{"id":32958,"date":"2020-06-04T17:02:48","date_gmt":"2020-06-04T15:02:48","guid":{"rendered":"https:\/\/novastan.org\/fr\/?p=32958"},"modified":"2021-04-08T17:06:51","modified_gmt":"2021-04-08T15:06:51","slug":"la-route-un-road-movie-feminin-au-tadjikistan","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/novastan.org\/fr\/tadjikistan\/la-route-un-road-movie-feminin-au-tadjikistan\/","title":{"rendered":"La Route, un road movie f\u00e9minin au Tadjikistan"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify\"><strong>Le nouveau film du r\u00e9alisateur tadjik Nossir Sa\u00efdov retrace l&rsquo;histoire de trois femmes qui sortent de prison. \u00c0 travers les p\u00e9rip\u00e9ties de ses h\u00e9ro\u00efnes, <em>La Route<\/em> dresse le portrait d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 tadjike face \u00e0 l&rsquo;affranchissement par les femmes des normes sociales. <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Novastan reprend et traduit ici un article publi\u00e9 le 17 mars 2020 par <a href=\"https:\/\/asiaplustj.info\/ru\/news\/tajikistan\/society\/20200317\/vsyo-kak-bilo-prinyato-v-sssr-v-tadzhikistane-snyali-film-ob-amnistirovannih-zhentshinah?tg_rhash=4ad06923c19fc6\">le m\u00e9dia tadjik Asia-Plus<\/a>.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Le 16 mars dernier, le r\u00e9alisateur tadjik Nossir Sa\u00efdov pr\u00e9sentait <em>La Route<\/em> en avant-premi\u00e8re \u00e0 Douchanb\u00e9, la capitale du Tadjikistan. Le film raconte le parcours de trois femmes tadjikes de leur sortie de prison jusqu&rsquo;\u00e0 la capitale, comme l\u2019a rapport\u00e9 <a href=\"https:\/\/newreporter.org\/2020\/03\/17\/novyj-tadzhikskij-film-doroga-prishyol-uvidel-pozhalel\/\">le m\u00e9dia kazakh New Reporter<\/a>. Le chemin est sem\u00e9 de belles rencontres mais aussi de m\u00e9saventures. Loin des arch\u00e9types f\u00e9minins du pays, les trois h\u00e9ro\u00efnes apparaissent comme des femmes libres et entreprenantes. Le film fait \u00e9cho aux difficult\u00e9s que rencontrent certaines femmes dans leur volont\u00e9 d&rsquo;\u00e9mancipation et aux r\u00e9actions de la soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n\n\t\t<div class=\"flex flex-col md:flex-row justify-evenly items-center bg-yellow-100 my-20 p-10 space-y-10 subscribe\">\n\t\t\t<div class=\"container flex flex-row justify-between\">\n\t\t\t\t<div class=\"flex flex-col w-3\/5\">\n\t\t\t\t\t<h2 class=\"text-3xl text-secondary font-bold mb-4 text-[#749D02]\">\n\t\t\t\t\t\tSoutenez Novastan, le media associatif d\u2019Asie&nbsp;centrale <\/h2>\n\t\t\t\t\t<p>\n\t\t\t\t\t\t<span>En vous abonnant \u00e0 Novastan, vous soutenez le seul m\u00e9dia en anglais, fran\u00e7ais et allemand sp\u00e9cialis\u00e9 sur l\u2019Asie&nbsp;centrale.<\/span> Nous sommes ind\u00e9pendants et pour le rester, nous avons besoin de votre aide !<\/p>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"flex flex-col w-2\/5 flex flex-col justify-items-center justify-center\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"rounded-md bg-accent-500 px-10 py-5 text-center w-72 mx-auto\">\n\t\t\t\t\t\t<p class=\"pricing text-2xl font-bold text-center\">3\u20ac\/mois<\/p>\n\t\t\t\t\t\t<p class=\"\">Toute l\u2019actualit\u00e9 d\u2019Asie centrale<\/p>\n\t\t\t\t\t\t<a class=\"block rounded bg-white p-2 mt-4 font-bold\" href=\"https:\/\/novastan.org\/fr\/sabonner\">Abonnez-vous<\/a>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\n\t\t\n<p style=\"text-align: justify\">Nossir Sa\u00efdov est l\u2019un des rares r\u00e9alisateurs tadjiks dont les films sont un \u00e9v\u00e8nement d\u00e8s leur sortie dans le pays. Il a collabor\u00e9 sur les meilleurs films des r\u00e9alisateurs tadjiko-russes, <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Bakhtiar_Khudojnazarov\">Bakhtiar Khoudojnazarov<\/a> et <a href=\"https:\/\/ru.wikipedia.org\/wiki\/%D0%90%D1%85%D0%B0%D0%B4%D0%BE%D0%B2,_%D0%92%D0%B0%D0%BB%D0%B5%D1%80%D0%B8%D0%B9_%D0%91%D0%B0%D0%BA%D0%B8%D0%B5%D0%B2%D0%B8%D1%87\">Valeryi Akhadov<\/a>. En 2009, il a r\u00e9alis\u00e9 son premier long m\u00e9trage, <em>V\u00e9ritable midi,<\/em> avec, dans le premier r\u00f4le, l\u2019acteur russe Iouri Nazarov. Il a ensuite r\u00e9alis\u00e9 <em>Le Miroir sans reflet<\/em>, puis <em>Le Professeur<\/em>, avec la star du cin\u00e9ma sovi\u00e9tique, <a href=\"https:\/\/www.imdb.com\/name\/nm7162276\/\">Marat Oripov<\/a>, et l\u2019actrice iranienne <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Mahnaz_Afshar\">Mahnaz Afshar<\/a>, qui a re\u00e7u de multiples r\u00e9compenses internationales. Il sort le film <em>La Route<\/em>, sans star internationale \u00e0 l\u2019affiche, mais avec des acteurs connus au Tadjikistan qui font des apparitions r\u00e9currentes dans ses films.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Les h\u00e9ro\u00efnes de ce road-movie sont trois femmes tadjikes, Nadya (interpr\u00e9t\u00e9e par Nisso Moukhamadjonova), Sa\u00efokhat (Zoulfiya Sodikova) et Manija (Mavlona Najmiddinova). Tout juste sorties de la prison de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Khodjent\">Khodjent<\/a>, dans le nord du pays, elles cherchent \u00e0 rejoindre la capitale. Elles rencontrent un chauffeur de pick-up, qui se r\u00e9v\u00e8le un homme d\u2019une grande bont\u00e9. Alors qu\u2019ils arrivent au march\u00e9, Manija lui fait du charme et flirte avec lui, si bien que d\u2019abord morose, Nouriddine \u2013 appel\u00e9 Nourik par sa nouvelle connaissance \u2013 commence \u00e0 s\u2019\u00e9prendre. Apr\u00e8s le march\u00e9, il invite tout le monde \u00e0 d\u00eener. Au menu\u00a0: du poisson frit, et toute une table recouverte de mets et d\u2019un vase rempli de fruits. Il offre \u00e0 Manija un nouveau t\u00e9l\u00e9phone portable Samsung avec deux cartes SIM et une tablette de chocolat. Cependant, il convie ensuite imprudemment deux amis. L\u2019un d\u2019eux se so\u00fble et rappelle aux femmes qu\u2019elles viennent de sortir de prison, ce pour quoi Sa\u00efokhat lui jette une assiette de salade au visage. Il se fait cong\u00e9dier et les femmes poursuivent leur voyage, non sans p\u00e9rip\u00e9ties, \u00e9videmment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Des femmes libres et entreprenantes, loin des arch\u00e9types f\u00e9minins du pays<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans le Tadjikistan d\u2019aujourd\u2019hui, faire de reprises de justice les h\u00e9ro\u00efnes d\u2019un film est un choix audacieux. Dans les films de Nossir Sa\u00efdov, les femmes ne se comportent pas comme il le faudrait, elles divorcent de leurs maris (<em>Le Professeur<\/em>, 2014) ou travaillent dans une station m\u00e9t\u00e9orologique (<em>V\u00e9ritable midi<\/em>, 2009), ce qui est plausible, mais pas pour la majorit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 tadjike. Dans le pays o\u00f9 une femme sur cinq subit des violences conjugales, il est d\u2019usage de repr\u00e9senter la femme dans l\u2019art comme la gardienne discr\u00e8te du foyer, belle, de pr\u00e9f\u00e9rence jeune et, surtout, ob\u00e9issante. Une reprise de justice, m\u00eame en robe grise, qui flirte avec des \u00e9trangers, jette des assiettes de salade au visage d\u2019un agresseur et boit de la vodka, n\u2019est pas un personnage que l\u2019on peut aimer ou respecter, m\u00eame si on la laisse vivre en paix. Au Tadjikistan, les femmes qui sortent de prison se heurtent au m\u00e9pris de la soci\u00e9t\u00e9 et de leurs proches, si bien qu\u2019elles sont pr\u00eates \u00e0 retourner derri\u00e8re les barreaux pourvu qu\u2019on les laisse tranquilles. De v\u00e9ritables femmes reprises de justice t\u00e9moignent de cette situation dans le film documentaire sorti l\u2019ann\u00e9e derni\u00e8re<em>, <a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=dlYqNFNlUfY\">Je crois, je vis, j\u2019aime<\/a><\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href=\"https:\/\/novastan.org\/fr\/tadjikistan\/quel-avenir-pour-le-cinema-tadjik\/\">Quel avenir pour le cin\u00e9ma tadjik\u00a0?<\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Dans le film <em>La Route<\/em>, les h\u00e9ro\u00efnes ne parlent pas de ces probl\u00e8mes. Le sujet n\u2019est pas abord\u00e9 : la plupart des hommes qui croisent le chemin de Nadya, Sa\u00efokhat et Manija sont relativement bienveillants. Il y a bien s\u00fbr quelques exceptions : les enfants des h\u00e9ro\u00efnes ne sont pas contents de revoir leurs m\u00e8res, un ami de Nourik les injurie. Ils sont cependant minoritaires, les autres personnages aiment et comprennent ces femmes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Susciter la piti\u00e9\u00a0et montrer l&rsquo;impuissance<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Alors que les spectateurs tadjiks pourraient ne pas partager ces sentiments, le film les invite \u00e0 prendre les trois h\u00e9ro\u00efnes en piti\u00e9. Pour ce faire, Nadya, Sa\u00efokhat et Manija sont sans cesse en train de pleurer et de raconter leurs malheurs. Elles font face \u00e0 de nombreuses m\u00e9saventures, tant et si bien qu\u2019\u00e0 la fin, elles deviennent v\u00e9ritablement path\u00e9tiques. Il s\u2019agit d\u2019ailleurs d\u2019une technique courante au Tadjikistan : si vous pr\u00e9sentez au public un personnage qui ne correspond pas \u00e0 ses attentes, rendez-le path\u00e9tique pour qu\u2019il soit pris en piti\u00e9. Il est toujours plus facile de s\u2019apitoyer sur un individu, le plus d\u00e9sagr\u00e9able soit-il, que de le laisser vivre sa vie comme il l\u2019entend.<\/p>\n\t\t\t<div class=\"hp-newsletter col-span-3 lg:col-span-1 flex flex-col bg-primary-100 border-t-8 border-secondary-500 rounded-lg justify-center items-center lg:items-stretch px-6 py-6 gap-4 box-border\">\n\t\t\t<div class=\"flex\">\n\t\t\t\t<div class=\"enveloppe\">\n\t\t\t\t\t<i class=\"far fa-envelope text-5xl text-secondary-300\"><\/i>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"formulaire_nl\">\n\t\t\t\t\t<p>\n\t\t\t\t\t\t<span class=\"font-bold text-xl block\">Toute l\u2019Asie centrale dans votre boite mails<\/span>\n\t\t\t\t\t\tAbonnez-vous \u00e0 notre newsletter hebdomadaire gratuite\t\t\t\t\t<\/p>\n\t\t\t\t\t<form class=\"flex w-3\/4 lg:w-full\" action=\"https:\/\/us4.list-manage.com\/subscribe?u=6a15a2256d412b041fdec39e8&amp;id=d479236523\" method=\"post\" id=\"mc-embedded-subscribe-form\" name=\"mc-embedded-subscribe-form\" class=\"validate\" target=\"_blank\" novalidate=\"\">\n\t\t\t\t\t\t<input class=\"flex-grow py-2 px-3 border border-primary-300 rounded-l\" type=\"email\" placeholder=\"Email\" name=\"EMAIL\" id=\"mce-EMAIL\">\n\t\t\t\t\t\t<button class=\"bg-secondary-500 py-2 px-3 text-white rounded-r-md border border-secondary-500\" type=\"submit\" value=\"\" name=\"subscribe\">S\u2019inscrire<\/button>\n\t\t\t\t\t<\/form>\n\n\t\t\t\t\t<a href=\"#\" class=\"underline text-secondary-700\">D\u00e9couvrez la derni\u00e8re \u00e9dition<\/a>\n\t\t\t\t<\/div>\t\n\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div><!-- newsletter -->\n\t\t\n<p style=\"text-align: justify\">Il est donc possible d&rsquo;avoir de la compassion pour les femmes qui ne correspondent pas aux normes de la soci\u00e9t\u00e9, mais pas encore de les respecter. Par exemple, le 13 mars dernier, lorsque de jeunes femmes s\u00fbres d\u2019elles, belles mais peu ob\u00e9issantes ont organis\u00e9 une sorte de meeting f\u00e9ministe, elles ont \u00e9t\u00e9 dispers\u00e9es par la police et injuri\u00e9es sur les r\u00e9seaux sociaux. Si elles s\u2019\u00e9taient rendues \u00e0 ce meeting en pleurant \u00e0 chaudes larmes, l\u2019attitude \u00e0 leur \u00e9gard se serait probablement limit\u00e9e \u00e0 de la condescendance.<\/p>\n<p><strong>Lire aussi sur Novastan :\u00a0<a href=\"https:\/\/novastan.org\/fr\/tadjikistan\/un-documentaire-sur-la-musique-rituelle-tadjike-en-preparation-a-londres\/\">Un documentaire sur la musique rituelle tadjike en pr\u00e9paration \u00e0 Londres<\/a><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">Seulement, les f\u00e9ministes tadjikes ont bien compris que, si la soci\u00e9t\u00e9 se mettait \u00e0 les prendre en piti\u00e9, elles n\u2019obtiendraient jamais l\u2019\u00e9galit\u00e9. Il faut montrer son impuissance. Par exemple, si Manija s\u2019\u00e9tait mu\u00e9e en militante et qu\u2019elle \u00e9tait all\u00e9e d\u00e9fendre ses droits, elle aurait rapidement \u00e9t\u00e9 remise \u00e0 sa place. Dans le film, il est donc impossible pour les h\u00e9ro\u00efnes de lutter contre l\u2019injustice puisqu\u2019il n\u2019y a, en fait, pas de probl\u00e8mes. La plus grande faute d\u2019un agent de circulation, qui appara\u00eet dans l\u2019une des p\u00e9rip\u00e9ties, est d\u2019accepter de ne pas r\u00e9diger de proc\u00e8s-verbal pour violation du code de la route parce que Manija lui propose de lui donner son num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone. Nourik, le chauffeur de pick-up, est assez riche pour payer \u00e0 tout le monde un repas luxueux et des cadeaux \u00e0 Manija et Nadya a suffisamment d\u2019argent \u00e0 sa sortie de prison pour s\u2019acheter un billet \u2013 certes de train \u2013 pour la Russie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><strong>Tout est bien qui finit bien\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">\u00c0 un moment, <em>La Route<\/em> ressemble en tous points \u00e0 un film de l\u2019\u00e9poque sovi\u00e9tique, et ce d\u2019autant plus que le travail de prise de vue est solide (le cadreur du film est Gueorgui Dzala\u00efev), tout comme l\u2019est la musique (compos\u00e9e par Daler Nazarov), bref tout \u00e7a a comme un go\u00fbt d\u2019Union sovi\u00e9tique. Les personnages plaisantent agr\u00e9ablement les uns avec les autres et utilisent une langue tadjike simple, que tout le monde comprend, sans mots compliqu\u00e9s ni branch\u00e9s. Et m\u00eame si, \u00e0 la fin du voyage, les trois h\u00e9ro\u00efnes ne sont pas dans la meilleure des situations, le spectateur est comme apais\u00e9. Comme si tout allait bien se passer pour elles.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\">En fin de compte, aucune des h\u00e9ro\u00efnes ne r\u00e9clame quoi que ce soit, la soci\u00e9t\u00e9 ne semble pas coupable de leurs malheurs, on peut donc les prendre en piti\u00e9 et poursuivre son chemin, serein, en fredonnant la c\u00e9l\u00e8bre m\u00e9lodie sovi\u00e9tique \u00ab <em><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=MULAt2mtWEY\">Nouri man<\/a> <\/em>\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Traduit <a href=\"https:\/\/newreporter.org\/2020\/03\/17\/novyj-tadzhikskij-film-doroga-prishyol-uvidel-pozhalel\/\">du russe<\/a> par Camille Calandre<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Edit\u00e9 par\u00a0Priscilla Parard <\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: right\"><strong>Relu par Anne Marvau<br \/>\n<\/strong><\/p>\n<p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous am\u00e9liorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href=\"https:\/\/forms.gle\/3M7U3fyMRXAiaZmJA\">r\u00e9pondre anonymement \u00e0 ce questionnaire<\/a> ou nous envoyer un email \u00e0 <a href=\"mailto:redaction@novastan.org\">redaction@novastan.org<\/a>. Merci beaucoup !<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le nouveau film du r\u00e9alisateur tadjik Nossir Sa\u00efdov retrace l&rsquo;histoire de trois femmes qui sortent de prison. \u00c0 travers les p\u00e9rip\u00e9ties de ses h\u00e9ro\u00efnes, La Route dresse le portrait d&rsquo;une soci\u00e9t\u00e9 tadjike face \u00e0 l&rsquo;affranchissement par les femmes des normes sociales. 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