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	<title>Cinéma | Novastan France</title>
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	<description>L&#039;Asie centrale expliquée, avec Novastan</description>
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	<title>Cinéma | Novastan France</title>
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		<title>Cinéma kirghiz : Black Red Yellow, une histoire d’amour contrarié</title>
		<link>https://novastan.org/fr/kirghizstan/cinema-kirghiz-black-red-yellow-histoire-damour/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Robin Roth]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 10:50:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kirghizstan]]></category>
		<category><![CDATA[Batken]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[L'Europe et l'Asie centrale]]></category>
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		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/cinema-kirghiz-black-red-yellow-histoire-damour/">Cinéma kirghiz : Black Red Yellow, une histoire d’amour contrarié</a></p>
<p>Dans Black Red Yellow, le réalisateur kirghiz Aktan Arym Koubat raconte l’histoire d’amour contrarié entre la tisserande de tapis Tourdougoul et le berger Kadyr. Le film a été présenté en première européenne dans le cadre du festival goEast &#8211; Festival du cinéma d’Europe centrale et orientale. Novastan était présent. Aktan Arym Koubat fait son retour [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/cinema-kirghiz-black-red-yellow-histoire-damour/">Cinéma kirghiz : Black Red Yellow, une histoire d’amour contrarié</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans <em>Black Red Yellow</em>, le réalisateur kirghiz Aktan Arym Koubat raconte l’histoire d’amour contrarié entre la tisserande de tapis Tourdougoul et le berger Kadyr. Le film a été présenté en première européenne dans le cadre du festival goEast &#8211; Festival du cinéma d’Europe centrale et orientale. Novastan était présent.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Aktan_Arym_Kubat">Aktan Arym Koubat</a> fait son retour sur la scène européenne : le réalisateur, considéré comme une figure incontournable du cinéma d&rsquo;auteur kirghiz, a célébré la première européenne de son nouveau film <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Black_Red_Yellow"><em>Black Red Yellow</em></a> (<em>Kara Kyzyl Sary</em> en version originale) le 26 avril dernier dans le cadre du <a href="https://www.filmfestival-goeast.de">26ème festival du film goEast</a> à Wiesbaden.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le film suit Tourdougoul, une tisserande de tapis talentueuse qui parcourt le pays en nomade pour créer, dans la maison de ses clients, des pièces uniques qui reflètent leur âme. Comme c’est souvent le cas dans les films d’Aktan Arym Koubat, <em>Black Red Yellow</em> est divisé en trois parties, chacune portant le nom d’une des couleurs qui donnent le titre au film.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Noir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le film s&rsquo;ouvre sur une scène dans laquelle le réalisateur suit en gros plan la fabrication d&rsquo;un tapis en laine. Ce tapis dans ses bagages, Tourdougoul, femme d&rsquo;un certain âge, part en voyage vers le village de Kök-Souou. Pendant le trajet en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Marchroutka">marchroutka</a>, Tourdougoul se remémore une histoire qui s’est déroulée 30 ans plus tôt.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kirghizstan, années 1990 : la jeune Tourdougoul (interprétée par Narguiza Mamatkoulova) arrive à Kök-Souou, dans la maison de ses employeurs. La maîtresse de maison, Chirine, subit les difficultés économiques qui règnent dans la maison de son mari Kadyr (interprété par le fils du réalisateur, Mirlan Abdykalikov) et souffre de ne pas avoir d’enfants. Kadyr, qui était éleveur de chevaux dans une exploitation d’État à l’époque soviétique, a perdu son emploi après l’effondrement de l’URSS et s’est mis à boire. Il aime son cheval plus que sa femme, qu’il a dû épouser sur l’ordre de ses parents.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="554" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/05/Still_Black-Red-Yellow-scaled-2-1024x554-1.jpg" alt="Black Red Yellow Film kirghiz" class="wp-image-75081" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/05/Still_Black-Red-Yellow-scaled-2-1024x554-1.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/05/Still_Black-Red-Yellow-scaled-2-1024x554-1-300x162.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/05/Still_Black-Red-Yellow-scaled-2-1024x554-1-768x416.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Chirine (à droite), interprétée par Aïgoul Bousourmankoulova.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Chirine, quant à elle, aime profondément son mari, mais l&rsquo;indifférence de Kadyr, associée à son manque de volonté et de capacité à améliorer la situation économique du couple, est sans cesse source de disputes. Après l’une d’entre elles, Chirine menace de se jeter dans la rivière tumultueuse qui coule devant le village, mais les femmes qui se sont précipitées à sa poursuite parviennent à la retenir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre Kadyr, très pacifique contrairement à sa femme, et Tourdougoul, des sentiments commencent lentement à naître.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Rouge</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la deuxième partie du film, Kadyr et Tourdougoul prennent conscience de leur amour réciproque mais interdit. Tourdougoul se fait belle pour Kadyr et celui-ci tend un tissu ombragé au-dessus de son lieu de travail dans la cour, ce qui attise la jalousie de sa femme. Une fois de plus, Chirine menace de se noyer. Personne ne se précipite à sa rescousse cette fois-ci, mais Kadyr, qui a compris la manœuvre, la retrouve plus tard assise au bord de la rivière, s’assoit à ses côtés et la supplie de rentrer à la maison.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque Kadyr rend visite à Tourdougoul le soir venu pour lui avouer ses sentiments, il est surpris par la grand-mère Marsia, chez qui Tourdougoul a trouvé refuge. La vieille femme le renvoie et ordonne à Tourdougoul de se tenir à l’écart de Kadyr. Mais il est trop tard. Lorsqu’une nuit, Kadyr envoie un compagnon de beuverie détourner l’attention de la grand-mère Marsia et ne rentre pas à la maison de toute la nuit, le scandale est inévitable. Chirine détruit le métier à tisser dans la cour et traîne le tapis inachevé jusqu’à la maison de grand-mère Marsia, à qui elle fait des reproches et exige qu’elle chasse « la trainée » Tourdougoul du village.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/kurmanjan-datka-reine-des-montagnes/">Kurmanjan Datka, la reine sur grand écran</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Kadyr se rend compte de ce qu&rsquo;il a fait et tente de rattraper Tourdougoul, mais il n&rsquo;y parvient pas. Plus tard, Chirine le trouve assis au bord de la rivière. Cette fois, c&rsquo;est elle qui le supplie de rentrer à la maison. C&rsquo;est alors qu&rsquo;arrive la nouvelle du décès de la grand-mère Marsia, qui n&rsquo;a pas survécu à la honte qui pesait sur Kadyr et Chirine.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Jaune</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques années plus tard, Tourdougoul se trouve à nouveau dans les environs pour une commande. Lorsque Kadyr l&rsquo;apprend et la retrouve, il va la voir. Tourdougoul se réfugie chez sa cliente pour lui échapper. À travers la porte fermée, Kadyr lui demande de l&rsquo;épouser. Tourdougoul, qui éprouve toujours des sentiments pour Kadyr, refuse, consciente que leur amour impossible détruirait sa famille.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1024" height="554" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/05/Still-2025-05-19-123227_1.144.1-scaled-1-1024x554-1.jpg" alt="Black Red Yellow Film kirghiz" class="wp-image-75080" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/05/Still-2025-05-19-123227_1.144.1-scaled-1-1024x554-1.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/05/Still-2025-05-19-123227_1.144.1-scaled-1-1024x554-1-300x162.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/05/Still-2025-05-19-123227_1.144.1-scaled-1-1024x554-1-768x416.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Tourdougoul et la grand-mère Marsia.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le soir, elle s’assoit avec sa cliente – une vieille femme qui fait office de gardienne des villages de plus en plus déserts de cette région frontalière. Elle conserve les clés des maisons abandonnées afin de les soustraire à l’accès des étrangers. Les portraits de famille qu’elle a sauvés des maisons abandonnées tapissent les murs de sa modeste demeure. Lorsqu’elle évoque le talent de Tourdougoul comme un don de Dieu, celle-ci, qui parcourt le pays depuis son adolescence pour représenter le destin des autres dans ses tapis artistiquement tissés, lui confie qu’elle aurait préféré trouver le bonheur dans la vie plutôt que ce talent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kadyr, lui aussi, se rend compte qu’il doit se résigner à son destin. Dans la dernière scène de la troisième partie, on voit qu’il a vendu son cheval bien-aimé pour exaucer le souhait de Chirine, désormais enceinte, et acheter une vache.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Jeu de couleurs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le film se termine par un quatrième volet intitulé <em>« Noir Rouge Jaune »</em>, qu’Aktan Arym Koubat souhaite toutefois – comme il l’a expliqué lors de la discussion sur le film à Wiesbaden – voir considéré non pas comme un quatrième volet, mais comme un épilogue. Dans cet épilogue, le film revient à l’intrigue principale. Kadyr est porté en terre et Tourdougoul fait remettre son tapis à Chirine. Lorsque cette dernière déplie le tapis plus tard, on constate qu’outre le noir et le rouge, couleurs typiques des tapis de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Province_de_Batken">région de Batken</a>, celui-ci comporte une part non négligeable de jaune.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Interrogé sur ce jeu de couleurs et sa signification symbolique, Aktan Arym Koubat a expliqué, à l’issue de la projection en avant-première, que les trois couleurs du titre représentaient chacune l’un des protagonistes. Le noir, <em>« couleur de l’homme et de la terre »</em>, représente Kadyr, tandis que le rouge, couleur des émotions et de l’amour, représente Chirine. Le jaune est la couleur propre à Tourdougoul, qu’elle intègre dans le tapis traditionnel noir et rouge, entrelaçant ainsi son propre destin avec celui de Kadyr et Chirine.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="КЫРГЫЗ КИНО &quot;КАРА КЫЗЫЛ САРЫ&quot;" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/8kV_ZIRCwd8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ce symbolisme, qui n&rsquo;est pas forcément accessible au public des festivals occidentaux, montre une fois de plus que le réalisateur, acclamé tant dans son pays qu&rsquo;à l&rsquo;étranger, destine ses films avant tout au public kirghiz. Comme l’a expliqué Aktan Arym Koubat à Wiesbaden, il souhaitait notamment, à travers ce film, faire découvrir à ses compatriotes leur propre pays ainsi que son histoire récente, marquée par les bouleversements économiques qui ont suivi l’indépendance et l’exode rural qui en a résulté.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un film poétique et sensible</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme dans ses films précédents, notamment <em><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/centaure-un-film-tableau-du-kirghizstan/">Centaure</a></em>, Aktan Arym Koubat parvient à mêler une histoire racontée avec sensibilité, mettant en scène des gens simples, à une critique sociale subtilement tissée dans le récit. Le réalisateur reste ainsi fidèle à son propre langage visuel, dans lequel il capture des images qui semblent prises au hasard – comme ce papillon de nuit pris dans les fils d’un tapis, ou encore des détails de paysages comme la rivière de montagne tumultueuse ou les peupliers ondulant au vent – et les intègre habilement à l’intrigue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/centaure-un-film-tableau-du-kirghizstan/">« Centaure », un film tableau du Kirghizstan</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La bande-son mélancolique (Balasaguyn Mousaïev) ainsi que la prise de son (Mars Tougelov), qui capture le bruissement du vent ou l’atmosphère à peine troublée par le chant des oiseaux, méritent une mention particulière. Tous deux contribuent ainsi de manière non négligeable à l’ambiance du film.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Black Red Yellow</em>, qui avait remporté un prix en juin dernier au <a href="https://variety.com/2025/film/asia/shanghai-film-festival-2025-winners-1236437317/">Festival international du film de Shanghai</a>, est reparti sans être primé lors de la cérémonie de remise des prix du 26ème festival goEast. Le Grand Prix, le <a href="https://www.filmfestival-goeast.de/goeast-2026-gewinnerinnen-beim-festival-des-mittel-und-osteuropaeischen-films-hauptpreis-fuer-clouds-move-with-great-speed-von-roman-ostrovskyi-beste-regie-fuer-ivana-mladenovic-regisseurin-vo/">Golden Lilie</a> (Lys d’or), a été décerné cette année à <em>Clouds move with great Speed</em> du réalisateur ukrainien Roman Ostrovskyi. Aktan Arym Koubat a néanmoins une nouvelle fois réussi à réaliser un film sensible et mélancolique qui parvient à rester lent sans jamais devenir pesant.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Robin Roth</strong><br><strong>Rédacteur pour Novastan Deutsch</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Traduit de l&rsquo;<a href="https://novastan.org/de/gesellschaft-und-kultur/black-red-yellow-eine-verwobene-liebesgeschichte/">allemand</a> par Marc Gruber</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>Que sont devenues les premières salles de cinéma du Kazakhstan-Oriental ?</title>
		<link>https://novastan.org/fr/kazakhstan/premieres-salles-de-cinema-kazakhstan-oriental/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 15:36:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Architecture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
		<category><![CDATA[Union soviétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/premieres-salles-de-cinema-kazakhstan-oriental/">Que sont devenues les premières salles de cinéma du Kazakhstan-Oriental ?</a></p>
<p>Au Kazakhstan-Oriental, nombre de cinémas ont été construits durant les années 1930 à 1950. Un historien local raconte leur création et leur destin. Novastan traduit ici un article d&#8217;Artiom Smirnov paru dans le média kazakh Vlast. Dès la naissance de l&#8217;Union soviétique, le cinéma est vu comme un art auquel le peuple et les ouvriers doivent [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/premieres-salles-de-cinema-kazakhstan-oriental/">Que sont devenues les premières salles de cinéma du Kazakhstan-Oriental ?</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Kazakhstan-Oriental, nombre de cinémas ont été construits durant les années 1930 à 1950. Un historien local raconte leur création et leur destin.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Novastan traduit ici un article d&rsquo;Artiom Smirnov paru dans le média kazakh <a href="https://vlast.kz/gorod/64018-sovetskie-kinoteatry-vostocnogo-kazahstana.html">Vlast</a>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès la naissance de l&rsquo;Union soviétique, le cinéma est vu comme un art auquel le peuple et les ouvriers doivent avoir accès. Ainsi, dans l&rsquo;Est du Kazakhstan, les années 1930 ont vu la construction de cinémas dans les plus grands centres industriels de l’époque. A cette époque, la ville de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ridder">Ridder</a>, dans <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kazakhstan-Oriental">l’oblast du Kazakhstan-Oriental</a>, appartenait à cette catégorie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le développement industriel de l’ancienne colonie minière progressait à un rythme effréné&nbsp;: lancement de la centrale hydroélectrique d’Oulba, d’une usine de traitement des minerais et d’une usine de plomb, achèvement du chemin de fer. Déjà dans le milieu des années 1930, les services de métallurgie non ferreuse dessinaient les perspectives de développement de Ridder comme celles d&rsquo;un futur centre industriel modèle et bien organisé.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Les quartiers de la nouvelle ville devaient être construits au Sud-Ouest de la zone résidentielle existante, sur un plateau proche de la montage Matrenine-Sokolok, en remplacement de la vieille ville regroupée autour du site industriel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A Ridder, dès les années d’avant-guerre, beaucoup plus tôt qu’à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%96skemen">Oust-Kamenogorsk</a>, le nouveau centre régional, apparurent les premières maisons à trois étages. De telles maisons étaient construites au début des actuelles avenue de l’Indépendance et avenue Gagarine, dans le quartier appelé Novostroïka. Un cinéma y apparut beaucoup plus tôt que dans les autres villes de la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un bâtiment avant-gardiste</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 21 septembre 1939, un cinéma moderne fut ouvert dans le quartier Novostroïka. Le bâtiment comprenait une salle de visionnage de 500 places, un buffet, une salle de lecture ainsi qu’un espace pour un orchestre de jazz.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur du projet était Victor Petrovitch Kalmykov, un architecte du département de cinématographie des commissaires du peuple de la République socialiste fédérative soviétique de Russie (RSFSR). Durant la seconde moitié du XXème siècle, il a été un éminent spécialiste de la conception et de la construction de cinémas en Union soviétique.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="900" height="600" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/58565acc8f862af0bf19fa56afd6666f_900xauto.jpg" alt="Cinéma Kazakhstan Oriental" class="wp-image-73706" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/58565acc8f862af0bf19fa56afd6666f_900xauto.jpg 900w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/58565acc8f862af0bf19fa56afd6666f_900xauto-300x200.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/58565acc8f862af0bf19fa56afd6666f_900xauto-768x512.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/58565acc8f862af0bf19fa56afd6666f_900xauto-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le cinéma de Ridder. Photo : Vlast.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le projet de cinéma pour 500 personnes était avant-gardiste tant par son aspect extérieur que par son caractère&nbsp;: le jeune architecte est l’un des premiers à avoir proposé la conception d’un nouveau type d’infrastructures&nbsp;de spectacle, dédiées à l’exposition de films et de services culturels.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un bâtiment reconfiguré depuis</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais des bâtiments de style original n’ont pas été construits seulement à Ridder&nbsp;: des cinémas analogues sont apparus à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Karaganda">Karaganda</a> et à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kyzylorda">Kyzylorda</a> ainsi que dans nombre d&rsquo;autres villes de l&rsquo;Union.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les habitants de la ville de Ridder, devenue Leninogorsk en 1941, la construction est restée sous le nom de cinéma de la Novostroïka. Officiellement, il a reçu le nom d’une figure du parti, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Lazare_Kaganovitch">Lazare Kaganovitch</a>. En 1957, le cinéma a été renommé en l’honneur du poète <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Vladimir_Ma%C3%AFakovski">Vladimir Maïakovski</a> et prit le nom de cinéma Maïakovski.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/les-batiments-mal-aimes-dalmaty/">Les bâtiments mal aimés d’Almaty</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1998, le bâtiment a été vendu à des particuliers et reconstruit – un magasin se trouve aujourd&rsquo;hui à son emplacement. Cependant, l’aspect extérieur du bâtiment a été préservé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un nouveau cinéma à Oust-Kamenogorsk</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En ce qui concerne le centre régional, Oust-Kamenogorsk, le cinéma Octobre &#8211; nommé Echo à l’origine &#8211; dont la construction date d’avant la révolution, a été l’unique cinéma dont disposaient les habitants de la ville pendant de nombreuses années.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="900" height="600" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/11cc0775634ef4c93a7bfc535216e593_900xauto.jpg" alt="Cinéma Kazakhstan Oriental" class="wp-image-73704" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/11cc0775634ef4c93a7bfc535216e593_900xauto.jpg 900w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/11cc0775634ef4c93a7bfc535216e593_900xauto-300x200.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/11cc0775634ef4c93a7bfc535216e593_900xauto-768x512.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/11cc0775634ef4c93a7bfc535216e593_900xauto-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le cinéma Octobre à Oust-Kamenogorsk. Photo : Vlast.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’à Ridder, avant le début de la Seconde guerre mondiale, le chantier de la Nouvelle Ville avait au moins partiellement été achevé, la reconstruction des anciens locaux destinés à la projection de films avait été reportée à Oust-Kamenogorsk, sans parler de la construction d’un nouveau bâtiment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1952, le ministère de la Cinématographie planifia la construction d’un cinéma à Oust-Kamenogorsk. Il fallut alors s’adresser aux plus hautes instances&nbsp;: la seule entreprise générale de construction de l’époque, le trust<strong>&nbsp;</strong>Altaïsvinetstroï, n’aspirait pas à entreprendre des travaux ayant pour objet la culture. Cependant, la direction de la ville et de la région réussit à obtenir que le trust s’engage à entamer les travaux pour un cinéma standard.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un territoire proche du centre-ville fut choisi, dans la rue Octobre rouge, désormais avenue Aouèzov, en direction de la rue Maxime Gorki. Un cinéma dans un style délibérément classique, alors extrêmement répandu en URSS,&nbsp;servit de base au projet. L’autrice en était Zoïa Ossipovna Brod, architecte des ateliers étatiques auprès du conseil des ministres de l’URSS<strong>.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un effondrement rapide</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En novembre 1953, les journaux régionaux rapportaient&nbsp;que la construction d’une salle de cinéma pour 360 personnes, rapidement connu sous le nom de cinéma L’Orient et qui avait été achevé avant la date prévue, se distinguait par son équipe de construction qualifiée, l’équipe&nbsp;Koultbytstroïa, du trust Altaïsvinetstroï. Mais le cinéma devint rapidement tristement célèbre.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="900" height="600" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/0f18157c98d503ddd1f442997c767a31_900xauto.jpg" alt="Cinéma Kazakhstan Oriental" class="wp-image-73703" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/0f18157c98d503ddd1f442997c767a31_900xauto.jpg 900w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/0f18157c98d503ddd1f442997c767a31_900xauto-300x200.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/0f18157c98d503ddd1f442997c767a31_900xauto-768x512.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/0f18157c98d503ddd1f442997c767a31_900xauto-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le cinéma L&rsquo;Orient en 1953. Photo : Vlast.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le 9 septembre 1954, moins d’un an après l’achèvement de la construction, un effondrement de plafond eut lieu dans l’auditorium.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les habitants de la ville se rappellent&nbsp;que l’incident avait même était raconté pendant les cours de physique des lycéens comme un exemple caractéristique du phénomène de résonance. Le déclencheur s’était avéré être un ventilateur allumé après la fin de la séance&nbsp;: ses vibrations avaient été transmises aux poutres du plafond, causant son effondrement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des changements dans un projet déjà approuvé et des défauts de construction ont ainsi été désignées comme causes de l’effondrement. La commission d’enquête sur l’évènement statua&nbsp;que les structures du plafond avaient été assemblées et installées par Koultbytstroïa en mai 1953 avec le remplacement de matériaux à la demande personnelle du directeur de l’équipe, sans aucun calcul ni approbation préalable. Heureusement, aucune victime ne fut à déplorer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un bâtiment aux nombreuses vies</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 1965, ce bâtiment devient le cinéma pour enfants L’Aiglon. Il continua de fonctionner pendant 30 ans. C’est la raison pour laquelle les habitants se souviennent particulièrement de ce cinéma&nbsp;: c’est précisément ici que beaucoup d&rsquo;entre eux, désormais âgés, ont pu regarder des films et dessins animés pour la première fois.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/31a547b916e47239d83d448eff407ffd.jpg" alt="Cinéma Kazakhstan Oriental" class="wp-image-73701" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/31a547b916e47239d83d448eff407ffd.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/31a547b916e47239d83d448eff407ffd-300x200.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/31a547b916e47239d83d448eff407ffd-768x512.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/31a547b916e47239d83d448eff407ffd-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le cinéma L&rsquo;Aiglon en 1969. Photo : Vlast.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’arrivée des années 1990 et le déclin du cinéma régional, les projections cessèrent. Des tentatives de retour du cinéma à sa fonction initiale eurent lieu, mais l’affaire se solda par la vente du bâtiment en 1999.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/4a495f15ba1d6bef58b3649b3614139f_1440xauto-1024x681.jpg" alt="Cinéma Kazakhstan Oriental" class="wp-image-73700" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/4a495f15ba1d6bef58b3649b3614139f_1440xauto-1024x681.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/4a495f15ba1d6bef58b3649b3614139f_1440xauto-300x200.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/4a495f15ba1d6bef58b3649b3614139f_1440xauto-768x511.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/4a495f15ba1d6bef58b3649b3614139f_1440xauto-600x399.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/4a495f15ba1d6bef58b3649b3614139f_1440xauto.jpg 1440w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;ancien cinéma L&rsquo;Aiglon aujourd&rsquo;hui. Photo : Vlast.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">L’ancien cinéma L’Aiglon devint un temps une boite de nuit, avant de se transformer en bureau de bookmakers. Aujourd’hui, diverses entreprises commerciales sont installées dans le bâtiment.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des cinémas à Zyrianovsk et Chemonaïkha</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cinéma a été construit selon un modèle standard bien connu. Mais d&rsquo;autres cinémas à l’architecture remarquable ont été construits dans deux localités de la région du Kazakhstan-Oriental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1949, le département régional de la cinématographie s’adressa au bureau d’études Oblproïekt à Oust-Kamenogorsk. Le besoin d’un nouveau cinéma se faisait sentir. C’est ainsi que dès août 1949 étaient&nbsp;dessinés les croquis préparatoires au projet de salles de cinéma pour 300 personnes pour les villes de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Altay_(Kazakhstan-Oriental)">Zyrianovsk</a> (aujourd&rsquo;hui Altaï) et de <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Shemonaikha">Chemonaïkha</a>. Les auteurs du projet étaient les architectes Guenadi Nikolaïevitch Alekseïev et Tamara Nikolaïevna Vinogradova.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="900" height="619" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/620008e47d262f5b4b269c7edc390458_900xauto.jpg" alt="Cinéma Kazakhstan Oriental" class="wp-image-73699" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/620008e47d262f5b4b269c7edc390458_900xauto.jpg 900w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/620008e47d262f5b4b269c7edc390458_900xauto-300x206.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/620008e47d262f5b4b269c7edc390458_900xauto-768x528.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/620008e47d262f5b4b269c7edc390458_900xauto-600x413.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption class="wp-element-caption">La façade principale prévue pour les cinémas de Zyrianovsk et Chemonaïkha, août 1949. Photo : Vlast.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Il est intéressant de remarquer que sur le croquis de la façade principale, l’auteur a représenté l’affiche d’un film de comédie populaire de 1949, <em><a href="https://ru.wikipedia.org/wiki/%D0%A1%D1%87%D0%B0%D1%81%D1%82%D0%BB%D0%B8%D0%B2%D1%8B%D0%B9_%D1%80%D0%B5%D0%B9%D1%81">La voiture 22-12</a></em>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="536" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/2a3d38a8ae4df125154ae957963828c8_autox838-1024x536.jpg" alt="Cinéma Kazakhstan Oriental" class="wp-image-73698" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/2a3d38a8ae4df125154ae957963828c8_autox838-1024x536.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/2a3d38a8ae4df125154ae957963828c8_autox838-300x157.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/2a3d38a8ae4df125154ae957963828c8_autox838-768x402.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/2a3d38a8ae4df125154ae957963828c8_autox838-1536x804.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/2a3d38a8ae4df125154ae957963828c8_autox838-600x314.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/2a3d38a8ae4df125154ae957963828c8_autox838.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le plan du rez-de-chaussée du cinéma. Photo : Vlast.</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="536" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/1aeb1d68f8c1a1bb49e0f6b85d1b862f-1024x536.jpg" alt="Cinéma Kazakhstan Oriental" class="wp-image-73697" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/1aeb1d68f8c1a1bb49e0f6b85d1b862f-1024x536.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/1aeb1d68f8c1a1bb49e0f6b85d1b862f-300x157.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/1aeb1d68f8c1a1bb49e0f6b85d1b862f-768x402.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/1aeb1d68f8c1a1bb49e0f6b85d1b862f-1536x804.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/1aeb1d68f8c1a1bb49e0f6b85d1b862f-600x314.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/1aeb1d68f8c1a1bb49e0f6b85d1b862f.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le plan du premier étage. Photo : Vlast.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">La note explicative stipule que les dimensions de l’auditorium et des salles d’équipement étaient conçues pour utiliser les excavations et les fondements déjà existants. La construction d&rsquo;un nouveau bâtiment culturel à Chemonaïkha était prévue avant la guerre, bien que l’affaire se soit alors limitée à l’édification des fondations. A la demande du département de cinématographie, les deux bâtiments devaient être construits selon un seul modèle. Les dimensions de l&rsquo;ancienne fondation ont ainsi été utilisées également pour le nouveau cinéma de Zyrianovsk.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un projet unique pour deux bâtiments</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les croquis prévoient non seulement la salle de visionnage, le hall d’entrée, les guichets, le foyer et les salles d’équipement, mais aussi le buffet et la salle de club. Le projet prévoyait trois variantes de façades latérales : avec de petites ou de grandes fenêtres et sans fenêtres.&nbsp;La variante sans fenêtres a été réalisée dans les deux localités.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le projet, les murs devaient être construits en béton de scories, et non en briques comme c&rsquo;était souvent le cas. Ce choix était particulièrement pertinent pour Chemonaïkha, qui manquait de briques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est intéressant de remarquer qu’en 1949, le chef du département de cinématographie du district de Zyrianovsk a proposé son propre projet de bâtiment de loisirs. Outre la salle de visionnage, la salle de lecture et le foyer, le fonctionnaire n’oublia pas de représenter dans le projet son propre bureau. Evidemment, cette variante ne fut pas aprouvée&nbsp;: le département régional supérieur avait décidé d&rsquo;ériger les deux bâtiments selon un même projet.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Le département régional d’architecture a aussi rejeté le projet de plan général de cinéma à Zyrianovsk, réalisé dans l&rsquo;Oblproïekt de 1949. En fait, le bâtiment a été construit dans le quartier désigné, au bout de la rue prévue le long de&nbsp;la rivière Maslianka, mais il a été tourné de 180 degrés par rapport à ce que prévoyait le plan.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des cinémas achevés dans les années 1950</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le cinéma de Zyrianovsk fut baptisé La Patrie et construit en 1953. Le plan général de construction du bâtiment à Chemonaïkha est demeuré inchangé&nbsp;: il fut aménagé au centre de la localité sur la base existante en béton armé, le long de la rue Bazarnaïa (aujourd’hui la rue Alexandre Kaporine), en face de la place du marché et à côté de l’école secondaire Ostrovski.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/8a7fc60e14ef161418e7c765f141f8af_autox800-1024x683.jpg" alt="Cinéma Kazakhstan Oriental" class="wp-image-73696" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/8a7fc60e14ef161418e7c765f141f8af_autox800-1024x683.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/8a7fc60e14ef161418e7c765f141f8af_autox800-300x200.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/8a7fc60e14ef161418e7c765f141f8af_autox800-768x512.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/8a7fc60e14ef161418e7c765f141f8af_autox800-600x400.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/8a7fc60e14ef161418e7c765f141f8af_autox800.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le cinéma La Patrie en 1950. Photo : Vlast.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ces grandes infrastructures dans les villes et les colonies de travailleurs étaient généralement construites avec la participation d’un entrepreneur général, comme le trust&nbsp;Grande Ridder&nbsp;dans les années 1930, ou le trust Altaïsvinetstroï dans les années 1950.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La construction du cinéma à Chemonaïkha a été menée sous l&rsquo;autorité de la direction locale de la cinématographie, selon la méthode de construction populaire. Les premiers travaux ont commencé en 1949. Au cours de l’année suivante, des murs de béton de scories ont été coulés. Cependant, en juillet 1950, la construction fut gelée à cause de changements dans la documentation des devis.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/a04af4d22a0b6b613a5291482066bc1f-1024x683.jpg" alt="Cinéma Kazakhstan Oriental" class="wp-image-73695" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/a04af4d22a0b6b613a5291482066bc1f-1024x683.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/a04af4d22a0b6b613a5291482066bc1f-300x200.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/a04af4d22a0b6b613a5291482066bc1f-768x512.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/a04af4d22a0b6b613a5291482066bc1f-600x400.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/a04af4d22a0b6b613a5291482066bc1f.jpg 1200w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le cinéma L&rsquo;Aube. Photo : Vlast.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">En raison de l’absence de financements, la construction ne reprit qu’en 1952. L’édition du 16 octobre 1952 du journal local <em>La bannière bolchévique</em> en fait mention sous la forme d’une annonce pour le recrutement de chaudronniers, plâtriers, maçons et ouvriers d&rsquo;autres professions pour la construction. Le 3 aout 1953, la construction du cinéma est achevée et une conférence du parti du quartier de Chemonaïkha y est organisée. C’est alors qu&rsquo;il fut décidé de l&rsquo;appeler le cinéma L’Aube.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Aucun de ces cinémas ne projette plus de films</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si les salles de Zyrianovsk et Chemonaïkha n’ont pas échappé à la privatisation, les bâtiments ont été préservés. Le matériau des murs pouvait difficilement etre recyclé, ce qui n’est pas le cas de nombreuses constructions dans la région du Kazakhstan-Oriental, démantelées pour être transformées en briques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cinéma L’Aube à Chemonaïkha est utilisé comme point de vente, mais le bâtiment demeure, même s’il n’est pas facile à voir depuis la rue&nbsp;: il est recouvert par des structures commerciales chaotiques. Il conserve toutefois les détails architecturaux d&rsquo;origine, parfois cachés par le nouveau revêtement.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="681" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/f8ece3cd1aece02f2bf76a6861320ecd-1024x681.jpg" alt="Cinéma Kazakhstan Oriental" class="wp-image-73694" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/f8ece3cd1aece02f2bf76a6861320ecd-1024x681.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/f8ece3cd1aece02f2bf76a6861320ecd-300x200.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/f8ece3cd1aece02f2bf76a6861320ecd-768x511.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/f8ece3cd1aece02f2bf76a6861320ecd-1536x1021.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/f8ece3cd1aece02f2bf76a6861320ecd-600x399.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/f8ece3cd1aece02f2bf76a6861320ecd.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;ancien cinéma L&rsquo;Aube, aujourd&rsquo;hui. Photo : Vlast.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le cinéma La Patrie dans la ville d’Altaï, bien que toujours intouché après des décennies, est entièrement fermé d’accès. Il se trouve sur un territoire privé entouré d’une clôture. Sur des photographies de 2012, le bâtiment conserve des détails originaux. Aujourd’hui, l’ancien cinéma est recouvert d&rsquo;un nouveau crépi et dépouillé de ses décorations d&rsquo;origine ; les fenêtres ont également été remplacées.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/8f5ee0268ef5177146b9a36c4506cc5f-1024x683.jpg" alt="Cinéma Kazakhstan Oriental" class="wp-image-73693" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/8f5ee0268ef5177146b9a36c4506cc5f-1024x683.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/8f5ee0268ef5177146b9a36c4506cc5f-300x200.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/8f5ee0268ef5177146b9a36c4506cc5f-768x512.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/8f5ee0268ef5177146b9a36c4506cc5f-1536x1024.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/8f5ee0268ef5177146b9a36c4506cc5f-600x400.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2026/01/8f5ee0268ef5177146b9a36c4506cc5f.jpg 1600w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le cinéma La Patrie, aujourd&rsquo;hui. Photo : Vlast.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, dans l’Est du Kazakhstan, la construction de cinémas a donné lieu à l’emploi de plusieurs types de projets architecturaux, qu&rsquo;ils soient avant-gardistes ou néoclassiques. Heureusement, tous ces bâtiments existent encore aujourd’hui, même s’ils ne remplissent plus leur fonction d’origine.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Artiom Smirnov<br>Historien local pour Vlast</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Traduit du <a href="https://vlast.kz/gorod/64018-sovetskie-kinoteatry-vostocnogo-kazahstana.html">russe</a> par Sophie Combaret</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>En route vers l&#8217;au-delà : les comédies de science-fiction d&#8217;Asie centrale au Festival du film de Cottbus</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Robin Roth]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 04:02:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Allemagne]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
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		<category><![CDATA[Comédie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/en-route-vers-lau-dela-les-comedies-de-science-fiction-dasie-centrale-au-festival-du-film-de-cottbus/">En route vers l&rsquo;au-delà : les comédies de science-fiction d&rsquo;Asie centrale au Festival du film de Cottbus</a></p>
<p>Avec « Kyrgyz on Mars » et « Sasyq », le festival allemand a fait figurer dans son programme deux comédies de science-fiction d&#8217;Asie centrale qui savent allier humour et critique sociale subtile. Le 35ème Festival du film de Cottbus s&#8217;est achevé le 9 novembre. Même si aucun film d&#8217;Asie centrale n&#8217;était en compétition cette [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/en-route-vers-lau-dela-les-comedies-de-science-fiction-dasie-centrale-au-festival-du-film-de-cottbus/">En route vers l&rsquo;au-delà : les comédies de science-fiction d&rsquo;Asie centrale au Festival du film de Cottbus</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avec « Kyrgyz on Mars » et « Sasyq », le festival allemand a fait figurer dans son programme deux comédies de science-fiction d&rsquo;Asie centrale qui savent allier humour et critique sociale subtile.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.filmfestivalcottbus.de/de/">35ème Festival du film de Cottbus</a> s&rsquo;est achevé le 9 novembre. Même si aucun film d&rsquo;Asie centrale n&rsquo;était en compétition cette année, certains ont néanmoins trouvé leur place dans le programme, notamment deux d&rsquo;entre eux : « Kyrgyz on Mars » de Nurlanbek Kamchybekov et « Sasyq » de Yerden Telemisso qui présentent plusieurs similitudes.  Premiers films de leurs réalisateurs respectifs, ils associent, chacun avec leur propre humour, les problèmes de l&rsquo;existence terrestre à l&rsquo;immensité de l&rsquo;espace.</p>


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<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des femmes kirghizes sur Mars</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Stupeur à la NASA : un énorme météoroïde se dirige vers la Terre et menace de détruire toute vie sur la planète. La zone d&rsquo;impact prévue : l&rsquo;Asie centrale. C&rsquo;est précisément là que vit et travaille Jyldysbek, astronome amateur et enseignant dans l&rsquo;école d&rsquo;un petit village kirghize. Jyldyzbek a lui aussi pris conscience de la menace qui pèse sur la planète et subit donc une pression énorme : le lancement de sa fusée doit être une réussite !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fusée, qu&rsquo;il a construite dans la grange de son père, fait de Jyldyzbek la risée des autres villageois et le responsable de nuisances importantes. En effet, les tentatives de lancement répétées et infructueuses provoquent régulièrement des coupures de courant et sabotent ainsi les mariages qui se succèdent dans le village.  On aimerait le mettre à l&rsquo;asile, mais pour l&rsquo;instant, il est au chômage.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Seuls son père, ses deux copains —qui construisent la fusée avec lui— et la belle Aidai croient en lui. Il aimerait épouser cette dernière, il a même donné le nom de son amoureuse inaccessible à sa fusée. Mais le père d&rsquo;Aidai, maire de la ville, n&rsquo;envisage pas un seul instant d&rsquo;accepter un mariage avec Jyldyzbek. Au contraire, il tente sans cesse de marier sa fille à des fils de personnalités haut placées, comme le procureur du district.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;approche d&rsquo;un mariage particulièrement important, Jyldyzbek se voit même confronté à une coupure de courant. Mais, face à la menace du météore, il ne peut plus attendre. Il rétablit alors l&rsquo;approvisionnement en énergie par des moyens déloyaux et, avec l&rsquo;aide de son ami qui vient de fuir une dispute conjugale, tente un dernier lancement.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="KYRGYZ ON MARS | Марска учкан Кыргыздар | Trailer | English Subs | 2025" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/-tr4j4CxLO0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les villageois et la NASA sont stupéfaits lorsque la fusée décolle et s&rsquo;envole vers Mars. Alors qu&rsquo;ils acquièrent le statut de héros sur Terre et que le maire souligne fièrement dans les médias que Jyldyzbek est son « futur gendre », les deux cosmonautes atterrissent sur la planète rouge, où l&rsquo;air est respirable et la connexion Internet excellente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Leur amitié est cependant mise à rude épreuve lorsque Jyldyzbek parle de la météorite qu&rsquo;il veut affronter lors de son voyage spatial. Une violente dispute entre les deux amis manque de faire échouer la mission de sauvetage avant qu&rsquo;ils ne se ressaissent et décident de tenter une dernière fois de sauver la situation en menant une opération kamikaze.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>E.T. en kazakh</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans « Sasyq », c&rsquo;est un extraterrestre qui arrive sur Terre. Après le crash de son vaisseau spatial, il atterrit pour ainsi dire dans les bras de Sasyq («le puant»). Sasyq, qui s&rsquo;appelle en réalité Sadyk Ospanovich, mais que tout le monde appelle par ce surnom péjoratif, était autrefois professeur à l&rsquo;université. Après la mort de sa femme des suites du Covid, il s&rsquo;est mis à boire. Quelques années plus tard, il a fait plusieurs tentatives de suicide et vit désormais sans domicile fixe le long d&rsquo;une autoroute dans la banlieue d&rsquo;Almaty.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Personne ne croit Sasyq, l&rsquo;ivrogne, lorsqu&rsquo;il affirme qu&rsquo;un extraterrestre se cache dans les profondeurs des toilettes publiques situées dans un parking : ni Nadia, qui vit ici avec sa petite-fille Amina et tient un petit kiosque, ni le policier local, un imbécile notoire qui croit d&rsquo;ailleurs que la Terre est plate. Même le vaisseau spatial accidenté s&rsquo;est désintégré. Sasyq s&rsquo;occupe donc seul de l&rsquo;extraterrestre et tente de trouver le métal qui lui permettra de réparer sa radio détruite afin d&rsquo;aller chercher de l&rsquo;aide.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/breve-histoire-du-cinema-kazakh-de-shaken-aimanov-a-emir-baigazin/">Brève histoire du cinéma kazakh, de Shaken Aimanov à Emir Baigazin</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais un autre problème survient : le cortège présidentiel. Il faudra certes encore attendre quelques jours avant que le président ne vienne réellement rouler à toute allure sur l&rsquo;autoroute, mais l&rsquo;événement jette déjà une ombre sur la ville. Il ne faut en aucun cas que le chef de l&rsquo;État aperçoive le kiosque minable de Nadia, ni même l&rsquo;ivrogne qui traîne dans les parages. Le maire, muté ici pour corruption, menace donc de détruire le kiosque de Nadia si elle ne le rénove pas immédiatement. Sasyq doit tout simplement disparaître.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Outre cet ennemi commun, c&rsquo;est surtout un accident qui rapproche Nadia et Sadyk Ospanovich (comme elle l&rsquo;appelle désormais) : leur petite-fille Amina tombe dans les toilettes extérieures et est sauvée par l&rsquo;extraterrestre. Comme Nadia pense que Sadyk Ospanovich est le sauveur, elle le laisse prendre une douche et lui prête des vêtements propres appartenant à son ex-mari. Elle l&rsquo;invite également à dîner. À la fin de la soirée, Amina et Sadyk Ospanovich lui présentent leur « nouvel ami ».</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="SASYQ | Trailer | English Subs | 2025" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/THEPTyyebcQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Ensemble, les trois personnages finissent par former, pour eux-mêmes et pour l&rsquo;extraterrestre, la famille que celui-ci n&rsquo;a jamais eue. Malgré toutes leurs différences, le doux Sadyk Ospanovich et la résolue Nadia forment une équipe efficace, tant pour la rénovation du kiosque que pour le sauvetage de l&rsquo;extraterrestre. Cela montre une fois de plus que « Nadia » (diminutif de Nedeschda, qui signifie « espoir » en russe) est ici un nom évocateur. C&rsquo;est elle qui ramène Sadyk Ospanovich à la vie et qui donne un nouvel élan au sauvetage de l&rsquo;extraterrestre. Le fait que son kiosque s&rsquo;appelle « Ümit » (qui signifie « espoir » en kazakh) vient compléter le tableau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec « Sasyq », Yerden Telemissov crée une version kazakhe d&rsquo;E.T., même si son extraterrestre à la tête conique et aux yeux jaunes est moins mignon que le héros du classique de Steven Spielberg. Le réalisateur, connu au Kazakhstan comme acteur, créé ainsi un mélange de science-fiction et de comédie (tragique) familiale. Cependant, c&rsquo;est justement cette absence de genre qui est critiquée par le critique Dmitri Mostovoï dans le <a href="https://kz.kursiv.media/2025-05-17/lfst-dmmt-sasyq/">média kazakh Kursiv,</a> en plus de quelques erreurs logiques indéniables. Néanmoins, « Sasyq » est un film complexe qui vaut le détour, une « sorte de radiographie de la vie au Kazakhstan », d&rsquo;après Mostovoï.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Plus qu&rsquo;un simple divertissement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec « Kyrgyz on Mars » et « Sasyq », deux comédies en partie absurdes ont vu le jour et constituent bien plus qu&rsquo;un simple divertissement. Malgré leur intrigue littéralement déconnectée de la réalité, les deux films parviennent à mettre en lumière de manière parfois subtile des problèmes très terrestres. Les personnages évoluent dans des milieux modestes, en témoignent les pénuries d&rsquo;électricité dans « Kyrgyz on Mars », ou encore la vie difficile de Nadia et Sadyk Ospanovich et les toilettes rudimentaires que tous les Kazakhs reconnaissent, dans « Sasyq ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus, « Kyrgyz on Mars », avec son récit sur le mariage d&rsquo;Aidai, tend un miroir à la société kirghize et à ses structures patriarcales. En comparaison, le fait que Nadia, dans « Sasyq », ait également été victime de violences domestiques de la part de son ex-mari pendant des années semble plutôt accessoire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="429" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/SASYQ-c-FFC-1536x644-1-1024x429.jpg" alt="Duliga Aqmolda dans le rôle du maire dans « Sasyq » (photo fournie par le festival du film de Cottbus)" class="wp-image-73124" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/SASYQ-c-FFC-1536x644-1-1024x429.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/SASYQ-c-FFC-1536x644-1-300x126.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/SASYQ-c-FFC-1536x644-1-768x322.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/SASYQ-c-FFC-1536x644-1-600x252.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/SASYQ-c-FFC-1536x644-1.jpg 1536w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Duliga Aqmolda dans le rôle du maire dans « Sasyq » (photo fournie par le festival du film de Cottbus)</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les représentants de la politique locale sont également malmenés dans les deux films. Le père d&rsquo;Aidai ne se montre pas seulement opportuniste lors du mariage de sa fille. Dans son rôle de maire, il parcourt le village dans une voiture de classe moyenne, accompagné d&rsquo;une escorte de voyous qui menacent quiconque se met en travers de leur chemin, et apparaît donc comme un personnage assez simpliste et prétentieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le personnage du maire dans « Sasyq » en rajoute encore et dépeint un homme de pouvoir corrompu et misogyne vêtu d&rsquo;un costume chic. Son excentricité et l&rsquo;aménagement ridicule de son bureau stérile complètent l&rsquo;image de cet antagoniste né : « <em>la concentration absolue de tout ce que le citoyen moyen déteste chez les dirigeants corrompus, repus et déconnectés de la réalité </em>», selon la formule de Dmitry Mostovoï dans <em>Kursiv</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/kazakhstan-ouzbekistan-kirghizstan-festival-cinema-heritage/">L&rsquo;Asie centrale à l&rsquo;honneur au Festival Cinema Heritage</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, « Sasyq » ne s&rsquo;arrête pas au maire dans sa critique des représentants de l&rsquo;État. Le policier est un imbécile fini, complètement sous la coupe du maire. De plus, il n&rsquo;est dans la police que parce que sa mère lui a dit qu&rsquo;un uniforme lui irait mieux. Il perd constamment son insigne de police, qu&rsquo;il porte avec fierté. À cela s&rsquo;ajoute le fait qu&rsquo;un cortège présidentiel passant à toute vitesse dans le village semble justifier toute ingérence dans la vie des citoyens.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Avec humour et charme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;idée d&rsquo;utiliser la science-fiction pour critiquer le monde réel n&rsquo;est pas nouvelle dans le cinéma (post-)soviétique. On se souvient ici de la satire spatiale <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kin-dza-dza!">Kin-Dza-Dza !</a> de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Gueorgui_Danielia">Georgi Danelija</a>, sortie en 1986, qui est devenue un véritable film culte. En Asie centrale, <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Abdullajon">Abdullajon</a>, sorti en 1991, se distingue particulièrement, dans lequel l&rsquo;extraterrestre du même nom met sens dessus dessous un village ouzbek.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">« Kyrgyz on Mars » et « Sasyq » vivent également de la combinaison de la science-fiction et de l&rsquo;humour, même si ce dernier se manifeste différemment dans les deux films malgré leurs similitudes. Dans « Sasyq », mis à part un humour scatologique grossier dans certaines scènes autour des toilettes à la turque, critiqué entre autres par Jankeldy Omiraliev dans une critique pour<a href="https://orda.kz/film-sasyq-inoplanetjanin-i-vonjuchka-401607/"> le journal kazakh Orda</a>, l&rsquo;humour est généralement subtil et repose sur l&rsquo;excellent jeu de tous les acteurs impliqués.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans « Kyrgyz on Mars », le comique réside davantage dans les dialogues, mais il peut parfois sembler un peu plat. Une partie des blagues s&rsquo;adresse directement au public local, par exemple lorsque les deux cosmonautes, après avoir atterri sur Mars, se souviennent du célèbre <a href="https://novastan.org/fr/photo-du-jour/dans-le-ventre-du-dragon/">canyon des contes de fées</a> d<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yssyk_Koul">&lsquo;Issyk-Koul</a> au Kirghizstan (le lieu de tournage réel).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;ensemble, ces deux comédies de science-fiction valent vraiment le détour et offrent un bon aperçu de ce qui anime aujourd&rsquo;hui les sociétés d&rsquo;Asie centrale. Le fait d&rsquo;utiliser des histoires irrationnelles combinées à une bonne dose d&rsquo;humour ne nuit en rien à la compréhension du public international. Les festivaliers de Cottbus se sont en tout cas beaucoup amusés.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Robin Roth, <br>Rédacteur pour la version allemande de Novastan</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Corrigé par Anaïs Boulard </strong></p>


<p><em>Merci d'avoir lu cet article jusqu'au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez <a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a> ou nous envoyer un email à <a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>Kazakhstan : un documentaire suit quatre instituteurs venant de la ville établis à la campagne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 15:50:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
		<category><![CDATA[vie rurale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/kazakhstan-documentaire-instituteurs-ville-campagne/">Kazakhstan : un documentaire suit quatre instituteurs venant de la ville établis à la campagne</a></p>
<p>L’exode rural met en péril l’éducation des jeunes du village isolé de Koulynjon. C’est le thème du dernier documentaire de Hanzat Kenes, qui a suivi pendant trois ans un projet expérimental visant à améliorer le système éducatif local grâce à l’intégration de nouveaux enseignants. Les villages se vident au Kazakhstan et entraînent la mort d’une [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/kazakhstan-documentaire-instituteurs-ville-campagne/">Kazakhstan : un documentaire suit quatre instituteurs venant de la ville établis à la campagne</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’exode rural met en péril l’éducation des jeunes du village isolé de Koulynjon. C’est le thème du dernier documentaire de Hanzat Kenes, qui a suivi pendant trois ans un projet expérimental visant à améliorer le système éducatif local grâce à l’intégration de nouveaux enseignants.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les villages se vident au Kazakhstan et entraînent la mort d’une culture unique. Les routes recouvertes d’herbes et les maisons abandonnées en témoignent. Une des raisons de cet exode rural est le désir d’une meilleure éducation pour les enfants, mais tous ne sont pas prêts à quitter leur village pour y accéder.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hanzat Kenes a réalisé pendant trois ans le film <em><a href="https://youtu.be/ljTCx2Qk5QY">L’expérience : résultats</a></em>. Ce documentaire suit de jeunes professeurs et leurs familles qui ont quitté le confort des grandes villes pour le village de <a href="https://ru.wikipedia.org/wiki/%D0%9A%D1%83%D0%BB%D1%8B%D0%BD%D0%B6%D0%BE%D0%BD">Koulynjon</a>.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Ce départ s’inscrit dans un programme expérimental qui vise à améliorer le système éducatif local. Le média kazakh The Village raconte pourquoi toute personne intéressée par l’éducation au Kazakhstan et qui souhaite être inspirée pour contribuer à un changement positif devrait voir ce film.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Observer la vie d’un village</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que certains quittent la campagne pour s’installer en ville, d’autres rêvent d’une vie rurale et calme. Que ce soit pour la sincérité et la gentillesse des locaux ou pour la nature environnante, certains citadins sont attirés par la campagne. À travers <em>L’expérience : résultats</em>, le spectateur est plongé dans une vie loin des mégalopoles.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="571" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/MD4PBYX67RcuE2kIPOEsqA-wide-1024x571.jpg" alt="Documentaire Kazakhstan Profs campagne" class="wp-image-72990" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/MD4PBYX67RcuE2kIPOEsqA-wide-1024x571.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/MD4PBYX67RcuE2kIPOEsqA-wide-300x167.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/MD4PBYX67RcuE2kIPOEsqA-wide-768x428.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/MD4PBYX67RcuE2kIPOEsqA-wide-600x334.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/MD4PBYX67RcuE2kIPOEsqA-wide.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Un professeur qui prend part au programme. Photo : Capture d&rsquo;écran / L&rsquo;expérience : résultats.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le réalisateur raconte son premier voyage dans cette zone reculée : <em>«&nbsp;</em><em>Ce fut un voyage en solitaire. J’ai simplement pris mes billets d’avion, j’ai trouvé un InDrive à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%96skemen">Oust-Kamenogorsk</a> et j’ai conduit jusqu’à eux. Aucun des enseignants, à part le directeur, n’était au courant de ma venue. J’ai tout filmé moi-même avec une seule caméra, un objectif et un micro. J’ai passé cinq jours là-bas. J’ai vécu dans un dortoir construit par l’équipe d’Aralbek Berikouly et d’autres enseignants. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant trois ans, les professeurs ont conduit leurs expériences éducatives, changé la méthodologie et aidé les enfants locaux à entrer dans les meilleures universités du Kazakhstan et à l’étranger. C&rsquo;est intéressant et inspirant à observer. Le réalisateur a été capable de contenir ce long voyage en un film.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="571" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/Sa1JFSz1omLpq-Zg7FWQZQ-wide-1024x571.jpg" alt="Documentaire Kazakhstan Profs campagne" class="wp-image-72989" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/Sa1JFSz1omLpq-Zg7FWQZQ-wide-1024x571.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/Sa1JFSz1omLpq-Zg7FWQZQ-wide-300x167.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/Sa1JFSz1omLpq-Zg7FWQZQ-wide-768x428.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/Sa1JFSz1omLpq-Zg7FWQZQ-wide-600x334.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/Sa1JFSz1omLpq-Zg7FWQZQ-wide.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les professeurs n&rsquo;ont pas été accueillis à bras ouverts. Photo : Capture d&rsquo;écran / L&rsquo;expérience : résultats.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« J’ai eu assez de temps pour penser à ce documentaire et évaluer objectivement le projet pour arriver au produit final</em> <em>»</em>, affirme Hanzat Kenes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Comprendre comment les locaux ont réagi face à l’arrivée des citadins et leurs réformes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le changement s’accompagne d’une forte inquiétude pour les populations. Notamment pour les habitants du Kazakhstan profond &#8211; Koulynjon se situe à environ 200 kilomètres de la grande ville la plus proche &#8211; où les mœurs et coutumes perdurent depuis le siècle précédent.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="571" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/iwH2Zj4LHjnudIzHjJv2kQ-wide-1024x571.jpg" alt="Documentaire Kazakhstan Profs campagne" class="wp-image-72988" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/iwH2Zj4LHjnudIzHjJv2kQ-wide-1024x571.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/iwH2Zj4LHjnudIzHjJv2kQ-wide-300x167.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/iwH2Zj4LHjnudIzHjJv2kQ-wide-768x428.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/iwH2Zj4LHjnudIzHjJv2kQ-wide-600x334.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/iwH2Zj4LHjnudIzHjJv2kQ-wide.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les professeurs ont essayé de pousser leurs élèves vers les meilleures universités. Photo : Capture d&rsquo;écran / L&rsquo;expérience : résultats.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Les professeurs participant au programme expérimental ont été accueillis avec méfiance, vigilance et soumis à de nombreux préjugés. Mais certains habitants y ont vu de l’espoir pour l’avenir de leurs enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« </em><em>Ce ne sont pas des locaux, ici ce sont des étrangers</em> <em>»</em>, affirme une enseignante d’anglais du village de Samarskoïe qui a envoyé sa fille étudier dans l’école où se déroulait l’expérience.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="571" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/It4vnexZYzlp-3dw0d4gfg-wide-1024x571.jpg" alt="Documentaire Kazakhstan Profs campagne" class="wp-image-72987" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/It4vnexZYzlp-3dw0d4gfg-wide-1024x571.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/It4vnexZYzlp-3dw0d4gfg-wide-300x167.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/It4vnexZYzlp-3dw0d4gfg-wide-768x428.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/It4vnexZYzlp-3dw0d4gfg-wide-600x334.jpg 600w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2025/11/It4vnexZYzlp-3dw0d4gfg-wide.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les professeurs ont proposé de nouvelles méthodes à leurs élèves. Photo : Capture d&rsquo;écran / L&rsquo;expérience : résultats.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Bien que les locaux aient réagi avec défiance dans un premier temps, il y a parmi eux des habitants qui ont décidé de prendre ce risque. Ont-ils regretté leur décision ou, au contraire, ont-ils été convaincus d’avoir contribué à un meilleur futur pour leurs enfants ? C’est une question à laquelle le film répond.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Découvrir ce que l’avenir réserve</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Initialement, l’expérience devait durer deux ans et demi. Certaines familles ressentaient le manque de la civilisation et d’autres professeurs ressentaient le manque de leur famille. Malgré cela, ils ont décidé de rester plus longtemps&nbsp;: lors de la réalisation du film, cela faisait trois ans qu’ils se trouvaient à Koulynjon. Le professeur Aralbek Berikouly prévoit de rester plus longtemps : il a étendu ses projets et en partagera les détails ultérieurement.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Le film <em>L’expérience : résultats</em> n’est pas linéaire : il met en lumière un vecteur de développement futur, inspire le changement et montre aux spectateurs les aspects du Kazakhstan auxquels les habitants des grandes villes ne pensent pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est possible d’en apprendre davantage sur les initiatives de Hanzat Kenes en consultant sa chaîne <a href="https://www.youtube.com/@khanzat">YouTube</a> où sont publiés plusieurs films sur divers sujets sociaux.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>La réaction de The Village Kazakhstan</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Traduit du <a href="https://www.the-village-kz.com/village/city/experiment/39287-kak-idet-eksperiment-uchiteley-v-selskoy-shkole">russe</a> par Mathilde Garnier</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Edité par Anaelle Ngatsono</strong></p>



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		<title>Au Festival des avant-premières du cinéma français en Asie centrale, échanges avec le réalisateur David Teboul</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Salomé Aldeguer-Roure]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2025 03:53:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Accès abonné]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Kirghizstan]]></category>
		<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[Tadjikistan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/non-classe/au-festival-des-avants-premieres-du-cinema-francais-en-asie-centrale-echanges-avec-le-realisateur-david-teboul/">Au Festival des avant-premières du cinéma français en Asie centrale, échanges avec le réalisateur David Teboul</a></p>
<p>Au Festival des avant-premières du cinéma français en Asie centrale, le réalisateur français David Teboul est venu présenter son film “François Truffaut : Scénario de ma vie”. Une belle opportunité pour les spectateurs du Kazakhstan, d'Ouzbékistan et du Kirghizistan, qui en ont profité pour échanger sur le cinéma français. </p>
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<p>Au Festival des avant-premières du cinéma français en Asie centrale, le réalisateur français David Teboul est venu présenter son film “François Truffaut : Scénario de ma vie”. Une belle opportunité pour les spectateurs du Kazakhstan, d'Ouzbékistan et du Kirghizistan, qui en ont profité pour échanger sur le cinéma français . . .</p>

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		<title>« La marche de l’Histoire » : le Tadjikistan vu par Romain Arazm</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Paulinon Vanackère]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Apr 2025 05:27:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tadjikistan]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/la-marche-de-lhistoire-tadjikistan-romain-arazm/">« La marche de l’Histoire » : le Tadjikistan vu par Romain Arazm</a></p>
<p>Un court documentaire français sur le Tadjikistan est sorti sur YouTube. Novastan en propose une critique. Faire le portrait d’un pays, de ses complexités et de ses contradictions, de sa beauté et de sa poésie, en un peu moins d’une heure. C’est ce qu’a entrepris l’écrivain et réalisateur Romain Arazm, à l’aide d’un texte soigné [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un court documentaire français sur le Tadjikistan est sorti sur YouTube. Novastan en propose une critique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Faire le portrait d’un pays, de ses complexités et de ses contradictions, de sa beauté et de sa poésie, en un peu moins d’une heure. C’est ce qu’a entrepris l’écrivain et réalisateur Romain Arazm, à l’aide d’un texte soigné et d’images glanées. Après <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/kirghizistan-la-croisee-des-chemins-un-documentaire-poetique-sur-les-routes-de-lest-kirghiz/">le Kirghizstan</a> en 2021, il s&rsquo;est rendu au Tadjikistan.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Tadjikistan, la marche de l’Histoire</em> entreprend un voyage autant géographique qu’historique, politique et culturel. Il part de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Khodjent">Khoudjand</a>, dans le Nord du pays, pour se rendre à la capitale Douchanbé, avant de dériver vers le massif du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pamir">Pamir</a> et la frontière avec le Kirghizstan.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le documentaire, tourné fin 2024, est désormais disponible sur <a href="https://www.youtube.com/watch?v=VaYWYRm3lKw">YouTube</a>.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un point de vue personnel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La scène d’ouverture semble donner le ton&nbsp;: image omniprésente du président, régime dictatorial, musique orientalisante à l’origine indéterminée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais très vite, le film s’éloigne des écueils habituels des documentaires sur la région. La voix off, qui semblait martiale, est en fait au service d’un texte poétique qui partage des idées parfois personnelles. Et la dictature, s’il fallait en parler parce qu’elle est bien là, définit moins le pays que les habitants rencontrés tout au long du récit.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/kirghizistan-la-croisee-des-chemins-un-documentaire-poetique-sur-les-routes-de-lest-kirghiz/">« Kirghizistan , la croisée des chemins » : un documentaire poétique sur les routes de l’est kirghiz</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réalisateur confie d’ailleurs à Novastan que le tournage n’a pas rencontré d’embûches particulières au Tadjikistan.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Le seul problème que j&rsquo;ai rencontré a eu lieu sur les rives du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Piandj">Panj</a> le long de la frontière afghane. Des militaires tadjiks m&rsquo;ont demandé de les suivre dans une base pour que leur chef regarde un à un mes rushs sur la caméra. Il n&rsquo;a supprimé que trois vidéos parce que dans le paysage que j&rsquo;avais filmé, il y avait des infrastructures de défense que je n&rsquo;avais même pas vues en les filmant. J&rsquo;ai bien sûr compris leur démarche. L&rsquo;ambiance n&rsquo;était pas mauvaise&nbsp;»</em>, se souvient-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des déconvenues à la frontière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En revanche, la situation à la frontière kirghize n’étant pas encore claire au moment du tournage, le réalisateur a eu des difficultés pour entrer au Kirghizstan – juste après la scène finale du film – car il lui manquait un « document spécial ». Il a ainsi été retenu le temps d’éclaircir la situation, à 4 200 mètres d’altitude.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;J&rsquo;ai donc passé trois jours dans une cellule en sous-sol, heureusement chauffée car il faisait moins 25 dehors. J&rsquo;ai tout de même sympathisé avec certains jeunes gardes-frontières curieux de la France et de son mode de vie. Un chien m&rsquo;a également tenu compagnie. J&rsquo;en ai profité pour lire et écrire mais le temps m&rsquo;a paru long »</em>, raconte-t-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des portraits d’artistes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mais loin des représentations consensuelles de terra incognita pour touristes aventureux, Romain Arazm montre des scènes de la vie de tous les jours, que ce soit dans le centre en mutation de la capitale ou au marché d’une petite ville. Et partout où elle se place, la caméra installe le narrateur, autant que le spectateur, d’égal à égal avec les habitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réalisateur dépasse la représentation de la dictature en allant à la rencontre d’artistes contemporains qui s’inscrivent dans des traditions millénaires, ou qui à l’inverse se rapprochent de l’art occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/lasie-centrale-en-documentaires-et-courts-metrages/">L’Asie centrale en documentaires et courts-métrages</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Parce que l&rsquo;art est central dans ma trajectoire d&rsquo;auteur et de réalisateur, je voulais absolument intégrer des artistes dans le film. Il fallait non seulement que leurs œuvres me touchent d&rsquo;un point de vue esthétique mais aussi qu&rsquo;elles racontent quelque chose de l&rsquo;histoire du pays. C&rsquo;est le cas de chacun des quatre »</em>, explique-t-il.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des impressions de voyage</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le voyage s’accompagne de quelques écarts historiques assortis de charmantes images d’archive. Bien qu’il soit difficile d’expliquer avec objectivité des épisodes historiques aussi intriqués en un laps de temps si court, ce qui donne lieu à quelques raccourcis, le film donne une vue d’ensemble pertinente pour un spectateur néophyte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et si la moindre des choses serait de prononcer correctement les noms des villes et des artistes rencontrés – ce qui n’est en l&rsquo;occurence pas toujours le cas – force est de constater que le fond a été méticuleusement documenté et que l&rsquo;équipe est bien au fait des dernières évolutions, notamment sociales.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">S’il veut instruire sur les aspects les plus divers du pays, le film livre avant tout des impressions de voyage conscientes des enjeux profonds des sociétés traversées. Et dénote une fascination pour tout ce qui l’entoure.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Romain Arazm conclue ainsi auprès de Novastan&nbsp;:<em> «&nbsp;Sans trop savoir pourquoi, l&rsquo;Asie centrale m&rsquo;attire comme un aimant. C&rsquo;est un carrefour tellement riche, un mille-feuille culturel. Pour moi, le Tadjikistan est un Ithaque alors que je n&rsquo;y avais jamais mis les pieds avant. Par ailleurs, je suis un peu obsessionnel sur les montagnes. Celles du Pamir m&rsquo;ont laissé sans voix. Dans ces contrées, la notion d&rsquo;espace prend une dimension totalement inouïe.&nbsp;»</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Paulinon Vanackère<br>Rédactrice pour Novastan</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>Le cinéma kazakh à l&#8217;honneur : retour sur la sixième édition du Festival du film kazakh à Paris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manon Madec]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Nov 2024 12:31:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Darejan Omirbaïev]]></category>
		<category><![CDATA[Festival du film kazakhstanais]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Rétrospective]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/sixieme-edition-festival-film-kazakh/">Le cinéma kazakh à l&rsquo;honneur : retour sur la sixième édition du Festival du film kazakh à Paris</a></p>
<p>Pour sa sixième édition, le Festival du film kazakh a mis à l&#8217;honneur le cinéma d’auteur avec Darejan Omirbaïev, le «&#160;poète de la retenue&#160;», en tête d’affiche. L’organisateur du festival et le cinéaste ont accepté de s’entretenir avec Novastan pour l’occasion. Cet automne, le kazakh a résonné dans les salles de cinéma parisiennes. Avant la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/sixieme-edition-festival-film-kazakh/">Le cinéma kazakh à l&rsquo;honneur : retour sur la sixième édition du Festival du film kazakh à Paris</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour sa sixième édition, le Festival du film kazakh a mis à l&rsquo;honneur le cinéma d’auteur avec Darejan Omirbaïev, le «&nbsp;poète de la retenue&nbsp;», en tête d’affiche. L’organisateur du festival et le cinéaste ont accepté de s’entretenir avec Novastan pour l’occasion.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet automne, le kazakh a résonné dans les salles de cinéma parisiennes. Avant <a href="https://novastan.org/fr/europe-et-asie-centrale/tokaiev-visite-detat-paris-cooperation-franco-kazakhe/">la visite</a> du président <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/kassym-jomart-tokaiev-le-diplomate-devenu-president/">Kassym Jomart-Tokaïev</a> à Paris en novembre, présent pour l’inauguration de l’exposition <em>Kazakhstan, trésors de la grande steppe</em> au musée Guimet, la sixième édition du Festival du film kazakh a ouvert le bal des célébrations de cette amitié culturelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2019, année de son lancement, <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/le-festival-du-film-kazakh-promoteur-de-la-diversite-au-cinema-de-paris-a-yaounde/">le festival a voyagé</a> en Belgique, au Luxembourg, en Suisse et au Cameroun, avec le même objectif. Celui de promouvoir le cinéma kazakh auprès de spectateurs qui y sont peu, voire pas du tout familiers. Pari réussi, puisque les spectateurs sont de plus en plus nombreux au fil des ans.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">André Raphaël Ivanov, le délégué général et directeur artistique du festival, a accepté de revenir sur les temps forts de cette édition et sur les ambitions de l’Association française du cinéma kazakh, initiatrice du festival.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le festival du film kazakh&nbsp;: vitrine culturelle à Paris</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, le Festival du film kazakh a pris un virage audacieux : plutôt que de présenter la <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/cinquieme-festival-film-kazakh-projections-a-letranger/">diversité des genres et des époques</a> du cinéma kazakh, comme les autres années, l’édition s’est concentrée sur le cinéma d’auteur. Au programme, une rétrospective dédiée à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Darezhan_Omirbaev">Darejan Omirbaïev</a>, figure emblématique des années 1990.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Neuf longs-métrages et deux courts-métrages du cinéaste ont illuminé les écrans de la Cinémathèque française, offrant aux spectateurs une plongée poétique dans un univers minimaliste et introspectif. Un style qui a valu au cinéaste le surnom de <em>«&nbsp;Bresson kazakh&nbsp;»</em>, en référence au cinéaste français <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Bresson">Robert Bresson</a>, maître de la sobriété artistique et narrative.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/le-festival-du-film-kazakh-promoteur-de-la-diversite-au-cinema-de-paris-a-yaounde/">Le Festival du film kazakh, promoteur de la diversité au cinéma de Paris à Yaoundé</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pari, risqué mais assumé, a payé. <em>« En 2019, je n’aurais jamais imaginé pouvoir proposer un tel programme »</em>, confie le directeur général du festival, qui rêvait de cette rétrospective depuis des années. Organisée dans un lieu aussi mythique que la Cinémathèque française, l’initiative a attiré un public de connaisseurs, venus nombreux pour redécouvrir l’œuvre de Darejan Omirbaïev.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les plus jeunes n’ont pas été oubliés : le court-métrage <em>Aksak Kulan</em>, projeté au Centre culturel kazakh, leur a offert une initiation au septième art des grandes steppes. Quant aux néophytes du cinéma post-soviétique, ils pouvaient compter sur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A9nie_Zvonkine">Eugénie Zvonkine</a>, professeure en études cinématographiques à l&rsquo;Université Paris 8, dont les deux conférences éclairantes ont permis de décrypter les subtilités de l’œuvre de Darejan Omirbaïev. Un choix audacieux, certes, mais qui prouve que le cinéma d’auteur kazakh captive bien au-delà des cercles de spécialistes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La place croissante du Kazakhstan dans le paysage culturel français</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rien de surprenant, selon André Raphaël Ivanov : <em>« La France et le Kazakhstan n’ont jamais été séparés culturellement. Les films kazakhs présentés dans des festivals français bénéficient de la réputation du pays comme référence en matière de cinéma. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parcours de Darejan Omirbaïev illustre à merveille cette coopération culturelle entre les deux pays. Méconnu du grand public à ses débuts, le réalisateur a acquis une reconnaissance internationale en remportant, en 1998, le prix Un Certain Regard à Cannes pour son film <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tueur_%C3%A0_gages_(film%2C_1998)">Tueur à gages</a></em>. Une consécration qui a familiarisé les spectateurs français avec le cinéma post-soviétique et encouragé d’autres cinéastes kazakhs à s’associer à la France pour donner vie à leurs projets.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>« La France a toujours soutenu le rayonnement du cinéma kazakh »</em>, ajoute André Raphaël Ivanov, citant notamment l’appui financier du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Centre_national_du_cin%C3%A9ma_et_de_l'image_anim%C3%A9e">Centre national du cinéma et de l&rsquo;image animée</a> (CNC), qui a permis à de nombreux réalisateurs d’aboutir artistiquement, ou encore, en 2021, le haut patronage de la ville de Paris pour le festival.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une clôture en grande pompe</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La clôture du festival au siège de l’UNESCO, gardien du patrimoine culturel mondial, marque une étape importante pour le cinéma kazakh, confirmant son rayonnement au-delà de ses frontières. La soirée célébrait le centenaire de l’écrivain kazakh Berdibek Sokpakbaïev avec la projection de <em>Je m’appelle Koja</em>, un film d’Abdoulla Karsakbaïev réalisé en 1963. Ce classique, issu de l’époque soviétique, a marqué plusieurs générations de cinéastes kazakhs, notamment Darejan Omirbaïev.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/la-jeunesse-centrasiatique-sur-grand-ecran-au-festival-de-vesoul/">La jeunesse centrasiatique sur grand écran au Festival de Vesoul</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce dernier, dans la lignée de ce film, explore à son tour les thèmes de la quête identitaire et des dilemmes moraux, avec un style sobre et introspectif qui caractérise la Nouvelle Vague kazakhe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La Nouvelle Vague à l’honneur</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Darejan Omirbaïev est le plus célèbre de ce mouvement artistique des cinéastes rebelles, qui s’affranchissent de toute censure pour révéler, sans l’embellir, la beauté brute et sauvage du monde qui les entoure »</em>, explique André Raphaël Ivanov.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Né dans le Kazakhstan des années 1990, en pleine chute de l’Union soviétique, ce style marque une rupture nette avec les codes cinématographiques de l’époque. Aux côtés de Darejan Omirbaïev, des cinéastes comme <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Rachid_Nougmanov">Rachid Nougmanov</a> ou <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ermek_Chinarbaev">Ermek Chinarbaïev</a> ont largement participé à redéfinir le paysage cinématographique kazakh.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/kenjebek-chaikakov-films-dasie-centrale-sont-uniques/">Kenjebek Chaïkakov : «&nbsp;Les films des pays d’Asie centrale sont uniques, avec leur propre vision du monde&nbsp;»</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les réalisateurs de la Nouvelle Vague kazakhe s’éloignent des récits historiques, du folklore soviétique et de la glorification de la vie collective. À la désintégration de l’URSS répond une quête d’identité nationale, un besoin de questionner l’individu dans un contexte social en mutation. Ils explorent les transformations sociales, les dilemmes de la modernité et les identités en reconstruction, tout en adoptant une narration libre et introspective.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une conversation avec Darejan Omirbaïev&nbsp;: réflexions sur le cinéma kazakh</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de son entretien avec Novastan, Darejan Omirbaïev est revenu sur l’universalité des thèmes qu’il aborde dans ses films. <em>« Mes films ont quelque chose d’universel, exactement comme la science »</em>, explique l’ancien mathématicien. Ils s’éloignent des clichés souvent attendus par les spectateurs occidentaux, qui associent le cinéma kazakh à de vastes paysages de steppe ou à des récits historiques. À la place, il préfère des scènes urbaines intimes et des questionnements humains.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="907" height="627" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/festival-kazakh1.png" alt="Festival film kazakh Paris Darejan Omirbaïev" class="wp-image-67636" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/festival-kazakh1.png 907w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/festival-kazakh1-300x207.png 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2024/11/festival-kazakh1-768x531.png 768w" sizes="auto, (max-width: 907px) 100vw, 907px" /><figcaption class="wp-element-caption">Darejan Omirbaïev au festival du film kazakh. Photo : Festival du film kazakh.</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les thèmes récurrents de son œuvre, la perte de repères des habitants d’Asie centrale après la chute de l’Union soviétique est souvent abordée. Dans <em>Tueur à gages</em>, un jeune homme cherche sa voie dans un monde où les structures sociales et culturelles vacillent. Ce portrait des années 1990 reste d’une pertinence troublante, selon le réalisateur : <em>« Aujourd’hui, l’Asie centrale est entourée de grandes puissances. Les influences culturelles sont inévitables. C’est un phénomène normal, auquel on ne peut pas échapper. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/cinquieme-festival-film-kazakh-projections-a-letranger/">Le cinquième festival du film kazakh étend ses projections à l’étranger</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les influences du réalisateur vont bien au-delà de son environnement géopolitique. Admirateur de Robert Bresson, Darejan Omirbaïev en partage l’économie narrative et le minimalisme introspectif. Interrogé sur les films français qu’il recommande, il cite <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9nom_Carmen">Prénom Carmen</a></em> (1983) de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Luc_Godard">Jean-Luc Godard</a>, un choix qui reflète son attrait pour un cinéma qui invite à la réflexion et au dialogue : <em>« Aujourd’hui, les conversations sur le cinéma me semblent presque plus importantes que les films eux-mêmes. »</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une invitation à ralentir le rythme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le réalisateur observe aussi les évolutions du cinéma contemporain : <em>« Les films d’aujourd’hui sollicitent énormément l’attention, car la capacité de concentration a beaucoup diminué. »</em> Une critique qui éclaire son choix de mettre en avant <em>Juillet</em>, un de ses court-métrage qu’il recommande aux spectateurs souhaitant découvrir son univers.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Pour Darejan Omirbaïev, le cinéma doit rester un espace de contemplation, un antidote à la saturation d’informations modernes. Dans <em>L’Étudiant</em> (2012), par exemple, une longue scène montre un étudiant observant des voitures sur une autoroute, une invitation à ralentir le rythme et à réfléchir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette quête de simplicité guide également ses projets futurs. Il rêve de tourner à Paris un film inspiré de sa propre expérience : celle d’un réalisateur invité à une rétrospective. Fidèle à sa méthode, il envisage d’y faire appel à des acteurs non-professionnels, comme il l’avait fait pour son premier film <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ka%C3%AFrat">Kaïrat</a></em> (1992). Un choix qui reflète son attachement à un cinéma sincère et proche du réel.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Manon Madec<br>Rédactrice pour Novastan</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Relu par Helene Witkowski</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>Kazakhstan, Ouzbékistan et Kirghizstan remportent des prix au festival Cinema Heritage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samad Alizade]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 07:55:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Adilkhan Yerzhanov]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Kirghizstan]]></category>
		<category><![CDATA[Kourmanjan Datka]]></category>
		<category><![CDATA[Ouzbékistan]]></category>
		<category><![CDATA[Sadyk Cher-Niyaz]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/kazakhstan-ouzbekistan-kirghizstan-festival-cinema-heritage/">Kazakhstan, Ouzbékistan et Kirghizstan remportent des prix au festival Cinema Heritage</a></p>
<p>Pendant quatre jours, le festival Cinema Heritage à Paris a proposé un voyage unique dans l’histoire culturelle des pays des quatre coins du monde. Les films de production centrasiatique se sont distingués parmi les participants, récompensés par plusieurs prix du jury ainsi que des mentions spéciales. Le berceau du cinéma a accueilli, du 4 au [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/kazakhstan-ouzbekistan-kirghizstan-festival-cinema-heritage/">Kazakhstan, Ouzbékistan et Kirghizstan remportent des prix au festival Cinema Heritage</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pendant quatre jours, le festival Cinema Heritage à Paris a proposé un voyage unique dans l’histoire culturelle des pays des quatre coins du monde. Les films de production centrasiatique se sont distingués parmi les participants, récompensés par plusieurs prix du jury ainsi que des mentions spéciales.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le berceau du cinéma a accueilli, du 4 au 8 novembre dernier, <a href="https://cinemaheritage.org/assets/2024/cinema-heritage-programme-fr.pdf">la deuxième édition</a> du festival Cinema Heritage organisé par l&rsquo;association <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Aitysh_Film">Aitysh France</a> sous le patronage de l’UNESCO. 20 films produits par 25 pays, dont le Kazakhstan, l&rsquo;Ouzbékistan et le Kirghizstan, ont fait rire, pleurer, réfléchir le public.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;initiative a été lancée par Aitysh France, une organisation kirghize créée par le réalisateur et ambassadeur du Kirghizstan en France, <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Sadyk_Sher-Niyaz">Sadyk Cher-Niyaz</a>. L&rsquo;objectif est de promouvoir l&rsquo;épanouissement de la culture du pays et de représenter le Kirghizstan dans le monde.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Le festival a <a href="https://cinemaheritage.org/index.php?id=44">une multitude d&rsquo;objectifs</a> : faire découvrir les nouvelles réalités et images, promouvoir de nouveaux talents et les cinéastes émergents, montrer des films qui parlent des gens et des cultures et développer un dialogue entre les cultures et les nations. Il compte également envoyer un message de tolérance, d&rsquo;ouverture, de compréhension mutuelle, de préservation de la diversité culturelle et d&rsquo;unité à travers un langage cinématographique unique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cinq films kazakhs, trois films kirghiz et un film ouzbek ont été présentés aux spectateurs parisiens, avec des genres allant de la comédie musicale au drame.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Stop, nuit</em>, d’Aleksander Plotnikov (Kazakhstan)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://cinemaheritage.org/index.php?id=327">Stop, nuit</a></em> explore la vie de Beïbout, un jeune musicien qui s’efforce de réaliser ses rêves tout en s’adaptant à son nouveau rôle de père. Son parcours consiste à équilibrer ses aspirations créatives avec les responsabilités de la vie de famille. L’histoire prend une tournure dramatique lorsqu’il rencontre Joul, une danseuse qui tombe amoureuse de lui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film, qui se déroule dans un paysage urbain animé, aborde les thèmes de l’amour, de l’amitié et de la recherche de l&rsquo;inspiration créative. Il est basé sur les chansons du groupe kazakh populaire <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/A-Studio">A’Studio</a> et met en valeur le contexte culturel du Kazakhstan. La mise en scène d’Aleksander Plotnikov capture l’essence de la ville et le voyage émotionnel des personnages, ajoutant de la profondeur et de la texture à l’expérience visuelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Otages de Guerre</em> d&rsquo;Eldar Kaparov (Kazakhstan)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://cinemaheritage.org/index.php?id=468">Otages de Guerre</a></em> est un film dramatique de 2023 réalisé par Eldar Kaparov. L&rsquo;histoire est basée sur <a href="https://www3.nhk.or.jp/nhkworld/en/news/backstories/3078/">des événements historiques</a>. Harada, un cadet de l&rsquo;Académie de l&rsquo;armée impériale japonaise originaire de l’actuel <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sakhaline">Sakhaline</a>, est capturé par les forces soviétiques lors de leur avancée dans les territoires occupés par les Japonais à la fin de la Seconde Guerre mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est ensuite exilé dans un camp de travail au Kazakhstan. Le film se penche sur les expériences de Harada et la lutte pour sa survie dans le camp de travail soviétique d&rsquo;après-guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/europe-et-asie-centrale/entretien-ariane-zevaco-premiere-retrospective-cinema-tadjikistan/">Entretien avec Ariane Zevaco, organisatrice de la première rétrospective du cinéma du Tadjikistan en France</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film excelle dans la description des dures réalités de la guerre et de la résilience de l’esprit humain. Les performances d’Eisaku Ogasawara, <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Asanali_Ashimov">Asanali Achimov</a> et Syrym Kachkabaïev sont particulièrement remarquables pour leur authenticité et leur intensité émotionnelle. L’utilisation de plusieurs langues, dont le kazakh, le japonais et le russe, ajoute au réalisme du film sur les barrières culturelles et linguistiques auxquelles sont confrontés les personnages.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Bauryna Salu</em> d’Askhat Koutchintchirekov (Kazakhstan)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=1PeGvi8pwo4">Bauryna Salu</a></em> est un drame poignant sur le passage à l’âge adulte qui se déroule au Kazakhstan. Le film suit Yersoultan, un jeune garçon qui, selon la tradition, a été confié à sa grand-mère à sa naissance pour être élevé par elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En grandissant, il ressent un profond ressentiment et une déconnexion avec ses parents. Le décès de sa mère l’oblige à retourner vivre avec sa famille éloignée. Le film explore la lutte de Yersoultan pour renouer avec ses parents, en particulier son père, et pour gérer la douloureuse transition de l’enfance à l’adolescence face aux tensions culturelles et familiales.</p>



<p class="has-light-color has-primary-800-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph">Envie de participer à Novastan ? Nous sommes toujours à la recherche de personnes motivées pour nous aider à la rédaction, l&rsquo;organisation d&rsquo;événements ou pour notre association. <a href="https://novastan.org/fr/novastan-france/contribuer-a-la-redaction-de-novastan/">Et si c&rsquo;était toi ?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film capture efficacement les dures réalités de la croissance dans un contexte où les coutumes peuvent souvent entrer en conflit avec les désirs personnels et les valeurs modernes. La photographie de Janarbek Eleoubek et la musique évocatrice de Mourat Makhan renforcent l’impact émotionnel du film.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>La chute d’Otrar</em></strong><strong> d’Ardak Amirkoulov (Kazakhstan)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Chute_d%E2%80%99Otrar">La Chute d’Otrar</a></em> est un film historique épique réalisé en 1991. Le film se déroule au XIIIème siècle, pendant le déclin de la ville d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Otrar">Otrar</a>, qui faisait partie de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_khwarezmien">l’Empire du Khorezm</a>, et tourne autour des intrigues politiques et militaires qui conduisent à la chute de la ville aux mains de l’Empire mongol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire suit Kaïrkhan, un commandant militaire, alors qu’il navigue à travers les dures réalités de la guerre. Le film explore les relations complexes entre les dirigeants locaux, leurs alliances et la menace grandissante des forces de Gengis Khan. À mesure que les Mongols avancent, les conflits internes et les luttes de pouvoir au sein de la direction d’Otrar exacerbent la vulnérabilité de la ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/cinquieme-festival-film-kazakh-projections-a-letranger/">Le cinquième festival du film kazakh étend ses projections à l’étranger</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Visuellement époustouflant et historiquement riche, le film offre une plongée profonde dans un moment charnière de l’histoire de l’Asie centrale. L’œuvre d’Ardak Amirkoulov excelle dans son attention méticuleuse aux détails d’époque et sa cinématographie grandiose et panoramique qui capture les vastes paysages accidentés de la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit complexe offre une représentation nuancée de la dynamique politique et des émotions humaines. Kaïrkhan est représenté avec un mélange convaincant de force et de vulnérabilité, incarnant les thèmes centraux du film que sont la loyauté, l’honneur et l’inévitabilité du changement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Steppenwolf</em></strong><strong> d’Adilkhan Yerjanov (Kazakhstan)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce western moderne se déroule dans les terres désolées du Kazakhstan. L&rsquo;histoire tourne autour de Tamara, une femme déséspérée qui recherche son fils, Timka, enlevé par un gang de trafiquants d&rsquo;enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle demande l&rsquo;aide de Brajyouk, un ancien détective devenu interrogateur brutal. Malgré ses méthodes violentes et ses vendettas personnelles, Brajyouk accepte de l&rsquo;aider, les entraînant tous deux dans un voyage dangereux et chaotique à travers un paysage marqué par la violence et l&rsquo;anarchie. Leur quête est remplie de confrontations brutales, d&rsquo;ambiguïté morale et d&rsquo;une faible lueur d&rsquo;espoir dans un monde assombri par le désespoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/cinema-deux-amants-kazakhs-face-a-la-splendide-cruaute-du-monde/">Cinéma : deux amants kazakhs face à la splendide cruauté du monde</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://cinemaheritage.org/index.php?id=329">Steppenwolf</a></em> a attiré l&rsquo;attention pour son récit intense et sa cinématographie austère. Le style visuel du film, caractérisé par ses paysages sombres et délavés, contraste fortement avec la vivacité du carnage, créant une atmosphère obsédante et troublante. La mise en scène se distingue notamment par sa capacité à maintenir la tension et à susciter de fortes réactions émotionnelles chez le public, capturant la brutalité implacable du décor tout en trouvant des moments d’une beauté inattendue.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Kourmanjan Datka</em> de Sadyk Cher-Niyaz (Kirghizstan)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/kourmanjan-datka-lepopee-feminine-nationaliste-et-historique-de-la-reine-de-lalai/">Le film</a> raconte l&rsquo;histoire vraie de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kurmanjan_Datka">Kourmanjan Datka</a>, une femme d&rsquo;État kirghize légendaire qui a vécu au XIXème siècle. Il suit son ascension au pouvoir après la mort de son mari, Alymbek Datka, lorsqu&rsquo;elle devient la dirigeante de la région de l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Monts_Ala%C3%AF">Alaï</a> au Kirghizstan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Confrontée à des défis importants, notamment des conflits tribaux et l&rsquo;avancée de l&rsquo;Empire russe, Kourmanjan Datka s&rsquo;impose comme un symbole de résilience et de leadership. Sa sagesse et sa diplomatie aident à unifier son peuple et à résister aux pressions extérieures, laissant un héritage durable dans l&rsquo;histoire kirghize.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/kurmanjan-datka-reine-des-montagnes/">Kourmanjan Datka, la reine sur grand écran</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Rythmé par une narration captivante et des performances d’acteurs remarquables, le film se démarque dans la représentation des complexités du personnage principal, la décrivant comme une dirigeante redoutable mais compatissante. Le scénario équilibre efficacement le drame personnel et politique, offrant un aperçu des défis auxquels elle a été confrontée en tant que femme dirigeante dans une société patriarcale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, le film a tendance à romantiser les événements, sacrifiant parfois la précision historique à l’effet dramatique. Malgré cela, il reste une œuvre culturelle importante, mettant en lumière un personnage important de l’histoire de l’Asie centrale et offrant une histoire édifiante qui résonne au-delà de son contexte historique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Belek</em></strong><strong> de Dalmira Tilepbergen (Kirghizstan)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://cinemaheritage.org/index.php?id=328">Belek</a></em> (Le cadeau) est un drame qui se déroule au Kirghizstan et raconte l’histoire d’Arno, un garçon manqué, l’une des cinq filles d’une famille où ne pas avoir de fils est considéré comme une honte. S’efforçant de combler le désir de son père d’avoir un fils, Arno se lance dans un voyage de découverte de soi et d’acceptation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Réalisé par <a href="https://www.fescaaal.org/en/directors/dalmira-tilepbergen/">Dalmira Tilepbergen</a>, le film offre un regard critique sur les traditions oppressives et les attentes de genre dans la société kirghize tout en célébrant la résilience et la force intérieure de son protagoniste. Le récit capture la profondeur émotionnelle et la complexité du parcours d’Arno, ce qui en fait une expérience émouvante et pertinente pour le public.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/regards-sur-le-cinema-feminin-dasie-centrale/">Regards sur le cinéma féminin d’Asie centrale</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La capacité du film à transmettre des messages profonds à travers des scènes simples mais évocatrices lui a valu des distinctions et une place spéciale dans divers festivals de cinéma.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>L’enlèvement de la mariée</em></strong><strong> de Mirlan Abdykalykov (Kirghizstan)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’histoire tourne autour de la tradition de l’enlèvement de la mariée dans la campagne kirghize. Aïbek, un musicien à succès vivant à Moscou, retourne dans son village natal pour réaliser le dernier souhait de son père mourant : livrer un coffre de mariage à la famille de sa fiancée, déjà décédée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À son arrivée, Aïbek est confronté au choc culturel entre son mode de vie moderne et les coutumes de son pays natal. Il se retrouve empêtré dans la tradition locale de l’enlèvement des mariées, ce qui le force à réévaluer ses croyances et son identité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/kirghizstan-huit-histoires-tres-mediatisees-de-mariage-par-enlevement/">Kirghizstan : huit histoires très médiatisées de mariage par enlèvement</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La force du film réside dans la sensibilité avec laquelle il décrit les conflits intérieurs des personnages et les pressions sociales auxquelles ils sont confrontés. Le parcours d’Aïbek est à la fois littéral et métaphorique, représentant un pont entre deux mondes. Le film n’hésite pas à aborder la pratique de l’enlèvement de la mariée, la présentant de manière nuancée, sans la condamner ni la glorifier, mais plutôt en invitant les spectateurs à la comprendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les performances sont sincères, en particulier celle de l’acteur principal, dont le portrait du trouble intérieur et de la transformation progressive d’Aïbek est convaincant.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><em>Dimanche</em></strong><strong> de Chokir Kholikov (Ouzbékistan)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un vieux couple ouzbek vit comme il l&rsquo;a toujours fait : il tond ses moutons, trait ses chèvres, cultive des pastèques et tisse des tapis. La vieille femme ne laisse jamais personne quitter la maison sans un cadeau et s&rsquo;occupe gentiment de son mari grincheux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais leurs deux fils adultes commencent à remplacer leurs appareils ménagers par de nouveaux appareils qu&rsquo;ils ne peuvent pas faire fonctionner. Leur projet est de démolir et de remplacer la maison familiale, quoi qu&rsquo;en disent leurs parents.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/au-festival-de-vesoul-des-regards-divergents-sur-larrivee-du-communisme-en-asie-centrale/">Au Festival de Vesoul, des regards divergents sur l’arrivée du communisme en Asie centrale</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette histoire de division et de blessure entre générations se déroule au rythme lent des changements de saison. Tournée entièrement dans leur maison, elle a la force concentrée d&rsquo;un poème.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><a href="https://cinemaheritage.org/index.php?id=463">Dimanche</a> </em>est un premier long métrage impressionnant de Chokir Kholikov qui a été salué pour sa description poignante et humoristique du vieillissement et des conflits générationnels. <a href="https://www.screendaily.com/reviews/sunday-red-sea-review/5188169.article">Les critiques ont noté</a> les éléments comiques subtils du film et sa célébration réconfortante de l’amour durable, ce qui en fait une œuvre remarquée dans divers festivals, notamment le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_international_du_film_de_Shanghai">Festival international du film de Shanghai</a> où il a remporté le prix du nouveau talent asiatique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quatre prix décernés aux films d’Asie centrale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Après quatre jours de projections d’œuvres du monde entier, de films de patrimoine restaurés, de rétrospectives et de rencontres avec des cinéastes émergents, mais aussi avec des légendes du septième art, le jury a rendu son verdict.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le prix du meilleur réalisateur a été remis à Mirlan Abdykalykov pour <em>L’enlèvement de la mariée</em>. Le réalisateur kirghiz est venu sur scène pour recevoir le prix, accompagné de sa petite fille. Il a remercié les organisateurs du festival, souhaité un bon développement à l&rsquo;événement et indiqué qu&rsquo;il dédiait ce prix à sa fille, qui a également joué un des rôles dans le film.</p>


<p style="background-color: #d4d4d4;"><span style="color: #000000;">Envie d'Asie centrale dans votre boîte mail ? Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter hebdomadaire <strong><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://2ff41361.sibforms.com/serve/MUIFAEUtgQP8Waps-GeAAxU6xgHAdCwla_phFOCNHYUG2N5pyugc_FC9NR3XbOOigQxU5CuQ4V0IZJcq6LjCU6Hx9fBECllNbyvRpMFItJi2WzECxpflAKA-cS-isERi5gQRcgrqND1R6toUU-9w6b_7bd4-Ty-GtfBQfXNFFjMIK0bYtfXjv8bCS5qFaXUgi00yBrR5vK187H2N">en cliquant ici.</a></span></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le réalisateur kazakh Askhat Koutchintcherov a quant à lui reçu le prix spécial du jury et l’ensemble du casting ouzbek de Chokir Kholikov une mention spéciale. <a href="https://ouzbekistan.fr/page/120?language=en">Nodir Ganiev</a>, ambassadeur d&rsquo;Ouzbékistan auprès de la République française, s&rsquo;est rendu sur scène. Il a exprimé sa gratitude au nom de l&rsquo;Ouzbékistan pour l&rsquo;organisation de ce festival et pour l&rsquo;inclusion de différentes cultures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le prix du partenaire Monte Carlo Vermouth a été attribué au film kazakh <em>Otages de guerre</em> d&rsquo;Eldar Kaparov.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Samad Alizade<br>Rédacteur pour Novastan</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Relu par Helene Witkowski</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>Djamched Ousmonov : « Il y a toujours une note d’espoir dans nos vies. C’est pour ça que je fais des films. »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Patrick-Thanh Do Dinh]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Apr 2024 12:23:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tadjikistan]]></category>
		<category><![CDATA[Accès abonné]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[L'Europe et l'Asie centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Musée Guimet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/djamched-ousmonov-il-y-a-toujours-une-note-despoir-dans-nos-vies-cest-pour-ca-que-je-fais-des-films/">Djamched Ousmonov : « Il y a toujours une note d’espoir dans nos vies. C’est pour ça que je fais des films. »</a></p>
<p>La projection à l'Inalco du film tadjik Le vol de l’abeille a été l’occasion pour Novastan d’aller à la rencontre de Djamched Ousmonov, son réalisateur. Comme un goût de miel. C’est l’impression déposée par le dernier film de la rétrospective du cinéma tadjik, Le vol de l’abeille, projeté à l’Inalco le 28 février dernier en [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/djamched-ousmonov-il-y-a-toujours-une-note-despoir-dans-nos-vies-cest-pour-ca-que-je-fais-des-films/">Djamched Ousmonov : « Il y a toujours une note d’espoir dans nos vies. C’est pour ça que je fais des films. »</a> appeared first on <a href="https://novastan.org/fr">Novastan France</a>.</p>
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<p><strong>La projection à l'Inalco du film tadjik <em>Le vol de l’abeille</em> a été l’occasion pour Novastan d’aller à la rencontre de Djamched Ousmonov, son réalisateur.</strong></p>
<p>Comme un goût de miel. C’est l’impression déposée par le dernier film de la <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/une-retrospective-du-cinema-tadjik-a-paris/">rétrospective du cinéma tadjik</a>, <a href="https://alumni.inalco.fr/fr/event/-retrospective-western-poesie-musique-voyage-en-cinema-tadjik/2024/02/28/995" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Le vol de l’abeille</em></a><em>,</em> projeté à l’<a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/une-retrospective-du-cinema-tadjik-a-paris/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Inalco</a> le 28 février dernier en présence de son réalisateur, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jamshed_Usmonov">Djamched Ousmonov</a>.</p>
<p>La rétrospective <em>Western, poésie, musique ! Voyage en cinéma tadjik</em> s’est parachevée dans le creuset de l’Institut des langues orientales (Inalco) où la langue persane est enseignée. Le cours <em>Sensibilisation au cinéma du Tadjikistan</em> initié par <a href="https://www.inalco.fr/actualites/sophie-hohmann-sociologue-specialisee-sur-les-questions-migratoires-dans-lespace-post" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sophie Hohmann</a>, maître de conférences en sociologie au département Eurasie à l’Inalco qui a permis la programmation des <a href="https://alumni.inalco.fr/fr/event/-retrospective-western-poesie-musique-voyage-en-cinema-tadjik/2024/02/28/995">deux derniers films</a> : <em>Mort d’un usurier</em> de <a href="https://tojikfilm.tj/en/actors_tojikfilm/sobirov-tohir/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tohir Sobirov</a> et <em>Le Vol de l’abeille</em><strong><em> </em></strong>de Djamched Ousmonov et la rencontre de ce dernier.</p>
<p>Novastan a pu échanger avec le réalisateur, Djamched Ousmonov, sur son film et sa vision du cinéma.</p>
<p><strong>Novastan&nbsp;: L’histoire de votre film est assez simple&nbsp;: le personnage principal du film - Anor - creuse des toilettes publiques au bas de la fenêtre de la maison du maire qui a refusé d’intercéder auprès du voisin d’Anor pour déplacer ses toilettes pestilentielles. Derrière cette simplicité, on peut lire une dénonciation des formes abusives de pouvoirs, mais aussi une forme de dérision&nbsp;?</strong></p>
<p><strong>Djamched Ousmonov</strong>&nbsp;: Oui, si le maire refuse de prendre en compte la demande d’Anor, c . . .</p>

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		<item>
		<title>Entretien avec Ariane Zevaco, organisatrice de la première rétrospective du cinéma du Tadjikistan en France</title>
		<link>https://novastan.org/fr/europe-et-asie-centrale/entretien-ariane-zevaco-premiere-retrospective-cinema-tadjikistan/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Indira Ramírez]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2024 18:10:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'Europe et l'Asie centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Accès abonné]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Tadjikistan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/europe-et-asie-centrale/entretien-ariane-zevaco-premiere-retrospective-cinema-tadjikistan/">Entretien avec Ariane Zevaco, organisatrice de la première rétrospective du cinéma du Tadjikistan en France</a></p>
<p>Octobre 2023 a vu la première rétrospective du cinéma tadjik en France, un projet que son organisatrice, l'anthropologue Ariane Zevaco, reconnaît avoir été rendu possible par un effort collectif. La rétrospective Western, poésie, musique ! Voyage en cinéma tadjik s’est achevée le 28 février dernier avec deux projections à l'Inalco. L'événement a débuté à l'automne [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/europe-et-asie-centrale/entretien-ariane-zevaco-premiere-retrospective-cinema-tadjikistan/">Entretien avec Ariane Zevaco, organisatrice de la première rétrospective du cinéma du Tadjikistan en France</a></p>
<p><strong>Octobre 2023 a vu la première rétrospective du cinéma tadjik en France, un projet que son organisatrice, l'anthropologue Ariane Zevaco, reconnaît avoir été rendu possible par un effort collectif.</strong></p>
<p><a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/une-retrospective-du-cinema-tadjik-a-paris/">La rétrospective</a> <em>Western, poésie, musique ! Voyage en cinéma tadjik</em> s’est achevée le 28 février dernier avec deux projections à l'Inalco. L'événement a débuté à l'automne dernier par des projections au musée Guimet et à l’humathèque du Campus Condorcet, avec un riche programme de ciné-concert, de projections, de forums publics, de tables rondes et de rencontres avec des cinéastes.</p>
<p>L'événement a été conçu pour mettre en valeur la culture cinématographique du Tadjikistan, jeune pays persanophone peu connu en France, qui incarne pourtant toute la complexité et la singularité culturelle de l'Asie centrale.</p>
<p><a href="https://cetobac.ehess.fr/membres/ariane-zevaco-0">Ariane Zevaco</a>, anthropologue, ethnomusicologue et cinéaste, est à l'origine de cet événement dont l'idée s'est concrétisée grâce à la coopération des organisations et des particuliers.</p>
<p>La rétrospective retrace la naissance de ce cinéma, fortement influencé à ses débuts par les esthétiques et les discours cinématographiques soviétiques, et son évolution jusqu’à l'indépendance et la guerre civile, puis sa renaissance dans les années 2000, et se termine par un aperçu des propositions cinématographiques contemporaines. Novastan a rencontré Ariane Zevaco pour en savoir plus sur cet événement.</p>
<p><strong>Novastan : Tout d'abord, j'aimerais que vous vous présentiez et que vous parliez de votre travail, en particulier des aspects liés à notre rencontre : la rétrospective et le cinéma au Tadjikistan.</strong></p>
<p><strong>Ariane Zevaco :</strong> Je suis anthropologue et ethnomusicologue, et je réalise des films documentaires depuis quelques années. J’ai beaucoup travaillé dans les sociétés du monde persanophone : Iran, Afghanistan et Tadjikistan, j’ai mené des recherches sur les pratiques artistiques, en particulier musicales. Je me suis aussi intéressée au cinéma à travers les films documentaires et de fiction, et en particulier au cinéma du Tadjikistan.</p>
<p><strong>Vous venez d'organiser la première rétrospective de cinéma tadjik à Paris : comment l'idée est-elle venue et qui a participé à sa réalisation ?</strong></p>
<p>La rétrospective s'est déroulée . . .</p>

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		<title>Kenjebek Chaïkakov : « Les films des pays d&#8217;Asie centrale sont uniques, avec leur propre vision du monde »</title>
		<link>https://novastan.org/fr/kazakhstan/kenjebek-chaikakov-films-dasie-centrale-sont-uniques/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Patrick-Thanh Do Dinh]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Apr 2024 08:46:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Accès abonné]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Festival international des cinémas asiatiques]]></category>
		<category><![CDATA[L'Europe et l'Asie centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Musée Guimet]]></category>
		<category><![CDATA[Nucléaire]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Vesoul]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/kenjebek-chaikakov-films-dasie-centrale-sont-uniques/">Kenjebek Chaïkakov : « Les films des pays d&rsquo;Asie centrale sont uniques, avec leur propre vision du monde »</a></p>
<p>Le film Scream du réalisateur kazakh Kenjebek Chaïkakov a clôturé la reprise par le musée Guimet des films primés au Festival international des cinémas asiatiques de Vesoul en 2024. Présent pour la première fois dans la cité franc-comtoise, il a obtenu plusieurs distinctions. Novastan a recueilli l’interview du réalisateur kazakh et retrace l’itinéraire d’un film [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/kenjebek-chaikakov-films-dasie-centrale-sont-uniques/">Kenjebek Chaïkakov : « Les films des pays d&rsquo;Asie centrale sont uniques, avec leur propre vision du monde »</a></p>
<p><strong>Le film <em>Scream</em> du réalisateur kazakh Kenjebek Chaïkakov</strong> <strong>a clôturé la reprise par le musée Guimet des films primés au Festival international des cinémas asiatiques de Vesoul en 2024. Présent pour la première fois dans la cité franc-comtoise, il a obtenu plusieurs distinctions. Novastan a recueilli l’interview du réalisateur kazakh et retrace l’itinéraire d’un film gâté.</strong></p>
<p><em>«&nbsp;On veut le voir à Vesoul !&nbsp;» </em>C’est le cri du cœur de Martine et Jean-Marc Thérouanne, cofondateurs du <a href="https://www.cinemas-asie.com/fr/films.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Festival international des cinémas asiatiques (Fica)</a> en Bourgogne-Franche-Comté.</p>
<p>Le couple Thérouanne&nbsp;venait de découvrir le film de <a href="https://www.cinemas-asie.com/fr/fica-archives/item/5983-kenzhebek-shaikakov.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kenjebek Chaïkakov</a>, <a href="https://www.cinemas-asie.com/fr/fica-archives/item/5981-scream.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Scream</em></a><em>,</em> au 28ème <a href="https://www.biff.kr/eng/addon/10000001/page.asp?page_num=7709" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Festival international du film à Busan</a> (BIFF) 2023 en Corée du Sud – le «&nbsp;Cannes&nbsp;de l’Asie » - où Martine Thérouanne présidait le <a href="https://www.biff.kr/eng/artyboard/mboard.asp?Action=view&amp;strBoardID=9611_05&amp;intPage=1&amp;intCategory=0&amp;strSearchCategory=%7Cs_name%7Cs_subject%7C&amp;strSearchWord=&amp;intSeq=78639" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jury Kim Jiseok.</a> Leur opinion est forgée&nbsp;: <em>Scream</em> doit faire partie de la compétition de la <a href="https://www.cinemas-asie.com/fr/films/30-ans-de-fica-30-ans-de-prix-netpac.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">30ème édition du Fica</a>.</p>
<p>Leur souhait prend forme lors du <a href="https://asianmoviepulse.com/2023/11/the-1st-bishkek-international-film-festival-november-17-21-2023/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1er Festival de cinéma de Bichkek</a> au Kirghizstan, en décembre dernier, où ils rencontrent le réalisateur et son équipe. Le film est dans la boîte et s’envole pour Vesoul, ville rendue célèbre par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Brel" target . . .
</p>

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		<title>Le cinéma asiatique à l’affiche du musée Guimet</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Patrick-Thanh Do Dinh]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Mar 2024 10:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Festival international des cinémas d'Asie]]></category>
		<category><![CDATA[L'Europe et l'Asie centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Musée Guimet]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/le-cinema-asiatique-a-laffiche-du-musee-guimet/">Le cinéma asiatique à l’affiche du musée Guimet</a></p>
<p>Le musée Guimet diffuse les films primés au Festival international des cinémas d&#8217;Asie de Vesoul. Le film&#160;Scream, du réalisateur kazakh Kenjebek Chaïkakov, fait partie des diffusions. Sophie Paulet du musée Guimet livre à Novastan les coulisses de cette reprise qui s’ouvrira le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes. Coup de projecteur sur le [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/le-cinema-asiatique-a-laffiche-du-musee-guimet/">Le cinéma asiatique à l’affiche du musée Guimet</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le musée Guimet diffuse les films primés au Festival international des cinémas d&rsquo;Asie de Vesoul. Le film&nbsp;<em>Scream</em>, du réalisateur kazakh Kenjebek Chaïkakov, fait partie des diffusions. Sophie Paulet du musée Guimet livre à Novastan les coulisses de cette reprise qui s’ouvrira le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Coup de projecteur sur le cinéma asiatique entre les 8 et 10 mars prochains au musée Guimet. Le musée des arts asiatiques diffuse quatre films primés lors de la <a href="https://www.cinemas-asie.com/fr/films/30-ans-de-fica-30-ans-de-prix-netpac.html">30ème édition</a> du <a href="https://www.cinemas-asie.com/fr/films.html">Festival international des cinémas d’Asie de Vesoul</a> (Fica), qui s’est déroulé du 6 au 13 février dernier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Asie centrale a été distinguée à travers le Kazakhstan avec le film&nbsp;du réalisateur <a href="https://www.cinemas-asie.com/fr/fica-archives/item/5983-kenzhebek-shaikakov.html">Kenjebek Chaïkakov</a>,&nbsp;<a href="https://www.cinemas-asie.com/fr/fica-archives/item/5981-scream.html"><em>Scream</em></a>, qui s’est vu décerner plusieurs distinctions&nbsp;: le Grand Prix du Jury, une mention spéciale pour ses acteurs et le prix Netpac (Network for the Promotion of Asian Cinema).</p>



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<p class="wp-block-paragraph">La richesse du septième art asiatique était au rendez-vous de Vesoul avec 29 pays représentés. La programmation affichait 93 films, dont 53 inédits en France.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Novastan s&rsquo;est entretenu avec Sophie Paulet, responsable du pôle auditorium du musée Guimet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Novastan : Le&nbsp;musée Guimet sera dans quelques jours le repaire des passionnés de cinéma asiatique avec la diffusion de quatre films en trois jours. Pouvez-vous nous expliquer comment s&rsquo;est construit votre choix de programmation&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sophie Paulet :</strong> Les films sélectionnés sont les plus primés parmi ceux distingués. Ils ont aussi reçu un accueil très appuyé du public, dont les jeunes. L’engouement populaire est un critère important pour le musée car nous avons à cœur d’ouvrir les arts asiatiques au plus grand nombre, auquel nous prêtons une oreille attentive.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le premier film qui sera diffusé le 8 mars sera celui d’une réalisatrice indienne. Vous vouliez mettre en valeur la Journée internationale des droits des femmes ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien sûr&nbsp;! En plus, il y a un alignement des planètes puisque ce film réalisé par une Indienne vient dans le sillage de l’inscription quelques jours plus tôt du droit à l’avortement dans la Constitution de la France.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/regards-sur-le-cinema-feminin-dasie-centrale/">Regards sur le cinéma féminin d’Asie centrale</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce n’est pas que de l’ordre du symbole. La réalisatrice, <a href="https://www.cinemas-asie.com/fr/fica-archives/item/5821-indhu-vs.html">Indhu VS</a>, est une représentante reconnue du cinéma indien et plus spécifiquement de la région du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kerala">Kerala</a> <a href="https://www.cinemas-asie.com/fr/films/regard-sur-le-cinema-indien-du-kerala.html">mise à l’honneur</a> au FICA cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre partenariat avec le Festival des cinémas d’Asie de Vesoul date de 2003. Pouvez-vous nous dire quels liens se sont tissés depuis ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme vous le précisez, cela fait 21 ans maintenant que le musée Guimet et le Fica ont noué leurs premières relations pour une reprise des films primés dans l’enceinte du musée – avec un arrêt entre 2018 et 2022. Les projections ont repris en 2023 et se poursuivent cette année.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/ou-se-situe-lasie-centrale-sur-la-carte-du-cinema-mondial/">Où se situe l’Asie centrale sur la carte du cinéma mondial ?</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’étais présente à Vesoul en février pour les projections mais aussi pour renforcer nos liens avec les responsables du Fica et réouvrir sa « fenêtre parisienne » et celle du cinéma asiatique. D’ailleurs, les fondateurs et directeurs artistiques du Fica &#8211; Jean-Marc et Martine Thérouanne – seront présents lors des projections au musée Guimet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi n’y a-t-il pas un Prix Guimet au Festival de Vesoul&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a existé&nbsp;! C’était avant 2018 et l’arrêt provisoire du partenariat. Mais il n’y a aucune raison qu’il ne renaisse pas de ses cendres, au contraire&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelles sont vos attentes après la reprise du Fica en 2024 ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cinéma, de par son côté vivant et populaire, est une véritable fenêtre d’opportunité pour intéresser les personnes aux arts asiatiques. L’auditorium a pour ambition d’amplifier ses propositions en étant le vecteur avec les arts vivants – danse, musique, cinéma –, les conférences et interventions, pour porter la lumière sur les arts asiatiques en complément du précieux fonds patrimonial du musée. Le cinéma, à travers la reprise du Fica, est une véritable aubaine pour cela.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Honneur aux femmes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, le film <a href="https://www.cinemas-asie.com/fr/fica-archives/item/5819-19-1-a.html"><em>19(1)(a)</em></a> de la scénariste et réalisatrice indienne Indhu VS entame la séquence. Elle est l&rsquo;un des membres fondateurs du <a href="https://wccollective.org/about/">Women in Cinema Collective du Kerala</a> qui milite pour la reconnaissance et un égal accès des femmes dans l’industrie du cinéma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 9 mars, deux films sont projetés : <a href="https://www.cinemas-asie.com/fr/fica-archives/item/5991-solids-by-the-seashore.html"><em>Solids by the seashore</em></a> du réalisateur thaïlandais <a href="https://www.cinemas-asie.com/fr/fica-archives/item/5993-patiparn-boontarig.html">Patiparn Boontarig</a>, récompensé par le prix du Jury, et <a href="https://www.cinemas-asie.com/fr/fica-archives/item/5965-the-snow-leopard.html"><em>The snow leopard</em></a> du réalisateur tibétain <a href="https://www.cinemas-asie.com/fr/fica-archives/item/1592-pema-tseden.html">Pema Tseden</a>, récompensé par le Cyclo d’or, une mention spéciale pour son acteur principal, <a href="https://www.cinemas-asie.com/fr/fica-archives/item/6075-tetsen-tashi.html">Tetsen Tashi</a>, et le Prix Inalco.</p>


<p style="background-color: #d4d4d4;"><span style="color: #000000;">Envie d'Asie centrale dans votre boîte mail ? Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter hebdomadaire <strong><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://2ff41361.sibforms.com/serve/MUIFAEUtgQP8Waps-GeAAxU6xgHAdCwla_phFOCNHYUG2N5pyugc_FC9NR3XbOOigQxU5CuQ4V0IZJcq6LjCU6Hx9fBECllNbyvRpMFItJi2WzECxpflAKA-cS-isERi5gQRcgrqND1R6toUU-9w6b_7bd4-Ty-GtfBQfXNFFjMIK0bYtfXjv8bCS5qFaXUgi00yBrR5vK187H2N">en cliquant ici.</a></span></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">Clap de fin le 10 mars, avec le film <em>Scream</em> du réalisateur kazakh Kenjebek Chaïkakov, récompensé par le Grand Prix du Jury, une mention spéciale pour ses acteurs et le prix Netpac (Network for the Promotion of Asian Cinema).</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Patrick Do Dinh</strong><br><strong>Rédacteur pour Novastan</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Relu par Charlotte Bonin</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>Novastan projettera à Paris le film tadjik L&#8217;ange de l&#8217;épaule droite</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Mar 2024 17:19:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Novastan France]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Tadjikistan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/novastan-france/novastan-projettera-a-paris-le-film-tadjik-lange-de-lepaule-droite/">Novastan projettera à Paris le film tadjik L&rsquo;ange de l&rsquo;épaule droite</a></p>
<p>Pour promouvoir les cinémas d&#8217;Asie centrale, Novastan projettera un film de Djamched Ousmonov le 14 mars prochain. L&#8217;association Novastan projettera à Paris le film tadjik L&#8217;ange de l&#8217;épaule droite réalisé par Djamched Ousmonov. La projection se tiendra le jeudi 14 mars au Centre social Le Picoulet à 19h30 (fin prévue à 21h15). La projection est [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour promouvoir les cinémas d&rsquo;Asie centrale, Novastan projettera un film de Djamched Ousmonov le 14 mars prochain.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;association Novastan projettera à Paris le film tadjik <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/L%27Ange_de_l%27%C3%A9paule_droite"><em>L&rsquo;ange de l&rsquo;épaule droite</em></a> réalisé par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jamshed_Usmonov">Djamched Ousmonov</a>. La projection se tiendra le jeudi 14 mars au Centre social Le Picoulet à 19h30 (fin prévue à 21h15). La projection est gratuite, mais les places sont limitées. Il est possible de s&rsquo;inscrire <a href="https://www.helloasso.com/associations/novastan/evenements/novastan-cinema-l-ange-de-l-epaule-droite">ici</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce film, tourné dans le village natal du réalisateur au Tadjikistan, explore le retour d&rsquo;un homme auprès de sa mère mourante après dix ans d&rsquo;absence, et qui devra faire face à son passé. Sorti en 2002, le film a reçu le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Prix_FIPRESCI">prix Fipresci</a> du Festival du film de Londres la même année.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="L&#039; Ange de l&#039;épaule droite de Djamshed Usmonov" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/SPPC8sXUME4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Djamched Ousmonov, figure notable du cinéma persan contemporain, a également reçu des prix pour ses films <em>Flight of the Bee</em> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pour_aller_au_ciel,_il_faut_mourir"><em>Pour aller au ciel, il faut mourir</em></a>. Il vit en France, où il poursuit son activité de cinéaste.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>La rédaction</strong></p>
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		<title>Dos-Moukasan : l’histoire des « Beatles kazakhs » sur grand écran</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Robin Roth]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jan 2024 13:44:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/dos-moukasan-beatles-kazakhs-sur-grand-ecran/">Dos-Moukasan : l’histoire des « Beatles kazakhs » sur grand écran</a></p>
<p>Le film Dos-Moukasan d&#8217;Aïdyn Sahaman, présenté lors du 33ème Festival du film de Cottbus en Allemagne, retrace l&#8217;histoire du groupe de rock kazakh éponyme, surnommé les « Beatles kazakhs ». À travers cette épopée musicale, le réalisateur offre un regard sur la société kazakhe. Le 12 novembre dernier a eu lieu la clôture du 33ème Festival du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/dos-moukasan-beatles-kazakhs-sur-grand-ecran/">Dos-Moukasan : l’histoire des « Beatles kazakhs » sur grand écran</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le film <em>Dos-Moukasan</em> d&rsquo;Aïdyn Sahaman, présenté lors du 33ème Festival du film de Cottbus en Allemagne, retrace l&rsquo;histoire du groupe de rock kazakh éponyme, surnommé les <em>« Beatles kazakhs »</em>. À travers cette épopée musicale, le réalisateur offre un regard sur la société kazakhe.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 12 novembre dernier a eu lieu la clôture du <a href="https://www.filmfestivalcottbus.de/de/">33ème Festival du film de Cottbus</a> en Allemagne. Avec <em>Close up&nbsp;: Kazakhstan</em>, l’édition 2023 consacrait une section à part entière à ce pays d’Asie centrale, proposant ainsi un survol du cinéma kazakh sur 40 ans. Outre de véritables classiques, le festival a projeté un des grands films à succès de ces dernières années&nbsp;: <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/dos-moukasan-ils-ont-ete-les-premiers-a-associer-la-chanson-occidentale-et-le-folklore-national-kazakh/"><em>Dos-Moukasan</em></a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce film du metteur en scène Aïdyn Sahaman raconte l’histoire du <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Dos_Mukasan">groupe éponyme</a> qui a fait éclore le rock et la pop dans le Kazakhstan des années 1960, ce qui lui a valu le surnom de <em>«&nbsp;Beatles kazakhs&nbsp;»</em>. De nos jours, les chansons de Dos-Moukasan jouissent encore d’une grande popularité dans ce pays.</p>



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<p class="wp-block-paragraph">Selon Aïdyn Sahaman, l’idée d’un tel biopic lui est venue en 2018, après son visionnage du film <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bohemian_Rhapsody_(film)">Bohemian Rhapsody</a> dédié au groupe anglais <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Queen">Queen</a>. <em>« Pourquoi ne pas faire pareil avec nos propres légendes ? »</em>, se demande-t-il, cité par le portail d’information kazakh <a href="https://kz.kursiv.media/2022-09-29/kak-kazahskie-bitly-pobedili-sovetskuju-partiju/">Kursiv</a><strong>.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les Beatles kazakhs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le film commence en 2010 avec le tragique accident de circulation qui a coûté la vie à Baqytjan Joumadilov, un des meneurs de Dos-Moukasan. Son passager, Dossym Souleïev, cofondateur du groupe, s’en est sorti avec de graves blessures. Dans cet instant entre la vie et la mort, ce dernier se remémore les débuts du groupe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Bayanaul">Baïanaoul,</a> 1967. Rassemblés à l’occasion d’un chantier international, des étudiants de l’Institut polytechnique kazakh (aujourd’hui l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_nationale_kazakhe_de_technologie">Université Satbaïev</a> à Almaty) jouent de la musique autour de feux de camp. C’est là qu’apparaît le nom Dos-Moukasan, composé des premières syllabes des prénoms de ses membres&nbsp;: Dossym Souleïev, Mourat Qousaïynov, Qamit Sanbaïev et Alexandre&nbsp;«&nbsp;Sania&nbsp;» Litvinov. Le secrétaire du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Komsomol">Komsomol</a>, qui se révélera par la suite être le pire adversaire du groupe, se trouve également à Baïanaoul.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi&nbsp;sur Novastan&nbsp;: </strong><a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/cinquieme-festival-film-kazakh-projections-a-letranger/"><strong>Le cinquième festival du film kazakh étend ses projections à l’étranger</strong></a><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De retour dans leur institut à <a href="https://www.novastan.org/fr/kazakhstan/almaty-la-ville-aux-1000-couleurs-et-aux-1001-annees/">Almaty</a>, Dos-Moukasan jouit d’une popularité croissante parmi les étudiants&nbsp;: la musique rock est alors très en vogue auprès de la jeunesse soviétique, au grand dam des officiels qui, eux, l’apprécient beaucoup moins. Mais lorsqu’il s’avère que les garçons ont du talent et qu’ils peuvent gagner des concours, ils bénéficient du soutien tacite de leurs enseignants, malgré des notes insuffisantes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un groupe en constante évolution</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Des changements interviennent très vite dans la composition du groupe&nbsp;: des membres marquants comme Baqytjan Joumadilov, Charip Omarov et sa future femme Qourmanaï Omarova rejoignent la bande, tandis que Sania Litvinov doit s’en aller sous la pression de sa doyenne. Au fil du temps, plus de 30 musiciens se succéderont ainsi dans le groupe au gré des changements.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="Дос-Мукасан - официальный трейлер" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/2BXFCLSRzFs?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le film retrace le parcours des membres du groupe à travers les différentes étapes de leur vie&nbsp;: la fin des études, la fondation d’une famille et une popularité toujours plus grande, notamment dans la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/République_socialiste_soviétique_kazakhe">République socialiste soviétique (RSS) kazakhe</a>. Les tentatives de réduire l&rsquo;importance du groupe, considéré comme nationaliste puisqu’il chante en kazakh, n’ont généralement qu’un succès éphémère. Finalement, la RSS kazakhe envoie Dos-Moukasan à un concours de musiciens professionnels à Minsk, sans que cela ne soit tout à fait conforme aux règles. Le groupe a désormais atteint son sommet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dissolution du groupe marque un tournant dans le récit, en mettant en lumière les questionnements existentiels qui animent ses membres. Le point culminant du film survient lors d&rsquo;une scène évocatrice dans la steppe, où Dossym Souleïev, devenu professeur et recteur de l&rsquo;université Satbaïev, annonce sa décision de quitter le groupe afin de poursuivre une carrière scientifique et d&rsquo;entamer un doctorat à Moscou. À cet instant s’achève la rétrospection sur l’histoire du groupe.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une bromance kazakhe</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré les divergences d’opinion,<em> Dos-Moukasan</em> est avant tout l’histoire de l&rsquo;amitié et de la cohésion entre les membres du groupe, avec un accent particulier sur Dossym Souleïev et Mourat Qousaïynov. <em>« On dirait bien qu’on a affaire à une bromance »</em>, ont déclaré les réalisateurs à Kursiv.</p>



<p class="has-light-color has-primary-800-background-color has-text-color has-background wp-block-paragraph">Envie de participer à Novastan ? Nous sommes toujours à la recherche de personnes motivées pour nous aider à la rédaction, l&rsquo;organisation d&rsquo;événements ou pour notre association. <a href="https://novastan.org/fr/novastan-france/contribuer-a-la-redaction-de-novastan/">Et si c&rsquo;était toi ?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet esprit d’équipe s’avère d’autant plus nécessaire que le groupe est constamment victime d’intrigues de la part des officiels soviétiques au cours du film. La représentation à l’écran de cet antagonisme entre le groupe kazakh et le pouvoir soviétique reflète également les débats du Kazakhstan d’aujourd’hui, où il est toujours question de décolonisation et de recherche d’une identité nationale. Le portail d’information kazakh <a href="https://tengrinews.kz/kazakhstan_news/dos-mukasan-film-kotoryiy-nas-obyedinyaet-481378/">Tengrinews</a> souligne ainsi que le film est bilingue : le recteur de l’école polytechnique, le chef du parti et les fonctionnaires s’expriment en russe, et les membres du groupe en kazakh.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un film à voir malgré quelques éléments surfaits</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que <em>Dos-Moukasan&nbsp;</em>reproduit fidèlement les événements historiques, le film n’est pas totalement dépourvu d’éléments fictifs. Et c’est malheureusement là que résident ses faiblesses. La figure de l’éternel contradicteur incarnée par le secrétaire du Komsomol, qui ne se remet pas de ce que la belle Sabira qu’il courtise se décide pour Mourat Qousaïynov, et qui par la suite ne cessera de mettre des bâtons dans les roues aux musiciens, paraît particulièrement surfaite.</p>


<p style="background-color: #d4d4d4;"><span style="color: #000000;">Envie d'Asie centrale dans votre boîte mail ? Inscrivez-vous gratuitement à notre newsletter hebdomadaire <strong><span style="text-decoration: underline;"><a href="https://2ff41361.sibforms.com/serve/MUIFAEUtgQP8Waps-GeAAxU6xgHAdCwla_phFOCNHYUG2N5pyugc_FC9NR3XbOOigQxU5CuQ4V0IZJcq6LjCU6Hx9fBECllNbyvRpMFItJi2WzECxpflAKA-cS-isERi5gQRcgrqND1R6toUU-9w6b_7bd4-Ty-GtfBQfXNFFjMIK0bYtfXjv8bCS5qFaXUgi00yBrR5vK187H2N">en cliquant ici.</a></span></strong></span></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il en va de même pour la fin du film&nbsp;: dans une scène inventée de toutes pièces, censée se dérouler en 2022 (le tournage a eu lieu, d’après <a href="https://tengrinews.kz/kazakhstan_news/dos-mukasan-film-kotoryiy-nas-obyedinyaet-481378/">Tengrinews</a>, en 2020 et en 2021), le groupe donne un concert à Almaty. Soudain, les lumières s’éteignent et, après une courte pause, des lampes de portables s’allument dans le public qui reprend la chanson à peine interrompue. Réussi dans l’ensemble, le biopic se conclut par une scène donnant inutilement dans l’émotion.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Dos-Moukasan</em> n’en reste pas moins un film à voir absolument, qui réussit à entremêler l’histoire du groupe avec des intrigues, des histoires d’amour et une bromance. Les tubes de Dos-Moukasan offrent ici une bande-son tout à fait adéquate. En fin de compte, le film ne raconte pas seulement une partie passionnante de l’histoire musicale du Kazakhstan, il donne aussi un aperçu important de ce qui anime la société kazakhe d&rsquo;aujourd’hui.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Robin Roth</strong><br><strong>Rédacteur pour Novastan Deutsch</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Traduit de </strong><a href="https://novastan.org/de/gesellschaft-und-kultur/dos-muqasan-die-geschichte-der-kasachischen-beatles-als-film/"><strong>l’allemand</strong></a><strong> par Adrien Mariéthoz</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Édité par Macha Toustou</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Relu par Elise Medina</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le cinquième festival du film kazakh étend ses projections à l&#8217;étranger</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Monéger-Leclerc]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Nov 2023 16:08:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Accès abonné]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Festival du film kazakhstanais]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/cinquieme-festival-film-kazakh-projections-a-letranger/">Le cinquième festival du film kazakh étend ses projections à l&rsquo;étranger</a></p>
<p>Pour la cinquième année consécutive, l'événement parisien projettera des classiques et des films plus récents. Comme chaque année, des nouveautés sont à prévoir, notamment des rencontres entre étudiants en école de cinéma. L'extension géographique du festival se poursuit également, notamment en Europe, mais aussi au Maroc. Le cinéma du Kazakhstan, riche d'une longue histoire, est [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/cinquieme-festival-film-kazakh-projections-a-letranger/">Le cinquième festival du film kazakh étend ses projections à l&rsquo;étranger</a></p>
<p><strong>Pour la cinquième année consécutive, l'événement parisien projettera des classiques et des films plus récents. Comme chaque année, des nouveautés sont à prévoir, notamment des rencontres entre étudiants en école de cinéma. L'extension géographique du festival se poursuit également, notamment en Europe, mais aussi au Maroc.</strong></p>
<p>Le cinéma du Kazakhstan, <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/breve-histoire-du-cinema-kazakh-de-shaken-aimanov-a-emir-baigazin/">riche d'une longue histoire</a>, est présenté à Paris par le <a href="https://festival-film-kazakh.com/">Festival du film kazakh</a> depuis 2019. Tous les ans, à l'exception de 2020 pour des raisons sanitaires, une sélection de films venus du plus grand pays d'Asie centrale est présentée dans la capitale française.</p>
<p>L'<a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/le-cinema-kazakh-projete-a-paris-en-grande-pompe/">édition 2022</a> avait été notable pour l'extension internationale des projections dans d'autres festivals en France et en Europe. Pour la première fois, elle s'était étendue au continent africain, par le Cameroun. Elle avait également organisé un concours de coproductions impliquant des acteurs des deux pays.</p>
<p>En 2023, l'ensemble des projections aura lieu au <a href="https://www.forumdesimages.fr/">Forum des Images</a>, dans le 1er arrondissement de Paris. Le festival organisera également un défilé de créateurs suivi d'une projection à l'ambassade du Kazakhstan pour la deuxième année consécutive, le samedi 2 décembre. Ce défilé est le fruit d'une collaboration entre le festival et l'association KazFashionParis. Novastan s'est entretenu avec André Raphaël Ivanov, fondateur et délégué général du Festival, pour discuter des films projetés et des nouveautés de cette année.</p>
<p><strong>Novastan : L'ouverture du festival fêtera le 100ème anniversaire de la naissance du réalisateur Soultan-Akhmet Khodjikov, que vous qualifiez de l . . .</p>

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		<title>Une rétrospective du cinéma tadjik à Paris</title>
		<link>https://novastan.org/fr/societe-et-culture/une-retrospective-du-cinema-tadjik-a-paris/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Indira Ramírez]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Oct 2023 18:49:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Musée Guimet]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Rétrospective]]></category>
		<category><![CDATA[Tadjikistan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/une-retrospective-du-cinema-tadjik-a-paris/">Une rétrospective du cinéma tadjik à Paris</a></p>
<p>Ciné-concert, projections et table ronde : une rétrospective du cinéma tadjik, illustrant la richesse et l&#8217;originalité du cinéma de l&#8217;ère soviétique à la renaissance de l&#8217;après-guerre civile, se tient à Paris. Cette rétrospective est organisée par l&#8217;Humathèque Condorcet et le musée des arts asiatiques Guimet, soutenus par le Centre d&#8217;études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/une-retrospective-du-cinema-tadjik-a-paris/">Une rétrospective du cinéma tadjik à Paris</a></p>

<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ciné-concert, projections et table ronde : une rétrospective du cinéma tadjik, illustrant la richesse et l&rsquo;originalité du cinéma de l&rsquo;ère soviétique à la renaissance de l&rsquo;après-guerre civile, se tient à Paris. Cette rétrospective est organisée par l&rsquo;Humathèque Condorcet et le musée des arts asiatiques Guimet, soutenus par le Centre d&rsquo;études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du vendredi 27 octobre au jeudi 9 novembre prochains, une rétrospective du cinéma tadjik se tiendra à <a href="https://www.humatheque-condorcet.fr/">l&rsquo;Humathèque Condorcet</a> et au <a href="https://www.guimet.fr/">musée Guimet</a> à Paris. Cette initiative est <em>« le fruit d&rsquo;une rencontre entre l&rsquo;idée d&rsquo;Ariane Zevaco </em>(anthropologue, cinéaste et conseillère artistique indépendante, ndlr)<em>, qui souhaitait organiser en France le second volet d’une rétrospective qui avait eu lieu au Tadjikistan en 2022, et la volonté propre du musée de mettre en lumière des pépites du cinéma tadjik »,</em> a expliqué le musée Guimet à Novastan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réstrospective met en lumière la riche histoire cinématographique de ce pays persanophone et de ses cinéastes. Il est organisé en partenariat avec l&rsquo;ambassade de France au Tadjikistan, l&rsquo;Inalco, la maison des cultures du monde, le centre d&rsquo;études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC), l&rsquo;Institut français d&rsquo;études sur l&rsquo;Asie centrale, le centre culturel Bactria, TodjikFilm (le studio de cinéma national) et l&rsquo;Union des cinéastes tadjiks.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce voyage à travers 100 ans de cinéma tadjik comprendra des films poétiques, mêlant souvent drame et comédie, ainsi que des péplums, des westerns, des comédies musicales, des documentaires, des films noirs et des films d&rsquo;animation.</p>



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<p class="wp-block-paragraph"><em>“Le cinéma du Tadjikistan est un monde très riche. Depuis les premiers films des années 1920 et la création de Tadjikkino</em> <em>en 1930 (précurseur de l&rsquo;actuel TodjikFilm) jusqu’à nos jours, il a vécu des années fastes et des années sombres, a servi et contesté l’idéologie soviétique avec laquelle il est né. Il a aussi accueilli des cinéastes venus d’autres républiques d’URSS”</em>, décrit <a href="https://www.humatheque-condorcet.fr/fr/agenda-de-lhumatheque/retrospective-cinema-du-tadjikistan">l’Humathèque Condorcet</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme de L&rsquo;Humathèque Condorcet comprend trois cycles et une table ronde, axés sur les films contemporains de cinéastes tadjiks, dont une carte blanche à la jeune cinéaste <a href="https://www.youtube.com/@SharofatArabova/featured">Charofat Arabova</a>, qui participera à des vidéoconférences après la projection de ses œuvres <em>Autographe</em> (2009, 3 min) et <em>Nasib</em> (2021, 30 min). Les projections débutent le lundi 30 octobre avec le film <em>Midi pile</em> de Nosir Saïdov (2009).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ciné-concert et six séances de cinéma tadjik au musée Guimet</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au musée Guimet, l&rsquo;événement culturel débute par le ciné-concert <em>Le Toit du Monde</em>, le vendredi 27 octobre à 20h.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>“</em>Le Toit du Monde<em> est le récit filmé d’une expédition ethnographique russo-allemande dans le massif du Pamir (les contreforts de l’Hindou-Kouch), en 1928, pour cartographier et explorer cette zone montagneuse, et tenter pour la première fois d’atteindre le sommet du pic Lénine, aujourd’hui Ibn Sina, à 7 127 mètres d’altitude. À partir du film, Iqbol Zavkibekov et Chanbé Mahmadgaminov proposent une création musicale originale en semi-improvisation qui nous permet de vivre cette expédition, en nous transportant au Pamir”</em>, explique le <a href="https://www.guimet.fr/event/western-poesie-musique-voyage-en-cinema-tadjik/">musée Guimet</a>.</p>


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<p class="wp-block-paragraph">Dans son espace, le musée accueillera également six projections de films, dont des westerns et des documentaires : <em>Le garde du corps</em>, <em>Les enfants du Pamir</em>, <em><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=321756.html">Les murmures d&rsquo;un ruisseau dans la neige qui fond</a></em>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pour_aller_au_ciel,_il_faut_mourir"><em>Pour aller au ciel il faut mourir</em></a>, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Luna_Papa"><em>Luna Papa</em></a> et <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=321757.html"><em>Le garçon de l&rsquo;eau</em></a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les billets et autres informations pratiques sont disponibles sur les sites du <a href="https://www.guimet.fr/event/western-poesie-musique-voyage-en-cinema-tadjik/">musée Guimet</a> et de <a href="https://www.humatheque-condorcet.fr/fr/agenda-de-lhumatheque/retrospective-cinema-du-tadjikistan">l&rsquo;Humathèque Condorcet</a>.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Indira Ramirez<br>Rédactrice pour Novastan</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Relu par Emma Jerome</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<item>
		<title>Dos-Moukasan : « Ils ont été les premiers à associer la chanson occidentale et le folklore national kazakh »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Thibaut Bacquaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Mar 2023 15:03:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Almaty]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Langue kazakhe]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[passé soviétique]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Traduction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/dos-moukasan-ils-ont-ete-les-premiers-a-associer-la-chanson-occidentale-et-le-folklore-national-kazakh/">Dos-Moukasan : « Ils ont été les premiers à associer la chanson occidentale et le folklore national kazakh »</a></p>
<p>Dos-Moukasan, groupe kazakh culte formé dès les années 1960, a eu droit à son biopic. Dans un entretien, le réalisateur Aïdyn Sakhamane revient sur la trajectoire du groupe et le tournage du film qui leur est consacré. Novastan reprend et traduit ici un article publié le 11 octobre 2022 par le média kazakh The Steppe. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dos-Moukasan, groupe kazakh culte formé dès les années 1960, a eu droit à son biopic. Dans un entretien, le réalisateur Aïdyn Sakhamane revient sur la trajectoire du groupe et le tournage du film qui leur est consacré.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Novastan reprend et traduit ici un article publié le 11 octobre 2022 par le média kazakh </strong><a href="https://the-steppe.com/lyudi/oni-pervymi-sdelali-sintez-zapadnoy-estrady-i-kazahskih-nacionalnyh-motivov-intervyu-s-rezhisserom-bayopika-dos-m-asan"><strong>The Steppe</strong></a><strong>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Fin septembre dernier, la première du film&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=2BXFCLSRzFs"><em>Dos-Moukasan</em></a>&nbsp;a eu lieu au Kazakhstan. Le drame musical revient sur le succès du <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Dos_Mukasan">groupe kazakh</a> du même nom, formé en 1965 par des étudiants de l’institut polytechnique. Le célèbre groupe, dont l’histoire dure depuis déjà près d’un demi-siècle, a largement contribué à l’essor culturel et artistique de la société kazakhe. D’amour, d’amitié et de musique, ce film montre toutefois qu’aucun succès n’est possible sans difficultés, déceptions et dilemmes. </p>



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<p class="wp-block-paragraph"> La rédaction de The Steppe s’est entretenue avec Aïdyn Sakhamane, le réalisateur du film qui, pendant trois ans sans interruption, y a travaillé en veillant à ce que parvienne au spectateur l’histoire la plus proche possible de la réalité. Il a partagé avec la rédaction ses impressions sur la première du film ainsi que ses anecdotes de tournage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>The Steppe&nbsp;: Comment a débuté la production du film et comment s’est déroulé le casting&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aïdyn Sakhamane&nbsp;:</strong> Tout a commencé lorsque le ministère de la Culture et des Sports a rendu public le projet de tournage. Un grand concours avait été organisé, pour lequel plus de 250 projets de réalisateurs très talentueux, avec de bons scénarios, ont été qualifiés. Le niveau était élevé et la concurrence rude. Nous avons eu la chance de passer cette étape car, au moment du confinement, les complications se sont accumulées&nbsp;: nous avons dû reporter plusieurs rendez-vous, repenser l’organisation du tournage et, pour plusieurs raisons, le destin du projet nous semblait incertain. Mais d’un autre côté, le confinement nous a été favorable car à son apogée, nous nous occupions de l’organisation, faisions passer les castings, et les artistes avaient suffisamment de temps pour pouvoir se préparer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan&nbsp;: </strong><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/kazakhstan-le-confinement-raconte-par-ceux-qui-lont-vecu/"><strong>Kazakhstan&nbsp;: le confinement raconté par ceux qui l’ont vécu</strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous n’avons pas précipité les étapes de repérage et de préparation au tournage, qui étaient plutôt ambitieuses, et tout s’est déroulé à un rythme normal. Nous avons organisé un grand casting, faisant jouer des acteurs de nombreux théâtres à travers le Kazakhstan. Parce que nous travaillions avant tout à la réalisation d’un biopic, nous avons mis un point d’honneur à choisir les acteurs si bien pour leur talent que pour leur ressemblance physique aux personnages réels. Une fois le casting terminé, les artistes se sont longuement préparés à jouer de l’instrument de leur personnage, avec des professionnels ou en autonomie. Meïyrghat Amangueldine, un acteur et vocaliste épatant, avait une difficulté supplémentaire car son personnage devait jouer de cinq instruments de musique différents. </p>



<figure class="wp-block-image alignnone size-full wp-image-57406"><img loading="lazy" decoding="async" width="2000" height="1126" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A6876.jpg" alt="Dos Moukasan Film" class="wp-image-57406" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A6876.jpg 2000w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A6876-300x169.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A6876-1024x577.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A6876-768x432.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A6876-1536x865.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A6876-1300x732.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le scénario a essayé de rester au plus près de la réalité (illustration).</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"> Pendant la scène la plus importante, Maksat Sabitov &#8211; dans le rôle du musicien <a href="https://ru.wikipedia.org/wiki/%D0%9A%D1%83%D1%81%D0%B0%D0%B8%D0%BD%D0%BE%D0%B2,_%D0%9C%D1%83%D1%80%D0%B0%D1%82_%D0%9A%D1%83%D1%81%D0%B0%D0%B8%D0%BD%D0%BE%D0%B2%D0%B8%D1%87">Mourat Kousaïnov</a> &#8211; a dû jouer une partition extrêmement technique à la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dombra">dombra</a><em>(instrument national kazakh de la famille des luth, ndlr)</em>, que même les professionnels ont du mal à maîtriser.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Êtes-vous satisfaits des résultats et des réactions, si bien du public que des critiques, après la première&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je voudrais commencer par évoquer les chaudes félicitations que j’ai pu apprécier sur les réseaux sociaux, dans les critiques des professionnels et des journalistes cinéphiles. Bien sûr, les réactions sont variées, mais c’est aussi ce que nous cherchions en réalisant ce film. Il y a certaines scènes fortes dans le film, dans lesquelles nous avons placé une intention spécifique, mais le spectateur lambda ne les perçoit pas nécessairement. Nous apprécions particulièrement les critiques qui utilisent des arrêts sur image pour mettre en avant certains détails.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous attendiez-vous à ce que le film soit projeté en salle ou aviez-vous des doutes quant à sa diffusion&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il me semble que, dans notre pays, les étapes d’une production sont les suivantes : avances – projections – rentrées d’argent. Pour moi, le plus important est de rendre le film accessible au grand public donc, pour l’instant, je ne me préoccupe pas de ce qu’il advient des avances versées. Ce qui m’intéresse, c’est le résultat final.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>J’ai été plutôt triste de ne voir que six personnes à la première en salle. Comment peut-on expliquer cela&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Honnêtement, je n’ai pas eu le temps d’assurer l’opération jusqu’au bout car c’est essentiellement le travail du producteur. Je sais seulement que le jour de la première, il y a eu un problème technique sur le site de vente de billets. Mais c’est au moins la 30ème erreur que l’on corrige. Maintenant, le film est distribué sans limite dans tous les cinémas du pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle était l’ambiance sur le tournage&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les acteurs sont vraiment géniaux, ils sont tous rentrés dans leur rôle sérieusement et consciencieusement. Lors des préparations du tournage, les acteurs et moi-même avons pris conscience de la responsabilité que nous avions vis-à-vis du groupe et de ses membres. Nous nous sentions aussi responsables vis-à-vis du public, car l’histoire de Dos-Moukasan, longue de 55 années, est chère à tous les Kazakhs. </p>



<figure class="wp-block-image alignnone size-full wp-image-57408"><img loading="lazy" decoding="async" width="2000" height="1126" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A8309.jpg" alt="Dos Moukasan Film" class="wp-image-57408" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A8309.jpg 2000w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A8309-300x169.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A8309-1024x577.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A8309-768x432.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A8309-1536x865.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A8309-1300x732.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les acteurs se sont entrainés à jouer des instruments des personnes qu&rsquo;ils interprètent (illustration).</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"> Les acteurs ont commencé le tournage avec sérieux, en étudiant profondément la biographie des personnages principaux et en s’appropriant même leurs habitudes et particularités. Pour ce qui est de la musique, chacun des participants au casting a chanté et dansé. 90 % des acteurs ont doublé leur propre rôle, que ce soient les répliques ou les passages chantés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’auteur du scénario, Efrat Charipov, a accompli un travail extraordinaire en un temps très réduit. Il a dû s’imprégner rapidement de l’époque du film, l’étudier en détail, mais aussi en parler avec des gens qui l’ont réellement connue&nbsp;: avec ses parents, ses proches et les consultants qui étaient présents au moment du tournage. Chaque détail compte, des instruments de musique aux costumes. Nous avons d’ailleurs préparé le tournage et écrit le scénario en nous réunissant sur Zoom, car nous ne pouvions sortir de chez nous lors du confinement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/tadjikistan/un-documentaire-sur-la-musique-rituelle-tadjike-en-preparation-a-londres/">Un documentaire sur la musique rituelle tadjike en préparation à Londres</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons aussi rencontré des difficultés. Nous relatons l’histoire de la première période de Dos-Moukasan, pendant laquelle sont nés quasiment la majorité de leurs titres cultes, tels que <a href="https://www.youtube.com/watch?v=dxnjeIH5E58"><em>Sagyndyn seni</em></a> (Tu me manques), <a href="https://www.youtube.com/watch?v=qQCHfchHVfc"><em>Almaty touni</em></a> (Nuit d’Almaty), <a href="https://www.youtube.com/watch?v=feIiakSwhAs"><em>Koudacha</em></a>, <a href="https://www.youtube.com/watch?v=KCmlOVdhVLc"><em>Toï jyry</em></a> (Chanson de fête), <a href="https://www.youtube.com/watch?v=XAZYXJ-8adU"><em>Alataou</em></a> et bien d’autres encore. Nous nous sommes heurtés au défi d’insérer des éléments musicaux dans la narration du film en veillant à ce qu’ils ne prennent pas trop de place dans la trame, pour ne pas tomber dans le film-concert. Le mérite revient à l’auteur du scénario qui s’est donné à 100 % dans son travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment avez-vous réussi à rendre l’atmosphère de cette période et à l’aide de qui&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De temps en temps, nos consultants sont intervenus sur le tournage. Par exemple, dans la scène du mariage de Mourat et Sabira sur <em>Toï jyry</em> , qui est une des scènes culminantes du film, <a href="https://ru.wikipedia.org/wiki/%D0%A1%D1%83%D0%BB%D0%B5%D0%B5%D0%B2,_%D0%94%D0%BE%D1%81%D1%8B%D0%BC_%D0%9A%D0%B0%D1%81%D1%8B%D0%BC%D0%BE%D0%B2%D0%B8%D1%87">Dosym Kasymovitch Souleïev</a><em>(un des membres du groupe, ndlr)</em> nous a rendu visite et a été très surpris en voyant comment se déroulait le tournage. Ce jour-là sur le plateau, nous avons frôlé le désordre car 200 personnes étaient intervenues devant et derrière la caméra, entre les maquilleurs et les acteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après la 20ème prise, lorsque tout le monde commençait à être fatigué, Dosym Kasymovitch a félicité l’équipe et rejoint les artistes sur scène. Cela a permis à l’équipe de se remotiver et aux acteurs de trouver un nouveau souffle. Nous avons ensuite poursuivi le tournage avec plus d’enthousiasme. Dosym Kasymovitch nous a d’ailleurs apporté ses accessoires les plus typiques : les costumes d’origine, cahiers de musique, brochures, médailles, trophées, insignes et autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/turkmenistan/mourad-sadykov-figure-de-lethno-jazz-turkmene/">Mourad Sadykov, figure de l’ethno-jazz turkmène</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons retrouvé les objets les plus ressemblants pour les utiliser sur le tournage. Noel Chaïakhmetov, producteur et professeur d’histoire de la musique, nous a aidés à choisir la marque des instruments de musique. Mourat Kousaïnov et son épouse se sont également rendus sur le tournage. Il était intéressant de voir les acteurs et les membres du groupe s’observer entre eux, discuter et se donner des conseils.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À quel point les faits exposés dans le film sont-ils réels&nbsp;? Sur quoi vous êtes-vous appuyés en les insérant dans le scénario&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous nous sommes toujours dédouanés de relater exclusivement des faits réels dans ce film. Il y a plusieurs exagérations que nous n’avons pas pu éviter, car faire un film est avant tout une démarche artistique. Cela concerne particulièrement le rôle du détracteur qui incarne symboliquement toutes les difficultés que le groupe a rencontrées sur son chemin. Les coups fourrés et jalousies ont véritablement fait partie de l’histoire des musiciens, mais sont intervenus à des moments différents de leur carrière. Par exemple, la scène du concours à Minsk est un fait historique&nbsp;: un des concurrents a partagé sa guitare avec Mourat Kousaïnov.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’est-ce qui vous a positivement surpris lors du tournage&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le groupe Dos-Moukasan a joué un rôle important non seulement pour nous, mais surtout pour la génération de nos parents. Bakhytjan Alpeïssov, Gani Kouljanov et d’autres acteurs talentueux sont entrés dans le rôle des membres du groupe à l’âge adulte, dans une scène au début et à la fin du film, et ont interprété la chanson <em>Almaty touni</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/ouzbekistan/waiting-for-the-sea-un-documentaire-entre-musique-electronique-et-folklorique-en-ouzbekistan/">«&nbsp;Waiting for the Sea&nbsp;» : un documentaire entre musique électronique et folklorique en Ouzbékistan</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vous avez sans doute remarqué les nombreuses heures de travail qu’il y a eu en amont. Le talentueux chef de chœur Galymjan Berekechev a joué le rôle du guitariste du groupe, Meïrbek Moldabekov. La façon dont il a distribué les voix, tout en ajustant les accords et en guidant tout le monde… c’était quelque chose à voir&nbsp;! Au-delà du fait qu’ils étaient déjà tous des acteurs chevronnés et des spécialistes de leur domaine au Kazakhstan, j’ai vu qu’ils entretenaient un lien affectif avec le film en plus de leur professionnalisme. Faisant partie d’une génération plus jeune, j’ai apprécié de voir des personnes plus âgées partager leurs valeurs et donner l’exemple.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Selon vous, à quoi est dû le succès du film&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le cinéma est un art collectif. Dans ce projet, l’équipe de metteurs en scène, techniciens et assistants a joué un rôle considérable. Tout au long du tournage, j’ai vu à quel point l’équipe toute entière s’est attachée au film et à son histoire. Le producteur a également accompli un travail colossal en ce qui concerne l’organisation du tournage et le processus de réalisation. Le film <em>Dos-Moukasan</em> était le premier projet de long-métrage pour la société de production Aray Media Group, qui a réussi à le mener à bien. Pour un premier film, c’était un travail historique monstre, et donc un véritable défi pour l’équipe de production. </p>



<figure class="wp-block-image alignnone size-full wp-image-57407"><img loading="lazy" decoding="async" width="2000" height="1126" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A7008.jpg" alt="Dos Moukasan Film" class="wp-image-57407" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A7008.jpg 2000w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A7008-300x169.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A7008-1024x577.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A7008-768x432.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A7008-1536x865.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A7008-1300x732.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;équipe mobilisée pour la production du film était nombreuse (illustration).</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"> Un énorme morceau du travail consistait aussi à recréer l’architecture de l’époque, les costumes, les coiffures, mais aussi l’arrangement des instruments de musique. Toute l’équipe s’est investie à 200 % et j’en suis extrêmement reconnaissant. Grâce à cela, la passion de chacun des participants au tournage, de la préparation à la post-production, se ressent à l’image. Nous avons tout donné pour relever ce défi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par exemple, la scène du mariage présentait un grand défi pour les techniciens, artistes, costumiers, chorégraphes et acteurs. Un autre défi pour l’équipe a été une scène longue en plan séquence, dans laquelle les membres du groupe se battent contre des gars de la rue. Le film correspond aux codes du drame musical, mais dans ces moments-là, nous nous approchons plutôt du music-hall. Toutes les scènes complexes ont été produites avec un minimum d’effets spéciaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/ou-se-situe-lasie-centrale-sur-la-carte-du-cinema-mondial/">Où se situe l’Asie centrale sur la carte du cinéma mondial ?</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, dans la scène de la chanson <a href="https://www.youtube.com/watch?v=mZAOb9YwBoU"><em>Kaïdassyn&nbsp;?</em></a> (Où es-tu ?) au moment de la tournée, qui est un long plan séquence, Dosym Souleïev est assis dans un bus pour Moscou et regarde au loin : tous les changements de luminosité et d’heure, tous les reflets sur la vitre ont été tournés sans trucage au montage. Les 20 opérateurs de l’équipe technique jouaient de la lumière des projecteurs à différents angles et le reste de la troupe faisait balancer le bus. Cette scène a été un énorme travail. Le spectateur remarque facilement les effets spéciaux, mais les complexités du tournage demeurent imperceptibles. C’est un franc succès pour le réalisateur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qui a eu l’idée de tourner ces scènes complexes&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les scènes en plan séquence sont une idée du réalisateur, elles lui sont apparues au moment de l’écriture du scénario. Lorsque nous avons essayé de fixer le style global du film, il y a eu aussi un fourmillement d’idées. Les auteurs du film partageaient leurs idées dans un lieu d’échange où les batailles d’ordre artistique étaient nombreuses. Mais c’est grâce à cela que l’on a obtenu un tel résultat. Nous ne nous sommes pas laissés emporter par des originalités. Nous avons plutôt essayé de transmettre au spectateur les émotions que nous avons ressenties lors des préparations au tournage.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Selon vous, existe-t-il aujourd’hui un phénomène musical comparable à celui de Dos-Moukasan&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela relève plutôt de la critique artistique, mais je peux néanmoins exposer mon avis personnel. Le phénomène de Dos-Moukasan est tout d’abord le produit d’une époque qu’ils ont inaugurée en insérant pour la première fois la musique kazakhe dans le rock. Pourquoi étaient-ils à la pointe de la nouveauté&nbsp;? Ceux qui étaient à la mode à cette époque se contentaient d’interpréter les chansons des Beatles, mais eux ont fait quelque chose de nouveau&nbsp;: ils ont ajouté les accords des Beatles à la musique populaire. Alors on peut dire que les sonorités du morceau <a href="https://www.youtube.com/watch?v=feIiakSwhAs"><em>Koudacha</em></a> viennent de <a href="https://www.youtube.com/watch?v=_J9NpHKrKMw"><em>Ob-La-Di, Ob-La-Da&nbsp;</em></a>. </p>



<figure class="wp-block-image alignnone size-full wp-image-57405"><img loading="lazy" decoding="async" width="2000" height="1126" src="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A7388.jpg" alt="Dos Moukasan Film" class="wp-image-57405" srcset="https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A7388.jpg 2000w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A7388-300x169.jpg 300w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A7388-1024x577.jpg 1024w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A7388-768x432.jpg 768w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A7388-1536x865.jpg 1536w, https://novastan.org/fr/wp-content/uploads/sites/4/2023/03/359A7388-1300x732.jpg 1300w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le réalisateur a consulté des spécialistes pour reconstituer l&rsquo;époque (illustration).</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph"> Ayant commencé par amour de la musique, Dos-Moukasan a concilié le rock occidental, qui était à la mode à ce moment-là, aux motifs folkloriques nationaux. Cela était nouveau pour l’auditeur de l’époque, et le résultat plaisait. Le répertoire de Dos-Moukasan&nbsp;est à la rencontre des tendances musicales et des chansons qui plaisent au grand nombre. C’est cela qui a permis au phénomène de décoller. Je pense que le groupe continue d’être populaire aujourd’hui en raison des nouvelles envies. Disons que le groupe <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/A-Studio">A-studio</a> découle de l’atmosphère de Dos-Moukasan, traduisant un amour pour la musique, pour la ville d’<a href="https://www.novastan.org/fr/kazakhstan/almaty-la-ville-aux-1000-couleurs-et-aux-1001-annees/">Almaty</a> et tout ce qui l’entoure.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment imaginez-vous le spectateur idéal du film&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai le sentiment que le film n’a pas d’âge limite. Disons qu’il est destiné à tous, des plus jeunes aux plus âgés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/lange-blesse-un-portrait-dramatique-et-saisissant-des-campagnes-kazakhes-dans-les-annees-1990/">L’ange blessé : un portrait dramatique et saisissant des campagnes kazakhes dans les années 1990</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film est destiné à tous, bien que les personnages soient ceux avec lesquels nos parents et grands-parents ont grandi. Les spectateurs d’âge moyen se reconnaîtront également dans les problèmes liés à l’amitié, à l’amour et à la transgression des règles. Le film a aussi retenu l’attention des écoliers pour leur avoir expliqué de manière pédagogique l’histoire du rock kazakh. Je ne pense pas que le film soit destiné à une tranche d’âge ou à un sexe en particulier. Cependant, il a été pensé et réalisé pour ceux qui sont nés et ont grandi ici, au Kazakhstan.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel message porte le film pour vous en tant que réalisateur&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ma vie professionnelle se divise en deux périodes&nbsp;: la période <em>Dos-Moukasan</em> et la période&nbsp;post-<em>Dos-Moukasan</em>. J’ai consacré trois années de ma vie à ce projet, ne faisant rien d’autre et refusant les projets en parallèle. C’est le choix que j’ai fait dès le début. </p>


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<p class="wp-block-paragraph"> Même pendant la coupure imposée par la pandémie, je ne me suis intéressé à aucun autre projet que ce film. C’était un sacré défi que de réaliser un film sur des gens qui sont encore parmi nous.&nbsp;<em>Dos-Moukasan</em>&nbsp;est un de mes projets préférés parce qu’il porte en lui les thèmes de l’amour, de l’amitié et, bien-sûr, de la musique&nbsp;: des thèmes qui me sont chers. J’aime moi-même chanter mais, je l’avoue, seulement en coulisses.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment comptez-vous évoluer à la suite de ce film ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne saurais dire ce que je ferai dans le futur. La mentalité et la culture de notre peuple fait qu’il a toujours apprécié les histoires musicales, que ce soit dans les arts figuratifs ou par les traditionnelles joutes de conteurs, les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Akyn">akyns</a>. Mais aujourd’hui, je ne dirais pas que ma carrière sera seulement de réaliser des films musicaux. J’ai beaucoup d’autres idées, mais je n’en dirai pas plus pour le moment. </p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Propos recueillis par Daniya Ermekkyzy</strong><br><strong>Journaliste pour The Steppe</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Traduit du <a href="https://the-steppe.com/lyudi/oni-pervymi-sdelali-sintez-zapadnoy-estrady-i-kazahskih-nacionalnyh-motivov-intervyu-s-rezhisserom-bayopika-dos-m-asan">russe</a> par Thibaut Bacquaert</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Edité par Paulinon Vanackère</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Relu par Mathilde Garnier</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>La décharge à ciel ouvert de Bichkek mise en lumière par des artistes et activistes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Emma Collet]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Mar 2023 14:49:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/la-decharge-a-ciel-ouvert-de-bichkek-mise-en-lumiere-par-des-artistes-et-activistes/">La décharge à ciel ouvert de Bichkek mise en lumière par des artistes et activistes</a></p>
<p>Tout au nord de la capitale Bichkek, des déchets s'entassent chaque jour dans ce que les habitants appellent le polygone, une décharge municipale à la gestion chaotique. Des hommes et des femmes travaillent dans cet amas de plastiques et de fumées toxiques, totalement invisibles du grand public. Des artistes et activistes, par leurs initiatives, tentent [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kirghizstan/la-decharge-a-ciel-ouvert-de-bichkek-mise-en-lumiere-par-des-artistes-et-activistes/">La décharge à ciel ouvert de Bichkek mise en lumière par des artistes et activistes</a></p>
<p><strong>Tout au nord de la capitale Bichkek, des déchets s'entassent chaque jour dans ce que les habitants appellent le polygone, une décharge municipale à la gestion chaotique. Des hommes et des femmes travaillent dans cet amas de plastiques et de fumées toxiques, totalement invisibles du grand public. Des artistes et activistes, par leurs initiatives, tentent de leur donner une voix et une dignité.</strong></p>
<p>Appelé le polygone, la colline ou tout simplement la décharge, l’endroit situé à une dizaine de kilomètres du centre-ville de la capitale Bichkek fait débat depuis des années au Kirghizstan. Cet immense dépôt d’une cinquantaine d’hectares, qui concentre tous les déchets de la capitale, cristallise les scandales politiques, économiques et écologiques du pays.</p>
<p>Bien qu’une nouvelle décharge, plus que nécessaire, soit promise depuis 2013 par la municipalité, <a href="https://24.kg/vlast/253506_agovoril_vsentyabre_mer_bishkeka_opyat_obeschaet_musornyiy_zavod_nov2023_godu/">explique le média kirghiz 24.kg</a>, celle-ci n’a toujours pas été construite. Et ce malgré <a href="https://www.ebrd.com/documents/environment/esia-41712-esap-rus.pdf">un prêt important</a> de la Banque européenne de reconstruction et de développement de 11 millions d’euros, déjà versée à l'Etat. Depuis, l’affaire du polygone fait parler dans les médias kirghiz : presque chaque trimestre, de nouveaux épisodes du feuilleton administratif ont lieu, la date de la construction de la décharge étant une nouvelle fois reportée, <a href="https://kloop.kg/blog/2023/01/09/v-bishkeke-otkryli-musorosortirovochnyj-punkt-no-chast-othodov-vse-ravno-budut-vyvozit-na-poligon/">comme le rapporte le média kirghiz Kloop . . .</p>

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		<title>Le Festival du film kazakh, promoteur de la diversité au cinéma de Paris à Yaoundé</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Monéger-Leclerc]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Feb 2023 07:40:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[L'Europe et l'Asie centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Festival du film kazakhstanais]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Francophonie]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/le-festival-du-film-kazakh-promoteur-de-la-diversite-au-cinema-de-paris-a-yaounde/">Le Festival du film kazakh, promoteur de la diversité au cinéma de Paris à Yaoundé</a></p>
<p>Le Festival du film kazakh, déjà présent à Paris depuis quelques années, s’agrandit : en 2023, il projette des films au Cameroun. Novastan s&#8217;est entretenu avec le directeur artistique sur cette expansion dans l&#8217;espace francophone. Depuis 2019, Paris accueille le Festival du film kazakh. Après avoir traversé l’année 2020 et ses restrictions sanitaires, le festival [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Festival du film kazakh, déjà présent à Paris depuis quelques années, s’agrandit : en 2023, il projette des films au Cameroun. Novastan s&rsquo;est entretenu avec le directeur artistique sur cette expansion dans l&rsquo;espace francophone.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2019, Paris accueille le Festival du film kazakh. Après avoir traversé l’année 2020 et ses restrictions sanitaires, le festival est revenu en force en 2021 en sortant de Paris pour explorer la francophonie européenne. <span style="font-weight: 400">À</span> la suite de l’édition 2022, il continue son expansion en France, en Europe, mais aussi vers l’Afrique en ce début d’année 2023. André Raphaël Ivanov, délégué général et directeur artistique du festival, a discuté avec Novastan des objectifs de coopération internationale et de représentation de la diversité au cœur du projet. </p>



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<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">Lors de cet entretien, André Raphaël Ivanov était encore à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yaound%C3%A9">Yaoundé</a> </span><span style="font-weight: 400">au Cameroun. Alors que le Festival du film kazakh s’achève dans la capitale africaine, il est revenu sur cette saison 2022-2023 qui a vu s’accélérer son internationalisation dans la francophonie.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une édition parisienne réussie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">Avant cela, Novastan lui a demandé comment s’était passée la dernière édition parisienne, qui a eu lieu du 27 au 30 octobre dernier. La réussite des années précédentes s’est confirmée : les huit projections présentées dans la capitale ont toutes eu leurs 200 places comblées. Cette réussite s’explique en partie par le parcours du fondateur du festival, qu’il avait déjà pris le temps de <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/paris-accueille-son-premier-festival-du-film-kazakh/">détailler</a> à Novastan en 2019 lors de la tenue du premier Festival du film kazakh à Paris.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/paris-accueille-son-premier-festival-du-film-kazakh/">Paris accueille son premier festival du film kazakh</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">Ce succès n’avait rien d’évident aux débuts du festival, qui représentait aussi, a expliqué André Raphaël Ivanov, une sorte de défi à ses yeux. Au-delà des aspects relatifs à la production qu’il connaissait déjà bien, il lui a fallu apprendre au fur et à mesure à répondre à toutes les questions qui se posaient, de la création d’un site Internet à l’organisation d’ateliers professionnels et de masterclass.Chaque année depuis sa création, pourtant, le Festival du film kazakh s’est élargi et renforcé.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">Dès l’édition 2021 et une fois les restrictions sanitaires allégées, le festival voyage à Strasbourg et, dans la francophonie, au Luxembourg et à Bruxelles pour des projections spéciales. En 2022-2023, lors de la quatrième édition du festival, ce mouvement se poursuit avec un passage à Genève, puis à Yaoundé et enfin dans la région nantaise à partir du 7 février.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><b>La coopération internationale, ambition première du festival</b></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">Au-delà de la présentation de films kazakhs, l’objectif d’André Raphaël Ivanov a toujours été de densifier les échanges entre le Kazakhstan et la France. Plus généralement, comme il <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/le-cinema-kazakh-projete-a-paris-en-grande-pompe/">l’expliquait</a> à Novastan en octobre 2022, l’ambition de ce projet est et a toujours été l’intensification de la coopération internationale.Dans cette idée, depuis 2021, le festival organise une journée de rencontre entre professionnels du cinéma.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">De plus, pour la première fois cette année, l’édition parisienne du festival a organisé un concours de projets de coproductions franco-kazakhes. Fruit entre autres du soutien conjoint du <a href="https://kazakhcinema.kz/en/home/">Centre National du Cinéma</a> (CNC) kazakh et du ministère des Affaires Étrangères français, ce concours est un témoin de cette volonté de coopération internationale portée par le festival.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/le-festival-du-film-kazakhstanais-se-tiendra-dans-trois-pays-francophones/">Le Festival du film kazakhstanais se tiendra dans trois pays francophones</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">Le CNC kazakh, fondé sur le modèle de son homologue français, travaille à cette même idée, comme l’a souligné André Raphaël Ivanov lors de l&rsquo;entretien. Affichant <a href="https://kazakhcinema.kz/en/welcome-to-kazakhstan/co-production.html">sa volonté de donner naissance à des coproductions</a>, le centre prévoit également d’allouer un budget aux cinéastes. Dans ce contexte, l’objectif du travail du directeur artistique serait d’arriver à la signature d’un accord de coopération entre les deux pays.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><b>Yaoundé : une internationalisation</b></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">Parallèlement à la coopération franco-kazakhe stricto sensu, le festival a quitté l’Europe pour se présenter à Yaoundé, au Cameroun. C’était le premier voyage d&rsquo;André Raphaël Ivanov en Afrique, l’occasion pour lui de souligner ce qui le motive depuis le début, lui et le festival : une excitation face à la nouveauté et à ses difficultés, et une volonté de promouvoir la diversité des cultures.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">Malgré quelques difficultés d’organisation, André Raphaël Ivanov a ainsi expliqué que le festival se passait bien, et qu’il profitait du voyage pour découvrir les villages et la forêt camerounaise. Cette découverte est représentative, dans une certaine mesure, des relations interétatiques entre Astana et Yaoundé, où <a href="https://www.gov.kz/memleket/entities/mfa/page/contacts/kontakty-zagranuchrezhdeniy-kazahstana?lang=en">le Kazakhstan n&rsquo;a pas établi d&rsquo;ambassade à ce jour</a>.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><b>La volonté de représenter la diversité dans le cinéma</b></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">Le délégué général du Festival du film kazakh a ainsi souligné que l’Afrique et le Kazakhstan se connaissaient encore assez mal mutuellement. Ses différents contacts ont manifesté d’après lui « </span><i><span style="font-weight: 400">beaucoup d’intérêt et de stupeur »</span></i><span style="font-weight: 400"> lorsqu’il leur a annoncé le projet, le conduisant à comprendre qu’il était nécessaire, pour le festival, d’aller en Afrique.</span></p>



<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">Le Kazakhstan, « </span><i><span style="font-weight: 400">encore méconnu malgré sa place de leader régional, au centre des événements actuels », </span></i><span style="font-weight: 400">de la guerre en Ukraine notamment, a besoin de « </span><i><span style="font-weight: 400">créer des liens avec d’autres pays méconnus » </span></i><span style="font-weight: 400">selon André Raphaël Ivanov. Dans ce contexte, se diriger vers l’Afrique francophone en particulier a été identifié comme un de ces besoins.</span></p>


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<p class="wp-block-paragraph"><span style="font-weight: 400">Dans le cadre plus restreint du festival, l’objectif est aussi de&nbsp;«&nbsp;</span><i><span style="font-weight: 400">voir sur place comment se passent les choses, de voir comment les films étrangers sont appréciés ou non »</span></i><span style="font-weight: 400"> a expliqué André Raphaël Ivanov. Rappelant le caractère central de la diversité, il a déclaré avoir été touché par le fait qu’au Cameroun, le cinéma français n’était pas aussi connu qu’il aurait pu s’y attendre. Montrer la diversité internationale du cinéma est ainsi son ambition, dans toute sa largeur. Cette ambition a aussi une dimension de profondeur : représenter la pluralité edes cinéastes, et surtout celle des points de vue que chaque pays a à offrir.</span></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un développement possible grâce aux partenariats et à la solidarité</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"> Ce sont les financements privés et les mécènes, comme les groupes ERG ou Vicat, qui permettent au festival de s&rsquo;agrandir tout en gardant une certaine indépendance dans le choix des films. Mais André Raphaël Ivanov insiste sur le fait que la solidarité entre cinéastes est un moteur de développement indispensable également.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« C’est important de mentionner que le festival s’internationalise principalement grâce à ses partenariats et à la solidarité entre cinéastes. C’est le cas notamment de l’invitation du Festival du film kazakh en Afrique par Sylvie Nwet, directrice du festival Yarha au Cameroun, l’invitation à collaborer dans le cadre du festival Cap à l’Est de Montpellier par Laurence Thébault, l’invitation par Macha Milliard, directrice du Festival Univerciné à Nantes, etc… »</em>, explique-t-il. <span style="font-weight: 400">Achevé à Yaoundé le 29 janvier dernier, le festival revient en France, en partenariat avec le <a href="https://russe.univercine-nantes.org/">Festival Univerciné</a>, avec des projections prévues à Nantes et sa région du 7 au 12 février prochains.</span></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Jean Monéger</strong><br><strong>Rédacteur pour Novastan</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Relu par Élise Piedfort</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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		<title>Le cinéma kazakh projeté à Paris en grande pompe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Charlayne Vilmer]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 06:31:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Kazakhstan]]></category>
		<category><![CDATA[L'Europe et l'Asie centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Société et Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Festival du film kazakhstanais]]></category>
		<category><![CDATA[Film]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Société et culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p><a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/le-cinema-kazakh-projete-a-paris-en-grande-pompe/">Le cinéma kazakh projeté à Paris en grande pompe</a></p>
<p>Le Festival du film kazakh se déroulera à Paris du 27 au 30 octobre prochain. L’occasion de renforcer les liens bilatéraux entre la France et le Kazakhstan et de promouvoir les coproductions internationales. Après trois années de projections, dont une qui s&#8217;est déroulée en ligne à cause de la crise sanitaire, le Festival du film [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Festival du film kazakh se déroulera à Paris du 27 au 30 octobre prochain. L’occasion de renforcer les liens bilatéraux entre la France et le Kazakhstan et de promouvoir les coproductions internationales.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après trois années de projections, dont une qui s&rsquo;est déroulée en ligne à cause de la crise sanitaire, le Festival du film kazakh revient pour une nouvelle édition et se tiendra à Paris du 27 au 30 octobre prochain. L&rsquo;évènement aura lieu dans le cadre de l’automne kazakhstanais et du 3<span style="font-size: 13.3333px;">0ème </span>anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et le Kazakhstan. </p>



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<p class="wp-block-paragraph">

L’objectif de cette organisation est multiple : faire connaître le cinéma kazakh en France, développer la coopération entre la France et le Kazakhstan et promouvoir les films et leurs acteurs au niveau international pour favoriser la coproduction. Le festival se veut être un lieu de découvertes, d’échanges et d’enrichissements entre professionnels du cinéma et cinéphiles, selon son fondateur et principal animateur, Andreï Ivanov.
</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le bilan positif des premières éditions </strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"> Après le premier festival du film kazakh qui s’est tenu <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/paris-accueille-son-premier-festival-du-film-kazakh/">en septembre 2019</a>, l’évènement est revenu dès l’année suivante pour une deuxième édition qui, en raison de la pandémie du coronavirus, a dû s’adapter. Cette version dématérialisée qui s’est déroulée en ligne en décembre 2020 et janvier 2021, s’est transformée en une <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/le-festival-du-film-kazakh-organise-sa-seconde-edition-en-ligne/">rétrospective des classiques du cinéma kazakhstanais</a>, à l’occasion de la fête de l’indépendance du Kazakhstan. Elle a connu un franc succès selon ses organisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/ou-se-situe-lasie-centrale-sur-la-carte-du-cinema-mondial/">Où se situe l’Asie centrale sur la carte du cinéma mondial ?</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2021, <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/le-festival-du-film-kazakhstanais-se-tiendra-dans-trois-pays-francophones/">la troisième édition</a> a connu une internationalisation des projections, notamment à Bruxelles et au Luxembourg. Une preuve que les films kazakhs ont parcouru du chemin depuis la première édition et commencent à se faire une place dans le monde du cinéma. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une édition entre tradition et innovation </strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"> L’édition 2022 se déroulera sous le format traditionnel avec la participation de son ambassadrice, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Samal_Yeslyamova">Samal Yeslyamova</a>, actrice kazakhe récompensée par de nombreux prix et notamment celui de l’interprétation féminine au 71ème Festival de Cannes en 2018. La lauréate du prix <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nika">« Nika »</a> et du prix de l’Académie du cinéma asiatique pour son rôle dans le film <em><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm-264220/critiques/presse/">Aika</a></em> est la première actrice d’un ancien pays soviétique à avoir obtenu une telle récompense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival se déroulera également sous le patronage de son président, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sergue%C3%AF_Dvortsevo%C3%AF">Sergey Dvortsevoï</a>, réalisateur et lauréat du prix <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Un_certain_regard">«Un certain regard »</a> du festival du film international de Cannes pour son film <em><a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=135786.html">Tulpan</a>.</em> Ils seront accompagnés de célèbres réalisateurs kazakhs, ont <a href="https://festival-film-kazakh.com/dossier-de-presse-du-4e-festival-du-film-kazakh/">annoncé</a> les organisateurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/tulpan-trouver-lamour-pour-devenir-berger-au-kazakhstan/">« Tulpan », trouver l’amour pour devenir berger au Kazakhstan</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;édition 2022 organisera pour la première fois un concours de projets de coproductions entre la France et le Kazakhstan avec la contribution du <a href="https://kazakhcinema.kz/en/home/">Centre national du soutien au cinéma national du Kazakhstan</a> (CNC kazakh) et du ministère français des Affaires étrangères. Le jury international sera composé de professionnels du cinéma de France et du Kazakhstan.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La place aux projections spéciales </strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"> Les films sont présentés sous plusieurs formats, mêlant des courts et longs métrages, comme l’annonce <a href="https://festival-film-kazakh.com/programme-du-4e-festival-du-film-kazakh-2022/">le programme</a> du festival. Il démarrera avec la projection du film dramatique engagé <em><a href="https://www.kinopoisk.ru/film/4921148/">Para-Athlète</a></em> du jeune réalisateur Aldiyar Bairakimov le 27 octobre prochain. L’Association française du cinéma kazakhstanais dédie cette projection aux <a href="https://www.paris2024.org/fr/sports-les-sports-paralympiques/">Jeux Paralympiques</a> qui auront lieu à Paris en 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des projections traditionnelles de réalisateurs de nouvelles générations sont également prévues : la première projection mondiale du film <em><a href="https://www.kinopoisk.ru/film/5089319/">Retour de Zoya</a> </em>d’Adilkhan Yerjanov, lauréat de nombreux prix cinématographiques, la première projection française du film Le Feu, réalisé par Aijan Kassymbek. Le film a été récompensé lors du festival du film international « One Sixth » du Grand Prix du film au premier long métrage, selon <a href="http://tel qu’annoncé dans le communiqué de Presse de l’évènement.">le média kazakh Baigenews</a>. L’évènement comprend également quelques projections spéciales et des coproductions entre le Kazakhstan et d’autres pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival diffusera notamment les deux premiers épisodes de la série franco-belge <em><a href="https://www.canalplus.com/series/infiniti/h/18404299_50001">Infiniti</a>,</em> une création originale Canal+, réalisée par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Poiraud">Thierry Poiraud</a> et tournée, en partie, au Kazakhstan. Le film <em><a href="https://kazakhcinema.kz/ru/nashi-proekty/nashiproekty/kkbozat.html">Tarlan,</a></em> coproduit entre le Kazakhstan et le Tatarstan sera également projeté. Le tournage a notamment été <a href="https://tatar-congress.org/ru/blog/tarlan-novyy-film-dlya-detey/">perturbé</a> par la pandémie mondiale du coronavirus, comme l&rsquo;a expliqué la réalisatrice Youlia Zakharova et la productrice du film, <span class="goog-text-highlight">Milyaucha Aytouganova, le 1er juillet dernier. </span></p>


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<p class="wp-block-paragraph">

Le planning du festival s’achèvera avec la diffusion du blockbuster historique <em><a href="https://www-kazakhfilm-kz.translate.goog/novosti/4901-rassvet-velikoj-stepi-akana-sataeva-uzhe-na-ivi.html?_x_tr_sl=ru&amp;_x_tr_tl=fr&amp;_x_tr_hl=fr&amp;_x_tr_pto=sc">À l’Aube de la Grande Steppe</a></em> du réalisateur kazakh émérite Akan Satayev, qui a fait appel à de nombreux experts pour reproduire une traversée dans le temps à l’époque des conquêtes de la steppe.
</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le renforcement de la coopération franco-kazakhe et l’ambition internationale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"> Pour la deuxième année consécutive, le festival du film a prévu de dédier une journée de rencontre entre professionnels du cinéma, avec la participation du CNC kazakh, de producteurs et de distributeurs des deux pays, visant à renforcer les partenariats de coproduction entre le Kazakhstan et la France. Cette année le festival se tiendra dans un premier temps à Paris, puis à Strasbourg, Bruxelles, au Luxembourg et à Genève.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors du <a href="https://novastan.org/fr/kazakhstan/paris-accueille-son-premier-festival-du-film-kazakh/">premier festival</a> du film kazakhstanais qui s’est tenu du 26 au 29 septembre 2019, Andreï Ivanov, directeur général et principal organisateur de l’évènement, avait pour objectif de pérenniser cette action <em>« à Paris, puis dans d’autres villes et plus largement créer d’autres coopérations de ce type avec les pays de l’Union européenne »,</em> confiait-il à Novastan. C’est un pari tenu puisque cette année encore l’évènement s’internationalise davantage et prévoit une projection supplémentaire à Genève.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Lire aussi sur Novastan : <a href="https://novastan.org/fr/societe-et-culture/le-festival-du-film-kazakhstanais-se-tiendra-dans-trois-pays-francophones/">Le Festival du film kazakhstanais se tiendra dans trois pays francophones</a></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus généralement, le festival du film kazakh se pérennise et s’inscrit dans le temps et les mémoires, à l’image d’autres organisations cinématographiques. Sa présence suscite l’intérêt d’un public cinéphile en faveur du Kazakhstan et tend à mettre en valeur la région d’Asie centrale dans son ensemble.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Charlayne Vilmer</strong><br><strong>Rédactrice pour Novastan</strong></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong>Relu par Charlotte Bonin</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Merci d&rsquo;avoir lu cet article jusqu&rsquo;au bout ! Si vous avez un peu de temps, nous aimerions avoir votre avis pour nous améliorer. Pour ce faire, vous pouvez&nbsp;<a href="https://forms.gle/3M7U3fyMRXAiaZmJA">répondre anonymement à ce questionnaire</a>&nbsp;ou nous envoyer un email à&nbsp;<a href="mailto:redaction@novastan.org">redaction@novastan.org</a>. Merci beaucoup !</em></p>
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