), \u00ab\u00a0La S\u00e9paratrice\u00a0\u00bb (1991, R\u00e9alisateur A. Karakulov), \u00ab\u00a0Allazha\u00a0\u00bb (1993, R\u00e9alisateur K. Abenov), \u00ab\u00a0Le Pigeon Sonneur\u00a0\u00bb (1994, R\u00e9alisateur A. Karakulov), \u00ab\u00a0Pauvre C\u0153ur\u00a0\u00bb (1994, E. Shinarbev), \u00ab\u00a0Celui qui est plus doux\u00a0\u00bb (1996, R\u00e9alisateur A. Karpykov), \u00ab\u00a0Shanga\u00ef\u00a0\u00bb (1996, R\u00e9alisateur A. Baranov), \u00ab\u00a0L\u2019Amer fum\u00e9e d\u2019automne\u00a0\u00bb (1997, R\u00e9alisateur G. Shutanov), \u00ab\u00a0Aksuat\u00a0\u00bb (1997, R\u00e9alisateur S. Aprymov), \u00ab\u00a0Zamanay\u00a0\u00bb (1998, R\u00e9alisateur B. Sharip).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img decoding=\"async\" style=\"height: 287px; width: 600px;\" src=\"\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/old\/img\/1224\/photo9.jpeg\" alt=\"Kazakhstan URSS Cin\u00e9ma\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A notre \u00e9poque, le spectateur a plus d\u2019alternatives pour voir un film que dans les ann\u00e9es 90. La quantit\u00e9 de films tourn\u00e9s a consid\u00e9rablement augment\u00e9 et il semble que l\u2019acc\u00e8s soit dor\u00e9navant facile pour le spectateur. Souvent, les films connus ne viennent pas du Kazakhstan. Malheureusement, concernant le cin\u00e9ma kazakh d\u2019art et d\u2019essai, il ne rapporte rien tandis que les mauvais rapportent de l\u2019argent. La participation aux festivals internationaux constitue, non seulement, un moyen de s\u2019exprimer en dehors du Kazakhstan, mais aussi une opportunit\u00e9 de trouver son public. Par exemple, en f\u00e9vrier 2013 le long-m\u00e9trage d\u2019Emir Baigazin \u00ab\u00a0Le\u00e7ons d\u2019Harmonie\u00a0\u00bb a remport\u00e9 de nombreuses r\u00e9compenses notamment au Festival de Berlin ou encore dans une cinquantaine d\u2019autres festivals.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img decoding=\"async\" style=\"height: 866px; width: 600px;\" src=\"\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/old\/img\/1224\/photo10.jpeg\" alt=\"Kazakhstan URSS Cin\u00e9ma\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien que Sergue\u00ef Dvortsevo\u00ef soit difficilement vu comme un r\u00e9alisateur kazakh, ses \u0153uvres m\u00e9ritent l\u2019attention de notre public. Dans ses documentaires (\u00ab\u00a0Le Bonheur\u00a0\u00bb 1995, \u00ab\u00a0La Piste\u00a0\u00bb 1999) il a r\u00e9ussi \u00e0 atteindre, \u00e0 la fois, une haute pr\u00e9cision et une dimension po\u00e9tique, si rarement vu dans de nombreux longs m\u00e9trages. Sa mise en sc\u00e8ne du film \u00ab\u00a0Tulipe\u00a0\u00bb a re\u00e7u le prix du Festival de Cannes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les r\u00e9alisateurs du Kazakhstan ind\u00e9pendant, continuant la tradition des repr\u00e9sentants de la \u00ab\u00a0nouvelle vague\u00a0\u00bb, n\u2019ont pas peur de faire des films audacieux, soulevant des questions sensibles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux des repr\u00e9sentants les plus remarquables de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration des r\u00e9alisateurs sont Emir Baigazin et Adilkhan Erzhanov dont les films figurent d\u00e9j\u00e0 dans la liste des meilleurs films asiatiques. Adilzhan Erzhanov est aussi le repr\u00e9sentant du cin\u00e9ma de la r\u00e9sistance au Kazakhstan, une association sans compromis de jeunes cin\u00e9astes, qui tournent sans budget des films sur des questions sociales.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<img decoding=\"async\" style=\"height: 846px; width: 600px;\" src=\"\/fr\/wp-content\/uploads\/sites\/4\/old\/img\/1224\/photo11.jpeg\" alt=\"Kazakhstan URSS Cin\u00e9ma\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Le cin\u00e9ma est devenu franchement sans int\u00e9r\u00eat\u00a0: d\u2019une part, le public ne l\u2019appr\u00e9cie pas particuli\u00e8rement, d\u2019autre part, un tel cin\u00e9ma n\u2019a pas d\u2019int\u00e9r\u00eat culturel. Bien s\u00fbr, il y a toujours l\u2019inattendue possibilit\u00e9 de voir arriver un auteur qui forcerait l\u2019indulgence cr\u00e9\u00e9e par le syst\u00e8me. Mais, le plus souvent, nous avons un cin\u00e9ma qui, comme une autruche cache sa t\u00eate dans le sable pour ne rien voir. Il ne veut pas remarquer le probl\u00e8me et vit dans une sorte de monde pacifique censur\u00e9. Les Fran\u00e7ais des ann\u00e9es 1960 d\u00e9sign\u00e9s ces films comme \u00e9tant bourgeois\u00a0\u00bb Adilkhan Erzhanov.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: right;\"><em><strong>Article paru en russe sur <a href=\"https:\/\/the-steppe.com\/news\/razvitie\/2016-07-06\/kazahstanskoe-kino\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">The Steppe<\/a>\u00a0<\/strong><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><em><strong>Traduit pour Novastan par Nancy Rault<\/strong><\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><!-- Begin MailChimp Signup Form --><\/p>\n<style type=\"text\/css\">\n\t#mc_embed_signup{background:#fff; clear:left; font:14px Helvetica,Arial,sans-serif; }<br \/>\n\t\/* Add your own MailChimp form style overrides in your site stylesheet or in this style block.<br \/>\n\t   We recommend moving this block and the preceding CSS link to the HEAD of your HTML file. *\/<br \/>\n<\/style>\n<div id=\"mc_embed_signup\">\n<form id=\"mc-embedded-subscribe-form\" class=\"validate\" action=\"\/\/francekoul.us4.list-manage.com\/subscribe\/post?u=6a15a2256d412b041fdec39e8&amp;id=d479236523\" method=\"post\" name=\"mc-embedded-subscribe-form\" novalidate=\"\" target=\"_blank\">\n<div id=\"mc_embed_signup_scroll\"><label for=\"mce-EMAIL\">Envie d&rsquo;Asie centrale dans votre bo\u00eete mail ? Inscrivez-vous \u00e0 notre newsletter !<\/label><br \/>\n<input id=\"mce-EMAIL\" class=\"email\" name=\"EMAIL\" required=\"\" type=\"email\" value=\"\" placeholder=\"adresse email\" \/><br \/>\n<!-- real people should not fill this in and expect good things - do not remove this or risk form bot signups--><\/p>\n<div style=\"position: absolute; left: -5000px;\"><input tabindex=\"-1\" name=\"b_6a15a2256d412b041fdec39e8_d479236523\" type=\"text\" value=\"\" \/><\/div>\n<div class=\"clear\"><input id=\"mc-embedded-subscribe\" class=\"button\" name=\"subscribe\" type=\"submit\" value=\"S\u2019inscrire\" \/><\/div>\n<\/div>\n<\/form>\n<\/div>\n<p><!--End mc_embed_signup--><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De l&rsquo;\u00e9poque sovi\u00e9tique \u00e0 aujourd&rsquo;hui, le cin\u00e9ma kazakh a \u00e9voluer au fil du temps.<\/p>\n","protected":false},"author":324,"featured_media":6232,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[4],"tags":[623,513,470,1956,446],"coauthors":[324],"class_list":["post-6231","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-kazakhstan","tag-cinema","tag-culture","tag-kazakhstan","tag-traduction","tag-urss"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6231","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/324"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6231"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6231\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6232"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6231"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6231"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6231"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/novastan.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=6231"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}