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	<title>Langue shughnie | Novastan France</title>
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	<description>L&#039;Asie centrale expliquée, avec Novastan</description>
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	<title>Langue shughnie | Novastan France</title>
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		<title>« Si loin si proche, Pamir », le livre qui fait dialoguer un photographe français et un poète pamiri</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Novastan France]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 09:36:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/pamir-livre-dialoguer-photographe-francais-poete-pamiri/">« Si loin si proche, Pamir », le livre qui fait dialoguer un photographe français et un poète pamiri</a></p>
<p>Un livre réunissant des photographies de François Pache et des poèmes de Sashi Zaifi est à paraître en novembre. L&#8217;un y questionne les représentations du Pamir, la justesse du regard d&#8217;un photographe occidental et le rapport entre photographie et réel. L&#8217;autre évoque des réminiscences d&#8217;un pays dont il est séparé, frappant le lecteur par sa [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/pamir-livre-dialoguer-photographe-francais-poete-pamiri/">« Si loin si proche, Pamir », le livre qui fait dialoguer un photographe français et un poète pamiri</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un livre réunissant des photographies de François Pache et des poèmes de Sashi Zaifi est à paraître en novembre. L&rsquo;un y questionne les représentations du Pamir, la justesse du regard d&rsquo;un photographe occidental et le rapport entre photographie et réel. L&rsquo;autre évoque des réminiscences d&rsquo;un pays dont il est séparé, frappant le lecteur par sa poésie tantôt onirique, tantôt politique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ce n&rsquo;est pas un livre grand public »</em>, résume François Pache. Ce photographe a découvert le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pamir">Pamir</a> en 2023 et y est retourné après un passage par l&rsquo;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_nationale_sup%C3%A9rieure_de_la_photographie">école nationale supérieure de la photographie d&rsquo;Arles</a> en 2025, avec un regard nouveau. De ces deux séjours est née une série de clichés qui a alimenté sa réflexion sur la justesse d&rsquo;un regard occidental sur les régions et les cultures qui lui sont lointaines, et plus particulièrement sur celle-ci, <em>« saturée de beauté et de propagande »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il était alors nécessaire de faire dialoguer ces images avec quelqu&rsquo;un capable de parler de la vie de ces femmes et de ces hommes, Sashi Zaifi. Ce barde pamiri, contraint par la pression policière de fuir son pays en 2022 pour s&rsquo;installer en Europe, a composé 16 poèmes que lui ont inspiré ces 90 clichés. Ses vers, présentés en version originale avec leur traduction française, racontent la beauté de son pays, mais aussi les routes de l&rsquo;exil.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>« Aucun ne parle à la place de l’autre. Le montage du livre prolonge cette relation. Les photographies et les poèmes disposent chacun d’un espace autonome, permettant leur résonance, mais aussi leur dissonance. La poésie ne commente pas les images ; elle fait entendre ce qui, dans ce contexte politique, reste tu ou déplacé. Parfois, elle vient en contrepoint de ce que pourraient laisser penser les images »</em>, écrit le photographe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre porte sept temps de narration visuelle : le passage, les territoires, l&#8217;emprise politique, les paysages intérieurs, la jeunesse et le renouveau, les visages de l&rsquo;hospitalité et la sortie.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La genèse d&rsquo;un projet</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« La raison première de ce projet est de créer un dialogue entre mes photos et les poèmes de Sashi Zaifi »</em>, raconte François Pache dans un entretien avec Novastan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2025, il a visité les mêmes lieux et retrouvé les mêmes personnes que deux ans auparavant. <em>« J&rsquo;y suis retourné en 2025 avec un nouveau questionnement sur la justesse du regard. Comment mon regard occidental sur une culture étrangère pouvait-il approcher au plus près de la réalité du territoire ? Je savais que je n&rsquo;y arriverais pas »</em>, ajoute-t-il. Cette fois, le fils de la famille qui le recevait à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Khorog">Khorog</a> l&rsquo;a accompagné et lui a permis d&rsquo;entrer plus étroitement en contact avec le territoire et ses habitants.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="684" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/pamir_473-32-nb-1024x684.jpg" alt="Pamir Yamg" class="wp-image-76127" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/pamir_473-32-nb-1024x684.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/pamir_473-32-nb-300x200.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/pamir_473-32-nb-768x513.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/pamir_473-32-nb.jpg 1417w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Au petit matin, les vaches du village de Yamg traversent le Pianj pour aller<br>paître sur les pâturages afghans. Photo : François Pache.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">A Khorog, les photos du président sont partout depuis la fin de la <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/tadjikistan-20-ans-apres-la-guerre-civile-lheure-est-au-souvenir/">guerre civile</a>. Celles-ci ont renvoyé le photographe à quelques-uns de ses propres clichés qui, malgré lui, créaient une forme différente de propagande en idéalisant la réalité, ou s&rsquo;attachaient trop à la beauté des paysages. C&rsquo;est ce qu&rsquo;il a compris en rendant visite à une jeune femme d&rsquo;un village isolé pour lui offrir le portrait tiré d&rsquo;elle deux ans auparavant : <em>« Je me suis rendu compte que j&rsquo;avais sans doute idéalisé sa vie, l&rsquo;imaginant retirée mais paisible et heureuse. Elle était titulaire d&rsquo;un master à l&rsquo;université de Khorog et vivait désormais dans ce village, où elle disait qu&rsquo;elle n&rsquo;avait pas une minute à elle. »</em> Pourtant, quand il lui demande d&rsquo;écrire quelques mots sur sa vie à l&rsquo;abri des regards, la jeune femme se dit parfaitement heureuse.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="481" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/Capture-decran-2026-08-24-a-12.02.33-1024x481.jpg" alt="Khorog" class="wp-image-76130" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/Capture-decran-2026-08-24-a-12.02.33-1024x481.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/Capture-decran-2026-08-24-a-12.02.33-300x141.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/Capture-decran-2026-08-24-a-12.02.33-768x361.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/Capture-decran-2026-08-24-a-12.02.33-1536x721.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/Capture-decran-2026-08-24-a-12.02.33-2048x961.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Scènes de rue à Khorog. Photo : François Pache.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Marziya vient de me rappeler que la photographie n&rsquo;est pas la réalité »</em>, constate-t-il. Il était alors souhaitable qu&rsquo;une tierce personne puisse s&rsquo;exprimer, et non plus seulement ses photos. Il est alors entré en contact avec Sashi Zaifi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le photographe et le barde</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Sashi Zaifi a fui le Pamir en décembre 2022 à cause de la <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/rapporteur-onu-minorites-sest-rendu-au-tadjikistan/">pression des services secrets</a>, qui tentaient de l&#8217;empêcher d&rsquo;écrire, d&rsquo;autant que ses amis, de plus en plus des amis proches, finissaient en prison voire disparaissaient. Il était sans doute le barde le plus connu du Pamir, célébrant la justice sociale et la liberté, dénonçant les dominations dans ses chansons et ses poèmes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="684" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/pamir_323a-32-nb-1024x684.jpg" alt="Pamir" class="wp-image-76128" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/pamir_323a-32-nb-1024x684.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/pamir_323a-32-nb-300x200.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/pamir_323a-32-nb-768x513.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/pamir_323a-32-nb.jpg 1417w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Pamir, juillet 2023. Photo : François Pache.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Face à la douleur de l&rsquo;exil, il décrit ce projet comme <em>« une goutte de vie »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je suis venu avec les tirages de mes images, que j&rsquo;ai posés au sol. Pendant quelques jours, il les a regardés. Cela a réveillé des souvenirs douloureux, il a sorti des cahiers dans lesquels il avait écrit des poèmes et pris des notes et les a associés aux images qui réveillaient ses souvenirs. Je ne l&rsquo;ai ni dirigé ni questionné sur ses choix »</em>, se souvient François Pache.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La plupart des textes ont été écrits en russe et environ un quart en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Shughni">shughni</a>, la langue majoritaire du Pamir. La traduction s&rsquo;est faite entre le fils de Sashi Zaifi et François Pache, en passant par l&rsquo;anglais. Il y a ensuite eu des points de vérification avec des locuteurs franco-russes et franco-shughnis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une vision qui évolue entre les deux voyages</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le photographe s&rsquo;est principalement rendu dans les vallées du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Piandj">Piandj</a>, de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Cha%C3%AEnon_Shakhdara">Shakhdara</a>, de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Vanch">Vanj</a> et de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bartang">Bartang</a>, ainsi que dans les régions de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Murghab_(Tadjikistan)">Murghab</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_Kara-Kul">Karakoul</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="480" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/Capture-decran-2026-08-24-a-11.57.04-1024x480.jpg" alt="Deux soeurs village Yamg" class="wp-image-76131" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/Capture-decran-2026-08-24-a-11.57.04-1024x480.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/Capture-decran-2026-08-24-a-11.57.04-300x141.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/Capture-decran-2026-08-24-a-11.57.04-768x360.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/Capture-decran-2026-08-24-a-11.57.04-1536x720.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/Capture-decran-2026-08-24-a-11.57.04-2048x960.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Deux soeurs du village de Yamg. Photo : François Pache.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« En 2023, j&rsquo;étais comme tous les photographes européens qui découvrent cette beauté éblouissante et en prennent plein les yeux, surtout si on est sensible aux particularités culturelles du pays. Je suis revenu avec plus de recul. Mon regard avait été changé aussi par mon passage par une école d&rsquo;art, je voyais d&rsquo;autres choses »</em>, ajoute-t-il.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="481" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/Capture-decran-2026-08-24-a-12.02.44-1024x481.jpg" alt="Maison Pamir" class="wp-image-76129" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/Capture-decran-2026-08-24-a-12.02.44-1024x481.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/Capture-decran-2026-08-24-a-12.02.44-300x141.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/Capture-decran-2026-08-24-a-12.02.44-768x361.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/Capture-decran-2026-08-24-a-12.02.44-1536x721.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/10/Capture-decran-2026-08-24-a-12.02.44-2048x961.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;intérieur d&rsquo;une maison au Pamir. Photo : François Pache.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution du regard est perceptible sur une photographie prise de nuit sur la route entre Douchanbé et Khorog. Celle-ci montre un militaire de dos qui longe la frontière et <em>« l&rsquo;omniprésence policière, qui prétend protéger la population. »</em> Il est bien sûr interdit de prendre en photo ces militaires, mais François Pache n&rsquo;a pas pu s&#8217;empêcher de le faire et d&rsquo;en montrer le tirage à Sashi Zaifi et à son fils.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On devine un garde-frontière sur la photo, mais Sashi Zaifi a gratté sa silhouette avec un couteau, <em>« comme pour détruire cette présence qui l&rsquo;a lui-même détruit, comme un acte de résistance, faisant apparaître une silhouette spectrale. Comme lui-même lorsqu&rsquo;il a fui le Pamir. Cette photo est ambigüe, ambivalente. Elle exprime à la fois la fuite, l&rsquo;exil et la présence policière. »</em> C&rsquo;est ainsi, éraflée au couteau, qu&rsquo;elle est présentée dans le livre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une poésie dure et onirique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre peut être vu de deux manières différentes. On peut y voir la rudesse de la vie des habitants, des belles photos, un dialogue avec la poésie. Mais on peut aussi y saisir un moyen de donner de la visibilité à ce territoire, en abordant la question de la justesse du regard porté sur lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/europe-et-asie-centrale/colloque-pamir-a-eu-lieu-a-linalco/">Un colloque sur le Pamir a eu lieu à l’Inalco</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour François Pache, <em>« ce livre est politique d&rsquo;une certaine manière, même si ce n&rsquo;est pas explicite. L&rsquo;espace ouvert à la voix de Sashi avec certains poèmes très durs sur le régime donnent une portée politique certaine au livre. Il rappelle le prix de la liberté dans son pays, mais aussi chez nous, en démocratie. Ce n&rsquo;est pas uniquement un livre de photographies. »</em> Et en effet, Sashi Zaifi évoque à de nombreuses reprises l&rsquo;évolution de la situation dans sa région d&rsquo;origine, comme dans ces vers :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Ici, la vie tremble comme un fil.<br>Soudain, je me suis demandé comment on pouvait y vivre. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais certains poèmes sont aussi oniriques : Sashi Zaifi a une formation de philosophe et de journaliste. Il n&rsquo;écrit pas de poésie moraliste mais plutôt métaphysique, avec une tonalité particulière, parlant par réminiscences d&rsquo;un pays dont il est séparé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un livre édité sous sa propre marque éditoriale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le sujet étant trop niche, croisant une portée documentaire, poétique et humaine engagée, il n&rsquo;a pas été possible de trouver un éditeur. Pour eux, le public était trop restreint pour s&rsquo;engager. Le photographe a alors créé sa propre marque éditoriale et lancé une campagne de <a href="https://fr.ulule.com/si-loin-si-proche--pamir/">financement participatif</a> pour en tirer 500 exemplaires. L&rsquo;ouvrage paraitra au mois de novembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je prévoyais d&rsquo;abord de faire un livre en couleur et grand format, mais en rencontrant des éditeurs, j&rsquo;ai vite compris que le sujet était trop niche et qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait pas d&rsquo;équilibre économique si je ne revoyais pas le coût d&rsquo;impression à la baisse. La raison d&rsquo;être du livre est le dialogue entre les photos et les poèmes, rien d&rsquo;autre. Il ne s&rsquo;agit pas de montrer seulement des photos mais aussi des résonnances et des dissonances »</em>, se souvient le photographe.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, en réanalysant la maquette initiale, il a trouvé que le noir et blanc et la réduction du format à 22 sur 24 cm permettaient de renforcer la cohérence des images autour des poèmes et de proposer le livre à un prix plus accessible, 28 euros. Le livre devient ainsi accessible non plus seulement à des amateurs de photographie prêts à payer le prix fort pour un livre d&rsquo;art, mais aussi à ceux qui aiment ce territoire ou la poésie de Sashi Zaifi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Les photographies n&rsquo;étaient pas prises pour le noir et blanc et j&rsquo;ai veillé dans cette transformation à trouver un juste compromis entre la qualité de rendu et la portée documentaire »</em>, conclut François Pache.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>La rédaction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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