<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Sexisme | Novastan France</title>
	<atom:link href="https://novastan.org/fr/tag/sexisme/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://novastan.org/fr/tag/sexisme/</link>
	<description>L&#039;Asie centrale expliquée, avec Novastan</description>
	<lastBuildDate>Wed, 03 Sep 2025 13:00:16 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0</generator>

<image>
	<url>https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2020/08/cropped-Logo_2_2000-1700-300DPI-32x32.png</url>
	<title>Sexisme | Novastan France</title>
	<link>https://novastan.org/fr/tag/sexisme/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Familles nombreuses au Tadjikistan : quand tous les enfants sont des filles</title>
		<link>https://novastan.org/fr/tadjikistan/familles-tadjikistan-quand-enfants-sont-des-filles/</link>
					<comments>https://novastan.org/fr/tadjikistan/familles-tadjikistan-quand-enfants-sont-des-filles/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Asia Plus]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2025 13:00:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tadjikistan]]></category>
		<category><![CDATA[Droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Protection de l'enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Sexisme]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://novastan.org/fr/?p=72160</guid>

					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/familles-tadjikistan-quand-enfants-sont-des-filles/">Familles nombreuses au Tadjikistan : quand tous les enfants sont des filles</a></p>
<p>Dans les familles tadjikes, comme dans celles de toute l’Asie centrale, avoir un fils est un motif de fierté, un signe de richesse et le gage d’une vieillesse paisible pour les parents. Si la naissance d’un garçon donne lieu à une grande fête, celle d’une fille, en revanche, peut s’accompagner de réprobations et d’une forme [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/familles-tadjikistan-quand-enfants-sont-des-filles/">Familles nombreuses au Tadjikistan : quand tous les enfants sont des filles</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/familles-tadjikistan-quand-enfants-sont-des-filles/">Familles nombreuses au Tadjikistan : quand tous les enfants sont des filles</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans les familles tadjikes, comme dans celles de toute l’Asie centrale, avoir un fils est un motif de fierté, un signe de richesse et le gage d’une vieillesse paisible pour les parents. Si la naissance d’un garçon donne lieu à une grande fête, celle d’une fille, en revanche, peut s’accompagner de réprobations et d’une forme de marginalisation sociale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nozanine, originaire de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Khodjent">Khoudjand</a>, dans le Nord du Tadjikistan, a grandi dans une famille de quatre filles, dont elle est l’ainée. Son père a toujours rêvé d’un fils-héritier, et lorsqu’une deuxième fille est née, les reproches et les accusations de défaillance se sont mis à pleuvoir sur sa mère.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les relations entre mon père et ma mère ont commencé à se détériorer quand une deuxième fille est née. Mon père voulait vraiment avoir un fils, il avait déjà décidé du prénom à l’avance. Mais voilà que naît le troisième enfant et c’est encore une fille. Je me souviens parfaitement comme il rabaissait maman parce qu’elle ne donnait naissance qu’à des filles »</em>, raconte-t-elle.</p>



<div class="flex flex-col md:flex-row justify-evenly items-center bg-yellow-100 my-20 p-10 space-y-10 subscribe">
	<div class="container flex flex-col lg:flex-row justify-between">
		<div class="flex flex-col w-full lg:w-3/5 pb-4">
			<h2 class="text-3xl text-secondary font-bold mb-4 text-[#749D02]">
								Soutenez Novastan, le média associatif d’Asie centrale 
			</h2>
				En vous abonnant à Novastan, vous soutenez le seul média européen spécialisé sur l’Asie centrale. Nous sommes indépendants et pour le rester, nous avons besoin de votre aide ! 
						</div>
		<div class="flex flex-col w-full lg:w-2/5 justify-items-center justify-center pb-4">
			<div class="rounded-md bg-accent-500 px-10 py-5 text-center w-72 mx-auto">
															<p class="pricing text-2xl font-bold">A partir de 3 € / mois</p>
								<p class="">Toute l’actualité d’Asie centrale</p>
								<a class="block rounded bg-white p-2 mt-4 font-bold" href="https://novastan.org/fr/sabonner/">Abonnez-vous</a>
							</div>
		</div>
	</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Pour se défendre de sa conduite auprès de ses filles, le père invoquait toujours les mêmes justifications : <em>« Si un garçon était né, il aurait été traité comme un prince. »</em> Il n&rsquo;était pas question de les chouchouter.<a href="https://asiaplustj.info/sites/default/files/articles/296804/1.jpg"></a></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quand le désir d’un fils accueille une fille</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nozanine était déjà adulte lorsque ses parents ont commencé à envisager d’avoir un quatrième enfant. Astrologues, herboristes, mollahs… ses parents les avaient tous consultés. Sans surprise, ce fut une nouvelle fois une petite fille qui vit le jour.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Quand la quatrième fille est née, c’était tout simplement horrible. Nous avions peur de croiser le regard de notre père et de dire un mot de trop »</em> : la voix de Nozanine tremble encore de souvenirs désagreables. <em>« Papa ne souhaitait pas entendre parler de la benjamine. Pendant six mois, il ne l’a même pas regardée. Durant ces ces six mois, elle n’avait même pas de prénom, alors même que le prénom du fils qui n’était jamais arrivé avait déjà été choisi »</em>, continue Nozanine.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="676" height="450" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/09/2-1.jpg" alt="Filles Tadjikistan" class="wp-image-72199" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/09/2-1.jpg 676w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/09/2-1-300x200.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/09/2-1-600x399.jpg 600w" sizes="(max-width: 676px) 100vw, 676px" /><figcaption class="wp-element-caption">Certaines familles supportent mal la naissance de filles et l&rsquo;absence de fils (illustration). Photo : bbc.com.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les problèmes dans la famille se sont exacerbés. Après le travail, le père revenait de mauvaise humeur et se disputait régulièrement avec leur mère. Nozanine et ses sœurs vivaient continuellement dans la peur. <em>« Beaucoup de gens en ville connaissaient mon père. De ce fait, il était très dépendant de la société et de l&rsquo;opinion de ses amis »</em>, raconte Nozanine. <em>« Lorsqu&rsquo;ils se rencontraient, leurs amis se vantaient de leurs fils et demandaient à chaque fois quand [mon père] aurait enfin un héritier. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Guidé par l’opinion d’autrui, mon père reportait toute sa colère et son impuissance sur nous et sur ma mère. « Ce sont tes filles, pas les miennes », répétait-il à sa femme »</em>, se souvient Nozanine.<a href="https://asiaplustj.info/sites/default/files/articles/296804/2.jpg"></a></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>« A la maison, nous travaillions comme des esclaves »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfant, Nozanine demandait déjà à sa mère pourquoi elle supportait tout cela et continuait de vivre avec un mari qui ne reconnaissait pas ses filles. Elle ne souhaitait probablement pas vivre avec les stigmates attribués aux mères célibataires, et craignait le jugement de la société.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/les-1001-embuches-des-femmes-au-tadjikistan/">Les 1001 embûches des femmes au Tadjikistan</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour que leur père ne s’emporte pas, elle demandait toujours à ses filles d’aider leur père et de remplacer ainsi les fils qu’il n’avait pas eu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« A la maison, nous travaillions comme des esclaves pour mériter ne serait-ce qu’un mot gentil de notre père »</em>, raconte Nozanine. <em>« Quand je sortais de la maison, je revêtais le masque d’une jeune fille joyeuse et insouciante qui baigne dans l’amour familial. Personne ne savait ce qui se passait en moi quand je souriais. Avec mon apparence soignée, ma manucure idéale, personne ne pouvait soupçonner que mes mains faisaient les travaux masculins les plus sales. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une figure paternelle absente dans les études</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ayant brillement fini l’école, Nozanine rêvait de s’inscrire à l’université. Mais son père s’y est opposé. Il y avait déjà assez de travail domestique, et des dépenses supplémentaires n’auraient servi à rien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ne compte pas sur moi »</em>, a-t-il fini par lui répondre.</p>



<p class="has-light-color has-primary-800-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph">Envie de participer à Novastan ? Nous sommes toujours à la recherche de personnes motivées pour nous aider à la rédaction, l&rsquo;organisation d&rsquo;événements ou pour notre association. <a href="https://novastan.org/fr/novastan-france/contribuer-a-la-redaction-de-novastan/">Et si c&rsquo;était toi ?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le refus de son père n’a pas arrêté la jeune fille. Nozanine s’est inscrite à l’université et a payé elle-même ses études tout en travaillant. Son père savait que sa fille allait d’elle-même à l’université, mais il n’a jamais cherché à savoir où ni pour quelle spécialité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nozanine raconte : <em>« Alors j’ai commencé à compter seulement sur moi. Quand on me demandait à l’université qui était mon père et ce qu’il faisait dans la vie, je répondais à tout le monde qu’il était pilote d’essai et qu’il avait disparu. De nous quatre, seule ma benjamine et moi avons essayé de faire des études supérieures. »</em><a href="https://asiaplustj.info/sites/default/files/articles/296804/3.jpg"></a></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des peurs intériorisées</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Déjà adulte et mariée, Nozanine avait peur de connaître à son tour le sort de sa mère. La peur d’avoir des filles a tant pesé sur sa conscience qu’elle a passé toute sa grossesse plongée dans ses souvenirs d’enfance et les crises de son père.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il lui semblait que tous attendaient d’elle un fils. Finalement, elle a accouché d’une fille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ma deuxième grossesse s&rsquo;est accompagnée d&rsquo;une toxémie sévère, avec apparition soudaine de fièvre. Mes craintes se sont accrues, c&rsquo;était insupportable. J&rsquo;ai passé une échographie et on m&rsquo;a dit que ce serait un garçon. Vous n&rsquo;allez pas le croire, après cette toxicose, mon mal-être et ma fièvre ont totalement disparu. J&rsquo;ai compris que nos peurs avaient un effet direct sur le corps, entraînant avec elles tout un système d&rsquo;autodestruction. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/pourquoi-les-meres-se-cachent-pour-allaiter/">Tadjikistan : pourquoi les mères doivent se cacher pour allaiter</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le traumatisme d’enfance et les mauvais souvenirs n’ont jamais quitté la jeune fille. Malgré sa famille et ses enfants, le sentiment d’un manque d’amour demeure vivant.<a href="https://asiaplustj.info/sites/default/files/articles/296804/4.jpg"></a></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Privée d’amour, mais pas de courage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« En fait, je ne rêve pas du tout de richesse matérielle. Le plus précieux pour moi, c&rsquo;est de sentir qu&rsquo;on est aimé non pas pour une raison, mais envers et contre tout. Juste pour le fait d&rsquo;exister dans ce monde »</em>, dit la jeune fille.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd&rsquo;hui, Nozanine est une jeune femme qui a réussi par ses propres moyens. Elle a l&rsquo;habitude de compter sur elle-même depuis l&rsquo;enfance et a accompli beaucoup de choses sans le soutien de ses parents.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="676" height="450" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/09/3-1.jpg" alt="Tadjikistan Filles" class="wp-image-72198" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/09/3-1.jpg 676w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/09/3-1-300x200.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/09/3-1-600x399.jpg 600w" sizes="(max-width: 676px) 100vw, 676px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les enfants sont mis à contribution pour la bonne tenue du foyer (illustration). Photo : bbc.com.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Désormais, je soutiens mes parents financièrement et matériellement. Même si ça n’a pas été un choix pour eux, je leur suis reconnaissante de m’avoir donné la vie. Maintenant mon père me dit souvent que je vaux mieux que dix fils. Mais ces mots ne m’apaisent pas, ils sont au contraire plus douloureux. Depuis petite, j’ai eu toujours besoin d’amour paternel, je rêvais qu’il me prenne dans ses bras, me dise combien il m’aime, soit fier de moi. Mais je ne trouve aucun de ces moments dans mes souvenirs d’enfance »</em>, regrette-t-elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une douleur d’enfance qui traverse les années</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Nozanine estime que ces stéréotypes sociétaux bien ancrés portent atteinte aux droits des filles dès l&rsquo;enfance. En conséquence, elles grandissent avec une faible estime de soi et des traumatismes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous ne décidons pas de qui nous allons mettre au monde. N’importe quel enfant est un cadeau divin, qui n’est malheureusement pas donné à tout le monde. Ce qui est beaucoup plus important, c’est la personne que deviendra cet enfant, et s&rsquo;il sera un soutien pour ses parents dans leur vieillesse. Les stupides lois morales de notre société, selon lesquelles un garçon doit obligatoirement naître, détruisent les familles et rendent les enfants malheureux. C&rsquo;est ainsi que certaines femmes donnent naissance « jusqu&rsquo;à obtenir victoire » pour faire plaisir à leur mari, qui a besoin d&rsquo;un héritier. Et peu importe ce que ressent la femme. »</em></p>


<p style="background-color: #d4d4d4;"><span style="color: #000000;">Envie d'Asie centrale dans votre boîte mail ? Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter hebdomadaire <strong><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://2ff41361.sibforms.com/serve/MUIFAEUtgQP8Waps-GeAAxU6xgHAdCwla_phFOCNHYUG2N5pyugc_FC9NR3XbOOigQxU5CuQ4V0IZJcq6LjCU6Hx9fBECllNbyvRpMFItJi2WzECxpflAKA-cS-isERi5gQRcgrqND1R6toUU-9w6b_7bd4-Ty-GtfBQfXNFFjMIK0bYtfXjv8bCS5qFaXUgi00yBrR5vK187H2N">en cliquant ici.</a></span></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nozanine élève ses enfants autrement. Elle explique que l’opinion de la société ne doit jamais être placée au premier plan. Elle s’efforce de donner à ses enfants ce qui lui a manqué dans l’enfance. Tout ce qui restera dans leur mémoire sera l’amour de leurs parents et leurs soins.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un enjeu de société</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Fréquemment, l&rsquo;actualité de l&rsquo;Asie centrale fait état de cas très médiatisés de femmes qui se sont suicidées &#8211; en se jetant sous un train, en sautant d&rsquo;un pont dans une rivière ou en se pendant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En mars dernier, le pays a été choqué par le suicide d&rsquo;une jeune femme dans la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Province_de_Navo%C3%AF">province de Navoï</a> en Ouzbékistan. Elle a tenté de se jeter sous un train avec ses trois enfants, en raison de conflits récurrents avec son mari, qui lui reprochait de ne pas pouvoir lui donner de fils.<a href="https://asiaplustj.info/sites/default/files/articles/296804/6.jpg"></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/droits-des-femmes-en-asie-centrale/">Où en sont les droits des femmes en Asie centrale ?</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la société tadjike, le sentiment qu&rsquo;un fils est meilleur qu&rsquo;une fille demeure intact. Ces stéréotypes remontent à l&rsquo;Antiquité, époque où selon une terrible coutume, certains pères se débarrassaient de leurs filles nouveau-nées en les enterrant vivantes. Bien que ces traditions aient disparu, les inégalités vécues dans le cercle familial, notamment de la part des pères, marquent encore fortement la place des filles dans l’espace public.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Aliya Khamidoullina<br>Journaliste pour Asia-Plus</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Traduit du <a href="https://asiaplustj.info/ru/news/tajikistan/society/20250425/eto-tvoi-docheri-ne-moi-kak-zhivut-tadzhikskie-mnogodetnie-semi-v-kotorih-rodilis-tolko-devochki">russe</a> par Sophie Combaret</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Édité par Emma Fages</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/familles-tadjikistan-quand-enfants-sont-des-filles/">Familles nombreuses au Tadjikistan : quand tous les enfants sont des filles</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://novastan.org/fr/tadjikistan/familles-tadjikistan-quand-enfants-sont-des-filles/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Miss Monde 2025 : la représentante du Kirghizstan dénonce les violences faites aux femmes</title>
		<link>https://novastan.org/fr/decryptage/la-miss-kirghizstan-denonce-les-violences-faites-aux-femmes/</link>
					<comments>https://novastan.org/fr/decryptage/la-miss-kirghizstan-denonce-les-violences-faites-aux-femmes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[bminiot]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 May 2025 06:04:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptage]]></category>
		<category><![CDATA[Kirghizstan]]></category>
		<category><![CDATA[Accès abonné]]></category>
		<category><![CDATA[Ala Kachuu]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Patriarcat]]></category>
		<category><![CDATA[Sexisme]]></category>
		<category><![CDATA[Violences domestiques]]></category>
		<category><![CDATA[Violences familiales]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://novastan.org/fr/?p=70712</guid>

					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/decryptage/la-miss-kirghizstan-denonce-les-violences-faites-aux-femmes/">Miss Monde 2025 : la représentante du Kirghizstan dénonce les violences faites aux femmes</a></p>
<p>Lors de l'édition 2025 de Miss Monde en Inde, Aïjan Tchanarchaïeva brise le silence : face aux caméras, la représentante kirghize dénonce l’ala-kachuu, la pratique d'enlèvement et de mariage forcé encore répandue au Kirghizstan.  Lors du concours Miss Monde 2025, qui s’est tenu cette année en Inde, la représentante kirghize Aïjan Tchanatchaïeva a dénoncé la [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/decryptage/la-miss-kirghizstan-denonce-les-violences-faites-aux-femmes/">Miss Monde 2025 : la représentante du Kirghizstan dénonce les violences faites aux femmes</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/decryptage/la-miss-kirghizstan-denonce-les-violences-faites-aux-femmes/">Miss Monde 2025 : la représentante du Kirghizstan dénonce les violences faites aux femmes</a></p>
<p><strong>Lors de l'édition 2025 de Miss Monde en Inde, Aïjan Tchanarchaïeva brise le silence : face aux caméras, la représentante kirghize dénonce l’ala-kachuu, la pratique d'enlèvement et de mariage forcé encore répandue au Kirghizstan. </strong></p>
<p>Lors du concours Miss Monde 2025, qui s’est tenu cette année en Inde, la représentante kirghize Aïjan Tchanatchaïeva a dénoncé la pratique de l<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Ala_kachuu">’ala-kachuu</a>, l'enlèvement de femmes en vue de mariages forcés, une tradition encore présente au Kirghizstan. A travers son projet documentaire "New Way", elle a mis en lumi . . .</p>

<div style = "background-image: linear-gradient( rgba(249, 246, 231, .7),rgba(249, 246, 231, .7) ),
		url('https://novastan.org/fr/wp-content/themes/theme/images/patterna6ce39.svg');
			background-repeat: repeat;
			background-size: 30%;
			background-position: center;"
	 class ="subscribe-box-restrict flex flex-col sm:items-center bg-primary-100 rounded-lg border-b-8 border-accent-500 py-10 px-10 box-content text-center my-12 ">
	
		<p class="text-2xl">Vous avez encore 80 % de cet article à découvrir!
<span class="text-accent-700 font-bold">Abonnez-vous maintenant pour seulement 3€ par mois</span></p>	
	<a class="block rounded bg-accent-500 text-primary-800 p-2 px-4 my-4 font-bold" href="/sabonner">
		S’abonner	</a>
	<p class="">Déjà abonné ?		<a href="/wp-admin/" class="text-secondary-500 underline">
			Se connecter		</a>
	</p>

	<p class="font-alegreya mt-8">
	En vous abonnant à Novastan, vous soutenez le seul média européen spécialisé sur l'Asie centrale. Nous sommes indépendants et pour le rester, nous avons besoin de votre aide ! Grâce à vos abonnements, nous pouvons rémunérer nos correspondants en Asie centrale.	</p>
</div>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/decryptage/la-miss-kirghizstan-denonce-les-violences-faites-aux-femmes/">Miss Monde 2025 : la représentante du Kirghizstan dénonce les violences faites aux femmes</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://novastan.org/fr/decryptage/la-miss-kirghizstan-denonce-les-violences-faites-aux-femmes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Comment l&#8217;appareil judiciaire discrimine les femmes au Tadjikistan</title>
		<link>https://novastan.org/fr/tadjikistan/comment-lappareil-judiciaire-discrimine-femmes-tadjikistan/</link>
					<comments>https://novastan.org/fr/tadjikistan/comment-lappareil-judiciaire-discrimine-femmes-tadjikistan/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Asia Plus]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 May 2024 11:08:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tadjikistan]]></category>
		<category><![CDATA[Droit]]></category>
		<category><![CDATA[Droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Inégalités de genre]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Sexisme]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://novastan.org/fr/?p=64908</guid>

					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/comment-lappareil-judiciaire-discrimine-femmes-tadjikistan/">Comment l&rsquo;appareil judiciaire discrimine les femmes au Tadjikistan</a></p>
<p>Au Tadjikistan, aucune femme n&#8217;est à l&#8217;abri de discriminations au sein du système judiciaire, malgré les lois spécifiquement conçues pour promouvoir l&#8217;égalité des sexes dans le pays. A l&#8217;occasion de la campagne internationale «&#160;16 jours d&#8217;action contre la violence de genre&#160;», le média tadjik Asia-Plus publie les récits de femmes tadjikes sur les discriminations auxquelles [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/comment-lappareil-judiciaire-discrimine-femmes-tadjikistan/">Comment l&rsquo;appareil judiciaire discrimine les femmes au Tadjikistan</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/comment-lappareil-judiciaire-discrimine-femmes-tadjikistan/">Comment l&rsquo;appareil judiciaire discrimine les femmes au Tadjikistan</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Tadjikistan, aucune femme n&rsquo;est à l&rsquo;abri de discriminations au sein du système judiciaire, malgré les lois spécifiquement conçues pour promouvoir l&rsquo;égalité des sexes dans le pays.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;occasion de la campagne internationale «&nbsp;16 jours d&rsquo;action contre la violence de genre&nbsp;», le média tadjik Asia-Plus publie les récits de femmes tadjikes sur les discriminations auxquelles elles sont confrontées.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les femmes et les enfants sont les groupes les plus vulnérables dans le système judiciaire du Tadjikistan »</em>, déclare la journaliste tadjike Ramziya Mirzobekova, qui a elle-même fait l&rsquo;expérience d&rsquo;un procès lorsqu&rsquo;elle a tenté de procéder au partage de biens acquis au cours de son mariage.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les femmes et enfants vulnérables dans le système judiciaire tadjik</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la région de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Khatlon">Khatlon</a>, plus de 80 % des femmes divorcées se retrouvent sans logement après leur divorce et doivent retourner vivre chez leurs parents.</p>



<div class="flex flex-col md:flex-row justify-evenly items-center bg-yellow-100 my-20 p-10 space-y-10 subscribe">
	<div class="container flex flex-col lg:flex-row justify-between">
		<div class="flex flex-col w-full lg:w-3/5 pb-4">
			<h2 class="text-3xl text-secondary font-bold mb-4 text-[#749D02]">
								Soutenez Novastan, le média associatif d’Asie centrale 
			</h2>
				En vous abonnant à Novastan, vous soutenez le seul média européen spécialisé sur l’Asie centrale. Nous sommes indépendants et pour le rester, nous avons besoin de votre aide ! 
						</div>
		<div class="flex flex-col w-full lg:w-2/5 justify-items-center justify-center pb-4">
			<div class="rounded-md bg-accent-500 px-10 py-5 text-center w-72 mx-auto">
															<p class="pricing text-2xl font-bold">A partir de 3 € / mois</p>
								<p class="">Toute l’actualité d’Asie centrale</p>
								<a class="block rounded bg-white p-2 mt-4 font-bold" href="https://novastan.org/fr/sabonner/">Abonnez-vous</a>
							</div>
		</div>
	</div>
</div>



<p class="wp-block-paragraph">Ces données proviennent de&nbsp;<a href="https://www.adb.org/sites/default/files/institutional-document/212096/tajikistan-cga-ru.pdf">l&rsquo;évaluation du pays réalisée par la Banque asiatique de développement</a>&nbsp;(BAD) publiée en 2016. Il semble cependant que peu de choses aient changé depuis, d&rsquo;autant que dans ce même document, les chercheurs de la BAD soulignent qu&rsquo;au Tadjikistan, <em>«</em> <em>la plupart des obstacles auxquels sont confrontées les femmes sont liés à la coutume et non au système légal »</em>.</p>



<p class="has-text-align-justify wp-block-paragraph">Ces discriminations persistent alors même que <a>la&nbsp;</a><a href="https://www.ohchr.org/fr/instruments-mechanisms/instruments/convention-elimination-all-forms-discrimination-against-women">Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes</a>, est signée par le Tadjikistan il y a 30 ans, en 1993. Déjà, elle soulignait que les violences faites aux femmes constituaient la première forme d’inégalité de genre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des jugements discriminatoires et injustes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ramziya Mirzobekova partage pleinement ce point de vue, elle qui n&rsquo;a pas pu obtenir un logement pour elle et sa fille mineure pendant son procès.</p>



<p class="has-light-color has-primary-800-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph">Envie de participer à Novastan ? Nous sommes toujours à la recherche de personnes motivées pour nous aider à la rédaction, l&rsquo;organisation d&rsquo;événements ou pour notre association. <a href="https://novastan.org/fr/novastan-france/contribuer-a-la-redaction-de-novastan/">Et si c&rsquo;était toi ?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«</em> <em>Mon affaire portait sur le partage des biens acquis pendant mon mariage. Mais dès le début du procès, face à mes exigences, on me demandait : </em>« Combien veux-tu ? Dis donc ! »<em> Pourtant, sur les quatre appartements que possédait mon mari, je n&rsquo;en ai demandé qu&rsquo;un seul, pour moi et ma fille&nbsp;: une requête qui semblait irréaliste aux yeux des employés du tribunal »</em>, raconte Ramziya Mirzobekova.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle se souvient qu’il lui était sans cesse reproché de trop en demander. <em>«&nbsp;Tu aurais dû prendre ce qu&rsquo;on te donnait&nbsp;! Si on te donne 1 000 dollars, soit reconnaissante d&rsquo;avoir obtenu quelque chose »</em>, lui répétaient les employés du tribunal.&nbsp;<em>«</em> <em>Mon expérience personnelle m&rsquo;a convaincue que les femmes et les enfants étaient les plus vulnérables devant les tribunaux</em> <em>»</em>, poursuit-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/tadjikistan-discrimination-femmes-vih/">Contaminer son épouse puis l’accuser&nbsp;: ces femmes tadjikes séropositives face aux discriminations sociales</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em> <em>«</em></em> <em>Après plusieurs tentatives infructueuses devant les tribunaux, j&rsquo;ai décidé de me tourner vers l&rsquo;Assemblée nationale. Je me suis rendue à la réception du président et, dans la file d&rsquo;attente, je me suis trouvée entourée de femmes qui réclamaient justice. Elles se plaignaient toutes des tribunaux, elles étaient toutes désespérées. Je me sentais tellement offensée pour ces femmes que j’en pleurais ! Leurs histoires étaient toutes les mêmes : un frère a chassé sa sœur de la maison de ses parents parce qu&rsquo;il devait y vivre, un homme a expulsé sa femme de la maison après un divorce et a refusé de partager ses biens avec elle <em>»</em></em>, raconte-t-elle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les tribunaux, obstacles à la justice pour les femmes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au cours de son procès, Ramziya Mirzobekova s’est constamment sentie victime de préjugés et d&rsquo;une attitude partiale de la part du personnel du tribunal. Les femmes sont désespérées car leur vie et leur bien-être sont en jeu, mais aussi ceux de leurs enfants. Naturellement, elles craquent. Le personnel du tribunal renvoie alors leur <em>« état émotionnel&nbsp;»</em> à leur condition de femme, raille Ramziya Mirzobekova. Elle n&rsquo;a pas obtenu justice, malgré la loi.</p>


<p style="background-color: #d4d4d4;"><span style="color: #000000;">Envie d'Asie centrale dans votre boîte mail ? Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter hebdomadaire <strong><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://2ff41361.sibforms.com/serve/MUIFAEUtgQP8Waps-GeAAxU6xgHAdCwla_phFOCNHYUG2N5pyugc_FC9NR3XbOOigQxU5CuQ4V0IZJcq6LjCU6Hx9fBECllNbyvRpMFItJi2WzECxpflAKA-cS-isERi5gQRcgrqND1R6toUU-9w6b_7bd4-Ty-GtfBQfXNFFjMIK0bYtfXjv8bCS5qFaXUgi00yBrR5vK187H2N">en cliquant ici.</a></span></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tribunaux tadjiks n&rsquo;ont qu&rsquo;une expérience limitée de l&rsquo;application des lois nationales et internationales dans les cas de discrimination fondée sur le genre. Par exemple, selon les données de la BAD, alors que plus de 57 % des tribunaux ont examiné des affaires relatives à une violation des droits et libertés des femmes, seuls 11,2 % d&rsquo;entre eux ont mobilisé les dispositions de la loi gouvernementale sur l&rsquo;égalité des droits entre hommes et femmes pour protéger les droits des femmes. En comparaison, 19,6 % l&rsquo;ont fait pour examiner des affaires relatives aux droits des hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seuls 7 % des tribunaux appliquent les dispositions de la Convention sur l&rsquo;élimination de toutes les formes de discrimination à l&rsquo;égard des femmes, ce dans les affaires impliquant des femmes et des hommes. La plupart des tribunaux fondent leurs décisions uniquement sur des lois fondamentales telles que le code de la famille, le code pénal et le code du travail, qui ne contiennent que des dispositions limitées en matière de sanction des discriminations.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>La rédaction d’Asia-Plus</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Traduit du <a href="https://asiaplustj.info/ru/news/tajikistan/society/20231129/istoriya-tretya-kak-zhentshin-v-tadzhikistane-diskriminiruyut-v-sudebnih-organah">russe</a> par Coline Trystram</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Édité par Ella Boulage</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Relu par Charlotte Bonin</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/comment-lappareil-judiciaire-discrimine-femmes-tadjikistan/">Comment l&rsquo;appareil judiciaire discrimine les femmes au Tadjikistan</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://novastan.org/fr/tadjikistan/comment-lappareil-judiciaire-discrimine-femmes-tadjikistan/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les « petites » femmes de la politique kirghize</title>
		<link>https://novastan.org/fr/kirghizstan/les-petites-femmes-de-la-politique-kirghize/</link>
					<comments>https://novastan.org/fr/kirghizstan/les-petites-femmes-de-la-politique-kirghize/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Carole Kessler]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Mar 2021 08:15:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kirghizstan]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Militant]]></category>
		<category><![CDATA[Sexisme]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://novastan.org/fr/?p=44587</guid>

					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/les-petites-femmes-de-la-politique-kirghize/">Les « petites » femmes de la politique kirghize</a></p>
<p>Au Kirghizstan, le grand nombre d’hommes en politique est un problème. Mais cette histoire est celle de « petites » femmes qui font de grandes choses. Celles qui s’impliquent dans la vie politique des zones rurales racontent leurs difficultés et leurs engagements. Novastan reprend et traduit ici un article publié le 4 mars 2020 par le média [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/les-petites-femmes-de-la-politique-kirghize/">Les « petites » femmes de la politique kirghize</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/les-petites-femmes-de-la-politique-kirghize/">Les « petites » femmes de la politique kirghize</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Kirghizstan, le grand nombre d’hommes en politique est un problème. Mais cette histoire est celle de « petites » femmes qui font de grandes choses. Celles qui s’impliquent dans la vie politique des zones rurales racontent leurs difficultés et leurs engagements.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Novastan reprend et traduit ici un article publié le 4 mars 2020 par le média kirghiz </strong><a href="https://kloop.kg/blog/2020/03/04/malenkiy_jenshiny/"><strong>Kloop</strong></a><strong>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le soir est déjà tombé sur le village de Kyzyl-Sou, dans la province d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yssykk%C3%B6l_(province)">Issyk-Koul.</a> Dans les rues sombres et vides tombent des flocons de neige. Ce n’est qu’au travers des fenêtres de l’hôpital du district qu’il est possible de distinguer une lumière allumée : c’est là qu’<a href="https://shailoo.gov.kg/ru/news/2850/">Aïnoura Omorova</a>, la cheffe du service des maladies infectieuses, est assise à son bureau. Elle semble extrêmement fatiguée, mais elle continue de remplir rapidement des dossiers médicaux. Les piles de papiers passent progressivement d’un bord à l’autre de la table.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je me souviens de la première fois où j’ai gagné les élections et où je suis entrée à l’</em><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/il-ny-a-aucune-femme-maire-au-kirghizstan/">aïyl kenech</a><em>, l’assemblée représentative locale. Tout le monde m’avait félicitée, il y avait une telle agitation… Puis un homme était venu vers moi, m’avait serré la main puis m’avait remerciée d’avoir sauvé son enfant »</em>, raconte Aïnoura Omorova avec une voix calme, avant de se figer une seconde, comme si elle revivait silencieusement ce moment chaleureux. Puis elle retourne à ses dossiers.</p>


<p style="background-color: #d4d4d4;"><span style="color: #000000;">Novastan est le seul média européen (en français, en allemand et en anglais) spécialisé sur l'Asie centrale. Entièrement associatif, il fonctionne grâce à votre participation. Nous sommes indépendants et pour le rester, nous avons besoin de vous ! Vous pouvez nous soutenir <strong><a href="https://novastan.org/fr/sabonner/"> en vous abonnant</a></strong>, en réalisant <a href="https://www.okpal.com/soutenez-novastan-seul-media-francais-sur-l-asie/#/"> un don défiscalisé à 66 %</a>, ou en devenant membre actif<strong> <strong><a href="https://novastan.org/fr/novastan-france/devenez-membre-devenez-novastan/">par ici</a></strong>.</strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en 2010 que, pour la première fois, elle s’était présentée aux élections locales afin de devenir députée à <em>l’aïyl kenech</em> de Sarou, une commune voisine de Kyzyl-Sou. Elle était alors parvenue à dépasser tous les autres candidats en recueillant le nombre record de 340 voix. Aïnoura Omorova a ensuite été réélue à deux reprises, la deuxième étant sa victoire aux élections de septembre 2019. A cette occasion, huit autres femmes avaient fait leur entrée à ses côtés au <em>kenech</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je veux prouver à la société que les hommes et les femmes ont des droits égaux. Les femmes peuvent non seulement rester à la maison et s’occuper des travaux ménagers, mais elles peuvent aussi faire de la politique et résoudre des problèmes »</em>, déclare Aïnoura Omorova à propos de ses activités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des hommes offensés</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors des élections de septembre 2019, Sarou, petite commune de 6 000 habitants, est devenue l’objet de débats passionnés dans tout le Kirghizstan : c’est ici qu’a été expérimentée la nouvelle loi sur les <a href="https://kyrgyzstan.un.org/en/13990-why-30-gender-quota-local-councils-important">quotas sexués</a>, qui impose un minimum de 30 % de femmes sur chaque liste électorale.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" class="wp-image-44592" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes5-1024x576.jpg" alt="Kirghizstan Politique Société Féminisme" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes5-1024x576.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes5-300x169.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes5-768x432.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes5-1536x864.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes5-2048x1152.jpg 2048w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes5-1300x731.jpg 1300w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" />
<figcaption>Aïnoura Omorova se rend au conseil du village.</figcaption>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le moteur de recherche Google a recensé des dizaines d’articles à propos des habitants de Sarou, qui étaient offensés par cette nouvelle loi. La veille des élections, ils avaient rédigé un <a href="https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10156514827753671&amp;set=a.10150278498463671&amp;type=3">message</a> au président de la République, <a href="https://www.novastan.org/fr/kirghizstan/kirghizstan-ce-que-lon-sait-de-sooronbai-jeenbekov-et-de-sa-famille/">Sooronbaï Jeenbekov</a> (2017-2020), pour se plaindre des quotas qui assuraient aux femmes une partie des mandats au <em>kenech</em>. Ce message affirmait que les quotas <em>« troublent les droits des <a href="https://fr.wiktionary.org/wiki/djiguite">djiguits</a></em> (NDT : cavaliers d’élites ; le terme peut désigner plus généralement les hommes)<em> et sapent la confiance de la population dans leur système électoral »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les signataires de cette lettre réclamaient une réaction du président, faute de quoi ils imposeraient l&rsquo;annulation des élections. La lettre a été signée par près de 70 personnes, parmi lesquels se trouvaient d&rsquo;anciens députés du <em>kenech</em>, mais aussi plusieurs femmes. Le président n’a pas réagi à la lettre, mais des militants ainsi que des députés ont affirmé <a href="https://www.facebook.com/search/posts/?q=%D1%81%D0%B0%D1%80%D1%83%D1%83&amp;epa=FILTERS&amp;filters=eyJycF9jcmVhdGlvbl90aW1lIjoie1wibmFtZVwiOlwiY3JlYXRpb25fdGltZVwiLFwiYXJnc1wiOlwie1xcXCJzdGFydF95ZWFyXFxcIjpcXFwiMjAxOVxcXCIsXFxcInN0YXJ0X21vbnRoXFxcIjpcXFwiMjAxOS0xXFxcIixcXFwiZW5kX3llYXJcXFwiOlxcXCIyMDE5XFxcIixcXFwiZW5kX21vbnRoXFxcIjpcXFwiMjAxOS0xMlxcXCIsXFxcInN0YXJ0X2RheVxcXCI6XFxcIjIwMTktMS0xXFxcIixcXFwiZW5kX2RheVxcXCI6XFxcIjIwMTktMTItMzFcXFwifVwifSJ9">leur soutien</a> aux femmes et ont exprimé leur honte vis-à-vis des hommes qui s’accrochaient plus à leur siège qu’à la résolution des problèmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des statistiques décourageantes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">D’après les <a href="https://kloop.kg/blog/2018/12/18/eta-igra-ne-dlya-tebya-pochemu-v-kyrgyzskoj-politike-tak-malo-zhenshhin/">statistiques</a>, le nombre de femmes députées dans tout le pays n’a pas dépassé 11 % entre 2016 et 2019. La plupart d&rsquo;entre elles se trouvent au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_supr%C3%AAme_(Kirghizistan)"><em>Jogorkou Kenech</em></a>, le parlement kirghiz, où siègent 120 élus dont 18 femmes. Ce n&rsquo;est même pas la moitié du quota légal de 30 %. Parmi les 8 700 élus dans l’ensemble du pays, il y a un peu moins de 1 000 femmes. Dans près de 86 <em>aïyl kenech</em>, soit près d’un cinquième, aucune femme ne possède de siège.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/il-ny-a-aucune-femme-maire-au-kirghizstan/">Il n&rsquo;y a aucune femme maire au Kirghizstan</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Satybaldy Baïke, un militant de Sarоu, fait partie des signataires de la tribune. Seul son nom apparaissait sur la première page de la lettre publiée sur les réseaux sociaux ; vexé, il explique qu’il est devenu « <em>le pigeon numéro un</em> » et qu’il a été raillé de tous. Si la tribune a effectivement été signée par plus de 70 personnes, leurs noms apparaissaient seulement sur la deuxième page de la lettre, qui n’a pas été publiée sur Internet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Personne n’a révélé le nom de la personne qui était à l’origine de cette lettre. Un grand nombre de ceux dont le nom apparaissait dans la tribune a déclaré qu’ils l’avaient signée sans la lire, qu’il faisait sombre, qu’ils ne voyaient rien, évitant ainsi d’avoir à s’expliquer.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" class="wp-image-44591" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes6-1024x576.jpg" alt="Kirghizstan Politique Société Féminisme" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes6-1024x576.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes6-300x169.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes6-768x432.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes6-1536x864.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes6-2048x1152.jpg 2048w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes6-1300x731.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" />
<figcaption>Sur son chemin, Aïnoura Omorova examine rapidement le certificat d&rsquo;un enfant.</figcaption>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">D’après les résultats des élections au <em>kenech</em> de Sarou, 9 femmes ont été élues sur les 21 sièges disponibles, parmi lesquelles Aïnoura Omorova avec 182 voix.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au centre pour enfants de l’arrondissement</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec seulement quelques voix de moins qu’Aïnoura Omorova, Klara Chekenbaïeva a également fait son entrée au <em>kenech</em>. Beaucoup la connaissent au village en tant que directrice du jardin d’enfants Nour, qui est aussi un centre d’accueil pour les enfants trisomiques, autistes ou présentant d’autres troubles de développement. Il y a dix ans, elle a obtenu une bourse de la Croix-Rouge suisse pour créer ce centre, puis elle a poursuivi sa recherche de financements jusqu’à aujourd’hui, afin d&rsquo;améliorer les conditions d’accueil des enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« La société a besoin de tous les enfants. Les enfants du centre ne peuvent pas aller dans une école primaire classique. A la maternelle, les enfants ne les regardent pas avec crainte, ils sont comme eux. Bien qu&rsquo;ils soient encore petits, ils se familiarisent et s’entraident. L&rsquo;un de nos succès est que nous améliorons l&rsquo;attitude des jeunes enfants vis-à-vis de la maladie et du handicap. Ces enfants ne veulent pas non plus rester à la maison, ils veulent faire partie de la société »</em>, explique Klara Chekenbaïeva.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle présente avec fierté son centre. C’est un grand bâtiment d&rsquo;un étage, où se trouve un salon de massage, un psychologue, une salle informatique et des équipements sportifs. Les productions des enfants, faites d’argile ou de papier, sont exposées sur les étagères. Les murs sont recouverts de dessins illustrant des contes. La décoration de la salle de réunion décrit quant à elle les activités à venir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le soutien des proches</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En blouse blanche, Klara Chekenbaïeva se tient au milieu de la salle de réunion et explique que personne dans sa famille ne s’est opposé à sa candidature au <em>kenech</em>. Elle se souvient, le sourire aux lèvres, des mots de son mari :<em> « Tu travailles déjà avec le grand public. C’est ton élément »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est déjà la deuxième fois que Klara Chekenbaïeva est élue députée. En plus de son emploi au centre, elle siège aussi au comité de santé local et au tribunal des <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Aksakal">Aksakals</a></em>. Au sein du comité de santé, elle explique aux habitants comment se protéger de différentes infections. Au tribunal des <em>Aksakals</em>, elle participe à résoudre des litiges domestiques. Elle exerce toutes ces fonctions de manière bénévole.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plus jeune députée au <em>kenech</em> du village est Nazik Akbarova, une institutrice âgée de 28 ans. Elle s’est présentée aux côtés de son mari ; il n’a pas réuni un nombre de voix suffisant, alors que la candidature de Nazik Akbarova est passée grâce aux quotas.<em> « Ce n’est pas important pour mon mari, il me soutient quoi qu’il arrive. Je suis persuadée que je vais réussir »</em>, affirme-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/kirghizstan-le-feminisme-vu-par-trois-hommes-pro-feministes/">Kirghizstan : le féminisme vu par trois hommes « pro-féministes »</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la compréhension des proches et l’absence de réprobation sont rares pour les femmes kirghizes qui veulent se lancer en politique. D’après les <a href="http://stat.kg/ru/publications/gender-v-vospriyatii-obshestva/">statistiques</a>, presque 60 % des kirghiz considèrent que les femmes ne devraient pas s’occuper de politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une femme à la tête du conseil du village</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;ensemble de la province de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Province_de_Djalal-Abad">Djalal-Abad</a>, qui compte plus d’un million d’habitants, un seul conseil de village compte une femme à sa tête : elle se nomme Jambila Seïytova. Elle a un peu plus de 50 ans, mais seules les rides autour de ses yeux laissent deviner son âge. Elle porte une fourrure de qualité, des bottines avec des petits talons et des boucles d’oreilles ; ses cheveux sont soigneusement tirés en arrière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle prend sa voiture pour aller vérifier l&rsquo;avancement du chantier dans l&rsquo;une des écoles. Jambila Seïytova appelle l&rsquo;un des ouvriers puis lui demande où en sont les travaux: <em>« Ce sera prêt d’ici le mois de juillet »</em>, lui répond-il tel un soldat devant son général.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="562" class="wp-image-44596" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes1.jpg" alt="Kirghizstan Politique Société Féminisme" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes1.jpg 1000w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes1-300x169.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes1-768x432.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" />
<figcaption>Jambila Seïytova sur un chantier dans la cours de l&rsquo;école.</figcaption>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">La cheffe du village a décidé de se présenter pour la première fois au <em>kenech</em> local en 2012. Elle a obtenu à cette occasion plus de 500 voix, dépassant tous ses concurrents masculins. Elle a ensuite été réélue, à nouveau à la première place. Puis elle a été élue à la tête du conseil du village. Jambila Seïytova affirme qu’elle était fatiguée d’attendre que quelqu’un daigne résoudre les problèmes du village, et elle a donc décidé de s’en occuper elle-même.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des responsabilités et des engagements</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Maintenant, tout le monde fait mon éloge. Des jardins d’enfants et des écoles sont en construction. Je suis tellement contente d’entendre tout cela. Mais ce qui arrivera ensuite, je ne le sais pas. C&rsquo;est dur, je ne prends jamais de repos car toutes les responsabilités reposent sur moi. Je me déplace parfois dans la nuit pour vérifier que tout se passe correctement »</em>, explique Jambila Seïytova sur le terrain de sport de l&rsquo;école. Ici, il y aura bientôt un terrain de football où joueront non seulement les enfants, mais aussi les adultes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2020, la cheffe du conseil souhaite organiser une compétition de football et créer une équipe féminine, composée des habitantes du village.<em> « Je ne veux pas qu&rsquo;elles restent toutes à la maison »</em>, explique-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : </strong><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/kirghizstan-40-portraits-de-femmes-incontournables/">Kirghizstan : 40 portraits de femmes incontournables</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jambila Seïytova est née ici, dans le village de Mombekovskaïa. Elle était la plus jeune enfant d&rsquo;une famille de paysans. Elle a pu faire des études et travailler comme comptable du temps de l’URSS. Puis, avec la dislocation de l’Union soviétique, sa vie a complètement changé. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Être fatiguée d’attendre et faire les choses soi-même</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Nous n’avions plus rien, les usines avaient fermé. J&rsquo;étais donc partie travailler dans les champs. Nous avions notre lopin de terre »</em>, raconte-t-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle se souvient en souriant de sa vieille Lada, dans laquelle elle transportait le matériel pour les travailleurs agricoles. Elle raconte avoir elle-même conduit un tracteur et une semeuse pendant près de vingt ans. Elle se remémore également l’époque où elle devait se tourner vers le conseil du village lorsque quelque chose manquait, et qu’on lui répondait toujours : <em>« Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;argent pour tes projets sociaux »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après ces nombreux refus, Jambila Seïytova s’est demandé pourquoi elle ne deviendrait pas elle-même la cheffe du village. Et elle a fini par le faire ! Selon elle, l’argent du conseil est à présent distribué à tout le monde. Et personne ne s’en plaint.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sous surveillance permanente</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Satybaldy Baïke roule crânement au volant de sa Lada bleue, aux roues également bleues, dans les rues poussiéreuses de Sarou. Il explique d’un air agité qu’il n’est pas contre le fait que des femmes soient au <em>kenech</em> ; il est contre le fait que des <em>« petites femmes inexpérimentées »</em> y entrent grâce aux quotas, à la place d’hommes «<em> expérimentés </em>» qui obtiennent plus de cent voix. Il le répète encore et encore, écrit ces mots sur la vitre sale de sa voiture, pour que ce soit compris : il n&rsquo;est pas contre les femmes, mais il faut rester honnête en toute circonstance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Si vous élisez des personnes modestes et inexpérimentées, alors où est la justice ? Vont-elles travailler ? Regardons ce qu’elles auront fait dans six mois. Je leur ai dit que je viendrai à leurs sessions pour voir ce qu&rsquo;elles font, savoir quelles tâches elles envisagent, comment elles gèrent le budget »</em>, s’explique Satybaldy Baïke.<em> « Elles doivent résoudre tous ces problèmes »</em>, ajoute-t-il en montrant les routes abîmées de Sarou.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" class="wp-image-44594" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes3-1024x576.jpg" alt="Kirghizstan Polititque Société Féminisme" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes3-1024x576.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes3-300x169.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes3-768x432.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes3-1536x864.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes3-2048x1152.jpg 2048w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes3-1300x731.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" />
<figcaption>Satybaldy Baïke.</figcaption>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Satybaldy Baïke s’est lui aussi présenté à l’élection, mais il n’a pas réuni un nombre suffisant de voix. Il affirme qu&rsquo;il continuera de participer activement à la vie du village tout en exigeant des améliorations.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un long cheminement pour la loi sur les quotas</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant l’adoption des quotas, il existait au Kirghizstan, depuis 2008, une <a href="http://cbd.minjust.gov.kg/act/view/ru-ru/202398">loi</a> relative à <em>« l’égalité des droits et des chances pour les hommes et les femmes »</em>. Mais la présence des femmes en politique, principalement à l’échelon régional, était restée minime.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Pouvez-vous imaginer les difficultés qu&rsquo;une femme doit surmonter, <em><em>en particulier dans les régions rurales</em></em></em>, <em>pour affronter les candidats masculins ? Ce sont principalement des hommes d&rsquo;affaires, des entrepreneurs, qui ont la possibilité de financer et d&rsquo;organiser leur campagne électorale »</em>, affirme Aïnoura Altybaïeva, une députée du parlement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/une-femme-gouverneure-en-ouzbekistan-symbole-des-avancees-feministes/">Une femme gouverneure en Ouzbékistan, symbole des avancées féministes ?</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La fondements de la loi instaurant des quotas sexués a été débattue au sein de la société dès 2016, mais elle n&rsquo;a été examinée par le Parlement que trois ans plus tard. Les femmes députées ont fait campagne pour l&rsquo;adoption de quotas, évoquant la nécessité d&rsquo;une telle loi, tandis que certains députés émettaient des doutes sur le nombre d&rsquo;électeurs qui éliraient une femme !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« C’est notre victoire »</em>, <a href="https://24.kg/vlast/132364_popravki_vizbiratelnoe_zakonodatelstvo_revolyutsii_nesluchilos/">avait déclaré</a> à la presse la vice-présidente du parlement <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Aida_Kasymalieva">Aïda Kassymalieva</a>, l&rsquo;une des initiatrices de la loi sur les quotas, après les élections à Sarou.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un poids sur les épaules des femmes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A la suite des élections, Aïnoura Omorova a décidé de sauter le pas en présentant pour la première fois sa candidature au poste de présidente du <em>kenech</em>, face à deux autres députés. Elle a gagné avec seulement quelques voix de plus que ses concurrents.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Mes concurrents ont admis leur défaite avec dignité et m’ont félicitée. Quand j’ai présenté ma candidature, je savais que j’allais devoir travailler, beaucoup travailler. Mais c’est seulement après avoir remporté l’élection que j’ai compris l’étendue de la tâche qui m’attendait et le poids que j’allais devoir porter sur mes épaules. Tout est devenu différent et l’ensemble du Kirghizstan avait les yeux rivés sur nous »</em> explique Aïnoura Omorova lors d&rsquo;un dîner tardif dans la petite cuisine de l&rsquo;hôpital, avec sur la table des bonbons et des biscuits, du pain, deux assiettes de pâtes, de la confiture de framboise maison et une théière.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les difficultés d’une ascension en politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A table, aux côtés du personnel de l’hôpital, est assis le petit Azamat, le plus jeune fils d’Aïnoura Omorova. Son frère et sa sœur étudient à Bichkek, son père est décédé. Azamat fait donc des gardes de nuit à l’hôpital aux côtés de sa mère. Ici, il mange, fait ses devoirs et rêve de devenir neurochirurgien pour réaliser des opérations du cerveau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aïnoura Omorova effectue sa garde de nuit, sans se soucier du fait qu’elle est revenue la nuit dernière de l’étranger : elle participait à une conférence de dirigeants organisée par l&rsquo;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_de_Minsk">OSCE</a> à Minsk en Biélorussie.  Autour d&rsquo;une tasse de thé, elle parle à ses collègues de la beauté de Minsk et de la présence des femmes dans leur parlement. <em>« Imaginez, même là-bas, le vice-président du Parlement est une femme »</em>, s&rsquo;exclame-t&#8211;elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/le-sexisme-au-kirghizstan/">Le sexisme au Kirghizstan</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle souhaite, elle aussi, entrer un jour au Parlement kirghiz, mais un simple médecin n&rsquo;a pas assez d&rsquo;argent pour cela ; d’après les rumeurs, le prix d&rsquo;un mandat de député peut atteindre un million de dollars !</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De multiples responsabilités</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le calme du dîner est brusquement interrompu par une infirmière qui arrive en courant ; elle annonce qu’un enfant est arrivé avec une forte température et des convulsions. Aïnoura Omorova sort en courant dans le couloir où se trouve une femme en veste noire, qui tient dans ses bras un enfant en pleurs. Elle tremble, l’horreur se lit dans ses yeux. L’infirmière prend l’enfant et, une demi-heure plus tard, il dort déjà dans les bras de sa mère. Elles sont parvenues à faire baisser sa température avec du paracétamol. Elle revient dans son bureau, met son fils au lit et retourne à ses dossiers; si aucun autre patient n’est amené cette nuit, elle pourra espérer dormir un peu.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" class="wp-image-44593" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes4-1024x576.jpg" alt="Kirghizstan Politique Société Féminisme" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes4-1024x576.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes4-300x169.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes4-768x432.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes4-1536x864.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes4-2048x1152.jpg 2048w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes4-1300x731.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" />
<figcaption>Aïnoura Omorova ausculte un enfant.</figcaption>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est déjà le matin ; après sa nuit de garde, Aïnoura Omorova paraît plus fraîche que la veille. Ce matin, avant le début de sa journée de travail, elle a trouvé du temps pour se friser les cheveux et se maquiller. Elle vérifie rapidement l&rsquo;état des patients tandis qu&rsquo;une infirmière et une étudiante la suivent d&rsquo;une chambre à l&rsquo;autre. Azamat se précipite dans la dernière chambre et tend le téléphone qui ne cesse de sonner à sa mère ; elle est invitée à une réunion de la communauté rurale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je n’ai pas assez de 24 heures par jour »</em>, répète-t-elle souvent. Aïnoura Omorova change rapidement sa blouse blanche pour un tailleur sobre et son stéthoscope pour le petit insigne de député qui représente un drapeau kirghiz. Elle quitte l’hôpital tout en donnant des instructions pour les patients.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je m’efforce de toujours avoir l’air présentable, de bien m’habiller. Quand quelqu’un se sent confiant, les personnes autour le ressentent »</em>, explique Aïnoura Omorova en se rendant d’un pas rapide au Conseil de la communauté rurale. Sur le chemin, elle est arrêtée plusieurs fois : certains la saluent rapidement, tandis que d’autres souhaitent savoir quand elle pourra les accueillir à l’hôpital. <em>« Venez dans une heure, j’examinerai votre fille »</em>, répond-t-elle au pas de course à une femme qui tient sa fille par la main.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Encourager les femmes à se lancer en politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans le bâtiment du conseil de la communauté, elle est déjà attendue par des femmes qui souhaitent, comme elle, se présenter au <em>kenech</em>. Le soleil du matin brille sur son visage et se reflète sur les perles rouges autour de son cou ; elle a un bracelet de cette même couleur autour du poignet. A l’autre poignet se trouve une montre qu’Aïnoura Omorova regarde constamment : elle devra déjà bientôt retourner à l’hôpital.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Vous pouvez et vous devez vous présenter et résoudre les problèmes ; c’est pour cela que ces quotas ont été adoptés. Il est nécessaire que vous vous présentiez, que vous proposiez comment rendre nos vies meilleures, en commençant par les routes et en finissant par les prestations sociales »</em> dit Aïnoura Omorova aux femmes lors de la réunion, en racontant son cheminement politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/les-grandes-femmes-en-asie-centrale/">Les grandes femmes en Asie centrale</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après son départ, les femmes continuent leurs discussions sur les élections et la présence des femmes au sein des sphères du pouvoir. <em>« L’État, c’est nous. Si nous nous occupons de nos familles, nous nous occupons de notre entourage, et derrière lui, de tout le pays »</em>, dit à voix haute l’une d’entre elles. Les femmes décident finalement de se réunir à nouveau dans deux semaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des problèmes matériels</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le chemin du retour vers l’hôpital, Aïnoura Omorova raconte qu’elle pourrait faire beaucoup plus pour le village si elle pouvait accorder tout son temps à son travail au <em>kenech</em>. Mais cet emploi n’est aucunement rémunéré et elle doit subvenir aux besoins de ses enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« C’est un véritable problème. Tout le monde a besoin de manger. Si le travail au </em>kenech<em> était rémunéré, cela pourrait attirer davantage de femmes. Mais si rien de change, elles devront d’abord nourrir leurs enfants et leur famille »</em>, dit-elle tout en résolvant par téléphone un problème relatif à son bétail.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1000" height="562" class="wp-image-44595" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes2.jpg" alt="Kirghizstan Politique Société Féminisme" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes2.jpg 1000w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes2-300x169.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2021/03/article-politiciennes-kirghizes2-768x432.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px" />
<figcaption>Jambila Seïytova dans son bureau.</figcaption>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le salaire de médecin d’Aïnoura Omorova n’est pas suffisant pour subvenir à ses besoins et à ceux de ses trois enfants. C’est pourquoi, en plus de son travail à l’hôpital et au <em>kenech</em>, elle élève du bétail et travaille dans les champs. Pour cela, elle a embauché des travailleurs qu’elle doit régulièrement surveiller.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Seule sur le terrain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« J’ai un jour de repos le dimanche, et je le passe dans les champs. Beaucoup de personnes se demandent pourquoi un médecin va labourer la terre, mais j’adore ce genre de travail. C’est calme, les oiseaux chantent, c’est beau » </em>raconte Aïnoura Omorova à propos de ses champs dans lesquels elle cultive de l’orge et des haricots. Toute la récolte est à présent stockée dans un grand conteneur, dans la cour de sa maison près de la grange pour le bétail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme elle, Jambila Seïytova travaille aux champs en plus de son emploi au conseil. Auparavant, elle allait dans les champs en emmenant sa fille et son fils avec elle ; pendant qu&rsquo;elle travaillait la terre, ils s’asseyaient à l&rsquo;ombre des arbres et jouaient. Aujourd’hui, c’est son fils qui s’occupe de la plus grande partie des travaux agricoles.<em> « Bien qu&rsquo;il puisse être difficile de travailler dans les champs, c&rsquo;est un véritable plaisir. Tout le monde dit que si tu ne travailles pas la terre, tu conserves l&rsquo;air très jeune. Car le soleil emporte quelque chose, le froid également »</em>, admet Jambila Seïytova.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle a divorcé il y a de nombreuses années et ne s’est jamais remariée : seule, elle a élevé ses deux enfants et construit une grande maison. Jambila Seïytova n’a jamais voulu être sous la coupe de quelqu’un, elle a toujours eu son opinion ; elle a élevé sa fille dans cette même idée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Elle sait tout. Elle s’essaie même à l’entreprenariat maintenant »</em>, raconte une femme. Jambila Seïytova admet toutefois qu’elle souhaiterait une vie différente pour sa fille, dépourvue de responsabilités et d’occupations semblables aux siennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Disponible 24h/24</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les gens demandent souvent à Aïnoura Omorova comment elle parvient à concilier toutes ses obligations ; la réponse qu’elle donne est simple :<em> « entre trois et quatre heures de sommeil par jour »</em>. Un tel mode de vie affecte sa santé : le manque de sommeil a creusé des poches constantes sous ses yeux et a causé d&rsquo;autres problèmes de santé chroniques. Mais, selon elle, <em>« les filles de l&rsquo;hôpital la sauvent toujours »</em>.</p>


<p style="background-color: #d4d4d4;"><span style="color: #000000;">Envie d'Asie centrale dans votre boîte mail ? Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter hebdomadaire <strong><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://2ff41361.sibforms.com/serve/MUIFAEUtgQP8Waps-GeAAxU6xgHAdCwla_phFOCNHYUG2N5pyugc_FC9NR3XbOOigQxU5CuQ4V0IZJcq6LjCU6Hx9fBECllNbyvRpMFItJi2WzECxpflAKA-cS-isERi5gQRcgrqND1R6toUU-9w6b_7bd4-Ty-GtfBQfXNFFjMIK0bYtfXjv8bCS5qFaXUgi00yBrR5vK187H2N">en cliquant ici.</a></span></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« On peut m&rsquo;appeler la nuit et me dire que la route de l&rsquo;école a été emportée par les eaux et qu&rsquo;il est nécessaire de résoudre le problème. Il peut aussi y avoir des urgences à l&rsquo;hôpital ou dans les champs »</em>, explique Aïnoura au volant de sa voiture. Elle a maintenant des affaires à traiter dans un village voisin ; sur la route, elle cherche une date pour organiser une réunion du <em>kenech</em> afin d&rsquo;approuver le budget de l&rsquo;année prochaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« J’ai constamment quelque chose en tête. Même quand je dors, je réfléchis parfois à la meilleure façon de résoudre un problème donné »</em>, dit-elle.<br />Plus tard, elle retournera à l&rsquo;hôpital pour faire la tournée des malades. Ensuite, elle rentrera chez elle, enfin, pour préparer le dîner, regarder la télévision avec son fils et dormir assez avant le prochain jour de travail.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Aïdaï Erkebaïeva, Aïzirek Imanalieva, Alena Smirnova</strong><br /><strong>Journalistes pour Kloop.kg</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Savia Khasanova</strong><br /><strong>Statisticienne</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Traduit <a href="https://kloop.kg/blog/2020/03/04/malenkiy_jenshiny/">du russe</a> par Carole Kessler</strong></p>





<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Edité par Paulinon Vanackère</strong></p>
<p><strong>Relu par Jacqueline Ripart</strong></p>


<p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/les-petites-femmes-de-la-politique-kirghize/">Les « petites » femmes de la politique kirghize</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://novastan.org/fr/kirghizstan/les-petites-femmes-de-la-politique-kirghize/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ouzbékistan : quand les femmes réclament le droit à la parole</title>
		<link>https://novastan.org/fr/ouzbekistan/ouzbekistan-quand-les-femmes-reclament-le-droit-a-la-parole/</link>
					<comments>https://novastan.org/fr/ouzbekistan/ouzbekistan-quand-les-femmes-reclament-le-droit-a-la-parole/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[nadirak]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Dec 2020 15:39:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Accès abonné]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Harcèlement]]></category>
		<category><![CDATA[Manifestation]]></category>
		<category><![CDATA[Sexisme]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://novastan.org/fr/?p=41792</guid>

					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/ouzbekistan-quand-les-femmes-reclament-le-droit-a-la-parole/">Ouzbékistan : quand les femmes réclament le droit à la parole</a></p>
<p>Au printemps dernier, l'opinion publique ouzbèke s'est émue du cas d'une jeune femme victime d'agression. L'affaire a déclenché une vague inédite de protestations féministes sur les réseaux sociaux. Pour Nadira Khalikova, cela illustre bien un certain type de discours sur la société qui ne fait que perpétuer l'asservissement des femmes. Novastan reprend et traduit ici [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/ouzbekistan-quand-les-femmes-reclament-le-droit-a-la-parole/">Ouzbékistan : quand les femmes réclament le droit à la parole</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/ouzbekistan-quand-les-femmes-reclament-le-droit-a-la-parole/">Ouzbékistan : quand les femmes réclament le droit à la parole</a></p>
<p><strong>Au printemps dernier, l'opinion publique ouzbèke s'est émue du cas d'une jeune femme victime d'agression. L'affaire a déclenché une vague inédite de protestations féministes sur les réseaux sociaux. Pour Nadira Khalikova, cela illustre bien un certain type de discours sur la société qui ne fait que perpétuer l'asservissement des femmes.</strong></p>
<p><strong>Novastan reprend et traduit ici un article publié le 15 septembre 2020 dans </strong><a href="https://novastan.org/de/usbekistan/usbekistan-wenn-frauen-eine-stimme-fordern/"><strong>notre version allemande</strong></a><strong>.</strong></p>
<p>Le 31 mai 2020, à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ferghana">Ferghana</a>, dans l'est de l'Ouzbékistan, une jeune femme de 17 ans promène son chien dans un parc avec une amie. Evelina porte un short et un chemisier. Un homme l'aborde en sifflant sur son passage. Elle fait mine de l'ignorer et les injures commencent à pleuvoir : « les Russes, toutes des traînées ». Elle ne réagit pas et poursuit sa promenade avec son amie. Une heure plus tard, l'homme revient en compagnie d'un groupe de 30 à 40 individus.</p>
<p>Il l'interpelle à nouveau, elle lui demande de partir. Le jeune homme – un certain Nodir K., âgé de 21 ans – la tire alors par les cheveux et la frappe. Evelina est hospitalisée le jour même : elle souffre d’une double fracture de la mâchoire et doit être alimentée durant deux semaines par perfusion intraveineuse. L'affaire a fait le tour des médias locaux et a été, en particulier, reprise par le média ouzbek <a href="https://podrobno.uz/cat/obchestvo/v-fergane-v-parke-paren-izbil-17-letnyuyu-devushku-za-etim-nablyudala-tolpa-iz-40-chelovek-/">Podrobno.uz</a>.</p>
<p>Ce n'est que le 16 juin qu'une procédure pénale a été ouverte pour coups et blessures volontaires,<a href="https . . .
</p>

<div style = "background-image: linear-gradient( rgba(249, 246, 231, .7),rgba(249, 246, 231, .7) ),
		url('https://novastan.org/fr/wp-content/themes/theme/images/patterna6ce39.svg');
			background-repeat: repeat;
			background-size: 30%;
			background-position: center;"
	 class ="subscribe-box-restrict flex flex-col sm:items-center bg-primary-100 rounded-lg border-b-8 border-accent-500 py-10 px-10 box-content text-center my-12 ">
	
		<p class="text-2xl">Vous avez encore 80 % de cet article à découvrir!
<span class="text-accent-700 font-bold">Abonnez-vous maintenant pour seulement 3€ par mois</span></p>	
	<a class="block rounded bg-accent-500 text-primary-800 p-2 px-4 my-4 font-bold" href="/sabonner">
		S’abonner	</a>
	<p class="">Déjà abonné ?		<a href="/wp-admin/" class="text-secondary-500 underline">
			Se connecter		</a>
	</p>

	<p class="font-alegreya mt-8">
	En vous abonnant à Novastan, vous soutenez le seul média européen spécialisé sur l'Asie centrale. Nous sommes indépendants et pour le rester, nous avons besoin de votre aide ! Grâce à vos abonnements, nous pouvons rémunérer nos correspondants en Asie centrale.	</p>
</div>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/ouzbekistan-quand-les-femmes-reclament-le-droit-a-la-parole/">Ouzbékistan : quand les femmes réclament le droit à la parole</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://novastan.org/fr/ouzbekistan/ouzbekistan-quand-les-femmes-reclament-le-droit-a-la-parole/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Zere Asylbek : « Mon histoire est devenue politique »</title>
		<link>https://novastan.org/fr/kirghizstan/zere-asylbek-mon-histoire-est-devenue-politique/</link>
					<comments>https://novastan.org/fr/kirghizstan/zere-asylbek-mon-histoire-est-devenue-politique/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Oct 2018 06:50:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kirghizstan]]></category>
		<category><![CDATA[Accès abonné]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[inégalités]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Sexisme]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://novastan.org/fr/?p=20237</guid>

					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/zere-asylbek-mon-histoire-est-devenue-politique/">Zere Asylbek : « Mon histoire est devenue politique »</a></p>
<p>La chanteuse Zere Asylbek et son récent titre "Kyz" ("fille" en kirghize) ont récemment agité la société kirghize. La jeune femme de 19 ans y aborde le droit des femmes, leur rôle dans la société, et en appelle à briser les stéréotypes sur leur apparence ou leur comportement. Novastan l'a rencontrée. La chanteuse Zere Asylbek [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/zere-asylbek-mon-histoire-est-devenue-politique/">Zere Asylbek : « Mon histoire est devenue politique »</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/zere-asylbek-mon-histoire-est-devenue-politique/">Zere Asylbek : « Mon histoire est devenue politique »</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La chanteuse Zere Asylbek et son récent titre "Kyz" ("fille" en kirghize) ont récemment agité la société kirghize. La jeune femme de 19 ans y aborde le droit des femmes, leur rôle dans la société, et en appelle à briser les stéréotypes sur leur apparence ou leur comportement. Novastan l'a rencontrée.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La chanteuse Zere Asylbek a récemment été à l'origine d'une large polémique au Kirghizstan autour de la place des femmes dans la société. La jeune femme y parle notamment des inégalités hommes-femmes. Mais c'est la tenue de l'artiste, dans son <a href="https://youtu.be/Ov-0mUYyHoE">clip</a> où elle apparaît vêtue uniquement d'une veste et d'un soutien-gorge, qui a alimenté la polémique.</p>
<p style="text-align: justify;">Si une partie de la société a salué l'acte courageux de la jeune femme, d'autre ont pointé du doigt ce qu'ils considèrent comme une provocation. Les réseaux sociaux se sont enflammés, et la jeune chanteuse a même reçu des menaces de mort sur son compte Instagram. Novastan revient avec elle sur les raisons qui motivent son engagement . . .</p>

<div style = "background-image: linear-gradient( rgba(249, 246, 231, .7),rgba(249, 246, 231, .7) ),
		url('https://novastan.org/fr/wp-content/themes/theme/images/patterna6ce39.svg');
			background-repeat: repeat;
			background-size: 30%;
			background-position: center;"
	 class ="subscribe-box-restrict flex flex-col sm:items-center bg-primary-100 rounded-lg border-b-8 border-accent-500 py-10 px-10 box-content text-center my-12 ">
	
		<p class="text-2xl">Vous avez encore 80 % de cet article à découvrir!
<span class="text-accent-700 font-bold">Abonnez-vous maintenant pour seulement 3€ par mois</span></p>	
	<a class="block rounded bg-accent-500 text-primary-800 p-2 px-4 my-4 font-bold" href="/sabonner">
		S’abonner	</a>
	<p class="">Déjà abonné ?		<a href="/wp-admin/" class="text-secondary-500 underline">
			Se connecter		</a>
	</p>

	<p class="font-alegreya mt-8">
	En vous abonnant à Novastan, vous soutenez le seul média européen spécialisé sur l'Asie centrale. Nous sommes indépendants et pour le rester, nous avons besoin de votre aide ! Grâce à vos abonnements, nous pouvons rémunérer nos correspondants en Asie centrale.	</p>
</div>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/zere-asylbek-mon-histoire-est-devenue-politique/">Zere Asylbek : « Mon histoire est devenue politique »</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://novastan.org/fr/kirghizstan/zere-asylbek-mon-histoire-est-devenue-politique/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kirghizstan : le féminisme vu par trois hommes « pro-féministes »</title>
		<link>https://novastan.org/fr/kirghizstan/kirghizstan-le-feminisme-vu-par-trois-hommes-pro-feministes/</link>
					<comments>https://novastan.org/fr/kirghizstan/kirghizstan-le-feminisme-vu-par-trois-hommes-pro-feministes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[leaa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 May 2018 10:02:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kirghizstan]]></category>
		<category><![CDATA[Accès abonné]]></category>
		<category><![CDATA[Divorce]]></category>
		<category><![CDATA[Egalité]]></category>
		<category><![CDATA[Egalité des sexes]]></category>
		<category><![CDATA[Enfant]]></category>
		<category><![CDATA[Féminisme]]></category>
		<category><![CDATA[Femme]]></category>
		<category><![CDATA[Kelin]]></category>
		<category><![CDATA[Mariage]]></category>
		<category><![CDATA[Mariage forcé]]></category>
		<category><![CDATA[Mariage infantile]]></category>
		<category><![CDATA[Sexisme]]></category>
		<category><![CDATA[Violence]]></category>
		<category><![CDATA[Violences familiales]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://novastan.org/fr/?p=16174</guid>

					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/kirghizstan-le-feminisme-vu-par-trois-hommes-pro-feministes/">Kirghizstan : le féminisme vu par trois hommes « pro-féministes »</a></p>
<p>Trois hommes kirghiz « pro-féministes » décrivent le problème des violences domestiques, du sexisme et sur la nécessité de l’égalité des droits et des chances.  Novastan reprend et traduit ici un article publié sur Open Asia Online. Ces deux dernières années, la troisième vague féministe, qui a débuté dans les années 1990, est devenue l’un des mouvements [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/kirghizstan-le-feminisme-vu-par-trois-hommes-pro-feministes/">Kirghizstan : le féminisme vu par trois hommes « pro-féministes »</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/kirghizstan-le-feminisme-vu-par-trois-hommes-pro-feministes/">Kirghizstan : le féminisme vu par trois hommes « pro-féministes »</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Trois hommes kirghiz « pro-féministes » décrivent le problème des violences domestiques, du sexisme et sur la nécessité de l’égalité des droits et des chances. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Novastan reprend et traduit ici un article publié sur <a href="http://theopenasia.net/articles/detail/feminizm-v-kyrgyzstane-mnenie-muzhchin/">Open Asia Online</a>.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ces deux dernières années, la troisième vague féministe, qui a débuté dans les années 1990, est devenue l’un des mouvements sociaux les plus débattus. On croit en général que ce mouvement a été créé par des femmes, pour des femmes et exclusivement pour elles.</p>
<p style="text-align: justify;">La lutte pour l’égalité des droits n’est cependant pas uniquement l’affaire des femmes : sur les forums en ligne, de plus en plus d’hommes défendent les victimes de violences domestiques, combattent <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/le-sexisme-au-kirghizstan/">le sexisme</a> et luttent pour éradiquer les stéréotypes de genre. Ces hommes ne sont pas appelés féministes, mais « pro-féministes ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ces témoignages, recueillis par Open Asia online, s'inscrivent dans un contexte bien particulier. En décembre 2017, un ancien <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mufti">moufti</a> kirghiz, Tchoubak ajy Jalilov, <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/polygamie-un-ancien-moufti-kirghiz-cree-la-polemique/">a annoncé qu'il avait désormais une seconde épouse</a>. Cette annonce a entraîné une grande contestation au sein de la société kirghize et une pétition a même été lancée pour renforcer les mesures de prévention de la polygamie dans le pays.</p>
<p><em><strong>Azamat Attokourov, consultant en affaires</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sur sa relation au féminisme</strong></p>
<p style="text-align: justify;">J’ai commencé à soutenir les idées du féminisme après qu’un ami psychologue m’ait suggéré de me mettre à la place d’une femme kirghize. J’ai alors adopté le regard de mes deux filles et je me suis rendu compte à quel point il est compliqué pour une jeune fille de vivre au Kirghizstan. On leur répète souvent : <em>« Tu es stupide, c’est pour les garçons »</em>. Par exemple, ma fille cadette veut faire de la boxe et l’aînée lui a dit : <em>« Tu te prends pour qui ? C’est un sport d’hommes ! »</em>. Mais c’est faux, elle peut bien faire ce qui lui plaît.</p>
<p style="text-align: justify;">Un homme soutenant la lutte féministe ne peut pas en toute honnêteté se qualifier de féministe. C’est une question de conflit d’intérêts. Nous, les hommes, sommes bien contents de jouir de plus de droits et de possibilités que les femmes. Nous pouvons donc seulement être des partisans, des « compagnons de route » dans la lutte pour l’égalité des droits.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/le-sexisme-au-kirghizstan/">Le sexisme au Kirghizstan</a></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le mouvement pro-féministe masculin, c’est soutenir les femmes dans leur lutte pour l’égalité. Les pro-féministes essaient de faire en sorte que les femmes se sentent égales aux hommes. Nous essayons de bannir les blagues et affirmations sexistes de notre vocabulaire et expliquons aux autres hommes en quoi ce n’est pas un discours normal.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sur le sexisme</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je vois le sexisme de façon très négative et m’efforce d’engager la discussion quand j’entends de telles déclarations. Malheureusement, le sexisme est omniprésent. Au Kirghizstan, tous les hommes ont été élevés dans un environnement sexiste. Les déclarations sexistes sont . . .</p>

<div style = "background-image: linear-gradient( rgba(249, 246, 231, .7),rgba(249, 246, 231, .7) ),
		url('https://novastan.org/fr/wp-content/themes/theme/images/patterna6ce39.svg');
			background-repeat: repeat;
			background-size: 30%;
			background-position: center;"
	 class ="subscribe-box-restrict flex flex-col sm:items-center bg-primary-100 rounded-lg border-b-8 border-accent-500 py-10 px-10 box-content text-center my-12 ">
	
		<p class="text-2xl">Vous avez encore 80 % de cet article à découvrir!
<span class="text-accent-700 font-bold">Abonnez-vous maintenant pour seulement 3€ par mois</span></p>	
	<a class="block rounded bg-accent-500 text-primary-800 p-2 px-4 my-4 font-bold" href="/sabonner">
		S’abonner	</a>
	<p class="">Déjà abonné ?		<a href="/wp-admin/" class="text-secondary-500 underline">
			Se connecter		</a>
	</p>

	<p class="font-alegreya mt-8">
	En vous abonnant à Novastan, vous soutenez le seul média européen spécialisé sur l'Asie centrale. Nous sommes indépendants et pour le rester, nous avons besoin de votre aide ! Grâce à vos abonnements, nous pouvons rémunérer nos correspondants en Asie centrale.	</p>
</div>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/kirghizstan-le-feminisme-vu-par-trois-hommes-pro-feministes/">Kirghizstan : le féminisme vu par trois hommes « pro-féministes »</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://novastan.org/fr/kirghizstan/kirghizstan-le-feminisme-vu-par-trois-hommes-pro-feministes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le cheveu et la balance dans la main de l’homme</title>
		<link>https://novastan.org/fr/region-ouighoure/le-cheveu-et-la-balance-dans-la-main-de-lhomme/</link>
					<comments>https://novastan.org/fr/region-ouighoure/le-cheveu-et-la-balance-dans-la-main-de-lhomme/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[dreyhan]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Mar 2018 07:49:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Région Ouïghoure]]></category>
		<category><![CDATA[Abduwali Ayup]]></category>
		<category><![CDATA[Accès abonné]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[discrimination]]></category>
		<category><![CDATA[Femme]]></category>
		<category><![CDATA[Sexisme]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://novastan.org/fr/?p=15052</guid>

					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/region-ouighoure/le-cheveu-et-la-balance-dans-la-main-de-lhomme/">Le cheveu et la balance dans la main de l’homme</a></p>
<p>Le linguiste et écrivain ouïghour Abduwali Ayup, exilé en Turquie, livre à l'occasion de la journée mondiale du droit des femmes un témoignage marquant mêlant voile, islam et patriarcat. Abduwali Ayup est linguiste et éducateur mais aussi une personnalité publique ouïghoure, la population majoritaire dans le Xinjiang, une région du nord-ouest de la Chine. Il [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/region-ouighoure/le-cheveu-et-la-balance-dans-la-main-de-lhomme/">Le cheveu et la balance dans la main de l’homme</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/region-ouighoure/le-cheveu-et-la-balance-dans-la-main-de-lhomme/">Le cheveu et la balance dans la main de l’homme</a></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le linguiste et écrivain ouïghour Abduwali Ayup, exilé en Turquie, livre à l'occasion de la journée mondiale du droit des femmes un témoignage marquant mêlant voile, islam et patriarcat.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Abduweli_Ayup">Abduwali Ayup</a> est linguiste et éducateur mais aussi une personnalité publique ouïghoure, la population majoritaire dans le Xinjiang, une région du nord-ouest de la Chine. Il a été condamné à un an et demi de prison en 2013 pour avoir mobilisé la société ouïghoure afin d'ouvrir des crèches en langue ouïghoure. A sa sortie de prison, il s'est réfugié en Turquie et vit actuellement a Ankara.</p>
<p style="text-align: justify;">Il a également rédigé une série de livres de langue maternelle pour les enfants de la diaspora depuis l'année dernière. Novastan a le plaisir de publier une traduction d'un de ses textes.</p>
<p style="text-align: justify;">"Ce matin sur le chemin de . . .</p>

<div style = "background-image: linear-gradient( rgba(249, 246, 231, .7),rgba(249, 246, 231, .7) ),
		url('https://novastan.org/fr/wp-content/themes/theme/images/patterna6ce39.svg');
			background-repeat: repeat;
			background-size: 30%;
			background-position: center;"
	 class ="subscribe-box-restrict flex flex-col sm:items-center bg-primary-100 rounded-lg border-b-8 border-accent-500 py-10 px-10 box-content text-center my-12 ">
	
		<p class="text-2xl">Vous avez encore 80 % de cet article à découvrir!
<span class="text-accent-700 font-bold">Abonnez-vous maintenant pour seulement 3€ par mois</span></p>	
	<a class="block rounded bg-accent-500 text-primary-800 p-2 px-4 my-4 font-bold" href="/sabonner">
		S’abonner	</a>
	<p class="">Déjà abonné ?		<a href="/wp-admin/" class="text-secondary-500 underline">
			Se connecter		</a>
	</p>

	<p class="font-alegreya mt-8">
	En vous abonnant à Novastan, vous soutenez le seul média européen spécialisé sur l'Asie centrale. Nous sommes indépendants et pour le rester, nous avons besoin de votre aide ! Grâce à vos abonnements, nous pouvons rémunérer nos correspondants en Asie centrale.	</p>
</div>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/region-ouighoure/le-cheveu-et-la-balance-dans-la-main-de-lhomme/">Le cheveu et la balance dans la main de l’homme</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://novastan.org/fr/region-ouighoure/le-cheveu-et-la-balance-dans-la-main-de-lhomme/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le sexisme au Kirghizstan</title>
		<link>https://novastan.org/fr/kirghizstan/le-sexisme-au-kirghizstan/</link>
					<comments>https://novastan.org/fr/kirghizstan/le-sexisme-au-kirghizstan/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[pgarcia]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2017 09:01:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kirghizstan]]></category>
		<category><![CDATA[Accès abonné]]></category>
		<category><![CDATA[Asie centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Egalité des sexes]]></category>
		<category><![CDATA[Femme]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Sexisme]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://novastan.org/fr/?p=8617</guid>

					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/le-sexisme-au-kirghizstan/">Le sexisme au Kirghizstan</a></p>
<p>Au Kirghizstan, l'égalité des sexes reste largement théorique. Les droits des femmes, aussi bien dans la sphère publique que dans la sphère privée, continuent d'être bafoués. La pression exercée sur les femmes n'est pas liée au fait qu'elles n'accomplissent pas leur devoir de mère ou qu'elles ne s'occupent pas des tâches domestiques. Mais la domination de [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/le-sexisme-au-kirghizstan/">Le sexisme au Kirghizstan</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/le-sexisme-au-kirghizstan/">Le sexisme au Kirghizstan</a></p>
<p><em><strong>Au Kirghizstan, l'égalité des sexes reste largement théorique. Les droits des femmes, aussi bien dans la sphère publique que dans la sphère privée, continuent d'être bafoués. La pression exercée sur les femmes n'est pas liée au fait qu'elles n'accomplissent pas leur devoir de mère ou qu'elles ne s'occupent pas des tâches domestiques. Mais la domination de l'homme s'exerce dans toutes les sphères de la vie sociale sans exception.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify"><strong>La rédaction de Novastan, sur la base d'un article de <a href="http://rus.azattyk.org/author/98136.html">Nourjan Toktonazarova</a> paru sur <a href="http://rus.azattyk.org/a/28260281.html">Radio Azattyk</a>, s'est intéressée aux conséquences concrètes du sexisme, omniprésent dans la société kirghize.</strong></p>
<p style="text-align: justify">Âgée de 25 ans, Aïkyz<strong> </strong>s'est mariée l'année dernière. Depuis peu, elle est en procédure de divorce suite au comportement violent de son compagnon. Avant le mariage, ils se sont vus pendant toute une semaine. Et, au cours des premiers jours suivant les festivités, tout se passait bien entre eux. C'est seulement 2 mois après le mariage que leur relation a commencé à changer du tout au tout.</p>
<p style="text-align: justify"><em>« Il a commencé à faire des scènes sans raison aucune. Il pouvait me reprocher de poser trop brusquement la tasse sur la table. Au début cela m'a beaucoup affectée, je suis tombée en dépression, j'essayais de comprendre ce que je faisais mal. Pendant toute une année, je me suis efforcée de m'intégrer dans la famille de mon mari et de m'adapter à elle. Je ne travaillais pas à l'époque et nous vivions tous ensemble dans la maison de mes beaux-parents. Je leur préparais à manger, je lavais le linge, me réveillais avant tout le monde et me couchais la dernière. Mon mari était le seul garçon au milieu es 5 filles de la famille. Mais il a tout de suite arrêté de m'aimer et ne faisait plus du tout attention à moi. »</em></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/une-femme-sur-trois-victime-de-violence-quotidienne/">Kirghizstan : une femme sur trois victime de violence</a></strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>« Un jour, il m'a ouvertement déclaré : « Tu ne me plais plus. Pars . . .</p>

<div style = "background-image: linear-gradient( rgba(249, 246, 231, .7),rgba(249, 246, 231, .7) ),
		url('https://novastan.org/fr/wp-content/themes/theme/images/patterna6ce39.svg');
			background-repeat: repeat;
			background-size: 30%;
			background-position: center;"
	 class ="subscribe-box-restrict flex flex-col sm:items-center bg-primary-100 rounded-lg border-b-8 border-accent-500 py-10 px-10 box-content text-center my-12 ">
	
		<p class="text-2xl">Vous avez encore 80 % de cet article à découvrir!
<span class="text-accent-700 font-bold">Abonnez-vous maintenant pour seulement 3€ par mois</span></p>	
	<a class="block rounded bg-accent-500 text-primary-800 p-2 px-4 my-4 font-bold" href="/sabonner">
		S’abonner	</a>
	<p class="">Déjà abonné ?		<a href="/wp-admin/" class="text-secondary-500 underline">
			Se connecter		</a>
	</p>

	<p class="font-alegreya mt-8">
	En vous abonnant à Novastan, vous soutenez le seul média européen spécialisé sur l'Asie centrale. Nous sommes indépendants et pour le rester, nous avons besoin de votre aide ! Grâce à vos abonnements, nous pouvons rémunérer nos correspondants en Asie centrale.	</p>
</div>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/le-sexisme-au-kirghizstan/">Le sexisme au Kirghizstan</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://novastan.org/fr/kirghizstan/le-sexisme-au-kirghizstan/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
